
Entre destin et libre arbitre
Emouna
Transcription
Kind: captions Language: fr Ce soir, le thème qui a été annoncé un thème très vaste donc je vous garantis qu'on pas du tout jusqu'au bout du sujet comme ça ça vous rassure tout de suite puisque on a posé euh la question de ce qu'on appelle d'un côté le destin et de l'autre côté le libre arbitre. Alors évidemment c'est un sujet qui a toujours passionné. On va essayer de réfléchir c'est quoi cette notion de libre arbitre dans la tradition juive. C'est quoi ce concept de destin ? Et voir un petit peu qu'est-ce que la tradition juive a en dire et ouvrir quelques piste de réflexion par rapport à cela. Donc tout d'abord, on va poser le cadre de notre réflexion. Je pense que c'est important. Le cas de notre réflexion, ça va être avant tout nos textes. On a cette chance extraordinaire d'avoir une référence qui traverse l'histoire. Je crois que c'est Pascal qui disait que le peuple juif a toujours vécu à l'ombre de son livre. C'est quelque part ce qui lui assurait sa pérennité dans l'histoire. Et ce texte quand on l'analyse, quand on l'observe, quand on le regarde et surtout quand on voit ce que la tradition orale qui va être mise par écrit va nous en donner comme lecture nous ouvre à une réflexion dans tous les domaines quels qu'ils soit. La Torah ne doit pas se limiter à une histoire. Si c'était une histoire, elle est imparfaite, elle est mal racontée, elle n'a pas de chronologie. Donc c'est tout sauf un livre d'histoire. Clairement, vous avez des pans entiers de l'histoire juive qui ne sont pas présents à l'intérieur du texte, ne serait-ce que par exemple l'histoire de Moïse. Moïse, vous l'abandonnez à 20 ans, vous le retrouvez à 80. Entre le moment où il quitte l'Égypte et le moment où il se retrouve euh à faire sortir le peuple d'Israël d'Égypte, vous passez de 20 ans à 80. Qu'est-ce qui s'est passé pendant ces 60 ans ? passe pas intéressant. On a des textes de la tradition rabinique qui nous relatent certaines choses. Donc c'est pas un livre d'histoire, c'est pas un livre de religion dans le sens où il y a un certain nombre de commandements. Torah vient vers racine horaa qui veut dire enseignement. C'est-à-dire que le texte est un vecteur d'enseignement par rapport à tous les domaines de l'existence. Donc on va essayer de voir à quel moment cette problématique de libre arbitre est-elle évoquée dans le texte et essayer de comprendre comment la faire coexister avec un autre concept que l'on retrouve dans la tradition juive que l'on appelle le destin et que en hébreu on appelle le mazal. On va essayer de comprendre quel est le sens de ce mot et à partir de cela, on va essayer de réfléchir ensemble. Alors, lorsque vous regardez le texte de la Torah, le point de départ au fond de l'histoire de l'humain commence avec un moment de choix. Un moment de choix qui est proposé par le créateur, mais non pas lorsque l'humain est présent dans l'élaboration même de l'être humain, c'est-à-dire lorsque celui-ci va émerger. Qu'est-ce que le texte nous dit ? Le texte nous dit que création du prer jour, du second jour, du 3e jour, ces journées-là sont des moments, sont des temps. Donc on va voir une succession de grands moments qui vont être à l'origine de l'humanité, de l'univers, pardonnez-moi, dans lequel va émerger aussi une humanité. Et puis lorsque on va se retrouver face à la création de l'humain, le verset nous dit et l'Éternel dit faisons à Adam l'humain à notre image et à notre semblance et cetera et cetera. Or, si vous regardez les termes que la Torah utilise lorsqu'elle parle de la création, et bien on retrouve de manière systématique la même formule. Dieu dit et la chose fut. Traduit de manière différente. L'expression de la volonté divine, c'est la création. Et l'expression de la volonté divine, telle qu'on peut l'apercevoir passe à travers ce que l'on appelle une parole. C'est-à-dire que la parole, c'est au fond l'expression d'une volonté qui au moment où elle existe crée. Ça c'est un petit peu ce que l'on va retrouver de manière constante. Et lorsqu'on arrive à l'humain qui est censé être le couronnement de la création, nous avons le minéral, le végétal, l'animal et puis l'humain. Donc on a des strates. le minéral, l'inanimé sans mouvement, le végétal qui se reproduit mais qui n'est pas en mouvement, l'animal qui et à la fois se reproduit est en mouvement et puis l'humain se reproduit en mouvement mais doté d'une parole créatrice, c'est-à-dire d'une parole qui révèle cette dimension de conscience qui va nous ouvrir d'ailleurs au libre arbitre. Donc quand on arrive au couronnement de cette création là, le texte nous dit naas et Adam faisons. À qui s'adresse ce faison ? Ce n'est pas un nous royal qui n'a pas été utilisé jusqu'à présent sinon on peut dire non. Nous rois de France non, il s'agit de naz faisant. Et le midrache, c'est-à-dire la tradition orale immédiatement va nous dire oui car en effet l'émergence de l'humain commence à travers un dialogue entre Dieu et ce que l'on appelle ses anges. Qu'est-ce que l'on appelle les anges ? Un ange dit malart. Malart, c'est un envoyé traduit de manière différente. Ce sont les énergies qui réalisent l'univers. C'est-à-dire toutes les énergies présentes dans l'univers sont considérées comme autant d'envoyés, d'accord, qui sont là pour faire en telle sorte que les choses adviennent, soient et se perpétuent. C'est la raison pour laquelle la tradition cabalistique, on explique que l'univers, c'est l'expression de la volonté constante que Dieu a que les choses soient. qui passe à travers donc ces différentes énergies qui chacune remplissent leur fonction très succintement. Faudrait aller plus loin mais ce soir c'est pas un cours sur cela. En tout état de cause nos mains disent qu'il y a un dialogue ici entre le créateur de l'univers et ces énergies que l'on appelle des anges. Doit-on faire l'humain ou non ? Très curieux. traduit de manière différente ce que l'on appelle les malachimes, c'est-à-dire les anges qui sont des énergies, elles n'existent qu'à travers la fonction qui est la leure et ne peuvent être autre chose que la fonction qui est la leur énergie est là pour pouvoir produire quelque chose et elle n'a pas la liberté d'être autre chose que ce pourquoi elle a été créée. Et donc on a d'un côté ce que l'on appelle le monde des malarchimes, c'est-à-dire de toutes ces énergies qui sont là pour remplir leur fonction. Il a qui on pose la question peut-on créer l'humain ? Et immédiatement le dialogue s'instaure entre le créateur et ses premières créations. Je ne dirais pas créature, ces premières créations. Et celles-ci disent non. Pourquoi ? Il dit parce que Maliche Karim parce que cet humain que tu vas créer, il va être rempli de mensonge. Et Dieu de torquer oui mais il va être dans l'altérité, dans le don. Mais de l'autre côté disentil, il va être dans le désir permanent. Mais de l'autre côté, il en a un dialogue. Le texte nous dit que pendant que ce dialogue existe, pendant que ça discute, à ce moment-là, Dieu fait émerger l'humain. Traduction. L'humain émerge à travers cette problématique de ces contradictions internes. L'essence même de l'humain, c'est justement une émergence à travers toute la problématique que l'on appellera celle du choix. le monde de la vérité, le monde de l'absence de vérité, le monde de l'altérité, le monde de l'égocentrisme, le monde de l'écoute, le monde du désir, le monde du prendre et cetera et cetera. Et c'est très intéressant de voir que le texte nous dit donc naassé Adam faisons. C'est-à-dire c'est justement dans cet enchevêtrement de dialogue que émerge l'humain. L'humain ne peut pas au fond émerger si on ne fait pas dès le début état de ce qu'il sera, c'est-à-dire de ses contradictions, de ses tensions, de ses incohérences, de tout ce qui au fond constitue l'humanité. intéressant de voir que lorsque l'humain arrive et bien sa dimension, j'ai envie de dire constitutive, c'est cette problématique de tension entre des mondes de possible, différents éléments qui le pousseront à prendre une direction A ou une direction B. L'essence même de l'humain, c'est l'idée du choix, de la possibilité de s'inscrire dans une dimension ou une autre. Ce n'est pas l'humain plus le choix, c'est ce qui est présent dans son essence. J'ai presque envie de dire que le choix est consubstantiel à l'être. Et ça c'est très intéressant parce que pourquoi je pourquoi j'aime bien prendre les versets et les textes ? Parce que quand vous lisez un texte, vous dites "Bon, OK, il l'a dit comme ça." Il faut savoir que chacun des mots de la Torah, chacune des lettres en dehors de l'énergie qu'elle véhicule a été placé de manière extrêmement précise. Et l'enjeu, c'est de savoir ce que les maîtres de la tradition orale nous ont donné parce que nous ne sommes pas là pour faire véhiculer par les mots notre propre pensée, mais pour pouvoir découvrir ce que la Torah est en train de nous dire. On n'instrumentalise pas le verbe au profit de sa pensée, mais on est là pour justement se confronter et de nous dire. Et comme le disait un de mes maîtres, et on ne peut se confronter à cette découverte que dans la mesure où on est prêt à se laisser bouleverser. Sinon, ça reste du domaine de l'intellect pur, aucun intérêt. Donc déjà ça, intéressant de voir que dans ce naz, c'est le naé, c'est-à-dire c'est cette confrontation qui fait émerger l'humain. Il ne sera que cela. À partir de là, on va donc découvrir l'expression donc de ce libre arbitre. On va aborder tout à l'heure bien sûr la problématique du destin, mais l'expression de ce libre arbitre va passer à travers quoi ? Va passer à travers le fait que Dieu va justement proposer à l'humain dès le début de se confronter au principe du choix. Il va y avoir l'humain au masculin et au féminin. Adam était écrit Zachar ou Nokeva, masculin et féminin. Puis par la suite va émerger l'humain au masculin et l'humain au féminin. Mais il a fallu d'abord qu'il se retrouve ensemble. Il y a la foi pour inscrire l'idée de l'horizontalité parfaite de la relation. Avec une différence de fonction mais horizontalité de la relation. On est ensemble. Et en même temps pour introduire chez le masculin une dimension du féminin et chez le féminin une dimension du masculin condition absolu pour que par la suite une relation d'altérité puisse se mettre en place. Parce que l'altérité c'est se confronter à quelqu'un qui est radicalement autre mais j'ai besoin de retrouver chez celui qui est radicalement autre une fraction de moi-même pour pouvoir commencer à ouvrir la relation. Si je ne découvre pas chez l'autre une fraction de moi-même, je ne sais pas comment au fond aborder l'autre. Et c'est à ce moment-là que cette ouverture s'est créée, je vais pouvoir découvrir cette autre dimension de l'autre qui est radicalement différente. Il a rien de plus étrange pour un homme qu'une femme et réciproquement. Mais commencer à donner justement à celui qui met au fond totalement étranger. Et c'est ça au fond le principe même de l'altérité. Je ferme cette parenthèse parce que ça c'est un autre sujet. Ça c'est donc l'humain masculin. L'humain féminin est Dieu mais l'humain au masculin devant la problématique du choix, c'est-à-dire la possibilité de ne pas être à l'écoute d'une parole qui va lui être proposée et qu'il peut décider de s'imposer ou non. Lorsque Dieu s'adresse à Adam, il dit deux choses très intéressantes. Il lui dit d'abord de la totalité des arbres du jardin manger, tu mangeras. Très intéressant. Le premier ordre divin, c'est une obligation de jouissance parce qu'il a pas besoin de lui dire mange de tout puisque le but c'est qu'il ne consomme pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Donc tu n'as qu'à dire de celui-là tu ne peux consommer. Tu en déduias que du reste tu peux. Si tout à l'heure dans ce buffet magnifique, on nous dit attention du rang euh ne consomme pas, on comprendra que le reste on peut. On va pas nous dire tu mangeras de tout. AOL toal. Donc obligation de vivre une expérience de jouissance. Traduction. Si ce monde t'a été donné, c'est pour en profiter après la bénédiction éventuellement, voire même de préférence. Parce que la bénédiction, c'est l'act de reconnaissance par rapport à celui qui en est à l'origine. Si l'expérience du plaisir n'est pas là pour créer un lien avec celui qui est à l'origine, quelque part, elle ne sert à rien puisquelle est censée être créatrice de lien. Donc Dieu dit superbe et de la connaissance du bien du mal, tu ne consommeras pas. Pourquoi ? Peine ta moute de peur que tu meurs. Notion totalement étrangère à l'humain puisque l'idée de la finitude n'est pas encore inscrite à l'intérieur du monde dans lequel il se trouve. Superbe. Donc là, on a ici une injonction de consommation et en même temps un ordre qui est donné. Et tout à l'heure, j'ai dit une proposition et vous allez voir pourquoi un ordre qui est donné dans lequel on qui car le jour où tu en consommeras voilà ce qui va se passer. Au fond, la première proposition qui est faite à l'humain à travers cette injonction, c'est de savoir est-ce que tu es prêt à être à l'écoute d'une parole qui te confronte à quelque chose que tu ne peux pas comprendre. C'est-à-dire, on parle de finitude dans un monde dans lequel ce concept n'est pas encore présent. C'est comme vous dites, comme vous dites aux gens, vous savez, un acte spirituel a une incidence. On peut le voir de manière plus ou moins concrète si on est à l'écoute du monde dans lequel on se trouve, mais souvent on voit pas de quoi on parle. Donc ici, il y a proposition qui est faite d'accepter ou non une parole d'injonction qui est renforcée par le savoir d'une conséquence mais d'une conséquence dont on comprend absolument pas ce qu'elle est. Ça veut dire quoi mourir ? C'est quoi ce concept ? C'est quoi cette idée ? Pour l'instant, cette notion n'est pas présente. Intéressant. Intéressant de voir que lorsque l'on parle du premier choix, on dit à l'humain cette phrase qu'il va devoir accepter sans la comprendre réellement. Mot c'està dire il y a quelque chose que tu ignores mais qui va exister qui s'appelle la mort la finitude mais qui ne peut pas être d'une quelconque manière anxiogène vu qu'on y a pas encore été confronté mais ce qui est sûr c'est qu'il faut croire que c'est pas quelque chose à vivre si je peux me permettre de de le dire de cette manière puisqu'on dit ah si tu le fais pas voilà ce qui va se passer très bien et là l'humain est mis face au principe de la du choix, c'est-à-dire d'une liberté d'être à l'écoute ou non, d'une parole qui était prononcée et qui quelque part aller à l'encontre même de ce que l'on aurait imaginé mais qui va proposer le libre arbitre. Je vais m'expliquer. Si maintenant je vous dis la phrase suivante. Si je vous dis vous savez si vous mangez telle et telle chose vous allez voir vous allez avoir très mal au ventre. D'accord ? Vous consommez cette chose si vous avez mal au ventre. OK, vous avez compris, fallait m'écouter. Vous avez mal au ventre, super. Si je vous dis, vous savez si vous consommez, vous allez avoir mal au ventre. Vous consommez, vous n'avez pas mal au ventre. Vous me regardez comme un charlot. D'accord ? Lorsque Adam et Ève vont consommer, vont-ils mourir ? Non. Donc au fond ici, on est dans une parole qui ne sera pas vérifiée, qui peut permettre justement d'invalider parole divine puisque lorsqu'ils vont consommer, ils ne vont pas mourir. Dieu va leur dire attention, la notion de mort maintenant est présente. Mais on l' pas vu. C'est là où se situe au fond le nœud numéro 1. Je sais mais je ne vois pas. Donc quelque part, je commence à devenir libre. Je commence à devenir libre parce que tout simplement on m'annonce une conséquence. Conséquence que je ne vois pas. Donc, vais-je tenir compte de cette parole ou pas ? Si la conséquence est immédiate, je ne suis plus libre. Si demain lorsque vous avez mangé, vous avez tout de suite mal au ventre et que je vous redis une seconde fois attention, n'y touchez pas, vous ne ferez pas un choix de liberté. Ce sont vos peurs d'avoir mal au ventre qui seront à l'origine de votre refus de manger. Donc, ce sont vos peurs qui créent le mouvement, mais non point l'expression d'un choix que vous avez décidé de faire. tout début de la Torah, on est en train de nous poser quelque chose de fondamental, c'est que si je te pose un interdit et que tu vois immédiatement la conséquence de ton acte, tu ne seras jamais libre. La liberté, c'est quand je te pose une règle et que la transgression de cette règle ne génère a priori rien, en tout cas dans l'immédiat, c'est là où tuas un espèce de liberté. Tradu de manière différente. Chaque fois que je te pose un interdit dans la Tor, je te crée un nouvel espace de liberté. Et ça c'est le libre arbitre. Le point de départ du libre arbitre, c'est de savoir que ne voyant pas la conséquence de mes actes, j'ai la liberté de ne pas croire à la parole de celui qui me propose d'agir d'une telle et telle manière. Cette idée-là, je l'ai posé. On va la mettre un petit peu de côté maintenant et on va bifurquer si vous le voulez bien vers la notion donc de cette problématique du destin et de la liberté. Cette question là au fond est posée de manière très claire par nos maîtres et nos maîtres entre autres Maimonid va dire à colle sa fouille. Il y a marqué dans la michna, c'est-à-dire dans les textes de la tradition rabinique sa fouille tout veut neun mais tu as la pleine liberté texte a priori totalement contradictoire à col sa fouille tout est sû on sait l'histoire reuna et rechoute la possibilité t donnée mais puisque tout est prévu qu'elle possibilité et mienne. Ça c'est la question au fond. On a l'impression que les maîtres en écrivant ce texte soit ils ont bu il se tir une balle. C'est-à-dire qu'est-ce que tu es en train de m'annoncer côte à côte deux éléments qui a priori sont totalement en contradiction. Et c'est là on va trouver quelque chose et on va s'ouvrir à quelque chose qui est totalement passionnant. La notion de à colle sa fouille. D'abord, le terme que la michna utilise, c'est la notion de safouille, c'est-à-dire quelque chose que tu peux voir, d'accord ? sa pote voir au loin. On ne dit pas tout est connu. Il y a cette dimension de quelque chose qui est au loin mais que j'arrive à percevoir traduit de manière différente. Il y a en effet une dimension du futur qui est présente dans l'univers. Mais ce futur m'est connu. Mais si il est futur, c'est qu'il n'est pas présent. Donc s'il n'est pas présent mais qu'il est futur et qu'il est déjà là alors que dans le présent il ne peut pas être là, comment ça fonctionne ? Comment vous pouvez conjuguer présent et futur ? Tout dépend où vous situez. traduit de manière plus basique, vous êtes sur le ballon, la mongolfière, vous avez le train qui va venir, qui vient et qui est venu. Et vous avez la vache qui voit le train lorsqu'il est devant. Lorsqu'il n'est pas là, il fait partie de son futur. Lorsqu'il est facile, il fait partie de son présent. Lorsqu'il aura disparu à l'horizon, il fera partie de son passé. Mais vous voyez le présent, le futur et le passé de la vache en même temps. C'est de manière assez simpliste, mais traduit de manière autre. Dès lors que ta relation au temps n'est plus la même, ce que tu appelles futur, présent et passé ne veut plus dire du tout du tout la même chose. Et c'est ce que Maon va nous dire très clairement en citant un verset qui marchev tout ce qui produit de votre est produit de votre pensée n'est pas la mienne. C'est-à-dire que votre manière de penser les mots et le temps n'est pas la même que le mur. Et pourquoi ? De manière très simple. Le temps est une création. Or Dieu est à l'extérieur de sa création. Le temps est une création. C'est ce que le texte de la Torah nous dit dès le début. Ce qu'on va découvrir très récemment puisque dès le début de la Torah, on nous dit ne veut pas dire au commencement. Même si dans les traductions vous dit au commencement, c'est faux. Et tous les commentateurs disent berchi veut dire bichil pour quelque chose l'univers a été créé. C'est intéressant de voir que la traduction du premier mot de la Torah c'est l'univers est porteur de sens, il a une finalité, il a un but. et nos maître de dire car en effet on ne peut pas traduire le mot borchite au commencement par le commencement pour une raison très simple c'est que l'univers n'existant pas la matière n'est pas présente. Si la matière n'est pas présente il n'y a pas d'énergie s'il n'y a pas d'énergie il n'y a pas de temps. Et donc clairement la Torah nous annonce que l'univers émerge et que le temps va être créé. Le créateur du temps n'est pas dans le temps. Et donc ce savoir qu'il y a du futur de l'individu n'enlève en rien le fait qu'il est créateur de son histoire. Parce que ce savoir s'inscrit dans une dimension de temporalité. Or, cette dimension de temporalité n'est pas présente chez le créateur. Alors, évidemment, l'intérêt de cette lecture est où ? c'est que elle crée chez nous le principe de responsabilité et ne nous permet pas d'utiliser le mectoub comme étant quelque chose qui nous permet de mettre de côté nos actes et de ne pas les assumer. Et ça c'est au fond ce qui est au cœur même de l'identité juive, le principe de la responsabilité. sa fou versch la liberté est présente il y a un travail effectué nous sommes dans l'appar du créateur de l'univers et sache que de toute façon tes actes auront une maintenant cet espace de liberté reste parce que nous avons un univers qui nous permet d'avoir une autre lecture et ce qui est très intéressant de voir, c'est que les deux premiers grands échecs de l'humanité ont été liés à une lecture inexacte que l'individu a fait du monde dans lequel il se trouve. C'est quoi au fond les deux grands échecs de l'humanité dès le début ? C'est le déluge et c'est Sodome et Gomor. Et dans les deux, vous allez constater quelque chose de très intéressant. Dans les deux, vous allez constater quelque chose de très intéressant. Et à la fois dans l'histoire du déluge, il y a à la fois dans l'histoire de Sodom et Gomor, on va nous décrire avant tout une civilisation qui réussit et plus particulièrement au niveau économique et encore plus particulièrement dans Sodome et Gomor. À propos de ce qu'on appelle Sodome et Gomor, le texte nous dit que Gan Hashem, cette contrée ressemblait littéralement à un jardin divin. Ça veut dire quoi ? qu'elle ressemblait à un jardin divin. C'est la seule fois dans le texte de la Torah où vous trouvez ce terme Ganachem, le jardin de Dieu. C'est pas mal. Pourquoi ? Parce que justement il voyaient dans leur réussite une validation de leur système de pensée et donc à partir de cela était vraiment confronté au libre arbitre. Est-ce que la réussite dans laquelle je me trouve valide nécessairement le modèle de fonctionnement que je désir d'avoir ? Si l'absence de réussite était là pour me rappeler que je suis dans un modèle à invalider, je ne serais pas libre. Donc il ne pouvait il pouvait décider de voir dans cette réussite quelque chose qui était au contraire une proposition réelle de savoir est-ce qu'au fond notre comportement est celui que l'on devrait avoir ou pas. Ils ont décidé d'être dans un monde dans lequel si réussite il y a, c'est que nécessairement il y a validation. Et donc à partir de cela, on ne se pose plus de questions. Et j'ai envie de dire que c'est ça qui est créateur de cette notion de libre arbitre, d'être dans un monde qui ne s'inscrit pas dans la logique telle qu'on la voudrait de Dieu et qui donc nous met véritablement face à la question de suis-je prêt malgré tout à être à l'écoute de sa parole ? Et ça c'est quelque chose de fondamental. Si je vais le traduire autrement lorsque Moïse va recevoir la Torah, il dit Dieu, j'ai une question une sad ver l'être juste confronté à la difficulté l'être qui se comporte de manière ignoble et qui malgré tout semble être dans une forme de bien-être. Et Dieu dit ça, il y a pas de réponse ici. C'est-à-dire qu'il y a en effet des pistes qui te permettront d'y accéder mais de manière ultime, il y a quelque chose qui t'échappera parce que c'est là où se situera l'enjeu de ton libre. Donc c'est la raison pour laquelle cette notion du mazal, cette notion de ce que l'on appelle le destin pour la Torah n'est absolument pas quelque chose qui met de côté le fait que c'est à nous d'élaborer notre histoire. Mais cette histoire que l'on élabore et bien Dieu en a le savoir parce qu'il n'est pas dans le même espace-temps. Seulement cette histoire, elle est un monde des possible. Et le monde des possibles au fond, on le connaît parfaitement bien, ne serait-ce qu'à travers, vous savez, ces petits jeux dans lesquels vous avez des choix multiples. C'est très intéressant. Vous savez, c'est ces jeux qui sont là. Et puis vous pouvez appuyer sur 1 2 3 4 5. Vous appuyez sur un, vous avez quatre choix qui souffrent, vous appuyez sur de il y en a d'autres qui souffrent. Et donc au fur et à mesure des choix que vous allez faire, vous allez vous retrouver dans tel et tel et tel et tel endroit. Le fait que vous ayez choisi 3 7 12 14 et cetera n'enlèvant rien le fait que si vous aviez essayé 1 8 12 15 vous seriez arrivé à l'heure. On est face à un monde des possible et dans ce monde des possossibles, c'est moi qui décide et ça c'est mon choix sur lequel j'ai une responsabilité pleine et entière. Ravitra Coutner qui était un des plus grands penseurs juifs qu'on est connu au 20e siècle aux États-Unis, c'est d'ailleurs un maître qui était présent dans le premier détournement d'avion de l'histoire moderne. Il a un descriptif très intéressant de ce qu'il a vécu. Arbitraur dit que sans doute une des choses les plus complexes qui existent dans notre époque, c'est la remise en cause de ce libre arbitre. Pourquoi ? Alors, je vais le dire à travers un terme réducteur, d'accord ? Mais je vais vous faire confiance de l'entendre au second degré. Il dit à travers le concept de la psychanalyse traduction. La psychanalyse ce n'est pas que cela, mais vous allez voir un petit peu quelle était l'idée. Dès lors que je pense être victime de mon passé, je peux mettre de côté ma responsabilité. Le psychanalyste ne le fera pas nécessairement, mais ça peut le faire. C'est-à-dire à un moment mes traumas sont une forme de justification à ce que je suis. Et donc la confrontation à mon histoire qui doit créer une acceptation est souvent le point de départ d'une renonciation. Alors que l'acceptation d'une histoire, c'est le point d'entrée vers la création d'une histoire dont on espère qu'elle va se conjuguer au plus que parfait. Mais bon nombre de personnes se réfugient derrière le trauma, derrière la difficulté, derrière le passé pour être dans une forme de justification que je ne me permettrai pas de juger, une forme d'inertie, d'abandon ou de ce qu'ils sont. rappelez-vous parce que euh comment il s'appelle déjà ? Je me rappelle plus de son nom, vous celui qui a créé la logothérapie. Donc Frankel, Victor Frankel disait que dans la vie, faut arrêter d'être l'enfant de son passé et décider d'être le parent de son futur. Être l'enfant de son passé, c'est se réfugier dans son passé pour ne pas justement être créateur de futur. Or, pour la Torah, avoir un passé ne doit jamais t'empêcher d'avoir un futur. Et le passé peut être instrumentalisé pour justement justifier un désir d'immobilisme et parfois on le convoque parce que au fond il nous arrange bien et nous permet de ne pas nous mettre face à nos responsabilités. En tant qu'achen, je l'assume parfaitement. Combien de fois des personnes vont chercher la choa pour justifier leur refus de se confronter à la dimension du divin ? C'est pas mal. Mais quelque part, est-ce que tu penses que ceux qui sont partis, ça leur fait plaisir que tu utilises leur souffrance pour justifier la rupture avec une histoire ? Je suis pas sûr qu'ils sont totalement pour si on leur demandait leur avis, j'en suis pas sûr. Mais c'est un des exemples et ça c'est quelque part l'opposé même de l'univers du libre arbitre. C'est-à-dire que la Torah à un moment savoir utiliser les éléments du passé pour prendre une direction et ne pas en envisager une autre, c'est au fond mettre de côté l'idée de la liberté. Avoir un passé ne nous empêche jamais d'avoir un futur. Et plus que cela, l'utilisation du passé va être un élément qui va être support d'un futur que je n'aurais peut-être pu jamais jamais réussi à créer. Lorsque Sarah Schnirer, simple couturière de Versovie, a décidé de créer le monde de l'étude pour les femmes qui n'existait pas de manière structurée dans le peuple juif parce que dans le ghetto ou dans le méard, on pouvait avoir accès à l'étude mais pour les femmes, c'était pas vraiment la préoccupation numéro 1. Lorsque Sara Schnirer, première couturière couturière à Varsovie a compris que l'ouverture au monde allait nécessiter une obligation d'étude structuré pour les femmes et que certains se sont opposés à elle au tout début, même si par la suite les plus grands maîtres de l'époque vont la rejoindre. Et aujourd'hui dans le monde de l'orthodoxie, il est inenvisageable qu'une jeune fille avant de commencer des études supérieures n'aillent pas au moins étudié 1 2 voire 3 ans dans uneiva pour fille pour devenir totalement indépendante dans l'étude mon épouse, je vois nos filles tout ont fait des études supérieures mais avant c'est au moins un de ou 3 ans. D'accord ? Parce que souvent on est là, on pense que non c'est l quand a commencé. Alors il y a une opposition et un jour quelqu'un a jeté un carreau jeté une pierre pour briser la vitre de l'institution qu'elle avait créée à Cracovie. Elle l'a pris, elle a dit cette pierre sera la première pierre des futurs lieux que nous allons construire. C'est-à-dire cet événement traumatique d'opposition, nous allons au contraire en faire quelque chose qui va nous permettre de construire. Et ça c'est un espace de liberté. mais qu'il nous appartient de mettre en place, c'est soit le choix. C'est ce qui amène Ravolber à dire la chose suivante. Il faut que tu saches que la seule et unique liberté dont tu disposes dans cet univers et c'est ce qu'on appelle la base même du libre arbitre cheit que l'individu a c'est de pouvoir décider comment je vais décider d'utiliser les potentialités que Dieu a mis à ma disposition. Ça c'est ta seule liberté. Ta seule liberté, c'est comment je vais décider de les utiliser. Et ça, personne ne peut te l'enlever. C'est ton choix, il t'appartient. Vous connaissez sûrement cet enseignement que j'ai très souvent cité et vous avez sûrement dû déjà l'entendre de Rabiakiba avec ce philosophe qui n'arrive pas à convaincre Rabiak du bien fondé de sa pensée. Et la femme de ce philosophe extrêmement belle voit que son mari est un peu dépité. décide que elle-même va discuter avec ce maître. Et en vérité, en guise de discussion, quand Abiaakiva va discuter avec le philosophe et que c'est madame la philosophe qui lui ouvre la porte, elle décide que la discussion va se passer à un autre niveau. Elle va allumer la porte, on va dire pudiquement tout clignotant allumé. Rabia qui va voir cette femme très belle qui est là dans une posture un peu surprenante. Il la regarde et il pleure. Elle bien sûr comprends rien. Rabakibal dit juste quelques mots. Une telle beauté est tellement mal utilisée. Tellement mal utilisé juste pour réveiller les hormones masculines. Quel dommage. Il s'arrête. C'està-dire il dit oui tu disposes de quelque chose parce que la beauté c'est aussi l'idée de l'harmonie. et qui est quelque chose d'extraordinaire. Et la femme véhicule ce concept dans le monde et dit mais c'est juste donné pour ça. Mais c'est ton choix. C'est ton choix. C'est ta liberté d'utiliser ce qui a été mis à ta disposition pour aller dans cette direction dans une autre. Et ça ça va être le point de départ de tous nos choix d'existence qui va nous amener en premier lieu à être prêt à découvrir à découvrir ce dont on dispose et se poser la question de savoir dans quelle direction je vais décider de construire et sur cela, il y aura un second choix et ce choix les va se réduire entre deux choses. Est-ce que je suis là en tant que finalité ou en tant que vecteur ? Est-ce que ma vie est sa propre finalité et donc la totalité de mes mouvements vont être avant tout tourné vers moi-même ? Et dans ces mouvements que je tourne vers moi-même, je pourrais faire preuve de bonté, de générosité parce que ça nourrira l'image que j'ai besoin d'avoir de moi-même. Et donc, je pourrais être dans un monde dans lequel je vais être proactif vis-à-vis des autres parce que ça me permettra d'être dans une forme de mieux-être. C'est la raison pour laquelle souvent ben quand je serai dans ce mieux-être, je ne verrai plus la nécessité d'apporter ou alors je créerai ce cadre dans un univers qui me satisfait, c'est-à-dire celui dans lequel les autres m'applaudissent. mais pas chez moi parce que c'est la manière la plus simple de se nourrir mais à l'extérieur c'est bon mais chez moi peut-être pas ou alors je suis vecteur d'un projet et si je suis vecteur d'un projet nécessairement je m'interroge sur l'utilisation que je vais avoir de la totalité des potentiels qui ont été mis à ma disposition et m'interroger surtout sur je suis là pour les amener vers quoi et pour construire quoi. Et c'est vrai que c'est sans doute une des choses les plus complexes qu'il soit. Et là évidemment euh chacun se confronte à un moment à un choix. Est-ce que je prends cette direction ou là ? Première chose, à quoi je vais décider d'utiliser les potentiels ? Deuxième chose, suis-je ma propre finalité ? Suis-je vecteur d'un projet ? Si je suis vecteur d'un projet, je vais m'interroger sur ma dimension singulière. La dimension singulière, c'est homme, femme, juif ou pas, né dans telle et telle famille, dans tel et tel univers. C'est-à-dire, on arrive, on dit "Mais je t'ai donné tous à disposition, tu fais quoi avec ? Qu'est-ce que tu as fait avec ? Traduit de manière différente, non pas ce que tu as fait dedans, mais de ta vie. J'ai mis à tes dispositions une vie avec toutes sortes de choses. Tu fais quoi avec ?" Et c'est la raison pour laquelle on va voir que dès le début de la création, il va y avoir ce conflit à l'intérieur de nous. Et ce premier conflit, c'est se dire oui, non, non, oui, non, oui, parce que c'est parce que c'est difficile, parce qu'à un moment, il faut prendre un axe, il faut prendre une direction. Alors, certains pour ne jamais faire de choix décident de réinventer la définition du sens de la vie. C'est une liberté. J'appelle ça la théorie du moi personnellement. Je c personne qui Non mais moi personnellement je pense que le judaïsme c'est ça. À partir de là tu définis tes valeurs. Tu es ta propre référence. Tu as même plus de choix à faire puisque la plupart du temps, tu vas définir tes valeurs fonction de ce que tu es. Moi personnellement, je pense que le plus important dans le judaïsme, c'est le respect des parents. Généralement, ceux qui vous le disent pensent être dans le respect des parents. Ils sont, je pense, souvent, dans l'invalidation de leurs ancêtres parce queà travers la manière dont ils fonctionnent, ils sont en train d'invalider génération avant qui était dans un engagement totalement spirituel et que souvent ils invalident totalement. C'est intéressant de voir que souvent ça s'arrête. Mais vous constaterez que rarement les personnes vont vous donner des définitions qui ne correspondent pas à la réalité dans laquelle ils sont. Le problème de la Torah, c'est qu'elle te donne des références, tu regardes et tu dis waouh sur ça pas mal mais sur ça moyen et c'est là où c'est un peu c'est un peu plus bouleversant parce que quand je réinvente les choses et que je définis moi-même les valeurs, je fais en telle sorte qu'elles correspondent à ma réalité. Donc quelque part ça me permet de m'entretenir dans ce que je suis. C'est la raison pour laquelle les gens généralement dorment bien parce que vous le voyez même, je le vois même dans des cas comme les divorces et plein de trucs. Non mais moi personnellement, je pense que le plus important c'est l'épanouissement personnel et moi personnellement je pense qu'il vaut mieux que pour les enfants. Moi les gens se sont très bien. Une fois que les traumas de la rupture sont là après détente. Mais pourquoi ? parce que j'ai inventé la définition et donc à partir de ça tout va bien. Et c'est intéressant parce qu'on le voit partout même chez les jeunes dans énormément de domaines. On est là nous redéfinit. Problème du juif c'est qu'il a une référence et que la référence dit "Ben voilà ce qu'on pense et la question est de savoir où tu en es par rapport à cette référence." Et c'est là on arrive à un autre point. Et ce point-là c'est un point que Rester développe et qui est très intéressant ce qu'on appelle Nokuda Caprira. cette notion de libre arbitre, cette notion de choix qui s'inscrit tous les jours dans notre vie, Grave Desler est comparé un petit peu à quelqu'un qui serait sur un champ de bataille qui a déjà conquis une partie du territoire, qui est face à une autre partie du territoire non conquise et qui est maintenant sur le front. Ce front s'appelle Nouudat Priam en point de libre arbitre. Nous avons tous dans la vie des choses qu'on a déjà intégré. Nous avons tous des choses qui nous semblent pour l'instant hors de portée, mais nous avons notre bataille de l'instant et dans tous les domaines, nous sommes confrontés à une bataille. Et c'est intéressant, on pourrait se poser la question où j'en suis aujourd'hui dans ma relation à la vérité et au mensonge ? Il y a des batailles que j'ai déjà gagné. Je ne mentirai jamais même pour pouvoir m'approprier quelque chose qui m'intéresse. C'est pas possible. Ce que je suis sûr, c'est que si c'est pour me protéger, je mentirai. Je me vois pas ne pas mentir pour me protéger. Par contre, si demain c'est pas pour me protéger, mais ça peut m'arranger que c'est pas trop grave et qu'au fond ça dérange pas trop, entre les deux, mon cœur balance. C'est comme pour le shabbat. C'est certains vont dire "Non, je ne me vois pas ne pas faire de kidou vendredi soir." Ça c'est à qui ? Je me vois même pas en rêve. Par contre, elle est à la synagogue. Par contre, aujourd'hui, bataille, c'est de savoir s'il y a un voyage que je dois faire et qui n'est pas super important, est-ce que je le fais quand même le shabbat ? Je sais pas trop. Il y en a pour qui la côtelette de porc est du domaine de l'impossible, pour qui le manger cacher permanent est impossible. Par contre, la question c'est de savoir où j'en suis si c'est une coute de bœuf. Je prends cet exemple un peu puéril, d'accord ? Où j'en suis par rapport à la côte de bœuf ? C'est ça ma bataille. Le port, j'ai réglé. C'est derrière, même pas en rêve. Le H Coacher, je ne peux pas me l'imaginer. Dommage. Par contre, entre les deux, mon cœur balance. Et c'est intéressant de se poser la question dans tous les domaines et pas juste dans le domaine de la pratique religieuse telle qu'on l'imagine. Parce que vous savez, faut pas oublier que l'immense majorité des actes religieux que l'on fait au quotidien, c'est pas ce que vous croyez. Regardez, le matin, on se lève, on prend sa douche, on s'habille. Pour un homme, on met les tépilines, on peut les mettre 2 minutes faire le schéma et ceux qui les mettent pas, je leur dis pourquoi tu veux pas les mettre pourquoi pourquoi pourquoi tu veux pas pourquoi non pas le temps. Mets BFM de moins 2 minutes de moins et rappelle-toi que ton arrière grand-père le faisait et que au fond quelque part tu fais partie de la chaîne. Ah, tu penses qu'il avait rien compris le grand-père ? C'est marrant parce que tu as beaucoup quand même de révérence pour lui. Mon grand-père, le sein, mon arrière-gr-père, il était en train de dire non, mais ils avaient rien compris. Moi, j'ai tout compris. Surtout que j'y connais rien mais c'est pas grave. J'ai tout compris. Les gens aujourd'hui ont tout compris alors qu'ils connaissent rien. Donc c'est un peu particulier dans le judaïsme. C'est comme ça. Bon ok, why not ? Pourquoi non ? OK, mais une fois que tu as misé de féminine, que tu as mangé ton petit déj de préférence cachè C'est quoi la suite ? Alors pour mieux le comprendre, je raconter une histoire fausse vraie mais qui a jamais eu lieu et qui est mignonne. C'est l'histoire de quelqu'un qui va voir un jour son rabin. Il dit voilà je suis le sacrificateur rituel, je veux arrêter, je veux plus être le chorret. Pourquoi ? Il dit "J'ai trop peur. J'avance en âge. Peut-être que la main tremble, peut-être que je vérifie mal le couteau." C'est quand même grave. Je dois faire les choses suivant la loi. Et donc si je fais mal, je pas assumer cette responsabilité. Rag bravo vraiment extraordinaire. Alors tu veux faire quoi ? Parce qu'il faut bien que tu gagnes ta vie. Dis non, j'ouvre une épicerie. J'ouvre une épicerie. Ram dit tu peux venir avec moi dans la bibliothèque il dit ouais. Il prend un livre, il sort le livre, il prend une quarantaine de pages qu'il tient entre ses doigts. Il dit "Tu vois ça c'est 40 pages ou c'est 50 ? C'est les lois du chorret du sacrificateur rituel." Il prend trois bouquins de 200 pages, il les pose sur la table, il dit "Ça c'est les lois d'épicier. Les lois de l'épicer sont bien plus complexes. La qualité de la marchandise dans tous les domaines. Dans le monde des relations humaines, la Torah en permanence t'interroge. Il y a des gens qui dans les lois de la cacheroute sont très proches de ce que la Torah a dit. Dans les lois de la médisance beaucoup plus loin. D'autres qui dans les lois de la médisance sont beaucoup plus proches et dans les lois de la cache pas encore suffisamment proche. On va pas dire que parce que je suis proche de là alors je dois être loin de là. C'est comme dans un couple. C'est pas parce que je suis souriant tous les jours, ce qui est très bien que pour autant je dois pas travailler sur ma radinerie. Vous êtes d'accord ? Non, attendez, je suis super proche de ce queon propose dans un couple. Je suis très souriant. Mais alors par contre d'une radinerie absolue. Oui, on est d'accord, tu peux monter, tu peux avancer, c'est la même chose. Cette notion de elle est très intéressante parce que à nous de nous interroger quelles sont nos batailles dans tous les domaines ? Quelles sont les batailles qu'on livre ? Quelles sont les batailles qu'on a décidé de ne pas livrer ? C'est pourquoi je ne veux pas les livrer ? Pourquoi au fond dans certains domaines on veut rester dans nos zones de confort ? Et c'est très intéressant. Pourquoi dans certains domaines on reste dans nos zones de confort alors que par ailleurs, il y a des batailles qu'on va livrer mais souvent des batailles qui sont révélatrices de ce qui est important pour nous. Parce que là où je mets mes énergies, je suis en train de découvrir ce qui a de la valeur. Il y a plein de choses qu'on doit faire, ce qui est normal. On doit se bosser, travailler, s'investir et cetera. Mais là où tu mets toutes tes énergies, c'est là où tu révèles ce qui est pour l'instant en tout cas important pour toi. Et c'est là où en effet tu te retrouves dans un espèce de liberté pleine et entière. avec ceci particulier, c'est que c'est avant tout les batailles que tu vas livrer qui vont être le révélateur de ton désir réel et qui vont te donner ta véritable stature. Et sur cela, en effet, à chacun d'entre nous de s'interroger sur ce que pourrait être les différentes batailles qu'il peut mener. pas pour résumer mais pour redire un petit peu les choses sur ce point entre le destin et le libre arbitre. La réponse essentielle, comme vous avez pu le voir, c'est qu'il y a une histoire que je crée et une histoire qui est su mais qui est quand même le fruit de mes mouvements. À l'image de ce jeu interactif dans lequel les mondes des possibles sont présents sans aucune ambiguïé et c'est moi-même qui va faire aboutir les choses. Dieu connaît les mondes des possibles. Ils sont là. Mais le rapport au temps n'étant pas le même, et bien je vais rejoindre l'histoire qu'il connaît. Mais cette histoire que je rejoins est l'histoire que je décide de créer. Et sur cela, en effet, on est donc dans ce qu'on appellerait un principe de responsabilité. Rappelons-nous que l'élément qui est en pleine opposition avec le libre arbitre, c'est de se saisir de notre vie pour ne pas créer ce que l'on peut construire. C'est-à-dire et parfois même rechercher ce qui nous permettra de rester là où on a envie d'être. C'est très intéressant. D'ailleurs, vous le verrez, moi j'ai pu le constater souvent, on a tous tendance à le faire. C'est que lorsque l'on est confronté à une situation, le choix de lecture que l'on décidera de faire de cette situation est souvent celui qui nous permettra de justifier la position que l'on a envie d'avoir par rapport à cette situation. Je l'ai vu, parfois quelqu'un rentre, vous allez dans un lieu et puis ce lieu vous avez vraiment envie d'y être. Mais vous allez constater qu'il y a deux trois petites choses qui vous ennuient. Vous allez les relativiser parce que ce lieu symboliquement représente quelque chose pour vous. D'accord ? Mais si ce lieu ne m'intéresse pas réellement, la découverte que je vais avoir de quelques éléments qui me dérangent me servira de prétexte pour me lever et partir. C'est-à-dire que c'est avant tout le rapport que je décide d'avoir avec cette chose qui va déterminer le choix de lecture que j'aurai dans la confrontation qui sera la mienne avec un événement, un individu et tout ce qui va autour. Et ça c'est notre espace de liberté pleine et entière. Évidemment, à nous d'être prêt à nous confronter à ce que j'appellerai non seulement un monde des possibles mais l'ouverture à d'autres lectures que l'on peut faire. D'ailleurs, vous savez que tout le principe même de l'étude dans le judaïsme, c'est de nous habituer à cela. Regardez dans le Talmud, on discute et par rapport aux situations que l'on nous propose, on va émettre une hypothèse A, quelqu'un va émettre une hypothèse B, ils vont commencer à discuter hypothèse C et cetera et à la fin d'arriver à une conclusion. Alors si tu arrives une conclusion, elle pose le problème et dit voilà la conclusion à laquelle on arrivait, ça va plus vite. Pourquoi est-ce que systématiquement on te reprend la totalité de tous les arguments qui ont été amenés de part et d'autres et on te montre quel était le cheminement qui nous a amené au résultat final pour plusieurs raisons. Mais une des raisons, elle est très simple, c'est pour te montrer comment on peut avoir la possibilité de penser différemment une problématique. Comment on peut en effet imaginer une autre lecture des choses et comment on arrive à aboutir par la suite à un résultat. Souvent, on est monohypothèse dans des univers dans lequels celle-ci nous arrange et on est prêt à ouvrir d'autres hypothèses là où ça nous intéresse. Je vous donne un exemple très simple. Si vous vous faites convoquer par un directeur d'école parce que votre enfant a fait objectivement une vraie bêtise, il l'a faite. Donc hypothèse numéro 1, votre enfant est un caspied, il faut le sortir. C'est-à-dire s'il a fait ça, c'est qu'il est pas gentil. D'accord ? Et nous parents, on va créer trois autres hypothèses qui permettront non pas de justifier mais de comprendre pour pouvoir aboutir à un autre résultat. Pourquoi ? parce que ça m'intéresse. Non mais peut-être qu'en vérité quand il fait ça, ça veut pas dire ça. Ça veut dire ça. Regardez comment dans les couples parfois on est monohypothèse. Si tu fais ça, ça veut dire que c'est ça, c'est possible. Mais tu as pas une autre idée. Tu as pas une autre idée. Non mais quand le judaïsme te dit ça, en vérité c'est parce qu'au feu quand les rabins disent ça, c'est parce qu'ils veulent ça. Tu as raison. Et peut-être qu'il y a une autre hypothèse. Non mais rabin, ils veulent que tu fasses ça. Moi je dis toujours aux gens, "Écoutez, vous voyez bien aujourd'hui que ceux qui ont du succès, c'est ceux qui vous disent "Détendez-vous, revisitez la Torah comme ça vous plaît. Allez-y, détend ça ira." Donc si tu as envie d'avoir du succès, vas-y mon frère, tu connais le système, ça marche. Ça marche. Donc quel est l'intérêt ? Quel est ton intérêt ? Quel est ton intérêt ? Quel est le bénéfice ? C'est intéressant de d'ouvrir des hypothèses et à partir de cela ben de se confronter à ce cheminement intellectuel et d'aboutir en effet par la suite à de véritables choix. Alors, comment est-ce qu'on les met en place ces principes de choix qu'on est confronté à des situations ? Et je conclus là-dessus avec un enseignement que j'aime beaucoup parce que il nous montre entre autres la génialité de la langue hébraïque. Et ceux qui suivent mes cours l'ont déjà entendu. Ils s'en rappelleront peut-être ou pas, j'en sais rien. Mais ce qui est sûr c'est qu'ils l'on ont entendu. La notion du choix en hébreu, ça s'appelle la notion de bira. Ber c'est celui qui fait un choix. Beira c'est trois lettres. Bire bête rche l'hébreu est une consonantique donc vous pouvez voyaliser comme vous voulez mais surtout utiliser ces trois lettres et en faire d'autres mots d'accord avec le mot ber qui veut dire choix vous faites le mot raver qui veut dire ami vous faites le mot boréar qui veut dire fuir vous faites le mot rahav qui veut dire c'est être élargi et vous faites le mot raref qui veut dire détruire quel rapport y a-t-il entre tous ces mots il est magnifique. On va prendre donc la notion d'abord de l'ami un ami. Le texte nous dit kn achète-toi un ami comme ça disent un maître. Au fond c'est la plus belle définition de l'amitié. Pourquoi ? Parce que pour acheter, il faut renoncer. Si tu es pas capable de renoncer à ce que tu as, tu ne pourras jamais acheter quoi que ce soit. Je dois renoncer à mon billet de 100 € pour lui acheter ses lunettes. Si je suis pas prêt à renoncer à mes 100 € je pourrais pas aller lui acheter. Un achat. C'est la conscience que j'ai de la nécessité de cet objet qui me donne la force de renoncer à quelque chose qui est à moi. D'accord ? Je parle pas d'un achat compulsif. La conscience de la nécessité qui m'amène à être prêt à renoncer. Il y a des gens pour qui malheureusement sortir un billet de 100 € c'est plus renoncé. C'est dramatique. Faudrait les amener parfois dans quelques banlieux. comprendrait, ça ferait pas de mal. D'accord ? OK. Donc première lecture qui va pas être la lecture essentielle mais qu'on est obligé de donner. Kn un ami, ça génère un renoncement. C'est la finale mais mon copain, il a besoin que je vienne le voir. Je renonce à ce moment pour moi pour être à l'écoute de l'autre. Je renonce à ce moment que j'avais besoin d'utiliser pour moi parce que l'autre a besoin de moi. Si l'autre n'est pas prêt à renoncer à quelque chose de lui parce qu'à un moment j'ai besoin de sa présence, ça s'appelle pas de l'amitié, ça s'appelle un copain. Mais c'est pas ça l'amitié. Attention à ceux qui utilisent cela pour jouer les stratégies aspirateurs et faire en tê de sorte que vous soyez en permanence à leur disposition. Ça c'est des pathologies. Maintenant kn ça veut dire autre chose. C'est là on arrive. Kné c'est la plume. Kné ça veut dire cané c'est la plume. J'ai cassé ma plume. D'accord. Une plume avec laquelle j'écris. L'ami est à l'image de la plume. Une plume c'est quoi ? C'est un outil d'écriture. Écrire c'est être prêt à se confronter à son monde intérieur. Lorsque vous écrivez vous avez face à vous ce qui est à l'intérieur de vous. Le choix, la notion d'être beau, frère, elle est liée d'abord à ce que représente l'ami. L'am, l'autre, à l'image de la plume, c'est celui qui va me permettre d'exprimer ce que j'ai à l'intérieur de moi et donc de m'y confronter. Quand tu as parlé de la chose, elle est face à toi et maintenant tu te positionnes par rapport à elle. L'ami est défini par les maîtres de la tradition juive dans le Talmud comme étant la personne qui sait garder ton secret. Aujourd'hui, il y en a qui savent le faire mais ils sont payés. Ça s'appelle des thérapeutes. L'ami par excellence souvent est rare parce que il ne sait pas garder le secret puisque sa définition du secret c'est quelque chose que tu racontes à une personne à la fois. D'accord ? C'est souvent un peu difficile d'avoir un ami que souvent c'est ça les amis. C'est c'est un secret. Oui, il y a pas de problème. Je raconterai qu' une personne à la fois. C'est souvent ce qui se passe. Mais c'est ça. Ça veut dire que le choix, la notion du berarrive à un moment à m'exprimer et à me dire pourquoi je veux pas mettre le fou, pourquoi je veux faire ça ? Pourquoi je lui cri dessus ? Pourquoi je réagis de cette manière ? Tu le mets face à toi et tu exprimes ce qui est ton humanité, c'est-à-dire une interrogation. Parce que la vache quand a donné une coup de pied à l'autre vache, elle se pose jamais la question. Parce que tu m'as embêté donc j'ai donné un coup de pied. L'être humain doit se dire l'autre m'embêtait mais pourquoi j'ai fait le choix de lui donner un coup de pied ? Parce que s les gens disent non je lui donner un coup de pied parce qu'il m'embêtait. Super. Et pourquoi tu as fait le choix de lui donner un coup de pied ? Il y a pas une autre possibilité. Les vaches se poseront jamais la question. Pour elle cette idée là n'existe pas. Bah il m'a embêté, je lui mis une claque. Voilà une alternative. C'est une possibilité. Tu en avais pas une autre. Tu penses pas qu'on peut fonctionner autrement ? C'est intéressant. Donc déjà le fait de s'interroger qui est le propre de l'humain, c'est parce que justement je sors les choses à l'intérieur de moi, je les exprime à l'image d'une plume, à l'image de l'ami. C'est là la bira. Quand j'ai décidé de m'interroger, à ce moment-là, je prends des directions et donc racha, je peux m'élargir. On peut donner la plénitude de soi-même lorsqu'on a été capable de s'interroger par rapport à nous-même, de faire des choix et à ce moment-là de donner la plénitude de nous-même. Vous le verrez dans le monde du travail. Quand vous avez fait un choix clair par rapport à un axe que vous voulez avoir, c'est là où véritablement vous donnez le meilleur de vous-même. Maintenant, il y en a certains qui ne veulent jamais se confronter à ça. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont bor ils sont dans une fuite. C'est toujours les mêmes lettres. Beri, c'est une fuite, c'est une course, une course permanente. Pardonnez-moi si je un peu dans les lieux communs entre les soldes et les achats d'entreprise. C'est le même concept, c'est-à-dire je cours, je cours encore un cocktail, encore une soirée, encore un achat, encore des vacances. Je suis dans les lieux communs, je vous prie de m'excuser, vous l'entendez sûrement au second degré. Et donc cette course permanente m'empêche de me confronter parce que comme il y a une forme d'excitation et de pseudojouissance, surtout celle qui est de se dire je l'ai fait ou je vais pouvoir le raconter aux autres ou l'exhiber. Donc on est là et qu'est-ce qui se passe ? On arrive au 4e mot 5e mot qui est le mot rarve. Rarve c'est la destruction. Mais je regardé je suis super. Tu as détruit ce que tu aurais pu être. Tu as détruit ce que tu aurais pu réellement devenir. Tu n'es qu'une fraction au fond de ton histoire. Et la plupart du temps, nos choix ne sont là que pour construire des cadres que l'on cherche à transformer de manière constante sans se poser la question de savoir une fois que je suis dans le cadre, qu'est-ce que je vais pouvoir maintenant faire émerger de particulier, d'unique. Ça c'est un petit peu ce qui se joue. Alors évidemment, c'est quelque chose de passionnant si on commence à s'y confronter. Et ce qui est très intéressant, c'est de ne jamais voir cette absence de réflexion dans certains domaines comme étant une impossibilité du futur. Il n'y aurait rien de pire qu'une personne qui se dirait et bien je n'ai pas réussi jusqu'à présent. À quoi bon à partir de maintenant ? un des plus grands maîtres de la tradition juive Rabiakiba et bien va commencer alors qu'il est extrêmement avancé dans la vie à imaginer qu'il peut être autre chose que ce qu'il a été et il va rentabiliser ce passé pour en faire un futur qui se conjugera au plus que parfait puisqu'il va devenir un maître et une référence dans la tradition juive. Voilà quelques idées sur ce sujet. Comme je vous l'ai dit, c'est imparfait dans le sens il y a énormément de notions que je n'ai pas abordé. On a juste poser quelques pistes et maintenant on va se prendre quelques minutes pour vos questions si vous le voulez. Allez-y à vous les questions. Moi je vais être je peut-être vulgariser un peu les choses mais je peux que c'est moi qui suis à l'initiative de ce thème. Donc si je comprends bien euh ce qu'on entend souvent même de la part des très grands religieux tout est écritim tout est écrit tout est écrit. Donc c'est aussi un peu toutes ces réflexions euh assez basiques qui qui m'ont fait germer vraiment aussi cette réflexion. Donc moi ce que je comprends ce soir c'est que en fait rien n'est spécialement écrit. On a un mode d'emploi et c'est à nous de mettre en œuvre ce mode d'emploi. Exactement. Et le min shamaim c'est le fait de savoir que lorsqu'on était confronté à une situation alors celle-ci dans celle-ci Dieu est présent. Je racontais une histoire qui est très intéressante que quelqu'un m'a relaté ce matin. Il m'appelle, il me dit "Voilà, on devait partir avec mon épouse pour des raisons professionnell pour sa profession dans une capitale européenne, je vais pas rentrer dans les détails. Et euh lui a décidé ben que maintenant Shabbat ça allait être important et donc il se rend compte qu'avec les avions et cetera." Et donc son épouse a dit "Bon, on va prendre un autre billet et cetera et cetera." Mais bon, en même temps, il se sentait pas de il se sentait pas d'y aller. D'accord. pour des raisons totalement subjectives. Mais il me dit le seul la seule histoire qui se passe c'est que tardant la nuit quand son épouse qui est censée partir ce matin à 6h prendre son avion va chercher imprimer son billet qu'elle a payé qui a été débité il y a pas de billet rien rien de rien et la compagnie dit il n'y a pas de billeton ils ont compris que le minim c'est à ce momentl se dire tiens est-ce qu'on une forme de petit clin d'œil qui est là en train de nous dire quelque chose mais faire très attention Nous, on sait très bien que de toute façon chaque chose dans chaque chose Dieu est présent. Maintenant, c'est vrai que ça ne doit pas mettre de côté, c'est ce que je disais tout à l'heure, le mouvement qu'on doit avoir ce sujet-là. Le roi Salomon va dire la chose Adamève, c'est un verset qui dit l'imbécilité de l'humain lui fait prendre des chemins tordus mais après il se met en colère sur Dieu. Celui qui veut tenter un challenge alors qu'il n'a pas l'équipement pour souvent verra dans son échec le minim alors qu'en vérité c'est pas minim c'est m toi lui. Moi je décide de devenir j'aime bien donner cet exemple champion du monde d'altérophélie je ne suis pas sélectionné. dans ses minas chama et les gens disent mais tu t'es regardé d'abord dans le miroir avant de vouloir devenir champion du monde altérophilie tu es pas équipé pour à quoi tu joues et c'est là où en effet souvent le minchamim est une forme de prétexte que l'on utilise parce qu'on n' pas voulu d'abord accepter de se confronter à ce que l'on est voir que certaines choses ne sont pas censées faire partie de notre histoire. Il y a des choses pour lesquelles on n pas équipé et c'est pour ça que il faut d'abord peut-être ne pas avoir peur d'ouvrir notre boîte à outil, de voir tout ce qu'il y a à l'intérieur pour ne pas gâcher notre temps à aller dans des univers dans lesquels nous ne sommes pas équipés. Et pire que ça, y aller et dépenser des énergies folles pour avoir une forme de réussite alors que par ailleurs, en vérité, on aurait pu développer quelque chose de beaucoup plus extraordinaire. Essayez d'imaginer quelqu'un qui n'est pas doué pour le théâtre. D'accord. Mais va se fatiguer. Va se fatiguer. Mais il est là rigide. Il va se battre au bout d'un moment, il va prendre un peu plus. Mais il a pas c'est pas là. Alors la technique, tu vas la prendre mais il y a quelque chose d'autre. Imaginez quelqu'un qui n'aime pas du tout les chiffres, il pourra devenir expert comptable. Dommage parce que il va réussir mais quelque part il a pas ça dans son équipement. Alors, on peut toujours mais il passe à côté. Donc le minhaimim c'est souvent utilisé par rapport à des situations d'échec pour justifier notre absence de réflexion en amour. Et il y a les événements qui sont là sur lesquels nous n'avons pas de maîtrise et qui sont totalement. Mais quand quelqu'un fait tout et n'importe quoi et que il a très très mal au ventre, il dit non mais c'est non. Il y a des règles, je peux pas jouer. Je sais pas si j'ai complètement répondu, mais c'est un petit peu Je sais pas si j'ai complètement répondu, mais voilà, c'est un petit peu ça. Donc le min shamaï mais on sait que de toute façon Dieu est présent dans chaque chose mais à un moment il dit j'ai des énergies, tu as la liberté de les utiliser. On dit d'ailleurs c'est marqué comme ça dans le tomer de Bora de Rabimo et Cordovo qui est un texte basé sur la les enseignements de Kabal. dit que Dieu est appelé M alouve, un roi méprisé parce que on peut utiliser les énergies qui metent notre disposition pour lui cracher dessus et quelque part il continue à nous les donner. Quelque part c'est comme la personne qui fait un malaise vagal qu'on est en train de réanimer et au fur et à mesure qu'il se sent bien, il vous met des claques. Ben débrouille-toi. On utilise les énergies que Dieu met à nos dispositions pour ne pas être à l'écoute de sa parole. on continue à les avoir. C'est ça notre espace de liberté. Car si au moment où tu les utilisais mal, je les retirer quelle serait ta liberté ? Tu en aurait plus. Donc c'est pour ça qu'il faut être très très vigilant avec ce genre de choses. Autre question ? Moi j'en avais une par rapport ce qui m'intéressait par rapport à votre question. jamais entendu qu'on lui a pris le lien avec la choa en Canad sur euh ben comment voir comment percevoir l'avenir. effectivement, on va se retrancher derrière le cette histoire, cette cette cet environnement, cette cette méconnaissance, cette ce silence et puis on va se faire plein de films, on va on va s'imaginer plein de scénarios et finalement effectivement on n'est pas du tout dans la réalité et comme vous l'indiquez, ça nous empêche de vivre ou de de d'évoluer ou penser sereinement ou et et est-ce que vous pouvez me redire ce que vous avez dit précisément parce que j'ai trouvé ça très novateur est très intéressant et et positif. Alors, ce qui est très intéressant, c'est que vous avez entendu quelque chose que je n'ai pas dit mais qui est vrai. C'est très intéressant. Non, mais ce que vous dites est totalement exact. Je ne l'ai pas dit mais c'est intéressant que vous vous l'ayez entendu. Comme quoi, c'est dire que la première chose que j'ai dit par rapport à la choix, c'est que souvent on instrumentalise le passé pour pouvoir à un moment ne pas construire ce qu'on doit mettre en place. C'est-à-dire où était Dieu, donc c'est la raison pour laquelle il n'existe pas. Donc c'est la raison pour laquelle. Ça c'est déjà le premier point. Maintenant, il y a ce que vous êtes en train de dire et qui est fondamental, c'est que souvent on se réfugie derrière un passé, si on peut dire de cette manière, et il est là et il habite notre présent et donc quelque part nous empêche d'être créateur d'un futur. C'est un petit peu ce que je disais, ne plus être l'enfant de son passé mais le créateur de son futur. Au passage, c'est tout le problème de l'utilisation des énergies qui sont les nôtres. C'est qu'après la choue, il y a un groupe qui s'est appelé Nakam. Nakam, c'était les vengeurs. C'est ceux qui ont essayé de tuer beaucoup d'Allemands qui avaient été torsionnair dans les camps. Ils ont voulu empoisonner l'eau d'urbert. Ils ont empoisonné des boules de pain qui étaient dispué dans des camps de prisonniers. Ils ont été exfiltrés par la Gana qui était donc l'embryon de l'armée israélienne en Israël parce qu'il leur ont dit "Vos énergies doivent être utilisées non pas pour détruire mais pour construire." Et c'est là où en effet ce que ce que ce que Dieu dit à à Abraham à Lot quand il quitte Sodome et Gomor, il dit "Sauve ta peau, regarde pas en arrière, c'est-à-dire n'habite pas dans ton passé. Ton passé n'est pas un lieu d'habitation. Il est quelque chose qui paradoxalement doit te donner encore plus d'énergie parce que quand tu vois que tu es là alors que tu aurais pu ne pas l'être. Ça te donne encore plus la conscience de ta responsabilité par rapport à un futur. Deutant plus fondamental, c'est qu'aujourd'hui dans le monde actuel, les goïmes utilise notre histoire regardez, on peut parler d'eux et on ne parle que d'eux. Oui, c'est ce sont des éléments qui sont per qui qui pe l'instrumentalisation que l'on fait euh de des choses, c'est intéressant, c'est dans le monde religieux orthodoxe, on n'est pas très focalisé sur la choix, on la connaît, on la raconte mais à un moment ce qui m'intéresse moi, c'est de savoir qu'est-ce que je dois faire. Euh le le et l'action c'est peut-être dans le souvenir mais mais je vais vous dire pourquoi. Mon père a fait un retour au judaïsme après la choix. Il a échappé 6 fois 8 fois 10 fois au rafle. Il a été raflé échappé. On lui a tiré. Bon lui il il s'est posé la question après. Il s'est dit mais au fond qu'est-ce que ceux qui ne sont plus attendent de moi ? C'est tout. Il dit sûrement pas que je finisse l'histoire. L'incompréhension ne changera rien. Le fait de ne pas comprendre ne change en rien le principe de responsabilité. Et au passage, le Talmud nous dit que le pire des versets de la Torah, c'est le suivant. Et ce verset, c'est le suivant. Astir panahou, c'est un verset dans de la Dieu dit et moi arrivera un moment quand le peuple d'Israël se sera complètement détourné. Aster astir panaï je voilerai ma face à ce moment-là et comme dit le verset dans les prophètes gamac l'hav même si tu pries je ne t'écouterai plus ça te fatig alors sans vouloir établir de relations de cause à effet qu'on soit bien clair parce que sinon ça voudrait dire je me prends pour Dieu mais la choix émerge à un moment dans lequel l'humanité étant le peuple juif de manière très forte on s'est redonné cette liberté de définir les valeurs. Quand je me donne la liberté de redéfinir les valeurs, je ne peux pas empêcher quelqu'un d'autre de redéfinir ses propres valeur. Et au fond, c'est l'expression de l'humain qui donne les définitions des valeurs. Rappelez-vous que ceux qui ont décidé de détruire le peuple d'Israël ont considéré que le peuple d'Israël, c'est un petit peu le darwinisme social de la marque, si on réfléchit, c'est le cancer de l'humanité. Et donc il faut sacrifier un membre pour que la suite reste. Oui. Quand tu définis toi-même les valeurs, ben l'autre peut le faire. Et c'est ça qui est très intéressant. Alors moi quand j'ai des textes comme ça, ça n'enlève en rien la difficulté du million d'enfants qui a disparu. Quand je vois que certains de nos enfants s'appellent sur les noms de ceux qui ne sont plus, ça nous montre qu'en vérité on est dans une vraie réponse. J'ai raconté une très belle histoire vraie qui a eu lieu à New York. C'est un homme qui sortait de la synagogue et qui voyait tous les matins une personne âgée qui attendait au coin de deux rues et qui sortait aussi de la synagogue et comprenait pas. il le voyait, il l'attendait. Bon, lui il partait mais après il voyait que l'autre il se posait, il attendait. Un jour, il a observé, il a vu que l'autre attendait 7 8 minutes et puis après il partait. Alors il était intrigué. Il lui a dit "Bon, pourquoi vous restez là ?" Il dit, "Venez demain matin, je vais vous expliquer." Le lendemain matin, il arrive donc il sort de la prière, l'autre se met là, il dit "Dabord, je dois vous montrer quelque chose." Il enlève sa veste, il remonte sa manche et comme le disait ce que j'ai vu dans ma synagogue tous les jours mettre les téphilines avec les numéros parce que j'ai vécu ça enfant. Vous savez quand vous voyez ça au quotidien et pas un pas deux qui tous les matins mettent leur fil sur ça et prix, ça vous met les choses en place. Donc qu'ils appelaient leur numéro de téléphone. Il dit "Tu as vu ça ?" Il remet sa veste et dit "Maintenant, regarde." Et il lui montre comment ça passait dans la rue à ce moment-là des bus jaunes avec des lettres hébraïques et dans ces bus il y a des enfants qui vont à l'école juive et il dit "Cous les matins, je regarde la réponse". C'est tout. Et ça après les questions, on peut les avoir mais la réponse on doit la donner. Et la réponse, c'est de savoir que justement ce que l'on a voulu faire disparaître ne peut disparaître. Après, c'est la question de Moïse à Dieu. Comment est-il possible qu'il y ait des choses qui nous échappent totalement qui sont dans le domaine de l'incompréhensible ? Et c'est là où Dieu lui dit toque, il va falloir que tu te taises. Le silence n'enlève en rien la souffrance mais n'est pas quelque chose qui doit m'empêcher d'être dans un mouvement de vie. C'est tout. Après ceux qui l'ont vécu, personne n'a le droit de leur dire quoi que ce soit. Celui qui l'a vécu, il l'a vécu. Tu ne peux pas parler de quelqu'un, de quelque chose tant que tu sais pas ce qu'il a vécu. C'est pour ça que je parlais, même si le terme est fort, de l'instrumentalisation que l'on peut faire d'une histoire que l'on n'a pas vécu pour justifier parfois le fait d'arrêter l'histoire. Je ne jugerai pas mais je pose en tout cas la problématique. Je me permettrai jamais de juger parce que je suis pas fli du bon dieu. Mais évidemment ça ça interpelle en tout cas clairement. M.



