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De Vivre avec l'autre à vivre l'autre - Rav Elie Lemmel - Parasha Ki-Tissa

De Vivre avec l'autre à vivre l'autre - Rav Elie Lemmel - Parasha Ki-Tissa

Lev ·

Paracha Mariage & Famille
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une des leçons de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la parasha Ki-Tissa. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "De Vivre avec l'autre à vivre l'autre " soulève un certain nombres de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : - Quelle est l'importance de la responsabilité dans la relation aux autres ? - Quel rôle l'empathie joue-t-elle dans les relations ? - Comment comprendre et partager expériences et souffrances des autres ? - Comment peut-on vivre pleinement avec les autres et pour les autres ? - Comment la sensibilité et la réceptivité aux expériences des autres influencent-elles notre capacité à agir et à communiquer efficacement ? Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le transférer à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr on est donc dans un texte dans lequel la torora nous relate un des événements les plus complexes que le peuple d'Israël va vivre puisque il s'agit de ce qu'on appelle retgel c'est-à-dire la faute du vaudor et au fond c'est un un moment quand même qui est très particulier parce que le peuple d'Israël sort d'Égypte il a vécu l'expérience des miracles donc a priori il a vécu ce que tout le monde voudrait vivre c'est-à-dire comme beaucoup de personnes ont l'habitude de dire non mais moi si vous me faites si vous montrez des miracles évidemment mais eux ils les ont vu ils les ont vécus donc ils ont vécu les DPL ils ont vécu la sortie ils ont vécu l'ouverture de la mer ils ont vécu la révélation et puis Moché est censé descendre au bout de 40 jours et puis il descend pas exactement au bout de 40 jours dans le sens où il l'attendit peut-être le matin alors qu'en vérité ça pouvait être l'après-midi et là brusquement ça part dans tous les sens on se retrouve donc avec ce que l'on appelle le évraf c'est-à-dire les Égyptiens qui se sont convertis à la sortie d'Égypte qui commenc à à à remettre tout en cause et qui disent rien ne va plus et donc tout le processus qui va amené au égalazave c'est-à-dire à la faute du vaudor va se mettre en place très bien ok alors évidemment il faudrait comprendre un petit peu qu'est-ce qui s'est passé dans cette histoire euh c'est pas le sujet du cours ça serait un long développement qu'est-ce qui s'est passé qu'est-ce qui a fait que brusquement le clan d'Israël va suivre en tout cas ne s'opposera pas ce qui est sûr c'est que à ce moment-là et bien Dieu dit bon bah si c'est comme ça on arrête tout si c'est comme ça on arrête tout ça ne sert strictement à rien et va émerger à ce moment-là un combat véritablement que Moché va livrer contre le créateur de l'univers pour essayer malgré tout de protéger le peuple d'Israël avec des arguments qui sont très surprenant en premier lieu puisque Moché va dire non mais quand tu as dit anem je suis l'Éternel ton Dieu peut-être qu'il pensait que tu ne parlais qu'à moi argument légèrement spécieux mais qui on va dire au niveau purement juridique ça s'entend au fond ça pas été dit au pluriel alors on peut toujours dire qu'ils auraient compris que ça ne s'adressait qu'à moi en tout cas va touter va tout T et moment il va dire la chose suivante don je l le textee est clair peupleit une faute catastrophique r ils ont fait en effet ce ve d'or il y a rien à dire c'est une réalité alors maintenant je te propose le de suivant soit tu prends et tassume leur faute tu supportes et sinon ça m'intéresse pas de rester avec avec toi efface-moi de tout en train de dire àilà écoute très simple fauté ils ont fauté on peut rien dire alors soit tu supportes mais si tu es pas prêt à supporter je pars avec cet argument est quand même extrêmement curieux puisque si Dieu a décidé qu'ils doivent disparaître il disparaîtront et si Dieu a décidé que l'histoire devrait redémarrer à partir de Moché ça redémar à partir de Moché donc qu'est-ce qu'il est en train de leur dire et sur place le Ramban que je dire dans texte va dire la chose suivante écoute bien clair soit tu supp le faute et sinon je préfère moiême disparaître à leur place et que je supporte moi leur SAN Dieu lui répondif non non pas du tout celui qui a fauté disparaîtra veutre et pas toi parce que tu n'as pas fauté c'est-à-dire que Moché Rabenou est là et dit je veux disparaître à la place du peuple d'Israël Lamara va plus loin et va nous dire maisem de là nous apprenons que il a décidé de mourir à leur place et là brusquement tout change et c'est à ce moment-là où Dieu accepte de pardonner au peuple d'Israël et l'histoire peut recommencer qu'est-ce qui s'est passé qu'est-ce qui s'est joué dans cet argument que mocherabenou apporte pour que brusquement la décision de Dieu change alors pour comprendre ce qui s'est joué ici on va faire si vous le voulez bien un détour par rapport à l'histoire de Moché et de sa caractéristique principale que l'on découvre à l'intérieur du texte de la tor quand vous analysez un petit peu l'histoire de Moché vous constaterez quelque chose de très intéressant c'est que une très grande partie de son existence n'est absolument pas connue il y a une très grande partie de l'existence de Moché dont la Torah ne nous parle pas la Torah va nous citer quelques événements très peu de son histoire il va y avoir un fil rouge qui se dégage et qui va être le révélateur de la singularité de mocher Rabenou quel va être au fond le premier point qui va émerger lorsqueon nous parle de son histoire le texte nous dit M Moché a grandi il sort vers ses frères et il voit l'univers de leur souffrance et sur place en effet Rachi va nous dire la chose suivante Moché qui a grandi comme un Prince d'Égypte qui est dans le palais du pharaon qui est intervenu déjà pour son peuple vu qu'il a réussi à obtenir pour eux un jour de tranquillité qu'il va placer le jour du Shabbat et bien le texte nous dit vaigdal Moché Moché va grandir c'est-à-dire il va accéder à un niveau encore supplémentaire à l'intérieur du palais il devient véritablement un personnage de tout premier plan dit le texte V il sort et il va se confronter à la souffrance de ses frères c'est-à-dire que mocher Rabenou va aller sur le terrain pour pouvoir vivre et ressentir ce que le peuple juif est en train de vivre et à partir de cela le processus de la libération du peuple se met en place traduit de manière différente nous savons que il y a deux dimensions qui sont presque normales dans la manière dont on gère la relation à l'autre il y a tout d'abord ce que l'on appelle la notion de Tsedaka c'est-à-dire le fait de répondre présent à un besoin exprimé par un tiers d'ailleurs le terme de tsodaka vient de la racine tsed qui veut dire justice dans la mesure où l'autre est là avec son besoin et que tu as la possibilité d'y répondre alors au nom de de quoi tu n'y réponds pas c'està dire c'est une forme de logique d'évidence si j'ai la possibilité de répondre alors évidemment que je dois répondre ça c'est la première dimension dans un second temps vous avez ce que l'on appelle l'univers du réède qui est là pour pouvoir apporter quelque chose à l'autre même s'il n'en a pas un besoin mais lorsque je le lui apporterai ça sera un plus et ça ça c'est valable pour tout à chacun vis-à-vis de tout à chacun à travers l'analyse que nous pouvons faire des éléments dont nous disposons qui pourrait être un plus pour cet autre que l'on rencontre le premier récède que l'on peut faire avec toute à chacun c'est quoi c'est lui offrir au moins un sourire c'est-à-dire lui révéler que nous le voyons à travers la manière dont nous fonctionnons lorsqu'il est face à nous c'est le premier cadeau que l'on puisse faire aux autres dont ils n'ont pas nécessairement besoin mais lorsqu'on le leur offre c'est un véritable plus ça j'ai envie de dire que ça fait partie du B àas du monde de la relation tel que la tor le propose la Taka c'est la réponse à la demande et au besoins de l'autre dès lors que j'en ai la possibilité le RET c'est l'interrogation que j'ai sur cet élément que je peux apporter à l'autre dont il n'a peut-être pas besoin mais qui sera un plus par rapport à lui mais il y a une trè dimension et c'est cette trè dimension qu'on va explorer aujourd'hui lorsque on nous propose de réfléchir enfin qu'on va essayer de réfléchir ensemble sur penser à l'autre ou penser l'autre chaque fois P qu'on soit bien clair c'est vrai que lorsque on oublie parfois de penser à l'autre on risque d'être obligé de penser l'autre p n mais ça ça sera encore un autre sujet ça ça sera encore un autre sujet en tout état de cause le trisème niveau qui va être le plus complexe mais qui nous introduit dans le sujet qui va être le nôtre ça va s'appeler no c'est-à-dire être capable de vivre avec l'autre ce qu'il est en train de vivre que cela soit dans l'univers du positif ou de la difficulté c'est-àdire le choix que l'on va va VO que l'on va mettre en place d'aller se confronter à l'autre dans ce qu'il est en train de ressentir pour être à minima à ses côtés et lui apporter à travers ne seresse que notre désir de vivre avec lui ce qu'il est en train de vivre au passage même si c'est pas un sujet très réjouissant mais dans la tradition juive les lois sur le deuil obligation que l'on a de consoler les endeillés ce n'est pas venir et leur parler mais c'est de se mettre à côté d'eux et de partager autant que faire se peut le ressenti qu'ils peuvent avoir par rapport à la souffrance qui est la leure comme le verset nous le dit im ani betsara je suis avec toi betsara au moment de ta difficulté et ce quel qu'elle soit or l'élément qui va caractériser Moché va être ce désir qu'il a de s'exposer au ressenti de l'autre sans chercher à se protéger pour pouvoir lui apporter au moins sa présence et on rentre ici déjà dans un premier point qui est au fond de savoir quelle est la place que j' dans mon histoire et est-ce que celle-ci me permet de pouvoir partager avec l'autre ce qu'il est en train de ressentir traduction vous savez que de par notre nature nous sommes toutes et tous ce que l'on appelle des gens anim anim la traduction serait mais c'est pas la bonne mais c'est sans doute la plus proche des êtres égocentrés c'est-à-dire qui pensons avant tout notre relation au monde fonction de nous-même qui consciemment ou inconsciemment agissant dans le rapport à l'autre fonction du bénéfice direct ou indirect que l'on va pouvoir en recevoir ou en tout état de cause am minima en essayant de ne pas nous inscrire dans une relation qui pourrait à un moment générer une conformme de souffrance alors bien sûr je vais faire la distinction entre la relation qui pourrait générer une souffrance parce que l'autre est un être toxique donc là il s'agit en effet de se protéger face à un désir conscient ou inconscient de l'autre de nous faire du mal ça évidemment je n'en parle pas mais de pénétrer un monde dans lequel je risquerai d'être atteint par ce à quoi je serai confronté or on a tous tendance à être ce que j'appelleraiis des hypocondriaques de notre confort psychique c'est-à-dire nous avons tous tendance à vouloir nous protéger de ce qui peut à un moment nous toucher nous bouleverser créer chez nous une forme de mal-être voire même une certaine forme d'anxiété M donc celui qui nous donne un petit peu direction qui va être celle du peuple juif dans l'histoire donc celle qui doit être notre direction d'existence à chacune à chacun d'entre nous son histoire commence à travers cette confrontation qu'il va avoir avec la souffrance et qui va être à l'origine de la direction qu'il aura du peuple juif pourquoi vous savez que lorsque Moïse va partir la tor nous relate à un moment fameuse histoire du Buisson Ardent Moché est dans le désert il est en train de rattraper un un petit mouton qui s'est échappé et au loin il voit ce fameux buisson qui brûle et qui ne se consume pas le texte nous dit Vaillard haschem qui s LIR et Dieu voit à ce moment-là que Moché se détourne pour voir et à ce moment-là il se révèle à lui et lui dit voilà ta mission qui est d'aller chez le pharaon et de lui dire en français dans le texte let my people go laisse partir mon peuple alors la première lecture évidemment du verset c'est Dieu voit que Moché détourne son regard pour regarder cette chose un peu incroyable d'un buisson qui brûle et qui ne se consume pas le midrache nous dit non c'est pas du tout c'est la bonne lecture varashem Dieu a vu à ce moment-là c'est-à-dire Dieu se rappelle si tenter qu'il puisse y avoir une notion de souvenir dans le divin mais ça c'est un autre sujet qui SAR lirot que Moché n'a pas eu peur de se détourner du lieu dans lequel il se trouvait pour pouvoir voir ce qui se passait chez ses frères c'est le souvenir de la capacité qu'il a eu de se désinscrire du monde dans lequel il était qui était au fond beaucoup plus confortable et d'aller voir et de se confronter à quelque chose de bouleversant avec la responsabilité que ça allait créer chez lui parce que la confrontation à quelque chose de bouleversant évidemment au-delà de ce ressenti que la CRÉ chez nous nous interroge sur la responsabilité qui est la notre maintenant que nous y sommes confrontés et souvent nous ne voulons pas nous confronter pour ne pas nous trouver face à nos responsabilités karot Dieu voit à ce moment-là c'est-à-dire fait émerger à nouveau cette capacité qu' eu Moché de se détourner de l'univers dans lequel il se trouve pour aller voir se confronter ressentir pour pouvoir mieux agir pensez à l'autre c'est l'univers de la tsudaka et du réède c'est déjà une première étape fondamentale penser à l'autre c'est être capable d'être à l'écoute de son besoin verbaliser ou non qui parfois passe à travers beaucoup plus des nandis il à nous de savoir les décrypter mais c'est encore une autre histoire ou alors d'être dans cette démarche proactive de vouloir apporter aux autres ce qu'on peut leur donner qui serait un plus ça c'est le point de départ qui est valable pour tout à chacun mais penser l'autre c'est se donner les moyens d'imaginer ce que pêre son ressenti pour pouvoir soit dans mon action être plus juste soit être dans une proximité plus vraie et plus authentique et dit le texte du midrache que lorsque Moché va justement hidal va grandir et l'expression de sa grandeur justement réelle qui n'est pas juste d'avoir maintenant un poste supplémentaire au palais c'est V c'est d'être capable de sortir vers ses frères et de se confronter réellement à leur difficultés le Midrach nous dit que lorsque Moché sort et bien il va maintenant essayer d'agir de manière ultra concrète tout en sachant que ce qu'il fait fait ce n'est pas grand-chose traduction le M nous dit qu'il arrive et il veut à son tour coltiner les sac il se met dans les habits des ouvriers et il essaye non pas pour les photos de Paris Match ou pour pouvoir diffuser ça sur insta en disant j'y suis moi aussi évidemment parce que parfois on le fait pour être vu non là il y va mais pourtant il sait pertinemment pertinemment que ce qu'il va faire n pas réellement il y a des centaines des milliers de sacs à porter alors pourquoi il y va parce que mabenou veut essayer de ressentir ce que l'autre peut ressentir c'està-dire il ne se satisfait pas juste d'une observation d'une confrontation mais il veut vivre lui-même ce que cela veut dire pour pouvoir être encore plus vrai au moment où il va essayer d'agir par la suite et cette idée on la retrouve dans un autre verset de la tor la tor dans la parachat MP va nous dire la chose [Musique] suivante si tu prêtes de l'argent à une personne qui en a besoin im le pauvre im avec toi alors tout d'abord là-bas nos maîtres nous disent qu'il ne faut pas comprendre ce im comme étant un monde est possible mais doit être compris comme étant lorsque dans un autre cours on avait essayé de développer pourquoi lorsque l'on parle de la notion du prê la Torah utilise le terme de si mais le terme de si ne veut pas dire mononde des ve dire lors que on avait expliqué vous rappelez qu'il y a des univers dans lequels tu ne dois même pas être capable d'imaginer que tu puisses faire autre chose que ce que la responsabilité t'oblige il y a pas de monde possible face à la souffrance de l'autre l'autre a besoin tu peux pas te dire bon je vais voir si non le si ça veut dire lors que je ferme cette parenthèse on avait longuement développé cette notion mais là-bas Lamara les m du Tam nous disent c'est quoi ce terme le pvre avec toi c'est quoi cette terminologie curieuse qui veut rien dire et Lamar a traduit de la manière suivante les maîes du Talmud disent non était an Imar donne-toi les moyens d'imaginer ce que le pauvre peut ressentir mais ça change quoi mon frère je vais lui donner son argent je vais lui faire son prêt au fond si se donner les moyens de ressentir était à l'origine d'une action je peux comprendre mais là me dit de toute façon tu vas prêter de toute façon tu vas donner tu as pas le choix puisque tu peux le faire alors pourquoi tu le fais pas alors pourquoi tu as besoin de rentrer dans ce processus dans lequel tu essayie de te mettre à la place de l'autre à quoi ça sert si la tor me demande de le faire c'est qu'il y a sans doute ici quelque chose de plus cette dimension elle est dans ce que j'appellerai le monde de l'impalpable elle est dans l'intensité du geste un petit peu à l'image de ce qui vous habite lorsque vous dites à la personne que vous aimez que vous l'aimez parce que si moi je lui dis que je l'aime ce mot n'aura aucune densité il sera décrypté comme le Larousse le dit mais il n apportera pas grand-chose parce que je n'y ai pas mis la totalité de moi-même c'est au moment où je mets la totalité de moi-même dans le mot que celui-ci apporte réellement et là nous apprenons nous apprenons pardonnez-moi un principe fondamental qui au passage celui que l'on traduit dans le langage du Talmud comme étant la Cavana c'est-à-dire l'intention mais le terme de Cavana intention vient de la racine kivoun qui veut dire direction si j'ai envie que l'autre perçoive le message que je veux lui faire passer à travers l'acte ALFOR il faut que je me donne les moyens de ressentir profondément ce que représente cet acte en essayant de me mettre à la place de l'autre au moment où je me mets à la place de l'autre et j'essaie d'imaginer qu'est-ce qu'il peut ressentir et donc à partir du moment où je vais agir qu'est-ce qu'il pourra aussi ressentir comme bonheur de voir que quelqu'un est prêt à répondre à sa demande à ce moment-là l'acte va être dans une densité autre qui au-delà de la dimension purement technique va nourrir l'autre et c'est cela que l'on attend de nous mocher Rabenou lorsqu'il va sur le terrain il veut pouvoir dire c'est pas simple mais comprendre ce que ça veut dire ce ne sont pas juste des mots ce sont des mots qui ont une puissance parce qu'ils sont l'expression de quelque chose qu'il a pu comprendre parce qu'il s'est donné les moyens de les ressentir comme on l' vu il ne se protège pas il ne se ge pas il n'est pas comme je l'ai dit tout à l'heure un hypocondrique de son confort psychique se contentant d'agir et de dire sans ressentir réellement et pensant que cela est amplement suffisant cette idée là de se donner les moyens de penser l'autre on va la trouver aussi justement tout au long de l'histoire de Moché évidemment puisque c'est ce qui va va faire lorsqu'il va intervenir pour protéger les filles de hitro vous rappelez que Moché est en fuite le pharaon veut le tuer et il voit ces bergères qui sont là en train d'abreuver leur troupeau et qui se font un peu malmener par les bergers parce que les bergers n'aiment pas le père des bergères et donc c'est leur manière à eux d'exprimer euh leur désaccord Mo chaben il est là il intervient qu'est-ce qu'il sait du résultat de son intervention il en a aucune certitude on ne nous décrit pas mocher Rabenou comme étant un champion de karaté même si la toran nous décrit comme étant un individu avec une stature assez impressionnante mais meraben au fond il est toujours dans la même situation d'essayer d'imaginer ce que l'autre peut ressentir le fait de n'avoir pas essayer à minima d'intervenir peut-être vécu par la personne comme étant une forme de dénis de son importance je ne sais pas si en intervenant j'arriverai à calmer ces bergers mais au moins ces bergers ser se seront rendus compte qu'elles ont de la valeur et de l'importance parce que quelqu'un n'a pas eu peur de se mettre en danger de prendre des risques pour essayer de les protéger or on sait très bien que dans la vie voir quelqu'un qui essaye même s'il ne réussit pas nous nourrit parce que au moins il a révélé l'importance qui était la nôre à travers l'effort qu'il a voulu faire même si celui-ci ne s'est pas couronné de succès on le voit parfaitement sur des choses toutes bêtes toutes simples de cet enfant qui veut offrir un cadeau à son papa ou à sa maman avec son ses 2,50 € et qui va arriver à un résultat qui est bofbof et parfois même il y aura pas de résultat qu'est-ce qui va nourrir le parent au fond c'est que son action est révélatrice de l'amour que l'enfant porte à ses parents et c'est ça qui va les nourrir l'action que je vais avoir vis-à-vis du tiers dans un acte dans lequel je n'ai pas peur d'intervenir cette obligation d'ingérance que je crée chez moi lui apporte la conscience de l'importance qu'il a vis-à-vis d'un tiers même si on ne le connaît pas et ça ça lui apporte après il y a le résultat technique mais c'est une seconde dimension ça veut dire que mocher abenou n'est pas juste ici forme de prchevalier qui va au secours des demoiselles mon cher abenous dès qu'il est confronté à une situation il essaie de s'inscrire dans le ressenti que l'autre peut avoir et à partir de ce moment-là décider d'agir comment chbou dit au peuple à Dieu pardonnez-moi ben moi mais je disparais qu'est-ce qu'il est en train de dire il ne parle pas à Dieu il parle au peuple il leur dit mais sachez que pour moi malgré votre erreur vous comptez pour moi parce que au fond au moment où le peuple juif prend conscience de son erreur c'est quoi la partie la plus terrible quel est le regard que Moché porte sur nous maintenant comment est-ce qu'il nous voit comment est-ce qu'il nous perçoit celui qui s'est battu pour nous celui qui a tout fait pour nous sortir que l'on vient de trahir c'est bouleversant de quoi le peuple a besoin de quoi l'individu au plus profond de lui-même a besoin à ce momentl qu'est-ce qu'il ressent ce besoin d'être assuré ce besoin d'être assuré que malgré tout l'amour de Moché reste c'est quasiment inimaginable mais pour Moché c'est du domaine de l'évidence parce qu'il s'est donner les moyens d'imaginer ce que peut ressentir le peuple d'Israël et son amour pour le peuple d'Israël est qu'il a envie de leur donner la seule chose qu'il peut leur donner sachez que vous sans moi moi sans vous c'est imp possible à ce moment-là Dieu peut dire c'est bon on change pourquoi parce que à travers cet acte là Moché transforme le peuple qui se revoit comme étant celui qui peut malgré tout recréer une dans la mesure où il se voit pouvoir recréer une histoire de par le regard que Moché porte sur lui alors cette histoire devient un monde des possi et donc c'est la raison pour laquelle le pardon peut arriver ilara un texte du Talmud dans le traité de brchot qui dit la chose suivantem dans Brot nous dit lorsqu'une personne qui possède un verger découvre qu'elle a un arbre qui commence à avoir des signes de faiblesse vous allez dire c'est dans le domaine du possible c'est dans le domaine du possible les arbres peuvent un moment avoir des SIG de faiblesse il a un verger bon alors il y a 150 arbres dans le verger il y en a un c'est un peu borderlinemara dis les m du Talmud qu'est-ce qu'il fait il vient il accroche un fil rouge mais bien rouge à l'arbre pourquoi alors là je juste une parenthèse hein sur les fameuses ambiance fil rouge pour ceux qui pensent qu'on est dans des histoires un peu de sorcellerie pas du tout le rouge est une couleur qui attire d'ailleurs vous le voyez bien dans le monde de la mode pour pouvoir créer un regard souvent il une très belle chanson je s'appelle plus de qui mais qui est très très belle qui s'appelle rouge je sais plus de qui d'ailleurs elle est belle cette chanson rappelez ou pas rouge cezvous oh je CIS que vous sortiez le soir bon je m'enppellerai après je regarderai sur Google en tout cas le rouge c'est que c'est une c'est une couleur très forte qui attire le regard toute la problématique c'est au fond par quoi mon regard est attiré en premier la puissance du premier regard c'est un petit peu ça la symbolique alors le rouge attire et donc les gens vont voir cet arbre avec ce gros fil rouge vont constater qu'il a l'air un peu flageolant et donc à partir de cela et bien décideront de prier pour cette personne et de faire en tel sorte que son arbre et bien aille mieux bon qu'est-ce qu'on est en train de nous raconter bon d'accord l'idée est intéressante mais d'O tu d'ù tu débarques pour me raconter une histoire par c'est bien quoi mais du tu leur dis non mais on va faire ça mais mais d'où tu me sors un truc pareil évidemment c'est quelque chose qu'on voit dans la Torah qu'est-ce que tu vois dans la Torah et dit dans la Torah tu vois ce qu'on appelle l'histoire du msora msora c'est quoi c'est une personne qui est atteintte d'une certaine maladie de la peau que l'on appelle sarahat que l'on traduit très imparfaitement par la lèpre qui est le fruit de quelqu'un qui s'est amusé à faire de la médisance partout lorsque cette personne à l'époque du temple était touché par cette affection de peau il devait sortir du camp et au moment il sort du camp il devait dire partout je suis impur je suis impur je suis impur c'est très classe pourquoi alors il y avait déjà une démarche pédagogique tu vas vivre l'expérience de ce que veut dire faire la médisance sur quelqu'un quand tu vas constater que les gens brusquement te regardent d' un air un peu surpris tiens tiens ça c'est déjà la fonction pédagogique mais autre chose parce que lorsque cette personnea qu'il est pure il amènera les gens à prier pour lui ça veut dire quoi ça veut dire que pour la Torah un être humain digne de ce nom c'est quelqu'un qui fait le constat que l'autre à travers son erreur va mal et au lieu de dire bien fait pour lui il essaie d'imaginer ce que l'autre est en train de ressentir maintenant qui fait le constat de son erreur et prie pour lui on est dans un monde dans lequel et bien on adore dire tant pis pour lui fallait pas le faire comme les enfants quand ils se font mal et qu'on leur dit fallait pas courir fallait m'écouter fallait travailler fallait pas faire on ador cel il est là je le connais pas il se promène de Tam je suis impur monsieur dis donc de la médisance va falloir assumer mon frèremelle te dit dit quand la personne elle dit tamé tamé ça doit générer quoi chez ceux qui le voient qui constate qu'ils ont face à eux quelqu'un qui exprime sa dimension dysfonctionnelle il prie et la dit donc de là tu apprends que quand tu vois quelque chose qui est difficile pour l'autre tu pries pour lui et donc c'est la raison pour laquelle quand ton arbre il va mal indique aux autes que ton arbre il va mal comme ça c'est sûr que les gens vont prier alors que nous on aurait pu dire ça il exagère il en a 150 il y en a un qui va pas c'est bon c'est comme ça qu'on fonctionne hein de quoi il se plaint de quoi il se plain je vais m'arrêter un instant sur cette notion là de savoir prier pour celui qui à un moment est en train de vivre la conséquence de ces actes comment est-ce qu'on fait pour ça comment est-ce qu'on arrive une chose pareille l' elle te dit la chose suivantemelle te dit que lorsque tu es confronté à une chose alors évidemment que tu dois t'interroger pourquoi au fond cette chose je la vois qu'est-ce qu'elle est en train de me dire qu'est-ce qu'elle doit créer chez moi or la raison de la confrontation une situation n'est là que pour me faire grandir donc la découverte de l'autre au moment où il vit cette expérience de souffrance n'est pas là pour me dire c'est pas bien de faire la médisance parce que je suis déjà au courant ça ça serait trop simple j'apprends de là que c'est pas bien la preuve c'est que celui qui en a dit il a été puni c'est bon tu étais au courant mon frère tu as pas besoin de le voir tu le sais donc là il va falloir chercher quelque chose qui qui est un peu plus complexe que j'aiêtre pas envie de voir et qui est de me dire ben voilà no est-ce que tu es prêt à vivre et à partager avec l'autre sa souffrance et comment tu la partages en priant pour que celle-ci disparaisse le plus rapidement possible même si par ailleurs on pourrait dire qu'il la mérite mais le fait de la mériter n'enlèvant rien la réalité de cette souffrance c'est-à-dire que la torora a très peur de la construction de cette insensibilité liée à l'illusion d'une justice qui justifierait la souffrance parce que si c'est comme ça il y a pas de limite lorsque Dieu se révèle au Sinaï lorsquem se révèle dans l'histoire à travers le don de la tor et bien le texte nous relate quelque chose de très curieux qu'on avait déjà évoqué ensemble le traduction ceux qui vont recevoir la tor ceux qui s'approch m s'approchera plus haut on dit qu'il voit Dieu ça veut dire quoi j'en sais rien et sous les PL de Dieu sous les pieds de Dieu pardonnez-moi donc un anthropomorphisme quand même assez passionnant il y avait comme une forme de brique en saphire qui était resplendissante comme l'IT le le ciel dans sa pureté originelle très beau très poétique c'est quoi cette histoire Dieu se révèle dans l'univers à travers ses attributs nous ne pouvons pas percevoir l'essence même du divin mais nous pouvons percevoir sa présence dans le monde à travers la manière dont il s'exprime à l'intérieur de celuiici Dieu se révèle à travers une de ses dimensions au moment le plus important de l'histoire qui est la révélation la dimension à travers laquelle Dieu se révèle c'est cette brique dont nous disent les maîtres du Talmud qu'elle était là face à lui pendant la souffrance de l'exil pour qu'il se rappelle de la difficulté du peuple juif et de cette brique qui commence à resplendir au moment de leur libération Dieu n'a pas besoin d'une brique pour se rappeler et ça voudrait rien dire se rappeler parce que si la notion de se rappeler voudrait était présente ça veut dire qu'il y a une possibilité de ne pas se rappeler donc on est ici face à quelque chose qui est du domaine de l'imperfection mais plus encore qui a amené le peuple d' Égypte c'est le créateur le fait que le peuple d'Israël doiv passer par l'expérience de l'Égypte est une forme de nécessité par rapport à sa construction identitaire n'enlèvant rien le fait que je ne me donne pas les moyens de ressentir la difficulté qu'ils sont en train de vivre ça veut dire que au moment où tu dis quelque chose à ton enfant et tu sais que tu dois le dire tu sais que tu dois agir parce que c'est fondamental pour lui dans la démarche de sa construction au même moment tu dois être capable d'imaginer ce qu'il est en train de ressentir et être à ses côtés tout en gardant ce que tu as décidé de mettre en place parce que c'est nécessaire être capable de ressentir ce que l'autre vit alors que je suis à l'origine de ce qu'il est en train de vivre c'est ce qui fera la différence dans la vie entre un bon médecin et celui qui pense être un bon médecin c'est qu'est-ce qu'il ressent au moment où il fait même s'il sait qu'à ce moment-là l'autre souffre comment il le vit intérieurement qu'est-ce qu'il ressent à l'intérieur de lui-même nous sommes dans un monde dans lequel on nous demande de travailler sur notre insensibilité nous sommes dans un univers dans lequel notre sensibilité est à géométrie variable alors qu'elle doit être présente de manière constante dans notre vie mon cher abénous donc il est celui qui va avoir cette particularité cette particularité que Dieu révèle au moment où le peuple juif est en train de sortir d'Égypte et de recevoir la tor les ma du tmud dans les traités de pircav vont nous que parmi les éléments nécessaires à l'individu pour pouvoir accéder au savoir il y a cette capacité de ressentir ce que l'autre est en train de vivre no alors par contre on a une question en quoi le fait que je sois capable de vivre que j'essaie non plus maintenant de penser à l'autre mais de penser l'autre en quoi cela me permet d'accéder au savoir et la connaissance et ici il y a une idée qui est absolument fondamentale on ne peut pas accéder au savoir si on n pas à l'écoute d'une autre pensée que la nôtre accéder au savoir c'est se confronter à la lecture que l'autre a du même sujet pour pouvoir élaborer ensemble à un moment quelque chose qui est du domaine de la vérité quelqu'un qui a pris l'habitude de ressentir ce que l'autre peut vivre est totalement prêt à être à l'écoute de ce que l'autre exprime souvent on le voit dans le monde du couple relation les gens parlent de difficulté de communication on n'arrive pas à communiquer souvent on dit au gens non mais vous vous parlez ouais non mais on communique pas en vérité on réalise qu'on n pas vraiment écouté mais pourquoi est-ce qu'on n pas écouté parce que ce travail en amont n'a pas été fait lorsque l'on n'arrive pas à se donner les moyens de ressentir ce que vivre pour pouvoir être plus vrai au moment des mots que l'on va prononcer par rapport à lui ou d'être plus agissant vis-à-vis de lui alors lorsque l'autre nous parle si on n'a pas réussi à faire cela il a réellement l'impression que nous n'arrivons pas être à son écoute parce que nous ne savons pas à un moment nous mettre véritablement dans l'écoute de l'autre en de côté totalement ce que nous sommes nous ce n'est pas pour rien que Moché qui est le prototype même de celui qui était capable de faire cela sa qualité première c'est quoi c'est la hanava c'est la modestie c'est-à-dire quelqu'un qui ne fait pas et qui ne met pas au centre de son existence le jeu et le moi c'est pas quelque chose qui pour lui représente quoi que ce soit alors nosbol on va le voir encore dans une autre étape et qui est encore beaucoup plus puissante c'est lorsque le peuple d'Israël va faire la guerre avec Amalek Amalek attaque le peuple juif à la sortie d'Égypte nos maîtres disent Amalek c'est celui qui a envie de casser le mythe d'invincibilité du peuple d'Israël ce et ce queles que soient les conséquences pour lui c'est l'expression véritablement de la haine parce qu'au fond il sait très bien qu'il ne remportera pas la victoire mais il veut juste amoindrir l'impact qu' a le peuple juif dans l'histoire c'est ça Amalek et le texte nous dit que Moché sort et ça'assoit sur une pierre et prie et nos maître de poser la question et Mochet n'avait-il pas la possibilité d'avoir une chaise quelconque pour pouvoir s'asseoir et mieux prier et ns maîre de répondre que Moché veut se donner les moyens de ressentir ce que le peuple est en train de vivre à travers sa bataille même s'il sait pertinemment qu'il n'arrivera pas à percevoir cela jusqu'au bout en deux mots merabeno ne s'imagine pas être dans une quelconque forme de confort alors qu'il a fe à lui quelqu'un qui est dans l'inconfort ça devient lui quelque chose qui est du domaine de l'impossible et on arrive ici à quelque chose qui va encore plus loin c'est que comment pouvons-nous imaginer un quotidien serein alors que nous savons que l'autre est en train de vivre quelque chose de difficile c'est pas possible c'està-dire que il y a quelque chose qui est du domaine de l'impossible pourabenou s'inscrire dans un confort alors qu'il sait que son peuple vit quelque chose de totalement inconfortable et quelque chose qui n'est plus dans le domaine du possible ce niveaau évidemment si la T nous en parle c'est que c'est quel ver lequ on doit au moins tendre même si on y arrivera peut-être pas mais on fait le constat d'une dimension pareille mais on ne l'installe pas dans sa vie c'està-dire qu'il y a des choses qui un moment deviennent évidentes pour nous il y a des gens actuellement en Israël qui ne dment pas dans leur lit depuis le début des hostilités c'est pas ce qu'il faut c'est parce qu'ils y arrivent pas c'est-à-dire que pour eux c'est quelque chose qui n'est pas possible pas parce que c'est pas bien pas parce qu'il faut participer parce que je peux pas alors sinon on y est pas en tout cas moi j'y suis pas ça c'est sûr mais il faut savoir qu'au fond développer cette sensibilité risque de nous faire découvrir un jour un de fonctionnement de ce type et qui peut nous amener à des situations tel que je vous en raconter une et je conclure là-dessus il y avait un maître qui s'appelait le ramoch solovtique ramoch solovti j'ai eu le privilège connaître un tout petit peu un soir mais c'était c'est le soir du mariage d'un de ses enfants donc il va marier un de ses enfants donc vous imaginez bien que le jour du mariage il habitait en Suisse vous êtes un peu occupé rovti était considéré comme un des plus grands maîre que nous avons connu et en Europe c'était une référence absolue quand vous êtes confronté à quelqu'un de cette grandeur quel que soi les doutes que vous pouvez éentuellement av voir vous n'en avez plus parce qu'il incarnait vraiment ce que veut dire la Torah dans dans toute sa dimension au-delà de son génie de son savoir mais dans toutes les dimensions il respirait la Torah c'était c'était ça la torora et c'est le mariage de son fils et avant de il est sur le pas de la porte et le téléphone sonne Rav Moché étudiait shabbat sans doute 20h/ 24 parce que c'était le seul jour où le téléphone ne sonnait pas il dormait quasiment pas shabbat parce qu'enfin il avait le temps d'étudier comme il voulait Il vaille décroche le téléphone évidemment son épouse qui est là c'est parfaitement qui va répondre et pour elle c'est normal et il se pose il commence à écouter sereinement et bien au bout de quelques minutes il dit à la personne est-ce qu'éventuellement comme je vois qu'on n'est pas dans une urgence absolue on pourrait reprendre cette conversation un peu plus tard ce soir parce que là j'ai j'ai quelque chose à faire je dois sortir et il lui donne rendez-vous je crois au téléphone à 123 ou à 1h du matin en Suisse de vois les mariage finissent plutôt qu'en France il y a pas cocktail et donc il part et quand il revient bien sûr à min et demi l'autre téléphone et il lui répond c'est quoi cette histoire quand vous voyez ça vous dites mais au-delà du calme de la tranquillité de la sérénité de la construction du couple lequel si mon mari le fait c'est qui sait pourquoi il le fait s'il le fait c'est qu'il sait pourquoi il le fait c'est essayer d'imaginer ce qui se passe dans la tête de la personne qui vient de te téléph quand vous téléphonez un maître c'est pas si banal d'abord vous avez peur de le déranger et puis généralement c'est parce que vous quand même des questions qui sont pas justes de savoir qu'est-ce qu'on fait si le pot de lait est tombé dans la casserole de viande ce sont généralement des questions plus complexes et lorsque tu sonnes tu téléphones et que le téléphone sonne dans le vide parfois tuoseras peut-être pasetéléphoner alors que peut-être au fond tu as besoin de parler donc c'est la raison pour laquelle évidemment que je répondre et ces de 3 minutes ne changeront rien à mon programme si je réfléchis mais comment ça se fait qu'on est capable de faire une chose pareille c'est parce que dans le CL d'Israël quand on est un maître et bien cette manière de réfléchir elle est du domaine de l'évidence évidemment que l'autre s'il appelle il a besoin d'au moins de sentir queil y a une réponse même si je peux pas lui donner la totalité de cette réponse lui dire que j'attends son appel à min demi au 1h fait que il va en effet appeler qu'il va me rappeler et donc à partir de cela et bien quelque part on construit le peuple d'Israël le CL d'Israël ne peut pas se construire si on ne se donne pas cela comme étant un objectif à l'intérieur de notre vie et comme on l'a vu le point de départ c'est deaka déjà commencé à répondre présent dès lors qu'on peut le faire et considérer comme étant quelque chose d'inimaginable de ne pas le faire la seconde chose comme on l'a vu c'est de réfléchir à ce qu'on peut apporter aux univers que l'on croise sans qu'ils ai nécessairement de besoin mais se rappelant que si on peut apporter à l'autre un plus il n'y a pas de raison de ne pas le faire et la troisième dimension une fois qu'on a fini de penser à l'autre c'est de se donner les moyens de penser l'autre cet autre qui crie tamé tamé cet autre qui dans cette forme de déchéance nous révèle au fond échec mais qui est dans sa souffrance et qui a besoin à minima de notre prière j'ai le privilège de rencontrer des maîtres et lorsque parfois on pouvait leur exposer quelque chose et qui nous disait je comprends ça nous suffisait pourquoi parce que c'était un vrai je comprend c'était pas un je comprend de circonstances c'était véritablement quelqu'un qui depuis le début avait fait totalement abstraction de tout ce qu'il était pour essayer véritablement de ressentir et de comprendre non seulement ce qui était dit mais la manière dont on était en train de le vivre c'est à l'antithèse de ceux qui vous disent ça va faut pas le prendre comme ça c'est bon pourquoi tu pleures tuexagères c'est exactement le contraire c'est l'acceptation de la manière dont l'autre peut ressentir évidemment et je conclure là-dessus sur la capacité de faire la même chose lorsque l'autre vit un moment merveilleux de le partager avec lui et je raconte une autre histoire et je conclus réellement là-dessus je rappelle plus du nom de ce maître mais c'est une histoire vraie qui a eu lieu volbat c'est un maître dans uneiva en Pologne qui un jour s'est retrouvé dans une autre ville que Saiva et puis il avait une réunion là-bas de Rabin on va dire et il discutait de de sujet dont ils avaient besoin de discuter et puis un moment ce maître regarde l'horloge et puis à l'étonnement général se lève et commence à danser sur place à pendant comme ça une minutes ou 30 secondes il est là avec un sourir il se rassoit alors je le regarde que s'est-il passé il non il est 15h à 7ette heure un de mes élèves est en train de se marier à laiva qu'est-ce que je suis content et l'expression de cette joie profonde qu'il ressentait qui était au fond le ressenti de ce que pouvait être son élève l'AM naturellement à ne pas pouvoir se retenir de l'exprimer parce qu'il ressentait profondément cette joie de l'autre c'est ce qui nous amène aussi à pouvoir agir pour l'autre et même si je vous ai dit après cette histoire je conclus j'en raconte encore une autre c'est une histoire aussi avec le sabbat mobka je crois que c'estc le sabbat un shabbat ce maître avait un visage un peu fermé et à la fin du shabbat les élèves disent mais qu'est-ce qui s'est passé vous aviez un visage ce shabbat un peu fermé oui j'ai appris veille de shabbat la disparition d'un de nos adversaires les plus farouches malheureusement de ces Juifs qui avaent été manipulé qui faisait partie de ces fameuses ya c'està-dire de ces Juifs qui faisaient tout pour supprimer le judaïsme à l'époque du communisme il dit j'aiapis sa disparition il dit comment voulez que je passe un Chabbat tranquille quand je pense à la souffrance de son âme qui est face à la vérité je peux pas c'est trop bouleversant c'est au fond vers ça qu'on doit tendre c'est ça qui nous donne envie de partager avec l'autre réellement ces moments de joie et c'est ça qui nous donne envie de donner à l'autre les moyens de vivre dans toutes les dimensions de son existence quelque chose qui se conjugue au plus que parfait aussi bien dans le monde de la matérialité que le monde de la spiritualité je vous remercie pour votre écoute et à vous les questions