
"Judaïsme et alcool " - Cours du Rav Elie Lemmel
Halakha Moussar
Cours du lundi 10 mars 2014
Transcription
Kind: captions Language: fr Donc sur un sujet comme ça, je vois que il y a il y a moins de candidats puisque ce soir on va parler de du rapport que la Torah a avec l'alcool. Alors pourquoi est-ce que j'ai choisi ce sujet ? D'abord pourquoi pas ? Et deuxièmement, on est juste avant une fête dans laquelle l'alcool dans laquelle l'alcool va jouer un certain rôle, plus particulièrement le vin. Il serait intéressant de voir qu'est-ce que nos textes nous disent et surtout voir quels sont les enjeux qui se jouent derrière. Quelque chose qui a priori a l'air d'être banal, l'alcool. Voilà, on boit. Et puis qu'est-ce qu'à faire la Torah là-dedans ? Alors, le point de départ de notre réflexion est le suivant. Donc, on va arriver à cette fête de pourrim. La fête de pourrime qui est donc ce dimanche dans laquelle et bien il y a un certain nombre d'obligations pour célébrer souvenir de ce miracle qui a eu lieu il y a de fortes années à Chouchan à Sus. Ce sauvetage miraculeux du peuple d'Israël d'une tentative d'extermination massive par Haman. Et donc suite à ce miracle, on va chaque année faire cette fête de pour laquelle il y a à la fois on va lire le texte de la Meila qui est le texte qui nous relate donc les différents événements qui ont eu lieu. En même temps, l'on va faire ce que l'on appelle michlo ahmanot, c'est-à-dire pour construire une dimension de convivialité et bien on va s'offrir toutes sortes de nourritures consommables immédiatement les uns les autres. Et nous savons qu'en effet le Talm nous enseigne que guimav grande alors ce qu'on traduirait aujourd'hui peut-être par l'apéritif grand et la table la table a une valeur particulière c'est qu'elle crée un rapprochement au niveau des cœurs. Donc il y a une dynamique une volonté de faire en telle sorte qu'il y ait un lien entre les différentes composants du peuple d'Israël. Et puis troisième obligation que nous avons aussi, c'est de faire ce qu'on appelle matanot lesvionim, c'est-à-dire de donner de l'argent à tous les pauvres ou en tout cas toutes celles et tous ceux qui tendent la main sans vérifier nécessairement si leur besoin est justifié. On va pas faire ce soir l'exégèse et l'explication de ces différents commandements qui chacun représente quand même un concept fondateur. Il y a une 4è obligation qui est celle de faire un micheté. faire un micheté, c'est-à-dire de faire donc un festin. Et là, on a le Talmud qui va nous dire la chose suivante le bar. Ce qui veut dire, il a l'obligation l'individu, le bassou pourya de boire plus de coutume le jour de pourrim. Bassou est un terme difficile à traduire, c'est d'être parfumé. Alors, c'est une expression idiomatique qui est là pour dire voilà faut être un peu, on dirait en français un peu pompette quoi, un peu voilà un peu léger jusqu'au moment où il n'arrive plus véritablement à distinguer dans les mots qu'il dit et qu'il confondent les phrases qu'il prononce. C'est un peu bizarre parce que nous savons que la Torah nous demande par exemple au jour de fête de célébrer les fêtes non pas juste par des prières mais des moments de convivialité autour d'une table. dans laquelle on va manger et on va boire. C'est quelque chose dont la Torah nous parle. Mais vous n'avez aucun texte dans la Torah qui dit et donc tu dois boire un bon bejolé, un bon bordeaux que sais-je et boire en quantité. On te dit voilà Yomtov c'est un jour de fête et la fête se célèbre et à la fois dans l'univers de la prière, dans l'univers de la réflexion, dans l'univers de l'étude et aussi dans un univers dans lequel tu n'oublies pas ton corps et les plaisirs liés à ceci et entre autres ceux de la consommation. Alors pourquoi pour on ne nous dit pas tout simplement ? Et bien pour fêter cette occasion, il faut faire un micheté, un festin et après tu te mets à l'eau plate, à l'eau gazeuse, au Bordeaux, à ce que tu veux. À la limite, on va te dire c'est bien d'avoir un peu de vin parce que voilà c'est pour ceux qui aiment ça, c'est sympathique. Mais c'est quoi ceichum ? Tu as l'obligation de de boire un petit peu plus. C'est en deux mots, on te demande de consommer de l'alcool et pas juste pour le plaisir de la consommation, mais que celui-ci t'amène dans un état second. Qu'est-ce qui se passe et qu'est-ce qui se joue ? Alors pour comprendre cela, on va aussi se rappeler d'un autre enseignement qui nous dit la chose suivante. Les maîtres nous disent dans le traité deouv dans le talmudin lorsque le vin pénètre yassode le secret va sortir. Il y a un lien direct entre l'ingestion de vin et le secret. Au passage, ce qui est intéressant, c'est de constater que la valeur numérique du mot 20 et du mot secret est identique. Alors, pour celles et ceux qui ne savent pas exactement comment ça fonctionne, juste un petit rappel. Vous savez qu'en hébreu, l'hébreu est d'abord une langue consonne antique. Il n'y a pas de voyelle et chacune des consonnes de l'alphabet hébraïque a une valeur numérique. La lettre alf, valeur numérique 1. La lettre bête 2 jusqu'à la lettre tête qui vaut 9. Après, on passe à you qui veut dire 10. Et puis après la lettre suivante, c'est la lettre CAF qui vaut 20. Et après qu'on a fini les dizaines, on arrive à une lettre, le couvre qui va être donc la lettre des centaines. Et donc il y a en effet, c'est pas de la numérologie du tout, il y a en effet la tradition de la gmatria. La gmatria, c'est tout simplement voir quelle est la valeur numérique d'un mot et les correspondances qui peuvent se faire avec d'autres mots. Et on parfois on arrive à des choses qui sont quand même assez étonnantes. Et ici en l'occurrence le terme yain qui veut dire 20 est composé de trois lettres. Deux fois la lettre you qui chacune ont une valeur numérique de 10 et une fois la lettre noun qui a valeur numérique de 50. 50 et 2 x 10 ça nous fait 70. Le mot sodre qui est la lettre samère qui est qui a comme valeur numérique 60. La lettre va et d'allette va 6 d'allette 4 6 et 4 10 60 ça fait 70. Donc on a ici une correspondance. On va pas rentrer dans la symbolique de ce représente le 70 le sujet. Ce qui est intéressant, c'est que les nous disent lorsque le vin rentre, il y a sod pour de manière impérative, on nous demande de nous mettre dans une situation dans laquelle le sode, le secret va sortir et ceci à travers la présence de l'alcool. Essayons de voir où est l'origine du vin dans la Torah. À quel moment parle-t-on de l'alcool dans la Bible ? Et bien, je vais prendre un rouach, pardonnez-moi, j'aurais dû le prendre tout à l'heure. Et le texte nous relate la chose suivante. Nous sommes à l'époque du maboule, c'est-à-dire du déluge. Le déluge vient d'emporter l'humanité. Noar Noé survit avec la fameuse arche. Le texte nous dit que tout de suite après sa descente de l'arche et bien Noar va faire la chose suivante. Il va nous dire il va faire cela. Alors on y arrive. Et noé donc devient et on va s'arrêter sur le terme utilisé ici qui est assez surprenant noir devient un homme de la terre vait à carem et il plante carem une vigne il boit de son vin vacar et il en devient sous va et Il rentre dans sa tente et se dédude et suite à cela et bien il va y avoir en effet son premier un de ses trois fils qui s'appelle Kham qui va rentrer et découvrir la nudité de son père. Ça c'est la traduction un peu pudique. Et dans ce que le Talbin nous dit, il va avoir une relation homosexuelle avec son père qui est dans un état de divesse. D'accord ? Va galbul. Il y a une suite dans l'histoire, on va pas rentrer dedans, mais c'est là où on voit émerger pour la première fois dans le texte de la Torah la présence donc de la vigne dans l'impact qu'elle va avoir au niveau d'un comportement. Alors, on va si vous le voulez analyser le texte et tout d'abord pour les distinguers hébraïs de la salle vaadama et noir est devenu un homme de la terre, c'est pas le bon terme, je l'ai traduit de cette manière mais normalement le texte aurait dire va et noir fut. Va vahel est un terme que l'on va traduire par défaut comme étant enoir à commencer mais c'est pas le terme adapté. Le terme de vachel vient de la racine rouline. Rouline veut dire profane. Et en effet, les maîtres du talmud vont s'arrêter sur cette curiosité grammaticale. L'utilisation d'un mot qui a priori aurait pu être remplacé par un mot qui donne le vrai sens. Et nous dire en effet noir s'est profané parce qu'il a commencé en premier lieu à planter une vigne alors qu'il aurait dû d'abord commencer à planter du blé. On a donc ici un texte qui nous relate ce qui se passe au niveau de cette plantation, mais nous dit voilà, sache que Noar est quelqu'un qui se profane. Pourquoi ? parce qu'il va planter en premier lieu une vigne. Or, pourtant, vous n'êtes pas sans savoir que dans la tradition juive, dans toutes les fêtes, au kidouche le vendredi soir et à toutes les fêtes, et bien on va justement sanctifier la fête sur un verre de vin. Il va y avoir en effet une importance qui va être donnée au vin. Et là, on a l'impression qu'il va être quelqu'un qui se profane parce qu'il va utiliser en premier lieu, il va en premier lieu commencer par planter une vigne et va faire du vin. Qu'est-ce qui se joue ici ? Qu'est-ce qui se passe ? Lagmara va plus loin. Les maîtres du Talmid nous disent qu'au moment où Noar va planter sa vigne, il a à ses côtés un certain nombre d'animaux. Il a entre autres un agneau, il a un lion et il y a un port. Et le texte nous dit en effet, au moment où Noah est en train de planter cette vigne, la présence de ces trois animaux va symboliser l'impact que pourrait avoir le fruit de la vigne sur l'individu qui peut le rendre soit hard et courageux comme le lion, soit complètement doux et sans réaction à l'image de l'agneau, soit malheureusement à l'image de celui qui se roule dans ses saletés, à l'image du port. Alors bien sûr quand les nous disent cela, ils amplifient encore la question alors qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Noir ? Pourquoi est-ce qu'il décide de faire cela ? Plus que cela, la nous dit "Mais attends, soyons logique. Rentrons dans la perspective globale du texte. Le texte de la Torah nous dit qu'au moment du déluge, la totalité du monde animal et des végétaux disparaissent. Noir, il débarque et puis il plante. Qu'est-ce qu'est-ce qu'il plante ? D'où il a ? Comment ça arrive ? Le texte nous dit non, il avait bien pris avec lui un sèp. Un sèppe devine qu'il avait bien gardé pour pouvoir surtout le planter. Il sort et il veut le planter. Et la gma nous dit voilà va il se profane qu'est-ce que Noir cherche ? Quelle est son erreur ? Et qu'est-ce qu'on font ? On peut apprendre ici au niveau de ce que va représenter l'alcool dans l'histoire de la Torah. La notion de profanation pour la Torah, ce que l'on appelle l'univers du rol, c'est-à-dire l'univers profane, c'est tout simplement l'univers dans lequel l'individu soit ne donne pas de sens à ce qu'il fait, soit n'est pas dans une gestion de priorité qui lui permet de construire. Et la Torah ici dit voilà le problème que Noir a c'est que lorsque il se retrouve à l'extérieur de l'arche il doit d'abord commencer à planter du blé avant de mettre en place ce que va produire la vigne c'est-à-dire du vin. Pourquoi est-ce que Noir il veut du vin ? Qu'est-ce qu'il cherche à travers cela ? Pourquoi est-ce qu'il en a besoin ? Derrière le vin se situe l'univers dans lequel nous ne sommes pas juste dans la dimension technique de ce que peut nous apporter la nourriture, mais aussi le plaisir qu'elle peut apporter à l'individu. No ici réinstalle le monde avec en premier lieu l'idée queil faut ne pas se focaliser en premier lieu sur ce qui est du domaine de la nécessité mais mettre en premier lieu ce qui est du domaine du plus. Ce vin qui n'est pas nécessaire mais qui somme toutes procure à l'individu quelque chose qui est du domaine du bien-être. Et Noir sait très bien en amenant ces trois animaux queil y a un enjeu ici qui est en train de se jouer. C'est-à-dire que ce qu'il est en train de faire peut amener des dangers. Il peut transformer l'individu et l'amener à avoir tel et tel et tel comportement. Néanmoins, il décide de le faire. La nous dit va Noah ici se profane parce qu'il n'a pas compris que cette dimension là ne pouvait s'inscrire que dans un monde dans lequel on allait d'abord assurer l'équilibre de l'homme en lui donnant ce dont il a besoin pour manger et dans un second temps avoir cette dimension supplémentaire. On va essayer d'aller un tout petit peu plus loin pour comprendre qu'est-ce que ça veut dire dans notre monde à nous. Yayin, c'est l'univers du sode. On a vu que le vin, c'est l'univers du sod, c'est-à-dire c'est l'univers du secret. C'est quoi l'univers du secret ? C'est ce que l'homme a besoin moment de dire, mais il n'a de raison de le dire et il n'a besoin de le dire que dans la mesure ou au moment où il le dit, il sait quoi en faire. Exprimer ce qui est à l'intérieur de nous. Alors qu'il n'y a personne qui est là pour accueillir ce que nous allons dire ou que nous ne sommes pas capables nous de nous entendre dire ce qui est à l'intérieur de nous-même et quelque chose qui peut être totalement néfaste. Nous avons tous, chacun d'entre nous un univers de secret. Nous avons tous à l'intérieur de nous des éléments que l'on ne peut ou que l'on ne veut dire mais qui un moment doivent être exprimés et doit être posé face à nous, soit face à nous, soit face à un tiers. La question qui se pose, c'est est-ce que je le dis au bon moment ? Parce que sortir ce que l'on a l'intérieur de soi à un moment inadéquat ou dans une situation qui ne l'est pas aussi peut au contraire avoir un effet complètement destructeur. Ce que l'on appelle le blé dans la Torah qu'il aurait dû planter en premier lieu symbolise au fond la première étape qui permet à l'homme de se sentir vivant, de se sentir exister, de lui donner les moyens d'être dans un état dans lequel et bien il a ce qu'il faut pour pouvoir se tenir debout. C'est l'idée du nutriment, mais pas juste du nutriment matériel, c'est aussi de ce nutriment spirituel qui permet à quelqu'un de se tenir debout. Une fois que tu as d'abord un géret ce blé, une fois queen effet tu t'appelles déjà un humain dans la pleine dimension du terme, alors maintenant peut arriver l'univers du sa peut arriver à l'univers du secret. Et pourquoi est-ce que le blé symbolise cela ? Parce que je vous rappelle qu'il y a plusieurs versions dans le Talmud sur ce quiétait l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et une des versions, c'est que le blé, c'était l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et le Talmud nous dit pourquoi ? parce qu'on ne commence à parler que lorsqu'on est arrivé à l'âge dans lequel on peut commencer à consommer du blé et tout ce qui fait partie donc de cette famille. Traduction, on commence véritablement à être quelqu'un qui a conscience de ce qui se passe à travers le mot qu'il dit à partir de l'âge du blé. Le blé donc symbolise ce moment dans lequel l'individu commence à s'installer dans sa dimension totalement humaine. Le moment dans lequel il est capable de dire les choses, de les formuler, de les verbaliser. Une fois qu'il a réussi à construire cela, alors il peut passer à l'étape supérieure, à l'étape suivante qui est l'univers dans lequel il peut dire ce qui est à l'intérieur de lui. sortir le sode, c'est-à-dire se confronter à l'alcool qui va là pour te permettre à un moment d'exprimer ce qui est à l'intérieur de toi-même n'est valable que si d'abord il y a eu quelque chose qui est du domaine de la construction. Et c'est ça au fond ce que la Torah est en train de nous apprendre. Noar se profane, c'est-à-dire Noir est en train de détruire quelque chose. Parce que si en effet l'idée du vin et de ce qu'il va générer est importante, c'est-à-dire de ce qui va me permettre de me donner cette liberté de pouvoir exprimer ce qu'il y a à l'intérieur de moi que je n'ose dire, ça ne peut se faire que sur une base construite. Si la base n'est pas suffisamment construite, se confronter à ses réalités intérieures alors que l'être n'est pas construit. peut être totalement déstructurant, peut être quelque chose qui peut être au contraire ce qui nous fait tomber, c'est l'arrêt de notre histoire. C'est quelque chose qui n'inscrit pas l'idée du devenir. Si j'allais un tout petit peu plus loin et je vais y aller, il est pas inintéressant de voir que le texte nous dit que suite à cela, Noir se retrouve dans un univers de relation qui ne peut pas produire. C'est-à-dire que Ham, il arrive et puis il a une relation. C'est-à-dire, il y a une relation qui se crée suite à ça. Il y a une relation qui existe mais une relation qui n'amène pas de devenir. Et donc au niveau de la symbolique, cette capacité d'utiliser à un moment quelque chose qui va me permettre de sortir ce qui est à l'intérieur de moi et bien peut n'amener aucun devenir si en amont il n'y a pas d'être construit. Ça c'est donc un premier axe qui nous permettra de comprendre comment la Torah voit-elle la présence de l'alcool. Alors, on va revenir maintenant, si vous le voulez à nouveau à notre point de départ, c'est-à-dire à la fête de Pourrim. Mais je crois que en tout cas c'est peut-être pas comme ça qu'on l'imaginerait. Il est intéressant de voir que le texte nous dit voilà le le début de l'histoire de l'humanité c'est cette erreur et cette erreur qui nous montre bien qu'à un moment il n'y a pas de devenir. Et l'absence de ce devenir c'est parce que l'utilisation de quelque chose qui a sa raison d'être qui est cette vine qui va te permettre d'exprimer ce qu'il est à l'intérieur de toi. Il y a un moment de ne pas sans arrêt être dans la maîtrise et dans le contrôle, mais ne pas avoir peur à un moment de sortir ce qui est du domaine de ton caché et quelque chose qui ne peut exister que si en amont il y a d'abord eu quelque chose qui est du domaine de la construction. Cette construction qui est symbolisée par le blé quand on voit qu'il est totalement lié à la capacité d'exprimer et de dire une parole. Maintenant, revenons donc à l'histoire de pour le texte nous dit donc l'individu a l'obligation à de boire de boire mais de boire jusqu'au moment où il ne sait plus quelle va être la différence entre telle et telle et telle phrase, il va confondre les choses. De nouveau, même question. Qu'est-ce qui fait que l'on va nous obliger à boire ? C'est qu'à un moment, il faut toucher à l'alcool. Alors bien sûr, on n'est pas obligé de se retrouver en train de se rouler par terre, mais on va dire voilà, c'est cette fonction un peu désinhibatrice de ce que va l'alcool de ce que l'alcool va générer. Et bien pour une raison très simple, c'est que boire c'est un risque. Se confronter à l'alcool, c'est se confronter à un monde dans lequel à un moment n'étant pas totalement dans la maîtrise de nous-même, on risque d'exprimer réellement ce qui fait partie de nous-même. Et la Torah te dit oui, en effet, il va falloir qu'une fois par an dans la dernière fête de l'année, puisque pour vous savez c'est la dernière fête de l'année juive parce que l'année juive ne commence pas Rashana, c'est une erreur. Rochahana, c'est le début de l'année juive au niveau civil mais pas de l'année religieuse. L'année religieuse juive commence la fête de Pessar de Pâqu qui a lieu dans un peu plus d'un mois maintenant. Le mois de Nissan est le premier mois de l'année juive religieuse. Et après on a Pessar Chavouot sous côte Rochanaak enfin Pessar Chavouot Rochanac qui sous côte et puis on a Hanouuka et dernière fête on se retrouve avec pour c'est une fête qui est un aboutissement. Il y a la fin d'une année religieuse, c'estàdire la fin d'une année dans laquelle tu as utilisé ces différents rendez-vous pour te construire. Puisque je vous rappelle que pessar, c'est la fête dans lequelle on repense le rapport à la liberté. Chavouot, c'est la fête dans lequel on repense la relation que l'on a la loi. Soucotte, c'est la fête l'on a l'univers de la confiance et de la foi. Qui pour qui pour et Rochana la fait dans lequel on repense la problématique du projet de l'individu et de la nécessité qu'il a d'être dans la gestion des différents moments de sa vie. Toutes ces fêtes là sont des moments dans lesquels on doit repenser notre rapport aux choses. Quand tu arrives à la fin de cette année et que tu arrives à pour qu'est-ce que ça construit à l'intérieur de toi ? Est-ce que tu peux boire ? Et la Torah te dit la te dit la loju te dit tu dois boire mon frère tu bois pourir tu as pas le choix. Alors bien sûr quelqu'un qui ne supporte pas l'alcool n'a aucune obligation de boire. Il boira juste un petit peu pour se rendre kit. Quelqu'un qui a peur de boire un peu plus que de coutume, et bien laadira que bois un petit peu et va dormir parce qu'au moment où tu dors tu es hors hors gestion et donc quelque part c'est un petit peu la même chose. Mais dans l'absolu, vas-y mon frère, bois et voyons ce qui se passe. Soit sois à l'écoute de ce que tu vas dire et que tu n'arriveras peut-être pas à retenir. L'alcool c'est au fond pour la Torah l'élément qui oblige l'individu à se poser la question de ce qu'il aurait l'air le jour où il n'est plus dans la maîtrise. ce qui va nous obliger à repenser si au fond ce que nous avons construit à l'intérieur de nous est suffisamment clair pour pouvoir se confronter à une situation dans laquelle ça risque de se révéler aux autres. C'est pas simple. C'est pas simple. C'est la raison pour laquelle on aime bien parfois boire dans des univers précis dans lesquels en effet ce que l'on va exprimer est parfaitement en phase avec ce que les que ce que les autres vont dire. Et donc à la limite ça ne choque personne parce que quand il y en a il y a un groupe qui joue bas de gamme et bien que quelqu'un d'autre joue bas de gamme en même temps c'est pas un problème puisque tout le monde joue dans la même cour. Mais si on est dans l'univers de la famille, dans l'univers de la convivialité dans l'univers de l'étude dans l'univers de la spiritualité et que l'on voit qu'est-ce qu'on va dire ? Quelles vont être les réflexions ? Quels vont être les mots ? Quelles vont être les déclarations ? Quelles vont être les aspirations ? Quand vous êtes dans l'univers de laiva et de l'étude, vous découvrez parfois des choses absolument incroyables. Des personnages qui vous semblent être des êtres un peu fallot, un peu éteints que l'on ne remarque pas mais qui justement pour quand vous vous débrouillez pour leur mettre une petite dose supplémentaire brusquement révèle des dimensions incroyables. Mais quand je dis incroyable, c'est incroyable. D'abord au niveau de la du savoir, des personnes dont on a pas dont on n pardonnez-moi pas l'impression qu'elles connaissent beaucoup sont en vérité des encyclopédies vivantes mais qui ne cherchent pas à le faire apparaître aux autres et puis en même temps des personnalités qui révèlent ce qu'elles sont au niveau de leurs aspirations spirituelles et puis parfois on peut être déçu. Alors c'est vrai que c'est la raison pour laquelle on a peut-être pas le droit de faire boire l'autre mais nous on a l'obligation de boire. Je voudrais aller un tout petit peu plus loin et réfléchir maintenant sur le problème de l'alcool que l'on retrouve aujourd'hui et qui est quelque chose qui est un lieu entre autres d'addiction. Alors, on fera sans doute un jour un cours sur les problématiques des addictions, mais je vais m'arrêter un tout petit peu sur l'alcool, non pas les dangers de l'alcool, n'est-ce pas ? On n'est pas là pour ça, mais il y en a d'autres qui le font bien mieux. Mais comment la Torah voit-elle la relation justement à l'alcool ? Et bien, on reprend ce qu'on a vu tout à l'heure. La Torah nous dit qu'il y a des moments et des cadres. Il y a des moments et des cadres. Et cet univers des mamans et des cadres, c'est ce que le roi Salomon va nous dire. La colman va être chaque chose a un temps et un moment particulier dans l'univers dans lequel nous sommes. C'est-à-dire que la question qu'on doit se poser, c'est de savoir pourquoi au fond j'ai le désir de consommer quelque chose qui quelque part à un moment modifier mon état de conscience. Qu'est-ce que je cherche ? Pourquoi j'ai besoin à l'instant de m'y confronter ? Pourquoi j'en ai besoin ? Et ne saurait-ce que se poser cette question est intéressant parce que le jour de pourri, on me dit vas-y bois. Le jour de Yomtov, on te dit profite en effet du plaisir que peut te donner un moment la boisson. Non pas dans une dimension de soulerie d'aucune manière mais ça peut être pour ceux qui apprécient en tout cas une forme de plaisir. Il y a pas de problème. Le jour du shabbat idem, il y a une dimension de plaisir à ce moment-là mais là tu es en semaine. Là tu n'es pas jour de fête. Qu'est-ce que tu cherches ? Qu'est-ce que tu as besoin ? Pourquoi tu en ressens cette nécessité ? Il est intéressant de voir que réfléchir à ça peut nous amener à réaliser que et bien on a envie à travers une sensation d'oublier l'absence d'eux et que cette sensation là et bien quelque chose qui nous nourrit parce qu'il y a quelque chose par ailleurs qui ne nous nourrit pas. Alors, c'est pas systématique, mais si on observe la plupart du temps, on est beaucoup plus dans un univers dans lequel on cherche à compenser. On cherche à compenser. L'alcool va être quelque chose qui va nous permettre de compenser, va nous permettre d'avoir une certaine stature, une certaine attitude, va créer chez nous choses, on va pas les décrire, mais qui à un moment font que l'on est dans une forme de bien-être. Donc, nous avons besoin de quelque chose d'extérieur pour générer ce bien-être. Quelque part, c'est l'expression d'un manque. Et la Torah me dit, "Pose-toi la question de savoir pourquoi au fond tu en ressens ce besoin." La Torah te dit, il y a des moments dans lesquels tu dois. Ça veut dire si tu dois, tu dois aller à la rencontre de quelque chose qui est là pour te donner du plaisir parce qu'on est dans un moment dans lequel le plaisir a sa raison d'être. Le jour du shabbat, le jour du mais lorsque tu es en dehors de ces cadres là, qu'est-ce que tu y cherches véritablement ? Qu'est-ce que ça t'apporte ? Le problème des addictions, c'est que et particulièrement dans l'univers de l'alcool, c'est qu'au bout d'un moment, en dehors de la chimie qui se situe dans au niveau du corps, on ne peut pas imaginer que l'on va pouvoir vivre cet état autrement qu'à travers cette chose à laquelle on a été habitué. Au fond, c'est la fermeture du monde des possibles. C'est le fait de se retrouver dans un monde dans lequel on peut pas imaginer pouvoir être dans un ressenti ou d' état en dehors des modèles auquels nous avons été habitués. et on les auto-entretient et quelque part on rentre dans l'univers de la peur, l'univers dans lequel on n'est pas prêt à explorer ce qui pourrait être à l'origine d'une forme de bien-être mais qui passe à travers d'autres choses. Et c'est au fond ça le drame. En dehors des problèmes du foie qui va mal, en dehors du problème de celui dont la laine en peste, en dehors du fait qu'en effet il est pas clair, c'est surtout la fermeture du monde des possibles parce que tout simplement on s'habitue à ne vivre quelque chose qu'à travers un seul vecteur. Et ce vecteur au bout d'un moment nous semble être le vecteur unique qui va nous permettre de pouvoir ressentir telle et telle sensation ou alors apaiser tel peur ou telle angoisse ou ce que vous voulez. Et on reste à l'intérieur et on s'enferme. Revenons maintenant. Revenons maintenant à de nouveau cette fête dans laquelle on va nous dire il va falloir que tu boives. Explorons encore un point qui va rentrer en en phase avec justement ce qui est censé procurer l'alcool le jour de pour c'est-à-dire que le sode que l'univers du secret n'est pas peur de s'exprimer. Vous savez qu'à Pourim, il existe une tradition qui n'est pas une obligation, mais c'est une tradition qui est d'ailleurs fort suivie de se déguiser. Alors, tout le monde peut se déguiser. Ce n'est pas juste l'apanage des enfants. L'adulte aussi a le droit de se déguiser. Et bien sûr, cette traditionlà, elle prend sa racine dans quelque chose qui n'est pas juste un besoin de s'amuser, de mettre de l'ambiance. Les maîtres du Talmud nous disent que Minag Israël, les coutumes qui se sont installées dans le peuple juif pour la plupart prennent une racine dans quelque chose d'extrêmement profond. Il y a des coutumes bêtes, sachez-le. Il y a ce qu'on appelle minhastut, c'est-à-dire des coutumes qui sont ridicules, des superstitions nullissimes et celles-là, en effet, ell n'ont pas lieu d'être. Mais il y a des coutumes qui ont été reprises par la totalité du peuple juif et qui en effet sont sous tendent certain nombre de notions. Ce ne sont pas des alarot, ce ne sont pas des lois mais des coutumes. Et ces coutumes-là, si elles font partie de notre histoire, essayons de comprendre ce qui se joue. Cette costume cette coutume entre, pardonnez-moi entre autres, c'est celle de se déguiser. C'est quoi l'univers du déguisement ? Qu'est-ce qu'il veut dire ? Ce déguisement au fond nous renvoie à deux choses. La première chose, c'est du domaine de l'évidence, c'est le fait que on est parfaitement conscient qu'il y a l'être et le paraître. Me dire c'est du domaine de l'évidence et en le disant, je vous apprends rien. Le jour de pour on est en pleine phase avec l'univers de l'alcool. L'univers de l'alcool, c'est l'univers du sod. Ce qui va te permettre à un moment de ne pas avoir peur de d'exprimer ce qu'il y a à l'intérieur de toi. Et pour pouvoir bien nous rappeler que c'est ça au fond que l'on cherche, on va se mettre dans un système de déguisement dans lequel on montre que nous sommes parfaitement conscients que en ce que l'on représente et ce que l'on est véritablement, il y a parfois deux univers. C'est au fond tout l'enjeu de ce qui va se passer le jour de pour retrouver l'univers de l'intériorité. retrouver l'univers dans lequel nous exposons à la réalité de ce que nous sommes et sommes capables de faire abstraction de l'image que l'on projette de nous dans les mondes dans lesquels on se retrouve et savoir que l'on peut parfaitement changer de personnage et c'est d'une facilité déconcertante. Ça c'est déjà toujours dans le même état d'esprit. Cette dimension là, elle doit être présente à cette période. Plus que cela, lorsque vous êtes dans l'univers du masque, et bien vous pouvez faire des choses merveilleuses et ne pas être identifié à travers ell. C'est au fond l'univers du vrai. On va essayer de comprendre. Au moment où l'on boit, parce que l'on n'est plus dans la maîtrise, on est dans le vrai. On exprime réellement ce que l'on est. On dit des mots, mais ces mots, ils émergent d'une intériorité sur laquelle on n'est plus capable à un moment de dire stop, ça ne se fait pas. Si je le dis, c'est que ça fait partie de moi-même. Alors, c'est quoi l'univers du masque ? Regardez, si demain vous faites quelque chose d'absolument merveilleux, vous faites quelque chose de génial et d'extraordinaire, mais qu'au moment où vous le faites, vous avez un masque, vous n'êtes pas identifié, alors la partie sans doute la plus importante de ce que l'on a fait n'est plus présente. C'est-à-dire on ne pourra pas exister à travers ce que l'on a fait parce que les autres ne nous ont pas identifié. Et c'est là où véritablement on montre que ce qui est important pour nous, c'est que les choses existent et non pas qu'elle soit le véhicule qui nous permettra à nous de nous faire exister. Le jour de pour ça aussi qui va nous intéresser et on rentre de nouveau en phase avec ce que l'alcool ce jour-là est censé nous apporter. C'est-à-dire que en deux mots, ce qui est important, c'est non pas l'image que tu proposes, mais c'est ce que tu es. C'est ça au fond qui qui est intéressant. Ce que tu proposes de toi-même, c'est pas l'enjeu. Donc au fond, ce qui est important, c'est quoi ? C'est que tu saches ce que tu es toi-même. Et ça, c'est amplement suffisant. C'est ça qui forme ta véritable stature. C'est ça qui est ta véritable identité. Donc déjà en mettant ce masque, tu te révèles cette possibilité que l'on a tous d'être dans l'univers de l'être et du paraître que va un moment ouvrir cet alcool que tu vas ingérer et en même temps tu montres que ce qui au fond et l'élément essentiel, ce n'est pas avant tout l'image que tu vas proposer de toi-même. D'ailleurs, on voit cela de manière très intéressante dans la Meila, dans le texte que l'on va lire, à un moment, on nous rapporte un événement qui est le suivant. Vous savez que Mordoï qui est l'oncle de Esther à un moment découvert un complot qui visait à tuer le roi de l'époque donc le roi Ajveroch à Suérus. Il va chez sa niè Esther et lui dit transmets au roi qu'il y ait une tentative de complot. et Esther va chez le roi. Le texte nous ditemord et Esther vient et raconte au roi l'événement Bem Mord au nom de Mordoï. Et tout de suite sur ce texte là, les ma du Talmud dans le traité de Megilasaret disent et Esther a dit les choses au nom de Mord traduction et bien la notion de gooua la notion de libération de délivrance n'existe que pour celui qui est capable de dire behomro les choses au nom de celui qui l'a entendu, au nom de celui qui les a dites. C'est-à-dire que la Torah considère que si on veut amener la délivrance, on ne peut pas être dans l'univers du plagiaat, dans l'univers dans lequel on s'approprie la parole de l'autre. Il faut être capable à un moment de savoir dire de qui viennent les mots que tu prononces. Pourquoi ? Parce que si tu les dis au nom de celui au nom duquel ils viennent, et bien tu montres bien que tu ne veux pas te faire exister à travers ce que tu dis. Donc au fond, tu existes réellement. Et ça c'est ce qui est au fond, ce qui va être présent à l'époque dans lequel arrivera la délivrance. Dieu peut intervenir dans l'histoire du peuple d'Israël que dans la mesure où le peuple juif est capable de comprendre que son enjeu ce n'est pas d'être dans une proposition de lui-même et d'utiliser donc ce que l'autre a dit pour pouvoir se faire exister. Mais au moment où il va être véritablement lui-même. C'est là on peut le délivrer. La délivrance ne peut pas exister dans un monde dans lequel l'individu est encore un petit peu factice dans lequel il se préoccupe avant tout de ce qu'il va proposer de lui-même et utiliser tous les subterfuges pour pouvoir avoir et construire une image qui n'est pas au fond la sienne. La guouola n'existe seulement dans l'univers dans lequel on est capable de dire les choses Bomro au nom de celui qui l'a dit. Et c'est exactement ce que l'on retrouve ici dans l'univers du déguisement et donc derrière cela dans cette problématique de l'alcool. Dire les choses au nom de celui qui l'a dit, c'est au fond ne plus se préoccuper de l'image que l'on a. Ne pas utiliser des éléments extérieurs à nous-même pour nous faire exister. Pourquoi ? Parce que l'on existe déjà. Parce que l'on existe. Parce qu'on a déjà une identité. Cette identité, on la connaît. On sait où elle se trouve. On sait ce qui se passe à l'intérieur de nous-même. Donc on n pas besoin de créer quelque chose de nous à travers des éléments qui sont à l'extérieur de nous puisque cette identité elle est là. Je n'ai plus besoin à ce moment-là d'avoir peur de boire parce que cette boisson ne créera pas de rupture entre ce que je propose et ce que je suis parce que justement je n'ai pas décidé d'exister à travers des choses qui ne sont pas moi-mêmes. Celui qui a décidé d'exister à travers des choses qui ne sont pas lui-mêmes, au moment où il va boire, se confronte à ce regard qui va lui dire "Mais enfin, entre ce que tu proposes de toi et ce que tu dis et ce que tu exprimes maintenant, il y a deux mondes." Celui qui ne dit pas les choses au nom de ceux de qui il les a entendu, il a envie de créer de lui une image qui ne correspond pas à ce qu'il est. il veut s'approprier une génialité qui n'est pas la sienne. Et donc à un moment lorsqu'il exprime réellement ce qui est au plus profond lui-même, on voit une forme de rupture. Il y a un problème. Et donc c'est la raison pour laquelle le texte nous dit que l'histoire de pour aussi tourner autour de cette capacité de ne pas vouloir exister à travers quelque chose qui n'est pas totalement nous pour ne pas avoir peur justement de boire et de révéler ce qui est vrai profondément à l'intérieur de nous parce que ce qui se révélera ne sera pas en rupture avec ce que l'on a proposé même au niveau des paroles. Il y a forceurie au niveau de nos actes. Voilà donc ici quelques axes de réflexion sur comment est-ce qu'on peut aborder. Alors bien sûr, on a encore quelques temps. Alors c'est bon, je vais pouvoir continuer un petit peu parce qu'il y a d'autres choses à dire. Bien sûr on n pas exploré encore ce que fait maintenant justement l'univers du vin toutes les fêtes. Pourquoi est-ce que le vin est là ? Il y a quoi il sert ? Pourquoi est-ce qu'il faut qu'il y ait encore de l'alcool au fait ? Donc on a compris un petit peu ce qui se jouait. dans le concept, on a vu un petit peu ce qui se passait avec la fameuse histoire de Noar. On a vu la problématique justement des gestions de priorité, c'est-à-dire de quelqu'un qui commence à s'ouvrir à son monde intérieur alors qu'il ne s'est pas encore suffisamment construit. Et donc, c'est l'empêchement du devenir hein, cette fameuse relation qui se passe entre Noir et son fils. C'està-dire il y a pas de futur possible pour quelqu'un qui a envie de s'ouvrir à son monde intérieur avant de s'être totalement construit, avant d'avoir mis les bases de son identité. D'accord ? On voit que dans les fêtes, on va néanmoins nous demander de faire au moins le kidouche, la sanctification du jour sur du vin. Pourquoi ? Et là préconise de vin. Bien sûr, si tu supportes pas, on tolère le jus de raisin, il y a pas de problème et vas-y. Mais pourquoi ? Alors, regardez, les fêtes sont des moments de joie. sont des moments de joie. Et comment ça se passe ? Et bien on commence d'abord dans le texte du fameux kidouche qui introdit le début de la fête. On fait d'abord la bénédiction sur Boreper Gfen sur le fruit de la vigile. Alors c'est très curieux parce que vous savez que dans je vous faire un petit peu de ha de loi d'accord on va rentrer un peu dans on va faire un peu de religion là dans la normalement dans la loi on considère qu'il ne doit pas y avoir de rupture entre le moment où tu as fait une bénédiction sur une consommation et sur la consommation c'est-à-dire que tu veux consommer un bonbon. Avant de consommer ce bonbon, tu dois faire la braha de chacol, c'est-à-dire béni soit celui niidvaro qui a fait tout exister de par sa volonté et de sa parole. Donc le créateur de l'univers, tu finis de faire sa bénédiction, tu le manges ton bonbon, tu ne t'interromps pas. Il n'y a pas de rupture entre le moment de la bénédiction et le moment de la consommation. Or, vous constaterez que dans le kidouche du vendredi soir et du shabbat et du vendredi soir et des fêtes, donc le kidouche que l'on dit le soir donc qui est le point de départ de la fête. On commence à d'abord à dire soit le créateur de l'univers Borf qui a créé le fruit de la vigne, on fait la bénédiction sur le vin et après on devrait boire. Donc commence d'abord par dire les bénédictions sur la fête. Tu parles de pâqu de souscotte et cetera. Voilà, tu tu parles de la fête. Béni sois-tu éternel, le fruit de vin et tu bois. On fait le contraire. On commence d'abord par faire la bénédiction sur le vin et on ne boit pas et on raconte tout le reste. On raconte après on a des toute la bénédiction sur la fête. Pourquoi tu pourquoi tu fais ça dans ce désordre ? C'est pas normal. On a ici entre autres l'idée suivante, c'est que le vin que tu vas boire ne doit pas être à l'origine du bien-être que tu vas ressentir. La joie que tu ressens, c'est d'abord la conscience que tu vis un moment extraordinaire. Et donc pour pouvoir bien poser cela, on nous dit voilà, tu fais la bénédiction sur le vin au début, mais ce n'est pas le vin qui doit être générateur de ce bien-être. Ce qui va être générateur de bien-être, c'est les mots que tu vas dire. Tuattends, tu le vois pas encore. Et tu prends conscience, c'est le jour du shabbat, l'univers a été créé, la sortie d'Égypte, les fêtes pess chavot. Et cette joie dont tu vas prendre conscience maintenant, tu vas tout simplement utiliser ce verre de vin pour être ce que j'appellerai une forme d'amplificateur de sentiments, c'est-à-dire ce sentiment de joie que tu es en train de vivre à travers les mots que tu es en train de dire. à travers le fait que tu réalises que au fond et bien Dieu t'a permis de vivre la fête de pessard, de chavot et de soucot et tout ce que ça veut dire. À ce moment-là, une fois que tu as cette joie et bien tu vas boire ton verre de vin. Il va être un élément amplificateur. C'est la même chose que l'on fait au mariage. Regardez au mariage les sep bénédictions. Les sep bénédictions commencent d'abord par faire la bénédiction sur le verre de vin. Vous allez assist à des mariages juifs une fois. Non, ça vous arrivez vous avez essayé de suivre ce qui se passait, pas juste regarder la blancheur de la robe et la kipette un stand du khatan, le sourire radieux des beaux-parents. Enfin, ça y est, on a réglé le dossier. Non. Bon, donc vous avez essayé de comprendre ce qui se passe hein, voire même éventuellement chercher à connaître la traduction de ce qui était dit. Si déjà hein, autant autant se cultiver un peu. Alors si vous arrêtez un instant, vous allez constater qu'on fait d'abord la bénédiction sur le vin et après toutes les autres bénédictions. Mais mon frère fait le contraire. Commence d'abord, fais béni et cetera et puis après en dernier fais la bénédiction sur le vin. Alors pourquoi on l'a fait en premier ? Idem c'est le même principe. Tu commences d'abord par faire la bra sur le vin. Le vin c'est le symbole de ce qui va donner une amplification. Mais c'est pas ce qui est à l'origine et réalise à travers toutes les bénédictions qui sont prononcées maintenant ce que veut dire le couple, ce que veut dire l'autre, ce que veut dire véritablement un lieu dans lequel on va faire résider la présence divine. C'est merveilleux, c'est génial, c'est extraordinaire et maintenant tu peux boire. Et c'est au passage une indication fondamentale pour la vie. C'est-à-dire que les éléments qui sont générateurs de bien-être n'ont de sens que dans la mesure où il où ils amplifient un bien-être que l'on a construit à l'intérieur de soi, ils sont là pour développer et non pas être à l'origine. Vous savez, c'est un petit peu la même problématique qu'on a un jour évoqué dans le monde entre tout ce que l'on appelle l'univers de l'art. C'est une idée absolument géniale que j'ai entendu il y a quelques années du Ravie Shouroun et qui dit la chose suivante que la notion de l'esthétique de la beauté, c'est-à-dire de ce qui est trait à un sentiment n'est là que pour donner au vrai une dimension plus spacieuse, plus ample. Tu as quelque chose qui est du domaine du vrai, tu as quelque chose qui est du domaine de l'authentique qui est là et tu vas le surdimensionner, tu vas le développer à travers quelque chose qui est le domaine de l'émotion, c'est-à-dire la dimension artistique. Et ici, en l'occurrence cette joie, tu vas l'amplifier. à travers cette expérience de boire ce verre de vin qui en effet va te donner du plaisir, va te donner de la joie, va te permettre si tu sais justement faire les choses comme il se doit et bien t'apporter. Et je veux conclure sur ce que le Talmud va nous dire à propos d'un autre verset. Tous les jours, on dit dans le schéma, la chose suivante, dans le second paragraphe du schéma, on nous parle de ce qui se passe sur la terre d'Israël. quand le peuple juif sera à l'écoute de la parole divine et là-bas on nous dit et on nous dit tu auras donc toutes sortes de récoltes et puis tu ramèneras tes récoltes que ça soit des récoltes de blé ou alors aussi celle de la vigne. Très bien. Donc tu auras en deux mots des récoltes de blé. Tu auras du vin, tu auras de la vigne, tu auras de des de l'huile de l'olive. Super. On nous fait un petit un petit descriptif. El Talmud de manière très curieuse s'arrête sur le terme qui désigne donc cette récolte, c'est-à-dire les vendes et nous dit tiroirra et fait remarquer une chose suivante, c'est que le terme de tiro là-bas est écrit de manière défective. traduction. On a vu que l'hébreu est une langue consonantique et que en effet la voyelle qui se prononce ha soit peut être un va soit peut être l'absence de ce va. Ça un certain nombre de règles grammaticales. Ici en l'occurrence le terme tiro devrait s'écrire normalement tave, you rche va pour prononcer le oine. Or, ce n'est pas comme ça que c'est marqué. Il y a marqué ici tav y china. Et nous nous savons par la tradition que même si ce va n'est pas là, on doit quand même lire tiroche. Mais néanmoins, le fait qu'il ne soit pas là nous permet d'avoir une autre lecture qui n'est pas de dire tiroche mais tirache dire super. Et alors ? et la gma nous dit la chose suivante : zara na c'est roch lo zara na c'est rach on va jouer sur la double lecture que l'on peut faire de ce mot et il nous dit si l'homme l'individu en a le mérite lorsqu'il consommera du fruit de la vigne soit na ses roches il est celui qui devient roche à la tête de toutes les choses l'aha s'il n'en a pas le mérite nasche il est à l'image du pauvre qui au fond est dans une relation de dépens tendance et Rashi nous dit de quoi il s'agit Z s'il en a le mérite ça veut dire quoi s'il en a le mérite et Rashi nous dit juste trois mots licht le fimida de boire de manière équilibrée le fimida suivant la quantité mais le terme de mida aussi désigne l'univers des qualités des défauts lichtot en buvant le fit suivant le fait qu'il sache parfaitement que derrière sa boisson il peut révéler ses midotes C'est quatré de caractère et que donc ce n'est peut-être pas aujourd'hui le moment de boire parce que s'il boit aujourd'hui et bien il y a des choses peut-être qui vont émerger de lui qui ne seront pas très belle. Et la Torah nous dit voilà oui en effet cette dimension de l'alcool cette dimension donc du vin puisque ça tombe surtout autour du vin et bien a une raison d'être zaha si l'individu sait en effet l'utiliser à boncient et voit en effet à l'intérieur de cela il y a à la fois ce qui va être un amplificateur de joie et quelque chose qui n'a pas peur de boire parce que il lui permettra de s'ouvrir à l'univers de son intime et de ne pas avoir peur de l'exposer aux autres parce qu'il est déjà construit. Alors ses roches, il devient roche une tête, c'est-à-dire il révèle qu'au fond, il a organisé sa vie autour de la tête et la tête c'est celle qui est dans la maîtrise. Loaha s'il n'en a pas le mérite, c'est-à-dire s'il n'a pas su faire ce travail, Nasser il est à l'image du pauvre. Et c'est quoi le pauvre au niveau de son de son symbole ? C'est celui qui au fond dépend de quelque chose qui est à l'extérieur de lui. Il n'est pas au fond dans la maîtrise totale de son histoire. Ce sont d'autres qui dirigent son histoire. Et donc vous voyez que derrière cela, il y a des dimensions beaucoup plus amples qui se cache et donc ça nous permettra peut-être de regarder différemment la div bouteille et le jour de pourrim de savoir peut-être avoir une gestion différente de notre rapport à l'alcool. Si vous le voulez, on passe maintenant à vos questions. Oui. À droite, à gauche pour la toupie. Non, la toupie c'est Hanoua. Ah là, vous parlez de la créelle. La créelle, la créelle, c'est tout simplement pour faire du bruit dans la synagogue au moment où on prononce le nom de Haman. Et c'est intéressant parce que vous avez évoqué la toupie. Alors, je vais vous faire juste une petite ouverture. Les maîtres de laassidoute s'intéressent aussi à ces choses qui peuvent nous sembler être banales qui sont la toupie de Hanouuka et la créelle de de de pourrim. et nous disent qu'en vérité ces deux éléments, ces deux instruments nous montrent bien où se situe la différence entre les deux fêtes. Pourquoi ? Une créelle c'est quoi ? Vous tenez un bâton ici et vous tournez la toupie, vous prenez le haut et puis vous faites tourner ce qui est en bas. Dans un cas, c'est à partir du bas que les choses s'organisent. Dans l'autre cas, ça provient du haut. Et en effet, c'est la différence qu'il existe entre les deux fêtes. Dans la fête de Pour, il y a ce que l'on appelle itraut diltata. C'est le réveil à nouveau du peuple juif. lorsqu'elle est confronté à la souffrance et au danger qui va générer un mouvement dans les dimensions divines. Alors que Hanouuka et bien c'est au contraire les éveils spirituels qui vont permettre au peuple juif de gagner sa guerre et de pouvoir en effet se délivrer de l'oppresseur. Ça c'est juste pour le plaisir puisque vous vouz parler des deux que je vous dis pour montrer que parfois des des choses qui nous semblent être un peu banales voire trivial véhicule quand même des notions qui se sont un peu plus importantes que ce qu'on a juste l'impression de voir. Oui. Double question allez-y. De toute façon, quand on abu on voit double donc allez-y. Quand on abu généralement on voit double donc vous pouvez y aller. Allez-y. Je vous demander en fait l'alcool serait-il le moyen contrôlé de connaître le défoulement ou l'évasion et la libération ? Est-ce que j'ai à vous entendre, je me suis posé la question, c'est la libération, l'évasion ou le défoulement ? La libération de quoi ? La libération, l'évasion ou le défoulement ? D'accord. La première question et la deuxième parce qu'on parlait de Corine tout un chacun par vous avez toujours dit que c'est important c'est le moment et le cas on sait très bien que cette fête n'est pas une faite à proprement parlé religieuse. une tradition rabinique, elle a été faite par les prêtres. Ce n'est pas inscrit dans la Torah, la médila d'Esther. Quand on parle du moment et du cadre, on sait très bien qu'on a jamais réussi à situer dans l'histoire à quelle date ? Et la ville, on a jamais aucune trace. En fait, est une création extraordinairement complexe et métaphorique qui a un certain sens, la volonté. Et donc je me dis puisque c'est peut-être pour ça c'est la dernière fête, elle n'aurait pas de caractère religieux et c'est peut-être pour ça alors qu'on on autorise les juifs à se défouler. Alors très bien. Donc on va d'abord commencer à la première répondre à la première question. Alors vous avez fait libération des flu évasion. Vous pouvez l'appeler comme vous voulez. Ce qui est important c'est de savoir ce que vous êtes au moment où vous le vivez. C'est ça qui est plus important. Après on on utilisera les termes que l'on veut. Par contre, sur la seconde question, je me permets de pas être totalement d'accord avec vous. Je ne sais pas quelles sont vos sources. En tout cas, on n' pas les mêmes sans doute à la même époque l'an dernier par un par un Alors, j'aimerais connaître ces sources euh parce que en effet la fête de pour est extrêmement définie dans un cadre connu et on sait parfaitement quand ça se situe. C'est la gmara, pardonnez-moi, on doit pas avoir le même talmu, lui et moi, parce que la gmara dans le traité de Megila nous donne exactement la date et on va aller même plus loin. L'Agmar fait exactement le calcul de l'année dans lequel ça se passe. On est peu avant le retour du peuple d'Israël sur sa terre au bout des 70 ans d'exil. Et voyons un petit peu ce que le texte nous dit. Qu'est-ce qui fait que le roiver met son système à ce moment de l'histoire pour une raison très simple, Arasj Verosch sait que l'exil du peuple juif ne doit durer que 70 ans et qu'au bout de 70 ans, il est censé repartir sur sa terre. Orjos dans ses calculs pense qu'on est arrivé déjà aux 70 ans qu'il ne se passait strictement rien et comme le texte de la Mila nous ditimonim, il va faire ce grand festin qui est là pour signifier que ça y est le peuple juif n'a plus d'avenir politique, qu'il ne reviendra plus sur sa terre et qu'il ne deviendra à terme qu'un fossile dont on conservo certains vestiges. Et donc le texte nous dit, il commence à faire ce festin kelimelim shonim et il prend toutes sortes d'ustensile. Et la gmara nous dit de quel ustensile s'agit-il ? Des ustensiles qui étaient utilisés au temple de Jérusalem qui avaient été ramenés de la conquête et qui était pour l'instant gardé précieusement dans les trésors parce que saiton jamais. Mais là maintenant, ça y est, on considère que l'histoire n'existera plus et donc on les utilise à tel point que Verosch lui-même arrive, dit le texte avec les les instruments, les ustensiles, enfin avec les habits du grand prêtre. Et Lagmara nous montre qu'en effet, il s'est trompé de 2 ans dans son calcul et Lagmara fait exactement le détail de pourquoi son erreur et comment fonctionnait ce calcul des 70 ans. Et tout de suite après cela, nous savons qu'il y a le retour du peuple d'Israël sur sa terre et que c'est le début de la construction du second temple. Donc là-dessus, en tout cas la gmaraila est là, je peux vous donner les références. Donc il y a pas de problème. Oui. Non mais vous pouvez enregistrer mais je sais pas si cette personne c'est j'ai appris dans de mes maîtres que c'est pas parce que quelqu'un le dit que c'est nécessairement vrai. Donc si vous voulez je vous donnerai toutes les références et donc on sait parfaitement qu'est-ce qui s'est passé. On n'est pas du tout ici dans une histoire métaphorique d'aucune manière. Lagmara nous dit que justement Esther saufim que dit la chose suivante marqué comme ça dans les psaumes un très très beau psaume sur la biche de l'aube très belle image. Lama mon dieu mon dieu pourquoi m'as-tu abandonné ? Qui prononce cette phrase dit la gmara. C'est la phrase que va prononcer la reine Esther lorsqu'elle se retrouve devant le roi Rajveroch et que brusquellement elle perd à ce moment-là toute inspiration divine. Et la Gma nous dit pourquoi est-ce qu'on nous parle de la biche de l'aube ? pour dire de la même manière que la biche à l'aube est en train d'arriver pour pouvoir commencer à boire et que elle arrive et c'est juste un mouvement qui passe de la même manière et bien Esther c'est ça y est la dernière histoire donc l'on va pouvoir mettre dans le canon biblique parce que après cela on ne mettra plus en effet les événements historiques qui créent les fêtes entre autres la fête de Hanouuka qui est postérieure à cela et qui ne sera pas mise parce que Esther c'est sopanissim c'est la fin de l'histoire des miracles tel qui voit dans le canon biblique. Donc là-dessus, pardonnez-moi de ne pas du tout partagé. Vous me donnerez les références, il y a aucun problème. Vous me donnerez même son numéro de téléphone. J'ai aucun problème à discuter avec jeutre question. Peut dire que cette histoire avec Noir, c'est peut-être une deuxème un deuxième péché par rapport au premier péché qui a eu lieu euh quand le fruit de l'art a été consommé. Alors, c'est pas comme ça du tout que la Torah le présente. La Torah ne présente pas du tout ça comme étant une forme de transgression. Parce que la transgression, c'est s'il y a eu ordre. Dans le cas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il y a une parole divine qui dit à Adam, tu ne peux consommer. Donc il y a ici transgression parce que pour qu'il y ait transgression, il faut qu'il y ait d'abord ordre. Or là, il y a pas eu de transgression puisqu'il n'a pas eu d'ordre. Il rien n'a été dit. Et c'est pour ça qu'on nous dit que on ne parle pas d'un noir qui transgresse ou qui faute. On dit vachel, quelqu'un qui rentre dans l'univers du profane. Il profane, c'est-à-dire il éteint à l'intérieur de lui une certaine dimension à travers le fait qu' comme on l'a vu, il a une mauvaise gestion des priorités à ce moment-là. C'est l'homosexualité grâce à l'alcool. C'est grave. Oui, complètement. Oui, complètement. C'est évident. Donc l'alcool requière un super contrôle. Mais c'est pour cela, c'est ce que je vous ai dit très rapidement que Noir, il associe quand même trois animaux à ça. Tu lui dis au faut un moment sache que j'ai envie de dire que c'est ce qu'on appelle un principe de responsabilité. Sache que là-dedans voilà tout ce qui se balade. Ça peut te donner en effet te faire de toi un être amorphe. C'est-à-dire quelqu'un qui se contente de suivre. Le symbole du mouton se contente de suivre. Il ne il ne crée plus rien. Il est là. On va tous à droite, il va à droite. On va tous à gauche, il va à gauche. C'estàdire c'est il devient suiveur, il ne produit plus ou au contraire il a cette force du dépassement de celui qui au contraire parce que voilà ça cet élément dans lequel on n pas peur. Donc aussi l'univers de l'intériorité, on n pas peur de s'ouvrir, on n pas peur d'exprimer ou alors au contraire l'univers du port, c'est-à-dire de celui qui ne se pose absolument pas le problème de savoir ce qu'il est en train de faire et de son mode de fonctionnement et qui et qui se sent bien à l'intérieur de son truc. dire tout va bien quoi, ça ne lui pose aucun problème. L'enjeu il est posé et c'est là où on a vous on va lier ça à ce qu'on vient de voir sur la fin du cours. Zachane en a le mérite et au passage le terme de mérite celui qui arrive à boire suivant la bonne mesure le terme de mérite vient de la racine zar. Zar c'est le raffinement. C'est-à-dire si l'individu est un être qui inscrit dans sa vie l'idée, le concept du raffinement, c'est-à-dire que dans la vie, on doit rentrer dans une forme d'élégance, dans une manière d'être et que le raffinement, c'est une tension permanente vers cette élégance, alors il sait en effet où se situe la gestion des priorités. Il sait quelle va être la mida, quelle va être la bonne mesure. Il est suffisamment dans le désir de ne pas un moment être en rupture avec son désir de grandeur et ce qu'il risque de faire. Ça c'est en effet un choix que l'on fait ou que l'on ne fait pas. En fait, ça serait être capable de se libérer tout en se contrôlant de ne pas avoir peur de se libérer parce que justement ce que l'on ne contrôle pas n'aura rien de toxique et au contraire ne révélera qu'une grandeur. C'est ça qui est extraordinaire de ne pas avoir peur. C'est ça qu'on dit. Voilà pour c'est l'aboutissement. Vas-y mon frère. Tu bois et tu as pas le choix, tu as pas envie. Qu'est-ce qui s'est passé cette année ? Qu'est-ce qui n'a pas encore abouti ? Quelles sont les associations d'idées que tu feras quand tu verras telle chose à à ta table ? Qu'est-ce que tu diras ? C'est quoi les mots qui vont émerger ? C'est quoi les blagues qui vont sortir ? C'est quoi les réflexions qui vont être les tiennes ? Chiche ! On y va ! Go." Et c'est là on dit "Attends, attends, attends, ça te dérange pas ? Je bois mais non, je supporte pas trop l'alcool. Voilà. Oh, tu as pas envie, tu le fais pas. Mais si on y a un moment, il va bien falloir que tu t'exposes à ça. Et pour pouvoir s'y exposer, il faut avoir suffisamment construit. Suffisamment construit pour à un moment se dire voilà c'est promenez pas de savoir ce que l'on va penser de moi parce que parce qu'il y a quelque chose qui est là. C'est c'est en effet c'est un enjeu hein. C'est un sacré enjeu. Autre question ? Alors, c'est pas qu'on peut le faire ce lien entre pourri et qui pour tu le sais sûrement. Et si tu le sais pas, alors je vais te la prendre. Le Talmun nous l'enseigne dans le traité de Meila. Le Talmun nous dit que en effet la fête de Kipour s'arrête s'appelle pardonnez-moi, Yom Kipourim. traduction le jour des expiations et la gmara nous dit pourquoi il y a marqué yom qui pourrim parce que de nouveau on va jouer sur la voyalisation du texte on va pas dire yom qui pourrim le jour des expiations mais yom que pourrim le jour comme pourrim c'est-à-dire que on considère que le jour de yom qui pour c'est c'est le jour qui est qui est presque comme pour c'est que le point de référence c'est pour hein yom qui pour c'est c'est comme ça c'est C'est c'est quand vous dites il ressemble à c'est que c'est l'autre qui est point de référence. Pourquoi ? Ça nécessiterait un autre cours. Je juste vous donner une idée, une notion mais qui est au fond est en phase avec ce qu'on a vu aujourd'hui. Derrière l'univers de Yom Kipour se situe la nécessité que l'on a dans un acte de contrition de se confronter à soi-même et de faire le bilan. Le jour de pour l'univers dans lequel le bilan que l'on a été capable de faire nous a amené à avoir une intériorité que l'on n' pas peur de dévoiler. Et c'est ça au fond l'aboutissement. C'est ça l'aboutissement. Au-delà du fait Au-delà du fait que le jour de Yom qui pourrime, la relation à Dieu se passe dans quelque chose qui est presque du domaine de l'angoisse ou en tout cas d'une certaine forme de crainte, c'est sûr. Le jour de pour justement dans l'univers de la joie parce qu'on a dépassé quelque chose, parce qu'on a construit à l'intérieur de soi et donc on peut vivre cette relation dans l'univers de la joie. Voilà, c'est c'est un des axes. Non, justement, on dit qu'elle est complètement elle s'inscrit. Elle s'inscrit mais la dimension la plus aboutie, c'est le jour de pourrim. La dimension la plus abouti, c'est celle de Pour. Alors, on va s'arrêter là. Juste vous rappeler que je le fais généralement avant chaque fête, donc je le fais aussi avant la fête de Prim. Je rappelle très brièvement, même si vous le savez, pour celles et ceux en tout cas qui auraient envie de faire le rituel de cette fête, qu'est-ce qu'il est ? Un fête de pourrime qui aura lieu cette année dimanche et bien s'organise autour de quatre choses. La première, la lecture de la Meugila, c'est-à-dire écouter cette lecture qui aura lieu samedi soir et dimanche dans la journée. Euh les synagogues regorge d'horaire dans lequel entre autres les Rabades vont pouvoir faire des lectures de Mugila que ça soit le soir et le matin. Mais on doit la lire le soir et le matin. Pourquoi les deux ? Il y a une symbolique, il y a plein d'autres choses hein. Je sinon c'est tout un cours sur pour en a pour 5h minimum. Première chose. Deuxième chose, le jour de pour on doit faire ce qu'on appelle michloir manot, c'est-à-dire envoyer des ma comestibles à deux personnes et cela euh quel qu'elle soit. Alors deux et donc ces personnes peuvent être votre voisin de pe allié du moment qu'il est concerné lui aussi par la fête, c'est-à-dire qu'il soit aussi juif. Vous avez envie d'en offrir à d'autres personnes, Mazaltov à qui vous voulez, mais il faut que ça soit quelqu'un avec lequel qui lui aussi s'inscrit dans la même fête que nous et donc qui est dans une fond d'aller-retour. On est parfaitement quit en offrant une pomme et une canette de Coca. Si on a envie après d'acheter des chocolats et des bordeaux grand cru, il y a aucun problème. Et si on a envie de faire des michmanot à 60 personnes, Mazaltof, c'est fort bien. Mais disons que là, je parle strict sensu de personnes deux mais différents. Poum, c'est terminé, ça marche. Troisème chose qui est le micheté qui est le finstin. Le festin alors c'est un repas amélioré. Alors bien sûr dans beaucoup de communautés, on en organise. Ça commence en milieu d'après-midi, ça peut se finir beaucoup plus tard mais si on ne peut pas ou si on ne se sent pas d'assister à une ambiance comme ça, mais qu'on a envie de faire les choses, on se fait un petit repas sympathique qui nous plaît bien et puis on boit si on le peut en tout cas un petit peu. En tout cas plus que la coutume, si on ne supporte pas la colle, que ça ça nous rend malade, on n pas à boire. D'accord ? Si la personne supporte pas le vin et cetera, elle est malade, il y a pas une de se rendre malade, d'accord ? On boit un tout petit peu plus. Donc si quelqu'un généralement lorsqu'il boit dans un repay boit un demi-vier suffit amplement. Certains sont mahmir, c'est-à-dire font les choses comme il le faut et vont boire bien plus. À nous de savoir quelle est la limite. C'est vrai que la limite généralement c'est quand vous réalisez que vous êtes sur la table en train de chanter, de danser. Là vous arrêtez. D'accord ? À ce moment-là, on peut arrêter. C'est bon, on a notre dose et on est dans l'ambiance. À faire attention justement à ce que pour ne devienne pas des beuveries. qui enlèverait à cette fête toute son caractère de sainteté, de grandeur. Et dernière mitva, c'est celle de ce qu'on appelle matanot les viionim. Matanot les viionim, c'est de donner de l'argent aux pauvres. Et le jour de pour il y a un principe qui est que colmé pochette notre nimlo, c'est le jour dans lequel on ne se pose pas la question de la validité du besoin de l'autre. Tout celui qui demande, on va lui donner. Il y a toute une symbolique derrière cela de montrer qu'au fond on n'est pas ici dans l'univers du paraître. L'autre peut a priori apparaître comme étant qui n'a pas besoin mais qu'est-ce que je sais de son véritable besoin ? Et donc colmé pochet tout celui qui tend sa main notre nimelo on lui donne. Et c'est quelque chose d'extrêmement concret. Donc le jour de pour on se balade avec dans les poches que ça soit des pièces ou des billets chacun suivant ses revenus. Je peux, j'ai le souvenir de personnes juives qui sont grâce à Dieu extrêmement riches et le jour de pourri mais elles sont assis chez elles pendant plusieurs heures et c'est des c'est des piles de billets de 100 dollars qui sont là et dans la journée vous avez 40 50 600 dollars qui partent mais authentique c'est pas ça y va c'estàdire et tout le monde vient et vas-y mon frère et je te D'accord. Donc c'est je vous donnerai pas l'adresse parce que ce sont des choses que j'ai vu dans l'univers en Israël et aux États-Unis. Mais donc ça c'est ce que l'on fait. Donc ça ce sont les quatre mitsotes. Il suffit néanmoins alors sur la dernière des mitsotes de de pour donner à des pauvres. Alors il existe souvent autour des synagogues des personnes qui n'ont pas les moyens et qui donnent demandent de l'argent. On a cette habitude aussi de donner pour les pauvres qui sont en Israël, mais il faut leur avoir donné le jour de pourrim. Comment est-ce qu'on fait ? Alors pour cela, il existe bon nombre d'organismes qui s'occupent de faire en telle sorte que le jour même de Pour l'argent soit distribué aux pauvres en Israël. Si vous le désirez, je m'occupe moi aussi de personnes qui sont vraiment pauvres en Israël. Et donc si des personnes veulent que le jour de pour on leur remette de l'argent en votre nom en Israël, toutes les personnes peuvent venir et mandonner. Il y a aucun problème. Ça sera fait ce jour-là. Voici la mes que l'on doit accomplir et je nous souhaite à toutes et à tous de passer un très très bon



