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La maison, reflet de l'âme

La maison, reflet de l'âme

Lev ·

Mariage & Famille
Vitesse :

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Transcription
Kind: captions Language: fr Voilà, Boker Cov. [rires] Alors, [raclement de gorge] comme je vous disais, donc voilà, j'ai j'ai dû prendre en fait finalement j'ai fait une pause de 2 mois. [souffle coupé] Mon dernier cours c'é le 26 février et aujourd'hui on est 26 avril. Je me suis dit c'est marrant la précision. Euh mais bon voilà, c'était c'est je dirais que c'était une période qui était très euh euh en tout cas pour nous au niveau familial, personnel, c'était très ça nous a beaucoup bonifié. Euh il y a eu quelque chose de très fort qui s'est passé. Je dirais pas que c'était agréable mais euh mais bon voilà euh c'est c'est d'une certaine manière c'était c'était profitable et donc j'en profite voilà de pour dire merci à Chem. [rires] euh pour tous les miracles qu'on a vécu et que Vrathchem ça continue encore. Voilà. Alors, on se retrouve pour notre étude sur Pirka Vot. Euh et euh aujourd'hui, on va faire euh deux euh Michna. J'espère que on va avoir le temps, mais je pense que oui. Euh et je vais donc comme d'habitude vous montrer euh en hébreu et en français ce qu'on va étudier aujourd'hui. D'accord ? Alors, hop, partager l'écran. [grognement] Hop, je vous le partage. Hop. Donc euh je moi je vois pas l'écran donc je vais vous le lire en en hébreu directement. Donc Yosi yosian You Kiblouem. Donc on nous parle de deux personnes qui s'appellent Yosi Yoer et un autre qui s'appelle Yosi Ben Yanan. On va expliquer qui sont ces deux géants, qui sont ces deux personnes. Alors le premier qui s'appelle donc dit Attendez, non pardon. Oui oui c'est Attendez, c'est pas la bonne michna, c'est celle d'avant. Voilà la voilà. Ce qui veut dire donc en français que ta maison soit un lieu de rencontre pour les sages. Assie-toi dans la poussière de leurs pieds. Alors là écrit : "Attache-toi à la poussière de leurs pieds et bois leurs paroles avec soif." D'accord ? Ça c'est le premier qui dit ça. Et le deuxième donc c'est Yosian Benouim. anim que ta maison soit largement ouverte que les pauvres fassent partie de ta maison et ne t'engage pas dans des conversations futiles on va voir avec la femme avec et et donc c'est dit à propos de sa propre femme et à plus forte raison l'épouse d'un autre homme. D'accord. Bon, alors on va essayer deexliquer un petit peu c'est quoi le lien, dans quel contexte ces michnayotes nous ont été donnés et pourquoi elles finissent. J'ai envie de dire un peu en queue de poisson en nous disant qu'il faut pas trop parler aux femmes. Oh ! Alors, on va essayer de comprendre un petit peu comment tout ça ça s'agence. Vous allez voir, c'est comme d'habitude plein de sagesse et plein de de bienveillance. Alors, à cette période là, on se retrouve en fait au moment donc des ce qu'on appelle les gotottes. C'est quoi les zougottes ? Et bien, on a le SanDrine, d'accord ? On est après la période des gens de la grande assemblée. Vous rappelez les gens de la grande assemblée, c'était 120 sages qui étaient constitué de prophète et puis après la prophétie s'est arrêtée et le lesatagdola ont été remplacés par le SanDrin. Le Sanrine c'est plus des prophètes, ce sont des talmidamim, ce sont des des sages. Et euh donc le je vais vous montrer une photo du SanDrine. Il s'agit donc de 60 71 sages qui sont assis, regardez comme ça, en demier cercle. Vous voyez, ça vous donne une idée de ce que c'est le Sanrine. Et le SanDrine s'asseyait à la base à dans ce qu'on appelle le lichkat, c'est-à-dire la cour du Betamdash. D'accord ? Et après la destruction du Betamdh, le Sanin va s'installer plus loin dans les rues de Yéroulim. Puis euh plus après à Yavné, d'accord ? Donc c'est une autre ville en Israël, à Oucha, à Tipori, en fait, il va s'exiler euh euh parce que on va être sous l'autorité romaine et donc du coup, on va devoir être le il va devoir être le plus discret possible, d'accord ? et jusqu'en au 5e siècle de notre ère où il n'y a plus de Sanrine et là l'autorité rabunique va passer en rutlaret en en Babylonie dans des yeshivivotes comme Néardea Pombedita euh voilà donc c'est si vous voulez c'est c'est l'air historique dans lequel on se trouve [raclement de gorge] et Yosi Ben Yoezer et Yossi Ben Yohanan vivent à l'époque du début de la domination grecque. et à l'époque de la de Hanuka en fait la de la révolte des makabim. Donc c'est une période de grand bouleversement euh politique et religieux. Alors pourquoi on les cite ensemble ? Parce que à cette époque-là, le peuple juif est géré par ce qu'on appelle des zougottes. Alors, c'est quoi des zougottes ? Desotes, c'est un binôme de deux rabanes. D'accord ? Il y en a un qui va plus gérer, on va dire, l'aspect politique. C'est ce qu'on appelle le NAS, d'accord ? Et puis il y a le afbeddin qui va gérer plutôt les affaires religieuses. D'accord ? Et donc pendant un siècle euh il y aura donc cinq zougotes, cinq binôes qui vont se succéder. Le plus fameux, c'est celui de Il Shamaille. D'accord ? C'est le dernier des cinq zugotes et le premier c'est donc Yosi Benez et Yosi Beno Hanan. Donc [raclement de gorge] quand il donne ses ses recommandations, donc il parle, ils vont parler de nos maisons, il faut comprendre que c'est une époque qui est très très difficile pour le peuple juif parce qu'on est sur notre terre sous domination des Grecs. Mais souvenez-vous à l'époque de Shimanat Sadic, donc ça c'était la michna numéro 2, donc c'était euh quelques générations avant eux. Souvenez-vous que quand Shimonad, il a rencontré Alexandre le Grand, Alexandre le Grand s'est prosterné devant lui. C'est-à-dire que avant, il y avait une admiration de des Grecs pour la sagesse des Juifs. D'accord ? Et en fait, au fur et à mesure la situation s'est dégringolée. Je vais pas vous faire tout un cours d'histoire. Euh mais il y a eu l'histoire, il y a eu POLémé et il y a eu ensuite la le partage des terres qui fait que le le la Judée s'est trouvé sous l'emprise en fait des ce qu'on appelle les cellulucéides, c'est-à-dire c'était une partie de de l'empire grec. Et c'est là qu'ils ont mis des décrets qui ont interdit l'étude de la Torah, la Britmila, le Rochred et le Shabbat. C'était interdit de faire ces quatre mitzotes là. Et donc là, on a la période desmonaï où les juifs vont s'opposer au pouvoir grec. D'accord ? Donc c'est la période, comme je vous ai dit de Hanouaf. Et au début de cette opposition, il y a ce zoug, ce ces deux rabanimes, le nassi et le Afbeddin qui vont s'opposer ouvertement à euh à la domination grecque. D'accord ? D'ailleurs, Yosi Benezer va être va mourir tué par les Romains. Il va être condamné à mort. D'accord ? Alors ce zou là, en fait, ces deux rabanim vont en fait nous donner la feuille de route pour appliquer les propos de Shiman Sadik. Souvenez-vous, Shiman Sadik nous a dit que le peuple juif repose sur trois choses. Sur l'étude de la Torah. sur le le service divin, d'accord ? C'est-à-dire la Torah et les mitvot et sur la bonté, le réè. D'accord ? Alors là, le service divin, on l'avait vu la à la dernière Michna, c'était ce que nous disait antigosso il nous disait "Tu dois servir à chem, vous rappelez ? Mais pas pour recevoir une récompense. Vous vous rappelez ? Bon, on avait fait tout le cours. Pour celles qui l'ont pas vu, je vous invite à le revoir là dans ces deux michnas. On va s'occuper en fait des deux autres piliers qui sont la Torah et leed. En fait, ce zou, souvenez-vous du contexte, c'est une époque où tout celui qui enseigne la Torah est passible de mort. Les maîtres, les rabanim sont exécutés et ils continuent encore d'enseigner. Et la question se pose comment transmettre une telle Torah dans ce contexte-là ? Le secret, c'est quoi ? C'est la maison. Quand dans la maison, tu mets une maison de Torah, une maison deè, c'est bon. Tu assures la passation des valeurs du judaïsme. Et nous, on vit pas à leur époque de ce zou, on vit pas à l'époque d'une domination grecque, on n'est pas en danger. Mais en vérité, on est aussi un peu en guerre. Alors nous au sens propre les Israéliens [rires] depuis 2 ans et demi, mais aussi au sens figuré puisque en fait on est pris d'assaut par un modèle qui est le modèle occidental qui sape nos valeurs et qui ruine la santé morale de nos enfants et qui empêche érode toute possibilité vraiment de passation de de nos valeurs. Et nos enfants, ils sont en contact avec le monde, ils partent à l'université, ils partent à l'armée, ils partent à l'étranger. Et donc on va envoyer nos enfants dehors. Comment faire pour qu'ils restent juifs ? Comment faire pour qu'ils reste fidèles aux valeurs qu'on leur a inculqué ? La clé, c'est la maison. C'est la maison puisque en fait un enfant porte toujours en lui sa maison. La maison, c'est le cadre qui permet la passation de ce qu'on appelle la idishkaite. C'est quoi la idishkaite ? C'est l'identité juive. Pourquoi ? Parce que l'identité d'une personne se forge à la maison. La maison juive, le baitudi, notez bien cette phrase, c'est l'incubateur du peuple juif. Et ça va se faire par des valeurs, par ce qu'on va montrer aux enfants, par ce qu'on va mettre dans nos maisons des livres par les gens qu'on va faire venir chez nous, les tanamim, pas seulement aussi les pauvres, tout le monde. Ça se fait par le rassemblement, par la rencontre, par le partage et c'est ce que nos sages vont venir nous expliquer. D'accord ? Vous êtes C'est bon ? Vous êtes bien réveillé ce matin ? Oui. Allez, on va voir ça ensemble. Alors moi ça m'a beaucoup aimu de préparer ces deux michnaas euh parce que je vais vous dire la vérité, c'est quelque chose de personnel mais j'ai eu l'impression que ces deux michnames m'ont décrit la maison de mes parents. Je sais pas si elles décrivent la mienne mais elle elles décrivent clairement la maison la maison dans lequelle j'ai grandi. Je vous ai déjà dit que moi je viens à la base d'une famille qui est plutôt traditionnaliste, d'accord ? Comme le rave cit truc l'appeler la la famille kid qui dououche télé. Et Barou Hashem avec le temps euh on a tous euh beaucoup évolué et mes parents y compris Barou Hashem et et et en fait j'ai eu l'impression vraiment quand j'ai étudié la Michna surtout dans le livre de du Ravela que ça m'a décrit en fait le cheminement de de de ma maison de la maison dans laquelle j'ai évolué de ma famille et et ça m'a ça m'a beaucoup beaucoup aimu. Vous allez voir pourquoi. Alors, qu'est-ce que ça veut dire que ta maison soit une lieu de réunion pour les sage ? Jusqu'à ce qu'on arrive à ce qu'il y ait des rabanes qui s'asseillent chez nous, bah c'est c'est pas c'est pas c'est pas évident tout de suite comme ça. Alors, le rafraim de Vologine va déjà nous apporter une première explication qui est que c'est quoi une réunion pour les sages ? que ta maison soit une réunion pour les sages et bien que ta dans ta maison se rencontre tous les maîtres le Maharal, le Gaon de Vilna, Rashi, le Rabid Louavic, Rab Shimon, Rahael, Irch, tous c'est-à-dire quoi ? voir une grande bibliothèque très diversifiée avec nos merveilleux rabimes de toutes les époques. Et pourquoi ça m'a fait ça m'a fait sourire, ça m'a ça m'a vraiment ému parce que chez moi, dans la maison où j'ai grandi, il y a il y a une pièce qui est donc la bibliothèque. S'appelle la bibliothèque, mais c'est une pièce. et et et mon père euh il a il adore le dimanche aller dans les librairies juives et en général il repart toujours avec un deux livres qui fait que j'ai grandi dans une maison qui comme je vous dis n'était pas forcément la plus pratiquante du monde mais il avait peut-être 100 livres de Torah [rires] euh à la maison. Ce qui fait que moi personnellement quand j'ai voulu évoluer, bah enfin c'était une époque avant les cours sur internet tout ça. Puis bon, je lisais aussi beaucoup le shabbat euh bah j'avais qu'à me servir dans la bibliothèque et donc j'ai découvert comme ça le Myonide, j'ai découvert comme ça les Midraashim, j'ai je j'ai fait toute ma culture. Je vous ai dit, moi j'ai pas été ni au séminaire ni à l'école juive, mais j'avais les livres que mon père ramenait. Maintenant, est-ce que mon père lisait ces livres ? Pas spécialement. et il me disait, il me disait "Non, moi j'aime avoir des livres à la maison, même si je les ouvre pas." Euh et et ce qui me touche le plus aussi, c'est vous connaissez la collection de de du Talmud de du Rafenzalt euh Zatsal et c'est un talmud spécial en français et décortiqué à la manière et selon le génie du Renzalt et en fait mon père et donc en fait les volumes sont sortis au fur et à mesure il y a pas sorti tous les volumes d'un coup et et donc en fait mon père dès qu'il y a un volume du Stenzal qui sortait le libraire l'appliit "Monsieur Silbon, on a un nouveau volume. Est-ce que vous le voulez ?" "Oui, je le veux." Et donc au fur et à mesure, j'ai vu les volumes du Stenzals qui commençait à décorer la bibliothèque et à l'agrémenter. Encore une fois, sachant que je ne sais pas, je sais pas si mon père les a déjà ouverts mais c'était important pour lui d'avoir ça. Euh donc c'est déjà une première ouverture et c'est vrai que Barou Hashem aujourd'hui on reconnaît une maison juive à ça, à sa bibliothèque. Chez les nonjuifs, il y a plus de bibliothèque. Il y a un grand écran et nous on peut avoir le grand écran ceux qui veulent pas de problème. Mais on a aussi la bibliothèque et ça c'est ce qui fait que notre maison déjà d'une manière visuelle je sais pas si on voit la mienne là moi j'en ai deux. Ça c'est ça c'est la mienne avec les livres en français en anglais et puis de l'autre côté en face il y a celle de mon mari avec les livre en hébreux. Alors visuellement on se retrouve entouré de nos rachaim visuellement. Euh et donc même au niveau de l'attitude, voilà, on sait qu'on doit pas on doit Ouais, des fois des fois moi je dis aux enfants attention, je fais pas des bêtises hein. Il y a regarde, il y a les livres autour de toi. [rires] Donc on se retrouve entouré de ça. D'accord ? Donc ça c'est la première chose ce que Rim de Vologine même si tu n'ouvres pas les livres il faut qu'il soit présent chez toi. Et je vous ai dit moi à titre personnel ça a été une immense ouverture. La deuxième qui fasse partie de ta maison c'est-à-dire que les rabanim il faut les connaître avoir le respect des rabanimes. Alors ça aussi c'est autre chose. C'est la maison de ma grand-mère. La maison de ma grand-mère. Il y avait des photos de Rabanim partout. Rabi Shimon, Rabimir, Rabimir euh le Rabi Lubavic, le Baba Salé, vous connaissez bon les photos partout partout partout euh dans la maison de ma grand-mère. Alors bon, moi j'ai essayé d'hériter là, on voit pas bien. Euh je sais pas pourquoi la vidéo ça fait comme ça. Bon, je sais pas. Euh en tout cas euh Oh, pardon. [rires] En tout cas, voyez-moi, j'ai un tableau, voilà, avec 119 rabanim et donc euh voilà, ils sont à la maison, ils sont là. Alors ça ça va euh comment dire euh donner quoi comme sentiment à la maison ? Ça donne le respect, le respect des rabanimes. C'est vrai que dans le monde cfarade, même si on était traditionnaliste, c'était très fréquent d'avoir des des photos de Rabanim chez nous. Et donc ça, si vous voulez, c'est un petit peu la deuxième façon. D'accord ? Ils sont là, on les connaît pas forcément tous mais on leur donne on leur doit le respect. On connaît pas forcément leur messages, on connaît pas forcément leur sagesse, on connaît pas forcément leurs enseignements, mais on connaît la grandeur de de la personne de leur personne et et et c'est vrai que dans le monde séparade, c'est quelque chose, on avait vraiment dans le gène le respect du rave. D'accord ? Ça c'est la deuxième façon. C'est-à-dire que pas forcément au point de les fréquenter, pas forcément qu'ils fassent partie de notre cercle de fréquentation, mais il y a le respect. La deuxième façon, la troisième façon évidemment, ça c'est depuis 20 ans, les invités chez nous, c'est les invités dans nos écrans, d'accord ? C'est écouter des cours. Alors moi aussi, c'est marrant parce que me rencontre, j'appelle ma mère, elle est en train de cuisiner et elle a en fond toujours un cours de Torah. D'accord. Euh je vais en parler. Je vais en parler. Le fait d'écouter des cours, c'est quelque chose de très louable. Vous allez voir euh un peu plus tard dans euh que que on va affiner cette chose-là, mais on les fait rentrer dans notre maison, c'est-à-dire que là euh on commence à connaître leur enseignement. D'accord ? La 4e façon, ce que nous dit le ravla, donc [raclement de gorge] je vous rappelle que mon étude, elle est basée sur ces sparimes là. D'accord ? Y Israël, je crois qu'ils sont épuisés. C'est les commentaires du rave Israël Meirla Schlita sur Pirk vot. D'accord ? Il y a six volumes. Ça c'est donc le premier volume. 4è façon, c'est évidemment organiser des courses de torchis soi. D'accord ? parce qu'on se dit "Ah bah c'est bien le contact avec les maîtres, mais c'est pas avec les rabanis mais mais YouTube ça a quand même ses limites. Je peux pas poser les question, je peux pas voilà, je peux pas faire tout ça. Et donc je fais venir le rap chez moi et ça apporte beaucoup de braha. Euh personnellement, moi j'ai commencé comme ça à en transmettre. C'était dans les maisons en fait euh à Talavive, ça a commencé par quelqu'un qui m'a dit "Est-ce que tu peux faire un cours J'ai dit bah ok et après la semaine d'après ah mais alors je peux faire chez moi la semaine prochaine et pendant je sais pas 3 ou 4 ans, j'étais euh à rabanite itinérante [rires] en itinérance avec à aller de maison en maison jusque la période du corona s'est passé. Euh et en fait ça agrémente beaucoup beaucoup beaucoup. Et finalement, vous voyez, c'est quelques personnes qui m'ont au début invité chez elle et ben elles ont un mérite incroyable parce que finalement si ça fait 11 ans que j'enseigne, c'est grâce à elle. D'accord. Alors, la 5è façon, c'est Ah oui, et aussi je voudrais expliquer une chose importante, c'est que [raclement de gorge] il y a une différence quand on voit un rave sur YouTube et quand on le voit en vrai, c'est-à-dire qu'on invite à la maison, on va à son chiour, c'est que on voit le comportement du rave en dehors de l'écran. C'est connu que vous savez le rabovadiaf pendant des années, peut-être des dizaines d'années, il donnait un chiot le samedi soir. C'était retranscrit sur à la radio à l'époque. C'était un une organisation technique incroyable pour retransmettre ce chiour du rav. Elle a été retranscrit à la radio en Israël et même à l'étranger. Et c'est il y a des gens qui ont témoigné que en fait ils ont plus appris de voir le rabovadia avant et après le chour. Comment il il disait tout à tout le monde bonjour, comment il était respectueux. Euh de ça, ils ont plus appris encore que du chiorin lui-même. Euh moi je vous savez donc je forme les calottes depuis les les mariés depuis euh depuis 12 ans et Barouashem depuis 3 ans, je forme les Madriotes. C'est-à-dire que je les prends en stage, elles viennent et elles apprennent euh comment transmettre comment dire former les mariés. avant le mariage et euh et en fait bah souvent elles arrivent et c'est un petit peu le balagane à la maison et il y a les enfants qui sont là et j'installe tout le monde, toutes les jeunes filles qui sont là pour le cours parce que je les prends en groupe, je les installe sur la terrasse, j'essaie de gérer un peu à droite à gauche jusqu'à ce que je m'installe et et très souvent les stagiaires qui sont venus m'ont dit "J'ai j'ai appris plus de ce que j'ai vu en backstage dans les coulisses que ce que j'ai vu euh quand tu étais en accent sur la terrasse. D'accord. Euh donc voilà, on voit des leçons de de Rinour, on voit des des choses qu'on peut pas voir sur l'écran. D'accord ? [souffle coupé] Et [raclement de gorge] donc la 5è façon maintenant euh c'est que maintenant qu'on les a maintenant qu'on les connaît, qu'on les a reçus, on les fréquente, ils sont venus chez nous et donc du coup on a été à leur chour où on a organisé un chour pour eux. Alors du coup, ça y est, on fait partie des proches, on fait partie de de des gens que qu'on fréquente. Je mon frère il a cette chance comme il habite aux États-Unis la chance de recevoir Rabi David Pinto quand il est de passage en en Floride et et ma belle- sœur me dit "C'est incroyable d'avoir Rabi David Pinto chez soi une un soir même jusqu'au petit jusqu'au matin ça veut dire il était chez nous 10h et on l'a vu 2h incroyable de voir l'impact que ça peut avoir sur les enfants. Incroyable. Et comprendre que Barou Hashem, on a une chance incroyable nous les juifs, c'est que finalement même s'ils viennent pas forcément jusqu'à nous, on peut aller jusqu'à eux. On a une chance incroyable d'alminer Faramim qui sont accessibles. Le le cit truc, il était accessible à tous. Euh Rabi David Pinto euh il suffit de de fixer un rendez-vous avec son secrétariat. On peut aller le voir. Euh le voilà je je crois une amie ce shabbat qui me disait qu'elle allait manger chez le rave auur bar. Je dis mais c'est incroyable quand même. En fait il est à là il est à 20 minutes de chez moi le fils du garon. Je rabich le mosalman. Il habite à 20 minutes de chez moi et ma voisine, elle va manger chez lui. Mais quelle chance ! Quelle chance on a nous les rab les les juifs que nos nos nos maîtres sont pas euh euh perchés là-bas tout là-haut, ils sont en contact avec nous. Ils sont en contact avec nous. On raconte une histoire incroyable sur le raveté. Donc le ramf Einstein c'était le gadolador euh aux États-Unis si vous voulez, il y avait le il y avait donc le Rabi Lubavic pour les Kabad et pour le monde plus l'Italï orthodoxe. L'équivalent du ravis c'était c'était le rave Mosé Finstein. Et un jour euh quelques semaines après qu'il soit décédé, il y a une femme qui appelle vendredi et qui dit "Oui, bonjour, je voudrais parler au rave." Alors là le son fils dit "Mais vous pouvez enfin mon mon père il il est niftar, il est décédé." Elle dit "Oh !" alors à qui je vais demander tous les vendredis l'heure de l'allumage des bougies ? C'est quand même incroyable. C'est juste magnifique. C'est juste magnifique. D'accord. Et donc en fait à leur contact, on finit par comprendre un peu mieux c'est quoi la ydichkaite, c'est quoi l'identité juive, c'est quoi le comportement juif par excellence, des choses qu'on apprendra jamais dans les livres parce que un livre ça nous montrera jamais tout ça. Et on apprend et on découvre et on finit par leur ressembler et notre maison ressemble à la leure. D'accord ? Donc si vous voulez, c'est ça c'est parce que comme je vous ai dit, c'est la maison, c'est l'intérieur qui est le cas de la passation de l'identité juive. D'accord ? Et et c'est que là-bas, c'est que dans ce contact intime, j'ai envie de dire qu'on découvre vraiment qui ils sont et on peut devenir comme eux. Vous savez, une fois il y a aux États-Unis, j'ai entendu du Rashkenazi cette histoire, il y avait un un un rencontre interreligieuse, voyez. Donc il y avait un prêtre, un moine bouddhiste, bref et un rabin. Bon euh sûrement un imam ou que sais-je. Et à un moment, il y a une femme dans l'assistance qui s'adresse au rabin qui lui dit "Rave, moi je suis juive, ma mère est juive, mais pourquoi je devrais continuer dans cette voix ? Il y a tellement de religions, c'est tellement varié, c'est tellement intéressant. Et regardez ce que le bouddhiste vient de dire. Moi je trouve ça extraordinaire. Moi, j'adore le dailama. C'est un homme de paix, un pacifiste, euh un homme euh profondément bon. Pourquoi je peux pas suivre son chemin ? Et le rab, il réfléchit et il il se dit "Hasem, envoie-moi une bonne réponse." Alors, il lui répond comme ça. Il lui dit "Regardez, moi je le connais pas le Dalil Lama. En vérité, personne le connaît. Le seul la seule qui le connaît vraiment, c'est qui ? de sa femme. Alors moi ce que je vous propose c'est qu'on fasse venir la femme du Dalil Lama et elle va nous dire vraiment si c'est un homme sain et cadoche comme vous le dites. Alors tout le monde éclate de rire mais enfin vous savez bien que le D Lama il vit seul, il a pas de se marier, il a pas de femme. Alors le R il répond, il dit bah justement voyez quand il rentre chez lui, il est entouré de la nature, des arbres, des chiens, des chats, c'est très bien. Et moi quand je rentre à la maison, j'ai ma femme qui m'attend, mes enfants, toute une vie familiale et ma femme, elle me dit "Pourquoi tu es là ? Pourquoi où tu étais ? Pourquoi tu étais en retard ?" Et moi à ce moment-là, j'essaie de rester patient, j'essaie de rester respectueux, de lui sourire, de lui apporter de l'affection à un un un un regard positif. Je je travaille sur mon caractère et j'essae, je m'efforce d'être cadoche. Mais vivre seul avec des chat et des chiens, des chats et des arbres et cadoches, c'est pas un très très grand défi. D'accord ? Donc comme je vous ai dit, nous l'identité d'une personne non seulement elle se forge à la maison, mais évidemment elle se révèle à la maison. D'accord ? C'est ça en fait ce qu'on est en train de découvrir. Deuxièmement, donc premièrement les invités chez eux, chez nous. Deuxièmement, il faut s'attacher à la poussière de leurs pied. Qu'est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attacher à la poussière de leurs pieds ? Alors, le Bartenora explique que bah en fait, c'est on parle de poussière parce queavant le rab était assis sur un banc. Il y avait beaucoup moins de mobilier, il y avait pas de Iker. D'accord. Et donc le rab, il avait un banc ou une chaise et les tapis les élèves étaient sur un tapis. Donc c'est ça vers euh euh d'Avaglerem de euh être euh comment dire s'attacher à la poussière de leurs pieds. D'accord ? Euh [raclement de gorge] là en fait on voit une évolution dans les paroles de la michna. Au début on a écoute on a fait rentrer les livres. Ensuite on a fait rentrer les rabanimes. On s'est on les et là on s'est attaché à eux. On les écoute et quand on dit euh Avac Bafaragle, alors Avac veut dire poussière mais Avac, vous savez, c'est ça veut aussi dire euh c'est aussi une lutte. Quand quand Yaakob il lutte avec l'ange de Essav, on parle de poussière. C'est-à-dire que il y a un autre stade, on est à VAC, on commence à lutter avec la pensée du rave, discuter avec le rave. Mais rav, vous avez dit ça ? Mais ça sur ça, je suis pas d'accord, ça je comprends pas. Au début, on écoute, on est humble, d'accord ? Et une fois que on commence à mieux cerner la pensée du rave, on lui dit "Ça je pour moi je comprends pas, ça fait pas sens ou ça j'arrive pas à l'intégrer encore dans ma vie." D'accord ? Et c'est ce qui c'est ce qui va ensuite ce qui nous permet de de comprendre la suite de la michna qui est boire avec soif les paroles de nosim. Alors avec soif, ça veut dire que quand on a soif, on veut pas perdre une seule goutte. D'accord ? On veut boire. Tiens, ça me donne envie de boire. H Et on veut on veut pas rater une goutte. C'est pareil avec les paroles des sages. On veut pas du tout rater une goutte. En fait, c'est comme les gens qui veulent de l'argent. Il y a des gens parfois ils ont fait une excite et ils ont par exemple celui qui a vol vendu Mobile, il a fait une exit de 1 milliard de dollars. D'accord ? Il continue à travailler, il bosse encore. Et tu dis "Mais tu as déjà accumulé tellement de biens. Alors pourquoi encore encore ? Et ben parce que je veux encore des dollars parce que chaque dollar est précieux. même s'il en a déjà des milliards. Alors nous c'est pareil mais avec la Torah oui, je connais beaucoup d'enseignements mais tellement chaque enseignement il est précieux que je veux encore rajouter même si j'en ai des milliers. D'accord ? Et donc ça si vous voulez c'est le c'est c'est ce que veut nous dire la michna. Et sur ça j'aimerais rebondir avec ce que je vous ai dit tout à l'heure qui est que bah il y a cette habitude extraordinaire. Moi, j'entends des gens qui me disent "Ah mais Joy, tu sais pas, moi j'entends euh des 10 10 10 10 cours par semaine. J'écoute 10 cours par semaine. J'écoute de deux trois cours par jour. Dès que j'ai un monde de libre dans la voiture, je mets un cours. Je suis en train de repasser, je mets un cours. Euh, je suis en train de courir, de faire mon jogging, j'ai un cours, je mets un cours. Et là, j'aimerais vous euh donner la différence fondamentale entre la Torah en tant que passant. Oh là, j'ai vu que vous avez écrit des Alors, voilà. Donc, Valérie me demande est-ce que la le séminaire du dimanche matin est un écran ? Bah justement, je vais répondre à la question maintenant. OK, je reviens [raclement de gorge] à ce que je disais. Donc il y a une différence fondamentale entre écouter la Torah comme un passe-temps et boire les paroles de nos sages avec soif. C'est deux choses différentes. Pour ça, je voudrais juste vous raconter une petite blague et vous allez comprendre. Vous allez pas forcément comprendre tout de suite, vous allez comprendre le la réponse. Après, il y a deux étudiants à la yes qui viennent voir leur roche parce que ils ont très envie pendant qu'ils étudient l'agmara de fumer. D'accord. Alors le premier il y va et il vient voir le rochiva. Il est un peu gêné mais bon il se lance, il pose la question, il ditave est-ce que on peut fumer pendant qu'on étudie la gmara ? Et le raf qu'est-ce qu'il répond ? Shalom. On peut pas faire une telle chose. Quand tu étudies l'Agmara, tu tu dois être concentré à 100 %. tout ton âme, tout ton même ton corps, il doit être euh absorbé par le par la gmara au point que tu peux pas avoir une une activité extérieure. OK ? Alors, il revient et il raconte ça à son copain. Il dit "Voilà le rab, il a dit qu'on peut pas fumer pendant qu'on étudie la caméra." [souffle coupé] Alors le copain lui dit "Attends attends attends attends attends attends, je vais y aller moi. Tu vas voir que je vais je vais avoir son OK." Alors, il vient au revoir, il fait un arabe, est-ce qu'on peut étudier la gmara pendant qu'on fume ? Alors, il lui dit "Pendant que tu fumes, tu veux étudier la gmara ? Sadic ! Bravo ! Avec plaisir. Bien sûr, tu peux le faire. Alors, il revient, il dit "C'est bon, j'ai eu le OK." [rires] [souffle coupé] Alors, qu'est-ce que ça nous montre cette petite cette petite histoire ? c'est qu'il y a une différence. Dans un cas, l'activité principale, c'est qu'il est en train de fumer et en parallèle, il écoute la Torah comme un passe-temp et c'est un très bon passe-temps la Torah. Beaucoup mieux que de jouer à Bubbles euh ou que de regarder un je sais pas une une série sur Netflix. C'est évident. D'accord. Donc c'est déjà un un très haut niveau de de de faire ça, de prendre Moi je suis admirative, personnellement, je sais pas faire ça, mais quand quelqu'un me dit j'écoute 1 2 3 cours pendant que je je suis en faire mon jogging ou que je plie du linge, je waouh ! C'est un très bon passemp mais ça reste un passe-temps. C'est-à-dire que le passe-temp [toux] [raclement de gorge] il va pas forcément nous transformer. Et en deuxième, il y a la Torah où on s'arrête et on fait que ça. Et ça c'est celle qui nous construit. Je connais des gens qui depuis des années écoutent des dizaines d'heures de cours par semaine et qui eux-mêmes se plainent que il ne changent pas et d'autres qui ont un cours une fois par semaine et ça leur a transformé la vie. Moi j'ai des dames à la synagogue qui me racontent que pendant 5 ans, 10 ans, même parfois pendant 2 ans, elles ont été au séminaire de la rue Henri Murger. Et et c'est incroyable quand j'entends ça parce que c'était une époque où les femmes il y a 20 ans 25 ans elles avaient pas de cours de Torah sur internet et donc il y avait pas beaucoup de choix. Il y avait le séminaire de la rue en Rurgé. Ça leur a fait toute leur évolution dans leur couple, dans leur judaïsme, dans leur sionisme. C'est incroyable. Et moi je vois par exemple madame Benzaken me raconte nous a raconté que quand elle elle reçoit un cours de Racovson, elle l'écoute minimum trois fois si ce n'est 4, si ce n'est 5, si ce n'est 10, c'est qu'elle écoute et après elle fait donc et ces cours il nous transforme réellement. C'est pour ça je vous rappeler que je vous avais déjà fait un un cours sur justement la Torah sur internet et je vous avais expliqué la manière dont il fallait prendre les choses que en fait il faut toujours étudier en vue d'appliquer et d'une certaine manière comme on n pas une capacité de de transformation d'application qui est illimitée, bah forcément Ça limite le nombre de cours qu'on peut entendre. Moi quand j'écoute un cours, je m'arrête et en général je note euh et je me dis à la fin bah il faut que je change quelque chose dans ma vie. Je l'ai pas écouté pour rien. C'était pas c'était pas un Netflix justement. D'accord. Et donc du coup forcément on en écoute peut-être moins mais c'est plus qualitatif. C'est ça en fait ce qu'elle nous dit cette Michna. C'est exactement ça. Quand elle nous dit "Attache-toi à la paroles avec soif, alors c'est c'est ce dont la michna nous parle." D'accord ? Donc encore une fois, il y a deux types d'études. Il y a l'étude passe-temps, aucun problème. C'est très bien. Vraiment, c'est magnifique. C'est comme le jeûne qui étudie l'Agmara pendant qu'il fume. D'accord ? Je dis bah c'est bien déjà si de toute façon il est en train de fumer alors c'est mieux qu'il étudie la gmara plutôt qu'il fasse rien. D'accord mais c'est pas la même chose que ça soit avec son schender et et et vraiment être 100 % entier dans ce qu'on est en train d'étudier. D'accord ? Donc pour celles qui posent la question Valérie, est-ce qu'on doit considérer notre séminaire du dimanche comme un écran ou comme un passe-temps ? J'espère que non. De toute façon, je vous vois enfin celles qui vous les caméras, je vois que vous êtes bien concentré. D'accord ? Donc je suppose et j'espère que c'est quelque chose qui vous transforme réellement. D'accord ? Voilà. Donc ça c'était pour la michna numéro 4. On va passer à la 5. Alors la 5, [raclement de gorge] elle nous dit que ta maison soit largement ouverte. Euh je vous la je vous relis en hébreu. J'aime bien lire en hébreu. Tout tout tout. Euh il est beta donc euh que ta maison elle soit largement ouverte. Alors là comme je vous ai dit, on a déjà parlé de la Torah. Maintenant, on va parler, on va finir, on va faire le troisème pilier qui est le ben, nos nos sages nous disent que une maison juive a la provocation à être ouverte. Une maison juive, ça rentre, ça sort et elle est ouverte comme la tente d'Abraham des quatre côtés. Et chez nous, tout le monde doit être le bienvenu. Riche, pauvre, intelligent ou non, pratiquant ou non ? Ça c'est la grande question. quand on est on est on est rave ou que on est on essaie de voilà d'avoir de l'influence ou de de d'essayer voilà, on essaie d'influencer les autres, c'est la grande question. Est-ce que jusqu'à jusqu'à quand on peut faire rentrer les gens chez nous ? Quoi ? Alors moi je dis deux choses. La première si vous sentez pas quelqu'un, ne le faites pas rentrer chez vous. C'est la règle numéro 1 de base. Sachant que les femmes, c'est ce que nous dit Rashi, que les femmes, elles savent reconnaître les invités. D'accord ? Donc moi, il y a des gens que j'ai déjà reçu chez moi une fois, euh ils sont pas revenus une deuxième. C'est rare. C'est rare mais des comportements qui moi qui ne m'ont pas qui ne m'ont pas plu. D'accord ? Donc ça c'est la première règle. Si vous sentez pas quelqu'un, ne le faites pas trop rentrer chez vous. La deuxième règle, même si les gens qui viennent chez vous n'ont pas les mêmes habitudes ou même mode de vie que vous, il doit y avoir des règles. D'accord ? Par exemple, il est hors de question que quelqu'un sorte son téléphone le vendredi soir à Shabbat. D'accord ? On sait que il y en a qui ont leur téléphone dans la poche, même physiquement, on le voit. D'accord ? Mais il y a une ambiance qui fait que ils osont pas le faire. D'accord ? parce que c'est pas c'est c'est nous qui fixons quand même quoi qu'il en soit les règles de la maison. D'accord ? En tout cas quoi qu'il en soit de avoir une maison de Torah comme on a dit dans la michna d'avant et comme avoir une maison deet, ça veut dire ça rentre, ça sort euh on on on on fait venir les pauvres. Moi encore une fois, je vous dis pourquoi ça m'a rappelé ma mère. Parce que souvent il y avait des gens chez moi qui venaient pour chercher des vêtements pour eux ou qui venaient pour chercher de l'argent ou qui venaient pour chercher de la nourriture. Et ma mère attend euh il y a des des nonjuifs aussi. Magdalena, la voisine là, il avit une portugaise qui habitait tout en haut. Une fois par jour, elle descendait, elle avait son petit plat de couscous. [rires] Tenez Magdalena. Donc ça ça apporte la braha comme les rabanim la Torah leur présence apporte la braha le fait d'organiser un chour chez soi ça apporte la braha d'ouvrir sa maison de nourrir les pauvres ça ça ça amène la braha chez nous les juifs on ne doit pas trier nos invités d'accord comme je vous ai dit des fois il y a certaines personnes évidemment qu'on va pas faire rentrer chez nous on peut imposer certaines règles ou un état d'esprit mais on On on quand on fait rentrer du monde particulièrement des pauvres, ça apporte la braha à la maison. Ça m'a rappelé une histoire de donc la mère du rave Noa Méeller Milisansk et bien euh et donc et de son frère le rave Zcho de Népoli. Donc c'était deux frères extraordinaires euh et elle pendant des années des années des années, c'était une femme qui n'avait pas d'enfant et un jour elle elle recevait chez elle des pauvres, elle les logeait, elle les hébergeait, elle les nourrissait. Et un jour, elle a reçu un monsieur qui est qui est venu donc avec son son aide et elle les a reçu. Il avait la lèpre et il lui a dit "Persne ne me ne me ne me reçoit chez dans sa maison et si je je vous êtes la dernière maison et si vous me recevez pas, je vais dormir dehors." Et elle et son mari, ils ont décidé de le recevoir, même si à cette époque donc la lèpre était quelque chose de de contagieux. et ils l'ont laissé une chambre et même donné des soins, donner des crèmes. Il a passé la nuit et puis il est reparti. Et à ce moment-là, quelques semaines plus tard, elle s'est rendue compte que elle attendait un bébé et ce bébé ça allait être le noiméire. Et euh peut-être on sait pas si c'était il avis, on sait pas. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le mérite de quelqu'un qui fait rentrer euh quelqu'un chez soi, qui est dans le besoin, euh ça évidemment ça apporte ça apporte la braha. et et d'ailleurs ça me rappelle une autre histoire euh qui va encore dans ce sens que il faut pas trier les invités. Ça concerne justement l'histoire une histoire de du de du Noel Méeller lui-même. Euh donc au début, c'était quelqu'un qui euh était pauvre euh et qui enseignait qui se déplaçait de ville en ville euh pour transmettre la Torah et euh après il s'est enrichi et il est devenu euh il est devenu donc il avait maintenant une charrette. D'accord. À l'époque une charrette c'était un signe de richesse. Les chevaux c'était voilà comme on dirait aujourd'hui, il est venu en Tesla quoi hein. D'accord. [soupir][souffle coupé] Et un jour euh il quand il a il vient à Lisansk pour donner un un cours de Torah et bien il y a un riche qui vient qui dit "Ah le Noa Mélimer euh est-ce que tu veux venir chez moi ? Je vous ai préparé une chambre magnifique, vous aurez tout ce que vous voulez." Et le Noa Méer lui répond "Non, non, moi je vais aller chez la famille qui m'a accueilli pendant toutes ces années. Par contre, toi si tu veux, je peux garer ma je peux gar je peux garer ma charrette chez toi et tu vas nourrir mes chevaux." [rires] Alors le riche lui dit "Mais comment ça ? Pourquoi vous voulez pas venir chez moi et pourquoi vous voulez me donner vos chevaux ?" Alors il lui dit "Moi quand je venais à pied, tu me calculais pas. Aujourd'hui, je viens avec mes chevaux, je viens avec ma Tesla, tu veux m'honorer ?" [rires] Donc c'est pas moi que tu veux honorer, c'est mes chevaux. Si tu veux vraiment les honorer, prends mes chevaux et honore-les. D'accord ? Donc c'est une petite histoire pour dire justement que euh voilà Bagem, nous on a pour vocation à ouvrir donc nos maisons euh à tout le monde, peu importe l'aspect et euh et et tout le reste. D'accord ? Euh donc le rave le rave là explique que cette michna, elle nous dit donc vraiment de de faire rentrer les pauvres chez nous. que ils doivent pouvoir taper à la porte pour euh recevoir euh euh des choses à manger ou parfois c'est nous qui allons euh il dit le Ravia, c'est bien de donner la Saka euh mais il y a rien de mieux euh que de vraiment faire des paquets avec des boîtes et de la nourriture et réfléchir quelle conserve, quelle chose mettre dans le panier pour apporter à la personne qui est dans le besoin. Et c'est intéressant parce que j'ai entendu ça aussi du Rav Benchetrit. Il le Rav Benchetrit il témoigne aussi que je sais plus c'était son grand-père je crois euh il était connu pour justement vraiment nourrir nourrir nourrir nourrir les pauvres de de sa ville. Et euh et donc souvent le le le ravenrit rigole en disant voilà c'est bien nous on donne Arcas des Naomi, on a donné l'argent ça y est quoi. Mais lui vraiment il portait les sacs, il allait se déplacer et souvent il dit que il pense que le spruit qu'il a de diffuser autant de Torah et d'avoir autant de succès, ça vient justement de de la messoute nefèche de du réè de de son grand-père. D'accord ? Deuxièmement, pourquoi c'est aussi très important ? parce que euh de faire ça parce que on sait jamais dans la vie la roue peut tourner et le rêve là dit que si nous on a l'habitude de recevoir des gens chez nous et bien si un jour nos enfants ont besoin d'être reçus, ils le seront par notre mérite à nous. D'accord ? Ça m'a rappelé une petite histoire aussi qui m'est arrivée il y a pas très longtemps. Euh, une amie à moi qui m'appelle et qui me dit "Oh là là, je je me rappelle que tu as habité à New York et moi je suis en panique totale parce que ma fille, je l'ai envoyé à New York mais elle est dans une maison, c'est la catastrophe. Euh, il y a un monsieur chelou, il faut que je la sorte de là-bas." Mais je connais personne, personne, personne à New York. S'il te plaît, tu peux m'aider ? Alors, je dis "Bien sûr." Voilà, je donne le numéro de ma belle- sœur. J'ai une belle- sœur qui habitait à New York. Euh et je lui dis "Bien sûr, appelle-la, elle va la recevoir. Je sais qu' elle ouvre sa maison à tout le monde et elle va et ta fille pourra dormir chez elle." Et effectivement, elles se sont appelées les deux et ma belle-sœur Métal de New York a l'a reçu a reçu la la fille de ma copine pendant une semaine. Elle a été reçue, nourrie, logée, blanchie et et et sa fille quand elle est rentrée en Israël, elle a dit à sa mère, elle a dit "C'est incroyable parce que moi je t'ai toujours vu maman en train d'ouvrir la maison à tout le monde. Et quand j'étais là-bas à New York, j'étais bloquée. J'étais dans une maison avec des gens chelous, je savais pas où aller, je savais pas quoi faire. Je me suis dit que par le mérite que toi tu ouvres ta maison, il y a quelqu'un qui va m'ouvrir ma maison, qui va m'ouvrir sa maison. D'accord ? Donc la retourne, la retourne et on a besoin de de cumuler des mérites justement pour se retrouver toujours à l'abri. D'accord ? Alors la dernière chose qui peut paraître un peu étonnante où on dit bah et ma al on voit vraiment pas le rapport ne parle pas de choses futile en plus avec ta femme et avec la femme des autres. Alors là vraiment ça fait vraiment cheveux dans la soupe. Alors en fait on comprend bien c'est que la michna elle est logique. Elle te dit la maison elle est ouverte, ça rentre, ça sort tout ça. OK mais attention il faut quand même garder des principes. Il faut quand même faire attention au danger de la mixité. D'accord ? Et donc premièrement, on doit pas bavarder de tout et de rien avec les époux des autres, d'accord ? Avec les gens de l'autre sexe, si vous voulez, ça ne se fait pas. Et c'est le début de de des problèmes. D'accord ? Donc moi personnellement, je je je ne parle pas au monsieur. [rires] Pourtant ma maison, elle est grande ouverte. D'accord. Mais chez nous déjà à table le quand on reçoit du monde le vendredi soir, il y a deux côtés. Il y a le côté homme et le côté femme. C'est pas mix à table. Donc moi, je suis du côté femme, j'ai les conversations avec les femmes, Marie les côtés hommes et c'est lui qui gère. D'accord ? Mais on ne mixe pas. On ne mixe pas. C'est très important. D'accord ? Donc on a cette ouverture et en même temps, comme je vous ai dit, c'est cadré. On va pas papoter avec le mari de la copine ou quoi que ce soit. Euh deuxièmement, alors quand alors on comprend avec les les époux des autres évidemment, mais alors là quand on te dit avec ta propre femme, on comprend pas. Alors nos sages nous disent que il s'agit là de sira dans le sens euh parole futile. En anglais, on dit gossip. De gossip. gosip, c'est euh parler de des gens, de évidemment un peu de la chonara à droite à gauche. Alors non, même dans le couple euh voyez, on rentre vraiment dans l'intimité du couple, on doit essayer s'efforcer d'avoir des conversations de qualité. D'accord ? Donc évidemment que des fois on parle de tout et de rien parce qu'on a besoin un petit peu de d'évacuer tout ça, mais on doit s'efforcer à ce que même au sein de la du couple ce soit des conversations qui soient qui soient de qualité pas parler des uns et des autres. D'accord ? C'est aussi une très très une chose très importante que quand on ferme euh la porte de la maison, on commence pas à dire "Ah, tu as vu, lui, il a fait ça, tu as vu, elle a fait ça, tu as vu ceci, tu as vu cela." D'accord ? C'est aussi une règle qu'on s'est fait à la maison avec mon mari. Quand on ferme la porte le vendredi soir, on ne parle pas des gens qui étaient chez nous. Et donc voilà, c'est encore une fois, souvenez-vous, c'est là que se forge l'identité, c'est là que se forge le le comportement juif par excellence. Et donc on va même jusqu'aux conversations dans le couple pour dire que là on doit garder le la splendeur euh de la de de l'attitude juive par excellence. D'accord ? C'est ça ce que elle veut nous dire notre notre Michna. Voilà. Donc je vous souhaite d'avoir des belles maisons avec beaucoup de Torah, la Torah de qualité qui vous fait progresser, qui vous fait grandir beaucoup très que vous ayez une maison ouverte et que vous soyez aussi toujours accueilli chez les autres quand vous quand vous en aurez besoin et vos enfants aussi. Et euh et je vous dis à la semaine prochaine. Mes chem Voilà, merci beaucoup. M.