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L'éloge de l'ivresse - Rav Elie Lemmel

L'éloge de l'ivresse - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Moussar
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la fête de Pourim. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "L'éloge de l'ivresse" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment éviter que le passé empêche de construire l’avenir ? - Comment développer une véritable reconnaissance pour ce qui existe déjà dans la vie ? - Comment accéder à une vision plus profonde de la réalité quotidienne ? - Comment savoir si l’année écoulée a produit une transformation intérieure réelle ? - Comment distinguer un usage du vin qui élève d’un usage qui enferme ? - Pourquoi existe-t-il une obligation de s’enivrer à Pourim ? - En quoi l’ivresse de Noé représente-t-elle une fuite face à la réalité ? - Comment concilier l’obligation de s’enivrer à Pourim avec les textes qui condamnent l’ivresse ? - Pourquoi la première ivresse de la Torah apparaît-elle avec Noé ? - Comment utiliser les fêtes juives comme étapes de construction personnelle ? - Comment le vin peut-il élever une personne ou au contraire l’appauvrir ? - Pourquoi Pourim est-il présenté comme le couronnement de l’année spirituelle ? - Quelle différence existe-t-il entre une ivresse destructrice et une ivresse constructive ? - Pourquoi la Torah mentionne-t-elle que Isaac a bu du vin lors de la bénédiction de Jacob ? - Pourquoi l’homme peut-il oublier Dieu à travers l’évidence du cycle naturel ? - Comment construire un projet de vie cohérent avec une référence spirituelle ? - Comment développer une liberté intérieure authentique ? - Pourquoi la Torah précise-t-elle que Yossef et ses frères se sont enivrés ensemble ? - Pourquoi la reconnaissance est-elle présentée comme la base de la reconstruction du monde ? - Que révèle l’ivresse de Pourim sur le travail intérieur accompli durant l’année ? - Que signifie se raffiner intérieurement à travers les expériences de la vie ? - Que signifie l’histoire de Rabba et Rabbi Zeira dans la compréhension de l’ivresse de Pourim ? - Comment réintégrer le quotidien après une expérience spirituelle intense ? - Pourquoi la figue aurait-elle dû précéder la vigne dans la reconstruction du monde après le déluge ? - Pourquoi l’ivresse est-elle considérée comme une expérience religieuse fondamentale à Pourim ? - L’ivresse est-elle une fuite de la réalité ou un accès à une dimension plus profonde de la réalité ? - En quoi le vin peut-il révéler une dimension cachée de la réalité ? - Pourquoi la dépendance est-elle présentée comme une forme de pauvreté intérieure ? - Comment transformer une expérience douloureuse en point de départ d’un futur possible ? - Pourquoi Noé est-il considéré comme s’étant profané ("vaya’hel") en plantant une vigne ? - Pourquoi la liberté dépend-elle de la capacité à se détacher des déterminismes personnels ? - Comment tendre vers un état de raffinement intérieur ? - Quel rapport entre le travail intérieur de toute une année et l’expérience de Pourim ? - Pourquoi Noé aurait-il dû commencer par planter autre chose que la vigne ? - Comment chercher l’excellence plutôt que la simple suffisance ? - Comment rester connecté à l’essentiel dans la vie quotidienne ? -... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir. Alors, j'adore le thème que j'ai décidé de développer avec vous ce soir parce que je commençais à y réfléchir et je me suis dit waouh, est-ce que je suis rentré dans cette histoire ? Les loges de l'ivresse. Donc alors évidemment, vous comprenez bien pourquoi j'avais envie d'aborder ce sujet avec vous ce soir. Euh c'est que nous allons Non, il y en a encore un qui a bu un coup de trop là-bas. c'est que euh nous allons donc bientôt nous retrouver la semaine prochaine donc dans cette fête de pourrim et euh le point de départ de la réflexion sur l'ivresse commence par un texte du Talmud traité de Mila que je vais vous lire parce que sur la suite du texte il est tellement surprenant que si je le lis pas vous allez me dire non non j'invente un truc nous dit amarava rava a dit l'individu a l'obligation de se saouler à pour jusqu'à jusqu'au moment où il ne sait pas traduction oui le yada ben arourman le barou mord entre maudit soit aman et béni soit mort de OK donc ça c'est le point de départ on va voir qu'il y a la suite de la gmara qui est encore plus surprenante. Ce qui est intéressant, c'est de voir que l'on nous ditevich, il a l'obligation. C'est pas une recommandation, c'est pas une proposition, c'est pas une option, c'est une obligation. Évidemment, on on va se poser la question de savoir pourquoi il y a cette obligation déjà. Et pourquoi pour et surtout la question qu'on va voir c'est mais le bassou pour l'obligation de se saouler ? C'est très curieux parce que par ailleurs, on va pas nous dire le plus grand bien de ceux qui justement vont se saouler. Il y a plusieurs textes qu'on va citer qui ne voit pas d'un très bon œil celui qui va se saouler. La première histoire d'ivresse dans la Torah, on la retrouve où ? On la retrouve avec un personnage qui s'appelle Noar. Noé. Rappelons les faits. Noar Noé donc s'est retrouvé sur ce fameux bateau, sur cette arche. Et lorsque le déluge disparaît, traduction lorsque l'eau commence à s'écouler, alors il va descendre donc de l'arche le texte dit et Noé est devenu littéralement un homme de la terre vaitarem et il plante une vigne D'où vient-elle au passage ? Minaya, il boit de son vin. Il faut croire qu'il y a eu ici une fabrication accéléré de vin. Vaichor et il devient chicor, c'est-à-dire traduction classique sous vaidgalor aolo et il s'est dénudé dans sa tente. Suite à cela, il s'endort. Ram, un de ses enfants, va le voir, voit la nudité de son père et on a plusieurs versions de la gmara du talmut pour savoir ce qui s'est passé. D'après une version, il a eu une relation homosexuelle avec son père. Dans la seconde version, il le castre. Noé se réveille. Va benatan. Il a su il a compris ce qu'avait fait son fils au moment où lui-même était pris d'ivresse et à ce moment-là il va le maudir. Il va lui dire qu'il sera lui et sa descendance esclave des autres. Très bien. Premier épisode et puis le texte continue et on va voir arriver de nouveau du vin. À quel moment le vin réapparaît ? Il apparaît dans un moment très crucial de l'histoire. Au moment où Itak, Isaac, le fils d'Abraham va bénir son fils Yaakob Jacob. En effet, si vous regardez le texte sur place, lorsque Jacob vint préparer ce fameux plat que son père a demandé à son frère Esau, et bien il se fait passer pour son frère, il donne à son père de quoi manger et vaavayin vacht et il lui amène du vin et il boit. Là, on ne nous parle absolument pas d'ivresse, mais on nous parle donc de quelqu'un qui boit du vin. Et puis après, on continue le texte. Alors, je vous rassure, on va pas prendre toute la Torah, toute la Bible et vous citez tous les endroits dans laquelle on parle de vin, mais on va continuer un tout petit peu. Et puis là, on voit l'émergence de nouveau du vin mais de la chicroute, c'est-à-dire du moment dans lequel il se retrouve sous. À quel moment va-t-on de nouveau retrouver cette ivresse dans cette fameuse rencontre entre Joseph et ses frères ? Rappelons les faits. Joseph a été vendu par ses frères. Il se trouvé en terre d'Égypte sur place. Il va être vendu comme esclave. Se retrouvera face à une fausse accusation. va faire donc de la prison, sortira de la prison grâce à l'interprétation qu'il va faire des rêves du pharaon. Et suite à cela, il deviendra visroi d'Égypte. Ses frères arrivent en Égypte, poussés par la famine, cherchant à acheter de la nourriture. Il fait en telle sorte qu'il revienne et il va les retrouver. Vaichou vaichuimo, il invite ses frères à consommer avec lui et à manger. Et le texte nous dit vaouichou imo ils ont bu et ils se sont saoulés avec lui. Qu'est-ce que la Torat besoin de vous raconter un truc pareil ? C'est-à-dire que vous vous rendez bien compte que quand la Torah nous relate, ce qui semble a priori être des détails, c'est qu'évidemment, on est en train de nous raconter quelque chose. Pour l'instant, nous sommes dans une suite de citation. Donc, on reprend. nous dit on a l'obligation l'individu a l'obligation de se saouler à pour mais attention on va vous donner la dose. On n pas le système qui va vous permettre de savoir quel est la degré d'alcool dans le sang. Il y a pas d'alcool test. Alors on va te dire voilà jusqu'au moment où il ne sait plus faire la distinction entre maudit soan et béni soit mord. Ce serait à dire qu'il y a donc une définition de livresse de livresse recommandé mais quand cela le jour de pourrim. Alors, on va reprendre, si vous le voulez bien, un peu les textes. Mais avant de les reprendre, on va aller un tout petit peu plus loin. On va continuer ce texte du Talmud et celui-ci va nous ouvrir à une histoire extrêmement surprenante. Lagmara nous relate l'histoire suivante. nous dit que Raba ve Rabira pour adad. Il y a donc deux personnages qui s'appellent Raba et Rabira et ces deux personnages vont venir et vont un jour faire ensemble le repas de Super génial. Mais là, ils vont se saouler. Raba ve charter le tenez-vous bien. Et Raba se lève et égorge son compagnon Rabra. Or le mar le lendemain Rabata, voyons ce qu'il avait fait à son ami, il prie il le ressuscite. OK. Le shana l'année d'après à Marley il lui dit raba donc raba revoit son ami Rabiz faut croire qu'il lui en veut pas et lui dit pourad viens et nous allons faire ensemble à nouveau le repas de pour on remet ça ok et à ce moment-là à Marley Rabiza lui dit, on n'est pas sûr qu'à nouveau le miracle va se reproduire. Surprenant. On va avec tous ces textes. Essaie de comprendre c'est quoi la notion de livresse, c'est recommandé, c'est pas recommandé, c'est quoi cette histoire de meurtre ? Qu'est-ce qu'on est en train de nous raconter là-dedans ? sans les citer systématiquement, les réflexions que je vais essayer de d'avoir avec vous évidemment prennent leur source dans pas mal d'enseignements. enseignements de la Kabala, des enseignements entre autres du Rabid Louavic, des enseignements qui se retrouvent aussi dans Cherab Desler et on va essayer à travers leurs différentes ouvertures du Maharal et d'autres d'ouvrir une porte et d'essayer de comprendre un petit peu ce qui se joue là. Alors la première occurrence de la vigne, du vin et de l'ivresse qui semble générer quelque chose de dramatique, d'accord ? Qui aussi ici dans cette histoire le semble générer quelque chose de dramatique mais sur lequel a priori pose pas de problème. On va voir un autre texte dans lequel ils boivent mais dans lequel il ne se souent pas. D'autres textes dans lequel ils vont boire et ils se saoulent mais il semble de rien arriver derrière. Qu'est-ce qui se joue derrière l'univers de l'ivresse qui dans le texte est connecté à la notion du vin ? On va rentrer donc dans le texte. Tout d'abord va nous dire Noir est devenu un homme de la terre et plante une vigne sur place nos maîtres vont dire vael très curieux comme texteel prend sa source dans un autre mot qui est le mot rouine. Rouline c'est profané. Ce que l'on appelle le rol, c'est l'univers du profane. Vael noar adama et Noar s'est profané en devenant un homme de la terre vaillitakarem et il plante une vie. Expliquez-moi en quoi il y a une profanation et de quoi. Surtout que il réinscrit l'humanité dans son cycle. un cycle dans lequel il va falloir planter, un cycle dans lequel il va falloir faire émerger les choses. Mais surtout nous dit "Mais c'est quoi cette histoire de vie ? Ça vient d'où Je vous rappelle que l'univers a été dévasté par le déluge et le texte nous dit nous dit que quand Noé monte sur l'arche, il prend avec lui une branche de figuier et une branche de vigne avec lui. Il prend donc déjà deux éléments qu'il va utiliser par la suite pour pouvoir relancer ce qu'on appellerait l'agriculture. C'est génial. Bonne idée. Le texte nous dit oui mais pourquoi il aurait dû commencer par planter autre chose ? Ça veut dire quoi ? Ça voudrait dire que donc la notion de la vie est quelque chose qui se doit d'exister dans le monde mais qui doit être précédé par quelque chose qui s'appelle tea, c'est-à-dire qui est donc la notion de la figue. La figue aurait dû précéder le raisin. pour connaître évidemment dans ces deux fruits deux fruits de la terre d'Israël. D'accord ? Alors ce qui est très intéressant c'est de voir que lorsque le Talmude nous parle de la figue, il la cite à propos d'un commandant particulier de la Torah. Je vous dis ce soir, on est en train de de rentrer, c'est pas un cours qu'on est en train de faire, c'est une étude car là pour l'instant je suis en train de vous promener à droite à gauche. Donc détendez-vous, on va arriver quelque part même si vous le voyez pas tout de suite. Le Talmud parle de la Tena de la figue à quel moment ? Il parle de la Tenna au moment où l'on parle des bikourimes, des prémisses que l'on doit apporter des fruits de la terre d'Israël. Alors le texte nous dit rabikra si l'individu voit sur son arbre une figue qui a commencé à murir avant les autres alors il la sélectionne il accroche Koralea gé il accroche autour d'elle une forme de petit fil rouge pour l'identifier et lorsque la totalité de la récolte sera mur. Il va prendre les quelques figues qui ont commencé, pardonnez-moi, à murir en premier et va les amener au temple de Jérusalem de Jérusalem en signe de reconnaissance par rapport à justement ces arbres qui donnent à nouveau leur fruits. D'accord ? Les bikourimes sont l'expression de la reconnaissance que l'on doit avoir vis-à-vis du créateur à travers ce qu'il a mis à notre disposition. Maintenant, ce qui est très curieux, c'est que lorsque l'on cite les sep fruits d'Israël, la tenna, la figue arrive en 4e position juste après le raisin. La logique voudrait que on cite d'abord le raisin et après la figuraimon la vie. Pourquoi vous savez que même dans les lois sur les bénédictions on va faire les bénédictions sur les fruits qui sont cités en premier parce qu'ils ont plus de ils ont plus d'importance. Donc ce qui est très curieux, c'est de voir que lorsque la Torah nous parle de la notion des bikourimes, donc de ce qui symbolise l'idée de la reconnaissance, elle nous parle en premier lieu de la figue avant de parler du raisin alors qu'elle aurait dû d'abord nous parler du raisin puisque dans l'ordre des fruits d'Israël, le raisin est mis en premier. Et au passage, les bikourimes vont s'appliquer aux autres fruits. Ils ne s'appliquent pas exclusivement qu' pas qu'à la figue. Donc quand le texte du Talmud nous dit, je vais t'expliquer les bikourimes, comment ça fonctionne, il aurait très bien pu nous dire il voit une première grappe de raisin qui commence à murir et à partir de cela il la met de côté et après pour tous les autres fruits, il aime. Or, on va prendre ici la figue. Or quelque part lesim nos maîtres sont en train de nous dire que ce que représente entre autres la figue, c'est cette notion de reconnaissance par rapport à l'évidence de la nature qui pourrait nous faire oublier Dieu. La nature de par son cycle peut nous faire oublier Dieu. La tea, la figue est là pour nous rappeler cette notion de reconnaissance. Et quelque part, on ne cite pas le raisin. Pourquoi ? Parce que justement ce qui doit être le point de départ de la reconstruction de l'humanité doit être en premier lieu la figue, ce qu'elle représente, c'est-à-dire l'idée que j'ai de la reconnaissance malgré l'événement du déluge être encore présent. Noar aurait dû commencer par cela. D'ailleurs, il amené les deux. Mais un moment, il inverse les choses, c'est-à-dire ne met pas en premier lieu la notion de mais va mettre quoi ? La notion du raisin qui l'amène à quelque part se retrouver déconnecté de la réalité du monde dans lequel tu te trouves. Et pourquoi ? Parce que Noir, il vient de découvrir le drame épouvantable d'une terre dévastée. Quelque part le vin ici symbolise une forme de fuite par rapport à la confrontation à quelque chose qui est d'une violence inouie. Noir donc plante d'abord cette vie, c'est-à-dire que il est tellement confronté et bouleversé par la réalité à laquelle face à laquelle il se trouve que même si cette notion de reconnaissance mais moi je suis encore en vie devrait être présente, il va d'abord planter cette vigne et cette vigne et bien va faire ce vin vaich corp et à ce moment-là Là, il devient sous. Et vous allez constater que le mot chikor, c'est les mêmes lettres que le mot cacher. C'est intéressant. L'resse les mêmes lettres que le mot cacher. Or, cacher c'est quoi ? C'est pas juste un monsieur cacher dans d'accord. Rabi Jacob. Cacher, c'est quoi ? C'est être apte. être apte à quelque chose. Quand on dit que une nourriture est cachè, c'est qu'elle apte elle est apte à remplir son rôle qui est de nous nourrir aussi bien dans ses nutriments matériels que spirituels. La chirout représenterait l'inaptitude à s'inscrire dans ce que l'on doit faire. Donc l'ivresse à la base, la première ivresse de l'histoire, c'est celle qui crée ce drame de l'arrêt parce que la relation homosexuelle comme ici l'orchestration, c'est l'impossibilité d'un futur. Quel que soit le regard qu'on porte sur l'homosexualité, c'est pas le sujet. Mais c'est sûr que ça peut pas concevoir un bébé, c'est pas possible. La castration, c'est l'impossibilité du futur. C'est-à-dire c'est une forme de fuite dans lequel je ne veux pas envisager le futur. Donc voilà ce qui se passe. Il aurait dû d'abord planter Teena la vie. Il aurait dû planter justement cette figue. Cette figue qui est la reconnaissance par rapport mais moi je suis encore là. Donc il y a un futur possible parce que je ne vois pas juste cette destruction mais je vois la présence du vivant à l'intérieur d'une destruction et c'est ça que je regarde. Ça c'est donc la première fois où ça arrive. Vael, c'est-à-dire il profane dans le sens où il n'utilise pas les choses dans la fonction qui aurait dû être la leur il y a une aversion. Cette ivresse là, c'est un drama. C'est l'ivresse de celui qui refuse la confrontation, qui est dans une fuite parce qu'il n'a pas pris l'habitude de voir d'abord ce qui va dans l'existence. Ça c'est le point de départ. Et puis l'histoire continue. L'histoire continue. Et qu'est-ce qu'on va voir après ? On va voir Yrak. Israak et Yakob et là il sert du vin et là il se passe rien. Il se passe rien. Pourquoi ? Parce que le vin yaï c'est aussi dans la symbolique abadistique la dimension la plus mystique de la Torah. La valeur numérique du mot yain, le 20, c'est 70 qui est la même valeur numérique que le mot sods. Ça veut dire que là le vin représente vraiment ce qu'il est. C'est quoi ? quelque chose qui va nous permettre de nous ouvrir à une dimension beaucoup plus profonde des choses. C'est-à-dire que ce vin qui est bu, entreouvre la possibilité que Isaac dise par la suite, même si Jacob semble avoir pris les bénédictions de manière surprenante, qu'il soit béni parce que de manière ultime, c'est comme ça que les choses doivent se passer. Ça serait un autre cours ça. Je vais pas rentrer maintenant dans le cours de pourquoi il fallait que ça se passe de cette manière. Au plus profond de l'histoire et si ça vous intéresse, ça ferait l'objet d'une étude. Il y a un enseignement absolument incroyable du Rav Desler là-dessus. Pourquoi justement ça doit se passer comme ça ? C'est-à-dire qu'au fond, si tu veux pénétrer jusqu'au fond des choses, c'est comme ça que ça doit être. D'accord ? Ça c'est la deuxième fois. Troisème fois, on va voir que c'est Joseph et ses frères. Vaich tout vaichorou. Mais c'est quoi ? C'est Joseph qui crée l'oubli pour mieux retrouver ses frères. C'est bouleversant. Joseph va bientôt retrouver ses frères. Et Joseph au fond ici nous dit que pour retrouver l'authenticité de la rencontre, alors je décide de me donner les moyens. d'oublier, de mettre de côté, mais il y a une dimension constructive là-dessus. C'est-à-dire que cette ivresse là, c'est au fond la recherche de ce qui me permet de mettre de côté les éléments qui me permettront de construire un futur. Et celle-là, elle est fondamentale. Vaichou, ils boivent et il se saoule avec lui. C'est-à-dire que des deux côtés, cette ivresse est là. pour pouvoir ne pas rester figé. Traduction pour être capable de se mettre en distance et de redonner aux choses la place qu'elles doivent avoir par rapport à quelque chose de beaucoup plus vaste. Parce que si tu convoques en permanence ton passé, tu ne construiras jamais un vrai futur. Le moment de livresse, c'est le moment dans lequel on va dire "OK, j'ai fait ça, mais concrètement aujourd'hui, qu'est-ce qu'on veut ? Qu'est-ce qu'on veut construire ?" C'est-à-dire, c'est le moment dans lequel on va retrouver une forme de lucidité aux choses auxquelles on était confronté. Ça ça va être le vaichout vaichou. On va retrouver dans la Torah encore dans d'autres endroits des moments dans lequels il va y avoir cette boisson. Mais quelque part, on ouvre ici à l'idée d'une ivresse nécessaire pour nous permettre de nous déconnecter d'un passé qui nous empêcherait d'avoir un futur parce que nous voulons le futur. La première ivresse de l'histoire, c'est celle de Noir qui génère à un moment l'arrêt de toute histoire. C'est intéressant de voir que ce fils qui a cette relation s'appelle ram. Ram, si vous prenez les lettres de ram et vous les mettez à l'envers, ça fait moir, c'est l'intellect. Ram, c'est la chaleur. C'est ce qui symbolise l'univers de la pulsion, de l'instant, de l'absence totale de réflexion sur le devenir. Ce qui m'intéresse, c'est ce que je vis maintenant. C'est pour ça qu'il le castre parce que si Noé a encore d'autres enfants, alors je pourrais pas jouir autant que je veux du monde parce qu'il faudrait je continue à partager avec d'autres. Je rien partager. C'est complètement centré sur moi. Et là, on est exactement dans l'autre sens. Vaichout va. Alors, on va maintenant retrouver ce texte et avant de le retrouver voir à quel moment la Torah crée une allion par rapport justement à la problématique de mais jusqu'à où je bois. Mais jusqu'à où ? On va voir que le vin est présent dans toutes les célébrations religieuses et c'est le vin et pas autre chose. Alors pour ceux qui supportent pas, on va donner du jus de raisin. Mais ce vin là quelque part, pourquoi est-ce qu'il est si important à ce moment-là ? On va regarder maintenant un texte que l'on dit tous les jours dans la lecture du schéma. Dans la lecture du schéma, on va nous parler donc des bénédictions que Dieu annonce au peuple d'Israël s'il est à l'écoute de sa voix et s'il marche dans ses voix. Et le texte nous dire et tu auras la bénédiction qui existera au niveau de l'agriculture et tu rassembleras de tiro dagan c'est donc toutes les céréales tiro c'est le cellerier le lieu dans lequel tu entreposes le vinitar c'est le lieu dans lequel on presse C'est le pressoir à huile. On va pas rentrer dans pourquoi on parle des trois. On va s'arrêter sur l'un des trois. Tirochra. Le Talmud s'arrête sur ce mot. Alors le mot désigne le Célier, le lieu dans lequel vous entreposez le vin. Et il dit "Mais c'est curieux parce que le mot tiro est orthographié de manière surprenante. Pourquoi ? Parce que tiro est orthographié tave. Yud, rche chine. Pour ceux qui aiment bien la grammaire, on va dire que c'est écrit de manière défective. Pourquoi ? Parce que ti devrait s'écrire normalement tave, you ti rche re va qui peut servir de voyelle et qui se lit e après she tiroche. Or, il y a pas de vave. Alors pourquoi on lit ça tiroche ? Parce que nous avons la massora, c'est-à-dire la tradition qui nous dit que ce mot si tu le lis juste tel quel, tu peux le lire tirache mais la tradition te dit il faut que tu le lises tiroche. D'accord ? Parce que l'hébreu étant une langue consonne antique, la lecture du texte, elle a été transmise. Alors le problème il est le suivant. Si tu dois dire tiro al pourquoi tu enlèves le va qu'est-ce que tu nous compliques la vie le texte il y a des mots en effet on ne sait pas comment les voyaliser par exemplef rélève le lait ou la graisse. Rélève c'est la même chose mais c'est même les mêmes voyages. Donc il faut savoir comment on va lire mais tiro tu veux lire tiro tu écris taudr vachine tout le monde saura que ça se dit tiroche parce que le petit ça veut dire qu'il y a un ri avant donc c'est ti. Le va ça veut dire haut donc ti roche tout va bien c'est défectif dit non il faut ici avoir une double lecture c'est-à-dire il faut que tu puisses lire tiro et c'est comme ça qu'on va lire quand on lit tous les jours. Mais que tu sois au courant qu'on aurait pu le lire tirache. Donc c'est-à-dire qu'ici il y a une double lecture à faire du mot. Pourquoi ? Roche, rache. C'est là où il y a la différence. Roche. Le mot roche quand vous l'entendez, il signifie quoi ? La tête. Roche c'est la tête. R C'est quoi en hébreu ? C'est un pauvre. Rach. Tiroche, le seller, le lieu dans lequel la vigne est présente. Tu nous le renvoie à la fois la dimension de la tête et de la pauvreté. Traduction. Et la gmara nous dit oui pour te dire roch l'ache du vont te dire c'est pour t'apprendre que si la personne en a le mérite assez roche il deviendra celui qui est à la tête s'il n'en a pas le mérite il devient pauvre On est d'accord que intéressant mais nous on va voir Rashi Rashi le célèbre commentateur va tout de suite nous dire Zacha en a le mérite licht le fit mida s'il a le mérite on comprendre pourquoi c'est le mot mérite lotte de boire le fit mida suivant la mesure S'il a le mérite de boire suivant la mesure, alors il devient roche, il devient la tête. Sinon, il devient pauvre. Alors, on va s'arrêter d'abord sur le mot zahas. S'il en a le mérite. Pourquoi il dit ça ? Tiroch dis-moi autre chose. Il a le mérite mérite de mériter de quoi ? Le terme de Zara est à la source d'un autre mot. Cet autre mot c'est le mot Zar. Zar c'est quoi ? On le voit dans la T. Zar, vous prendrez une huile, c'est à propos du camp des labres, d'olive zar raffinée. La notion de zar nous renvoie aussi à la dimension du raffinement. C'est quoi le raffinement ? C'est pousser les choses à l'extrême dans leur dimension positive. Lorsque l'on parle du zouvot, du mérite des pères, c'est tout simplement se connecter à la dimension dans lesquelles nos ancêtres se sont raffinés au maximum. Abraham dans l'altérité, Yitrak dans la rigueur et Yaakob dans l'harmonie. La notion de Zar, c'est l'idée du raffinement. Zara, si l'individu s'inscrit dans une dynamique de raffinement, c'est-à-dire voit dans les éléments qui sont présents dans l'univers quel qu'ils soit, ceux qui vont lui permettre de se raffiner. On va essayer de comprendre ce que veut dire le terme, c'est-à-dire de boire suivant la mesure, alors il devient à la tête. N à ses roches, il devient à la tête. dire ? Lichtot le fimida. Ça veut dire que de toute façon la confrontation au vin de va être présente. Le texte nous dit si tu vois à l'intérieur de ta confrontation avec cet élément quelque chose qui peut t'aider à te raffiner, c'est-à-dire quelque chose qui va te permettre de grandir. Mais comment je grandi en ayant bu ? Comment j'ai grandi en ayant bu ? Je ne sais pas. Mais je ne sais pas. En tout cas comment ? Pour l'instant, j'en sais rien. Alors dans ce cas-là, naoche il devient à la tête. Loacha, si j'ai pas ce mérite, c'est-à-dire si je ne suis pas dans une recherche de ce type nache, je deviens pauvre. On va commencer par la fin. C'est quoi un pauvre ? quelqu'un qui est dépendant. Un pauvre dépend des autres. Un pauvre ne s'appartient pas. Il dépend totalement des autres. Il est celui qui a besoin de l'autre. si il n'y a pas cette recherche de raffinement dont on ne sait pas encore pour l'instant ce qu'elle veut dire vraiment nache la personne devient dépendante. traduction. Le vin et l'ivresse peuvent être un lieu d'enfermement dès lors que l'individu cherche à ne pas justement se raffiner. C'est quoi se raffiner ? tendre vers l'excellence alors que la réalité dans laquelle je me trouve est peut-être déjà correcte. Le raffinement, c'est ne pas se suffir de la réalité qui est mienne, mais de tendre vers quelque chose qui est du domaine de l'excellence, d'un absolu radical. Parce que quelque chose qui est complètement raffiné, c'est quelque chose dans lequel vous n'avez aucune scorie, vous n'avez aucun déchet. Mais l'or à 18 carat, c'est pas mal 24, c'est un peu mieux, mais ça peut être aussi 14. Dans les trois cas, tu verras de l'or. Mais c'est pas la même chose. Mais pourquoi je devrais monter à 18 car voir à 24 ? Le désir de l'excellence, c'est-à-dire de ne laisser aucune forme de scorie à l'intérieur de soi. Le vin, l'ivresse semblerait être quelque chose qui me permet d'y accéder. Mais on dit que le fimida, c'est-à-dire de savoir c'est quoi une mida. Une mida, c'est une mesure, c'est-à-dire la mesure, c'est quelque chose que je définis moi. C'est-à-dire si je définis la mesure, c'est que je sais exactement ce que je veux. Parce qu'une mesure, c'est quelque chose qui doit être adapté à quelque chose. Ça veut dire que au fond, quand je vais me confronter au vin, il va falloir me poser la question mais qu'est-ce que je cherche à travers la confrontation avec un élément qui va un moment m'amener à me retrouver un peu déconnecté de la réalité dans laquelle je suis ? Et là, on retrouve notre aba notre misère. Et là, il y a un enseignement absolument merveilleux que donne le rabi dans une de ces sirotes. D'abord, on va s'arrêter sur leur nom. Raba et Rabira. Raba milon rave. Rav, c'est beaucoup, c'est la grandeur. Zira, c'est quelque chose de petit, on a de maîtres. Mais il y en a un qui est déjà dans une grandeur et l'autre qui est moins grand. Les deux se retrouvent ensemble à pour vont maintenant boire. Ils vont boire, c'est-à-dire ils vont se donner les moyens de s'extraire d'une certaine réalité et d'accéder à quelque chose de beaucoup plus élevé. Comme on l'a vu tout à l'heure, on a vu que justement la chikroûte, le moment dans lequel on se saoule, c'est le moment dans lequel on a été capable en premier lieu, si on se rappelle de l'enseignement de mettre d'abord la figue, c'est-à-dire de la reconnaissance par rapport à la réalité dans laquelle je me trouve et donc de me dire "Mais maintenant, puisque je suis dans cette réalité vers où je peux tendre, D'accord ? Et la première chose, c'est de faire disparaître des éléments du passé qui vont m'empêcher d'accéder à quelque chose de plus grand. C'est les frères de Joseph et de Joseph. On boit parce que le passé peut m'empêcher de me construire dans un futur parce qu'il m'enferme. Parce que si je garde sans arrêt les relans de mon passé, de mes souffrances, de mes difficultés, de ce que tu veux quelque part, il y a quelque chose auquel je peux pas accéder. Et le jour de pour c'est quoi ? Ben, on a failli tout s'y passer. On a failli tout s'y passer. On a quelqu'un qui s'appelle Aman qui a décidé c'est terminé pour les juifs. Donc quelque part au moment où on s'en sort, même si le parallèle va vous sembler être bouleversant parce que dans la choa il y a 6 millions de morts. Là il y en a pas. Mais si je parle des 6 millions de morts c'est que moi je suis vivant. parce que je pourrais pas en parler si j'étais pas vivant. Alors c'est très dur. Mais concrètement si j'en parle c'est que je suis là. Donc ça veut dire que je dois être capable de voir le fait que je suis là. Quand arrive pour rim, on peut se retrouver sans arrêt dans ce retour en arrière sur on a failli tous y passer et justement après on te dit nonichou tu as l'obligation maintenant de rentrer dans l'univers de l'ivresse, c'est-à-dire de pénétrer un monde dans la reconnaissance va être présente parce que justement tu ne fais pas comme Noé. Parce que quand Noé commence par livresse en oubliant la reconnaissance et bien quelque part il y a plus de futur, je fais disparaître cela. Donc on rentre d'abord avec de la reconnaissance et c'est pour ça que pour d'abord qu'est-ce qu'on fait ? On lit la mégila. On lit la megila. On parle de ce sauvetage, on parle de tout ça, on inscrit cette reconnaissance profondément chez nous. À partir du moment où tu as de la reconnaissance par rapport au fait que tu es là maintenant, tu vas passer à une autre étape. Et c'est quoi cette étape ? Cette étape, c'est d'être capable d'égorger Rabiza. dit entre autres le maral évidemment qu'il le tue pas, mais il amène un niveau de spiritualité. qui au fond fait que Rabira n'a plus envie de redescendre sur terre tellement la connexion avec le divin est forte. Raba l'amène là-bas parce que Raba est grand et lui peut en vivant cette expérience incroyable se réinscrire de nouveau dans la réalité du monde dans lequel on est livresse et c'est pas pour rien qu'on nous dit Torah c'est-à-dire le vin de la Torah c'est la partie mystique quand tu touches à l'essence même des choses La vie représente plus grand-chose. C'est pas qu'on a envie de mourir, mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel n'est pas là. il faut que un jour par an, tu puisses arriver à ça. Le problème, c'est que si tu es pas assez grand, si tu es petit, alors à un moment tu n'as plus la force de te dire "Mais ce que Dieu attend de moi, c'est de me retrouver à nouveau dans ce monde, de cette réalité, de ce quotidien et de l'élever spirituellement." Raba réintègreiza au monde, c'est-à-dire lui dit "Mais au fond, ce moment d'ivresse, ce moment de vérité, ce moment dans lequel tu redonnes aux choses la place qu'elles doivent avoir et qui est fondamental à mettre en place dans notre vie, il doit avoir lieu juste un jour. Après, il faut réintégrer le monde avec une expérience qui va t'amener à repenser ton rapport au monde, au quotidien. Ça veut dire que l'expérience de livresse pour la Torah, elle est fondamentale. Kayav et inich, tu dois Quel est le rapport jusqu'au moment où tu sais plus dire c'est Aman ou c'est Mordï ? Aman c'est le drame. Mordi c'est la libération. Mais au fond, là-dedans, Arouaman c'est que celui qui veulent que ceux qui veulent notre destruction meurent. Que ceux qui nous libèrent soient bénis. Qu'est-ce qui est le plus important ? Que ceux qui veulent notre destruction disparaisse ou que ceux qui vont nous libérer soient là ? À un moment, je mélange tout. Ça veut dire que quelque part je me connecte à quelque chose qui me fait m'échapper de la réalité du monde dans lequel je suis. C'est plus ça qui est fondamental. Il y a autre chose. Et à partir de là, je vais réintégrer le monde. C'est pour ça que à Pour on a l'obligation de se saouler. Mais l'obligation de se saouler à pour, c'est pas de boire et de se faire, comme on dit très vulgairement, une cuite. C'està-dire à un moment de se donner les moyens d'avoir le regard le plus vrai sur ce que veut dire vivre, sur ce qui nous nourrit au plus profond de nous-même. Et c'est vrai que vous constaterez que quelqu'un qui malheureusement est sous dans le sens péjoratif n'est plus sensible au monde. C'est complètement fou. le froid, la chaleur, la saleté, tout ça c'est c'est plus rien pour lui. C'est la raison pour laquelle la yodim a quand on parle de pour on dit pour les juifs pour les yodim a il y a d'abord la torim et dans un second temps cette notion de joie c'est-à-dire c'est la raison pour laquelle la va nous dire qu'il est bien de d'étudier d'abord pourquoi pour que au moment où on va être dans cette ivresse, on va se retrouver connecté à quelque chose. qui va nous aider à relativiser tout le reste quelque part en telle sorte qu'on se reconnecte à ce qui est vraiment essentiel. Maintenant, évidemment, tout l'enjeu, c'est de savoir est-ce qu'on s'y prépare. Et c'est la raison pour laquelle au fond pour c'est la dernière fête de l'année juive. Pourquoi ? C'est une idée que j'avais déjà évoqué, je pense l'année dernière dans ce cours, mais je vais la redire la même manière que chaque année on relit la Torah. Alors, je vais me permettre de la redire. Si on réfléchit juive parce que l'année juive commence quand à Pessar ? Je vous rappelle c'est à Pessar que commence l'année juive. Pâqu c'est le début. Arrod c'est pas Rochahana. Rochashana c'est civil. Donc la dernière fête de l'année c'est celle qu'on va vivre. Et la dernière fête de l'année, elle se conclut par quoi ? Par un festin dans on a bu. C'est très curieux. En vérité, il faut réussir à boire à pour comme on a vu parce que quand le vin rentre, le secret sort. Ça veut dire qu'on va voir au fond comment c'est construite l'année qui vient de passer chez toi. L'année qui vient de se passer, elle a commencé avec Pessard. Pessard, c'est quoi ? La réflexion sur la liberté. Suis-je libre ? De quoi je dépends ? Du regard de l'eau, de la pression sociale, de mes angoisses, de mon passé, de mes peurs ? Quels sont les moyens que je me donne de m'affranchir, de redevenir libre, c'est-à-dire de décider à quoi je vais me soumettre ? Point. Après, Chavouette. Chavouette, c'est à un moment la question quelle est ta référence ? Point. Quelle est ta référence ? Est-ce que tu es toi ta référence ou est-ce que tu as une référence qui te transcende radicalement ? Quelle est ta référence ? Nous, le peuple juif, on se promène avec une référence depuis 3300 ans. Ça s'appelle la Torah. Deuxème question, quelle est ta Est-ce qu'à un moment je prends le risque de m'inscrire face à une référence qui me remettra face à mes contradictions et mes incohérences où je décide de réinventer la référence de manière constante pour me sentir bien avec moi-même mais complètement exclu d'un absolu. Aujourd'hui, on est dans un monde dans lequel on réinvente les références au fur et à mesure des désirs du plus grand nombre ou d'une minorité ultraagissante. C'est-à-dire, est-ce que j'accepte d'avoir une référence et de me positionner par rapport à celle-ci et de savoir que j'ai un mouvement à entreprendre par rapport à elle ? Deuxième chose. Troisème chose, continue dans les fêtes de l'année juive. Rashana, ça vous le savez parfaitement. Rashana c'est la fête du projet, la fête dans laquelle on demande à Dieu de nous donner les moyens de vivre parce que sur on a un projet à faire. Ai-je réfléchi à un projet non pas de ce que je vais faire dans mais de ma vie ? Essayez de vous imaginer demain toutes et tous avec l'eur million qui vient de vous arriver, pas le petit à 15 à 150. Donc vous posez aucune question sur vous, vos enfants, vos petits enfants, petits enfants et tout ce que vous voulez au niveau financier. Sur le reste, je sais pas c'est quoi votre quotidien. Il qui vont dire je continue à travailler parce qu'il faut que je m'occupe. Super. Et tu penses pas qu'on peut avoir d'autres occupation dans la vie plus bouleversante, plus transcendante, plus puissante qui apporte encore plus au monde ? C'est quoi ton projet ? Après qui pour qui ? On va te demander de travailler sur la capacité que tu as de savoir pardonner et sur le rapport que tu as à ton ego dans la capacité que tu as de demander pardon. Tu es capable de faire le premier pas. Où tu en es dans ta relation avec ton ego ? Où en es-tu avec la capacité que tu auras si l'autre te demande pardon de savoir mettre de côté certaines choses pour permettre à l'autre d'avancer encore mieux dans sa vie ou est-ce que tes relations humaines sont sélectives ? Après souscôte, sous côte c'est réfléchir mais est-ce que je me sens proche de tous les membres de mon peuple même de ceux qui me ressemblent pas du tout ? Les quatre éléments du loulave qui symbolise tous les styles de juifs qui peuvent exister. Suis-je prêt à me sentir proche avec eux ? Est-ce que l'unité c'est juste un mot ou c'est une réalité qui m'habite ? la relation à Dieu, il y a la confiance qu'on a dans Dieu. Ce toit perméable, ce toit perméable qui me rappelle que au fond, Dieu doit être présent dans tous les éléments de ma vie. Est-ce qu'il n'y a pas des moments dans lequels je dis à Dieu ? Bon, si ça te dérange pas, on se reverra tout à l'heure. Pour l'instant, laisse-moi vivre. Intéressant. Après, on a quoi ? On a Hanoua puisque c'est une fête deshamim à laquelle la Torah fait allusion. Hanoua c'est quoi ? C'est une réflexion si face à l'obscurité je décide de d'amener une lumière. Donc je sais très bien de manière ultime dans la logique qu'elle ne peut pas éclairer grand-chose mais je le fais quand même. On va pas allumer, ça va pas brûler 8 jours le temps qu'on fasse la nouvelle huile, c'est pas grave, on le fait. Capacité de se dire un moment ce que je dois faire, je le fais. Le reste on verra. Et après on arrive à pour donc on se retrouve dans cette fête dans laquelle on doit travailler sur la confiance sur toutes ces notions. Ça serait un autre cours maintenant. Mais la fin de pour c'est mais maintenant tu vas plus être en maîtrise, maintenant tu dois boire. Waouh ! C'est dangereux. C'est un sacré risque que je prends parce que qu'est-ce qui s'est construit à l'intérieur de moi ? L'resse fondamental parce que comme je vais devoir être ivre, alors je vais travailler toute l'année pour qu'à ces moments-l justement s'exprime la dimension la plus belle de moi-même qui s'est retrouvé à travers le travail qui a été effectué toute l'année. Voilà un petit peu pourquoi et bien cette fête c'est le couronnement des fêtes du peuple d'Israël. Pourquoi en effet on se retrouve avec ce razira ? Le Rab qui est grand qui dit à Rabzra qui est plus petit dit mais viens je t'amène vers quelque chose et quand Rab Zaira goûte à ça il dit mais je reste je pars partir. Rab dit ben justement quand tu accèdes à cette vision la plus lucide de la vie aux choses qui sont les plus fondamentales et plus essentielles, le reste t'intéresse plus. C'est avec cette vision là que je te demande de réintégrer le monde. C'est avec cet état de conscience là que je te maintenant de revivre ton quotidien. Et c'est en cela en effet où cette ivresse et cet élément cacher, c'est-à-dire qui nous rend apte à vivre pleinement le projet qui doit être le nôtre. Voilà quelques idées sur ce sujet. Qu'on soit très clair, on a ouvert le sujet. Ce sujet va beaucoup beaucoup plus loin. J'ai commencé à à y réfléchir un petit peu plus et il y a des il y a des mondes qui s'ouvrent mais on a déjà ici une ouverture parce qu'il y a encore plein de textes dans la Torah qui nous parlent de la relation au vin, le nazir et il y a plein de trucs. Donc on peut pas tout faire en une heure. Voilà quelques pistes en tout cas. M.