
Discours Ohr Torah 19 mars 2014
Emouna
Discours du Rav Elie Lemmel le 19 mars 2014 à Toulouse
Transcription
Kind: captions Language: fr les [Applaudissements] enfants ch jaacov ton épouse Madame la Rectrice madame la mre adjointe les représentants l'État le corps enseignant il y a un texte du talmut qui nous fait part d'une discussion très surprenante entre les maîtres pendant 2 ans et demi ils ont discuté s'il était bon pour l'humain d'avoir été créé ou pas a priori question sacrilège et bien non pendant 2 ans et demi ils ont discuté au fond est-ce qu'il était bon d'exister la vie n'est pas toujours simple il n'y a pas toujours que des moments de bonheur ils sont arrivés à la conclusion suivant peut-être qu'il aurait mieux fallu ne pasêre cré mais il continue il disent mais maintenant que nous avons été créés alors nous allons commencer à réfléchir et à penser notre manière d'agir ce texte dumud CELI bien s qui nous vient à l'esprit et qui m'est venu à l'esprit il y a 2 ans lorsque nous avons été tous confrontés à l'horreur Yto il aurait été combien mieux que rien n'existe que ces événements n'ai jamais eu lieu mais la force du peuple juif c'est de dire avalarchave mais maintenant que cette réalité est là qu'est-ce que l'on fait avec nous avons vécu une épreuve une épreuve en hébreu se dit niss et leisson qui veut dire épreuve en hébreu vient de la racine N qui veut dire un drapeau un étendard comme le verset le dit har quel rapport un drapeau c'est un identifiant le drapeau c'est ce qui permet de savoir qui est là et nos maîtres nous disent que c'est dans les moments des preuv que l'on révèle qui l'on est ce matin dans la prière nous avons dit B ne nous amène pas à des moments d'épreuve afin que nous n'ayons pas honte dans parfois malheureusement la mauvaise gestion des choses et bien je pense que vous n'avez pas avoir honte que nous n'avons pas avoir honte d'avoir su décider qu'une telle souffrance devait être le support à une réflexion sur comment avancer j'étais encore hier soir en contact avec Eva Sandler qui est aujourd'hui à Paris pour une autre inauguration et nous nous parlons régulièrement et je parle régulièrement à Yaakov la souffrance elle est là elle ne disparaît pas il est facile de parler d'une chose alors que l'on ne sait pas de quoi on parle alors sur cela je me tais mais ce qui est sûr c'est que la leçon qu'il me donne qu'il nous donne c'est de savoir comment utiliser l'événement pour pouvoir grandir pour pouvoir avancer mes chers enfants tout à l'heure pendant toute la matinée jusque dans l'après-midi je partagerai avec vous dans chacune de vos classes des moments de réflexion et d'échang et je m'adresser ici un petit peu plus à l'univers des adultes et de réfléchir tous ensemble sur au fond qu'est-ce que doivent nous apprendre des événements pareils oui il est simple d'utiliser des mots mais nous savons très bien que ce qui donne de la valeur et une pensée c'est qu'on est capable de la traduire dans le monde de l'acte le peuple d'Israël au moment où il reçoit la Torat sur le Sinaï nous fons et nous entendrons alors cette phrase est curieuse et le peuple juif en vérité dit entre autres c'est à travers la manière dont nous allons agir que nous allons révéler d'abord à nous-mêmes que nous croyons à ce que nous les mots sont des mots ce qui les valide c'est la traduction dans le monde de l' le M le P les motivations les pourquoi et les comment au fond ne change rien la réalité je vous raconter une histoire vraie celle de l'histoire de se maîre qui s'appelait le Rabit de T qui après la Choa s'est retrouvé à Natania il a fondé de manière curieuse pour un maître de Torah un hôpital l'hôpital l'aniado alors on lui a demandé mais pourquoi avez-vous fonder un hôpital on attendrait d'un maître qui fonde un institut d'études talmudique et ce maître qui avait perdu son épouse et ses 11 enfants a dit dans les pires moments et bien je me suis dit que si je m'en sortais je construiraai un hôpital pourquoi parce que dans des moments pareils lorsque l'on souffre alors on peut développer à l'intérieur de soi une haine vis-à-vis de l'autre de l'étranger et je me suis dit que la meilleure manière d'éradiquer cela c'était de m'investir justement pour apporter à l'autre rentrer dans l'univers de l'altérité l'altérité c'est la confrontation à celui qui n'est pas à moi celui que je ne retrouve pas comme dans une forme de miroir parce qu'il est dans sa différence la différence bien sûr certains disent c'est ce qui nous unit la différence c'est ce qui nous enrichit mais essayons de réfléchir nous sommes dans un monde dans lequel les relations sont basées avant tout sur les intérêts je te donne non je me donne nous donnons à l'autre parce que nous sommes au fond dans une stratégie relationnelle dans laquelle l'investissement que l'on a vis-à-vis du tiers et fonction essentiellement du bénéfice plus ou moins direct que nous allons pouvoir tirer de cette relation nous sommes dans un univers dans lequel le calcul est avant le geste nous sommes dans un monde dans lequel malheureusement l'égocentrisme est au centre un monde dans lequel l'autre n'est vu que comme un élément qui fera partie de ma vie et non pas celui qui parce qu'il est face à moi est une proposition d'amour et tout simplement une nécessité d'investissement je crois que nous en tant qu'adultes en tant que responsable en tant qu'éducateur pour toutes celles et tous ceux qui le sont nous devons peut-être réfléchir non pas juste à effectuer des saupoudrages mais à réfléchir en profond sur les valeurs que nous véhiculons au quotidien dans notre manière d'être dans les sourires que nous adressons les uns aux autres dans les mouvements volontaires que nous avons pour être dans ce don dans le désir que nous avons de réfléchir tous les jours non pas à ce que je vais pouvoir prendre mais à ce que je vais réussir à donner c'est un état d'esprit c'est quelque chose nous met en faux dans une société dans laquelle on a conjugué le verbe heureux avec le verbe avoir alors que nous savons que heureux se conjugue avec le verbe être ce n'est pas simple d'être à contre-courant ce n'est pas simple à un moment d'être capable non pas juste de dire mais de vivre au quotidien ces choses auxquelles l'on croit mais je crois qu'au fond c'est cela qui donne un sens à l'existence c'est cela qui fait que l'on tous les jours pourquoi on se lève c'est cela qui nous donne au fond des énergies de transmettre et de nous battre et de faire en telle sorte qu'au fur à mesure et bien les transformations s'opèrent petit à petit sans qu'on s'en rende compte un état d'esprit nouveau un mode de fonctionnement différent ceux qui ont ses responsabilités et le savent au combien surtout dans le domaine de l'éducation réalise au combien aujourd'hui la force de l'image qui s'imprime qui construit ce que l'on appelle ces dimensions sidérantes chez l'individu peut altérer son regard et son jugement sur l'existence la banalisation de la souffrance l'incapacité de voir avant tout ce qui va cette envie sans arrêt de mettre en exerg les points négatifs et bien cela c'est une bataille qui est difficile à mener la difficulté de poser des limites et des cadres se rappeler qu'un enfant a besoin d'un adulte qui assume son rôle d'adulte c'est-à-dire qu' n'est pas là pour chercher à lui plaire mais tout simplement pour lui mettre un cadre qui le rassure qui lui permet de voir que nous avons nous aussi des valeurs auxquelles l'on tient et pour lesquels on est prêt à se battre et ça c'est ce qu'ils attendent de nous au-delà de la dimension du religieux qui exprime la spécificité de chacun dans sa foi et surtout dans la capacité que l'on a de se retrouver dans une chaîne il y a aussi cette nécessité un moment d'ouvrir cette réflexion vous allez me dire mais quel espoir la bataille est immense bien dans la tradition Ju parle d'un concept qui s'appelle l'aide divine vous savez c'est l'histoire de cet homme qui avait promis à sa fille que son époux serait sans doute celui qui arriverait à transporter un immense rocher de l'autre côté de la route s'il lui plaisait bien sûr et bien sûr plein d'hommes viennent et essayent de transporter n'y arrivent pas et puis à un moment arrive un petit monsieur avec un marteau et puis il commence à briser le rocher et il transporte petit à petit ce ro immense de l'autre côté qui a dit qu'il fallait tout faire à la fois vous mes chers élèves vous vous rendez pas compte au combien chacune de vos actions au quotidien ch et transforme nous sommes dans un monde dans lequel nous savons que chaque petite bouleverse vous avez appris pour ceux qui sont déjà en classe de terminale et vous la prendrez pour les autres que dans le monde de la physique chaque mouvement réoranise nouveau l'espace dans lequel on se trouve il en est de même au niveau spirituel chacune de vos actions génère un impact cet impact il est là il ne peut-être pas tout de suite visible mais il est quand même bien présent alors bien sûr cette réflexion nous devons l'avoir nous avons l'obligation de mettre cela en action nous avons l'obligation quotidien de repenser aux fondamentaux autour desquels nous allons organiser les valeurs et les transmissions à nos enfants et si nous sommes prêts chacun de notre côté à prendre le temps de repenser à cela à faire preuve de plus de récède de compassion de gentillesse d'ouverture de sensibilité d'avoir des regards de tendresse les uns vis-à-vis des autres de voir avant tout ce qui va avant de voir ce qui ne va pas de valoriser avant tout les réussites avant de stigmatiser les échecs d'être capable d'applaudir les efforts et non pas seulement les résultat tout cela et bien va nous faire avancer et je crois que au fond ce qui est important c'est ce que j'ai entendu un jour d'un de mes maîtres qui lui-même est passé par l'horreur il y a plus de 60 ans et qui m'a dit la chose suivante nous ne savons pas pourquoi nous nous sommes encore là et plus les autres mais notre question c'est de savoir ce qu'ils attendent de nous s'ils étaient là qu'est-ce qu'il nous dirait et bien je pense qu'il nous dirait peut-être aussi un tout petit peu cela si nous arrivons à le mettre en place alors je pense que nous arrivverons à faire de belles choses petit à petit c'est vrai et nous arrivons alors à arrêter d'être les enfants de notre passé et nous arriverons à devenir les parents de notre futur que leur nechamotes que leurs âmes de là où elles sont nous envoient tout ce qu'elles peuvent nous donner et que nous soyons dignes de le recevoir et surtout de continuer à le transmettre amen amen



