
Cours du Rav Elie Lemmel "Pessah 5773 En relisant la haggada"
Pessa'h Etude de Torah
Tous les cours du Rav Elie Lemmel sont sur levideos.fr Lundi 11 mars 2013
Transcription
Kind: captions Language: fr D'accord. Donc le thème qui a été annoncé c'était en relisant l'Agada. Donc on va essayer de tout simplement suivre suivre l'Agada, le texte de cette Agada que l'on lit chaque année. Alors pour certains en version originale, pour d'autres avec un sous-titrage. Pour d'autres c'est un pinom à lire le plus rapidement possible pour arriver au repas. Et ce que je voudrais c'est m'arrêter avec vous et reprendre un petit peu quelques points de celle-ci et ouvrir un certain nombre d'explications. Tout d'abord, Agada. Hagada qui vient de la racine Hagid qui veut dire raconter. Nous avons en effet une mitva un commandement de la Torah le soir de Pessar de raconter euh l'histoire de la sortie d'Égypte comme le verset nous le dit. est mort et tu raconteras ton enfant ce jour-là, c'est pour cela que Dieu a fait cela pour moi lorsque je suis sorti d'Égypte. Alors intéressant de voir que dans le texte qui nous renvoie cette obligation de raconter, il y a marqué bavourem litraim le père parle et il dit à l'enfant c'est pour cela que Dieu m'a fait à moi lorsque je suis sorti d'Égypte ce qui est complètement faux techniquement parlant puisqueà priori en dehors de la seconde génération et bien celui qui est là et bien n'était pas en Égypte. Donc on a à nouveau cette notion que l'on va revoir de manière récurrente dans le texte qui est queim que chaque individu a l'obligation de se voir lui-même lorsqu'il est comme s'il était lui-même sorti d'Égypte. C'est-à-dire que la Torah nous demande de ne pas être ici dans juste une forme de commémoration mais nous demande de faire l'effort d'imaginer et de se voir comme si nous étions nous-mêmes sortis d'Égypte. Adam l'homme à l'obligation c'est pas quelque chose qui est laissé à notre libre libre arbitre. Bien sûr qu'on peut ne pas le faire mais Adam tu as pas le choix. Tu es obligé d'imaginer de te voir toi-même comme si tu étais sorti d'Égypte. Ça veut dire quoi ? Dire quoi ? Je me vois comme si j'étais sorti d'Égypte. Alors pour comprendre ce que ça veut dire comme s'il était sorti d'Égypte, faut comprendre d'abord ça veut dire quoi l'Égypte. Et une fois qu'on a compris de quoi il s'agit, alors on peut éventuellement imaginer que je me vois comme si j'étais sorti moi-même d'Égypte. Mitraim vient de la racinear. Mear ça veut dire des limites. On avait vu cette notion là il y a longtemps dans un cours que l'univers de l'Égypte c'est l'univers du cadre, l'univers du déterminisme. Et donc chaque personne doit se voir comme s'il était lui-même sorti d'Égypte. C'est-à-dire comme s'il était sorti d'un système qui à un moment lui pose des limites à travers une vision déterministe de l'existence et qui donc ne lui donne pas la liberté de construire sa vie qu'elle est de toute façon déjà programmée en amont. Et ça en effet ça nous concerne chacun d'entre nous traduit différemment parce que nous allons parler de la construction du peuple juif parce que nous allons parler de la liberté nous devons d'abord nous extraire de tout ce qui nous donnerait l'impression que nous ne pouvons pas véritablement construire notre histoire qu'on est un peu victime de quelque chose et que ben de toute façon on pourra rien faire le soir de la sortie d'Égypte on doit avant de raconter à l'enfant d'abord se dire mais moi-même je C'est que mon histoire m'appartient parce que le but de transmettre, c'est de lui montrer que sa propre histoire lui appartient. Donc on n'est pas du tout ici dans une commémoration, on est ici dans une transmission d'un premier concept qui est fondamental. Rappeler à l'enfant que il est libre de construire sa propre histoire mais ça je ne peux le faire que si moi-même je me suis octroyé cette liberté. Le texte me dit, tu diras à ton fils, tu diras à ton enfant, c'est ce que Dieu m'a fait à moi au moment où je suis sorti d'Égypte. Pourquoi ? Pour que je puisse être capable de te raconter. Mais je ne suis pas sorti, mais faut croire que je suis sorti. Alors, je suis sorti de quoi ? Je suis sorti de quelque chose qui m'empêche d'imaginer que je peux avoir ma propre histoire. Et c'est ça au fond que je vais transmettre à l'enfant. Ça c'est déjà un premier point. Donc j'ai presque envie de dire qu'il y a comme ici une forme de vecteur à l'intérieur de la Hagada, forme de fil rouge qu'on doit bien garder en tête. C'est on veut que l'enfant sorte d'ici avec quoi dans la tête ? Avec quoi il doit maintenant se retrouver au lendemain du Céder ? Quelles idées nouvelles vont être présents dans son univers ? en dehors de juste connaître l'histoire de ce qui s'est passé, il doit avoir compris que son histoire lui appartient. Et ça c'est ce qu'on va essayer de faire prendre conscience à l'enfant à travers donc les différents épisodes du CER. Donc cette mit de Ragada vigata le binha et le texte nous dit que cette obligation de raconter n'existe que au moment où il y a mat. C'est-à-dire qu'au moment où il y a donc ces ces deux choses autour duquel on va articuler toute cette soirée qui est la matsa et le maror, les painzimes et les herbes amer qui sont posées devant toi. Si tu veux raconter, il faut qu'il y ait quelque chose en face de toi. C'est quoi ces deux choses ? Elle nous renvoie à quoi ? Alors, tout d'abord, je vais faire un petit saut rapide sur un texte de la Agada qui est à priori extrêmement curieux. Lorsque vous lisez le texte à un moment qu'on n'est plus très loin du repas donc ça va on est décontracté à ce moment-là on arrive on va on va bientôt manger il y a marqué la chose suivante colou tout celui qui n'a pas dit ces trois choses le soir de pesar n'est pas quit de son obligation vouen et les voici pesar matsaor pessar c'est le rappel du sacrifice de l'agneau pascal mats c'est la consommation de la matsa donc de ces pinzim maror C'est ces herbes amer qui sont là pour nous rappeler l'amertume de l'Égypte. Si vous arrêtez 15 secondes sur ce texte, a priori, il est bizarre, il est dans le désordre puisque normalement, on aurait dû d'abord évoquer le maror qui nous renvoie à l'amertume de la souffrance en Égypte. Après le la matsa, c'est pas zimes qui ont été consommés en Égypte et il y a la sortie d'Égypte et puis après le corban pessar qui a signifié le début de la liberté. Or, on on nous fait les choses dans l'autre sens. colar tout celui qui n'a pas dit ces trois choses-là n'est pas quit. C'estàdire qu'au fond il a pas compris véritablement quel était l'enjeu de cette soirée. Il a pas transmis ce qu'il devait faire. Il doit d'abord dire pesar matsaumar. C'est quoi ? C'est pas logique. Alors on va essayer de lier à ces notions que le soir du céder en plus quand on raconte il faut qu'il y ait ces deux choses qui sont en face de nous. C'est quoi la notion du maror ? C'est quoi la notion des herbes à mer ? Alors le texte nous dit va marorou êtreem. Le texte nous dit, "Ils ont rendu leur vie amè par toutes sortes de travaux difficiles. Tout ce qu'il leur avait fait comme travaux dans un asservissement le plus total. Le marror est là pour nous renvoyer nous rappeler quoi ? L'amertume du travail. Ça veut dire quoi ? Il auront rendu amè la vie à vodacha. C'est quoi cette notion de meurriroute ? Qu'est-ce que ça évoque au fond qu'on parle de quelque chose qui est mar ? Mar, c'est quelque chose qui est amer. L'amertume, c'est quelque chose qui reste. C'est quelque chose qui ne disparaît pas immédiatement. Et le texte nous dit va marerou. Ils ont rendu amè leur vie. On est ici dans un pluriel. C'est-à-dire qu'il y a à travers cet épisode l'introduction à l'intérieur du peuple d'Israël de quelque chose d'un petit peu amer, d'un regard sur nous-même qui va être celui du peuple qui malheureusement est toujours en but à toutes les exécutions, à toutes les choses qui le font souffrir. C'est que les Égyptiens presque envie de dire commencent à construire notre inconscient collectif celui qu'on va transporter dans l'histoire. Ils ont rendu amè leur vie. Leur vie au pluriel, c'est pas juste leur vie à ceux qui sont là-bas, mais leur vie. leur vie, c'est-à-dire tout ce qui va se passer par la suite. Et c'est ça au fond le danger numéro 1 parce que c'est pas tellement ce qu'on vit là-bas qui est dramatique, c'est surtout ce qu'on risque de transporter par la suite. Donc lorsqu'on est en train de raconter la agada, on doit voir en face de nous les enjeux de ce que l'on est ce qu'on est en train de transmettre. On a face à nous d'abord le maror. Le maror qui est là pour nous montrer que le danger au fond, qu'est-ce qui nous fait être encore et toujours à servi, c'est que ce qu'ils nous ont fait pénétrer à l'intérieur de nous-même continue à transporter. C'est quand aujourd'hui vous voyez que la 2e 3e 4e génération poste choix vit encore le trauma de ça. Ben quelque part c'est vaou ça c'est pas terminé. Et donc le soir du CD, on dit bien mais justement voilà ça c'est posé parce qu'on sait très bien que c'est le problème. Problème c'est que parfois on transporte ça et en même temps on a de l'autre côté aussi la matsa. La matsa c'est quoi ? C'est l'autre enjeu. C'est le pain de liberté. Pourquoi il est pain de liberté ? Il est pain de liberté parce que la matsa, vous le savez, est constituée de farine et d'eau. Et dans la symbolique juive, la farine c'est la notion de matérialité. L'eau, c'est la symbolique de la spiritualité, de la Torah et qu'on nous montre bien que être juif, c'est être capable de créer une osmose entre les deux et à partir de cela, on devient libre. C'est-à-dire la liberté, c'est le moment où je ne fais plus de rupture entre ma dimension physique et métaphysique. À partir du moment où je suis capable de montrer que les deux ensemble doivent être intimement liés et c'est ça qui va me nourrir. On a les deux. On a les deux. Donc pour montrer que l'enjeu du soir du Céder, c'est pas juste le souvenir de quelque chose. Comme on l'a vu, c'est l'idée d'une transmission. D'une transmission dans laquelle je montre à l'enfant que la première des choses qu'il doit savoir, c'est qu'il a cette liberté de créer son futur comme moi-même. Je me vois moi-même sorti d'Égypte, c'est-à-dire que je me suis extrait de ce système qui m'a dit que je n'ai pas de futur. Et comment est-ce que système a voulu m'empêcher d'avoir un futur ? en me renvoyant sans arrêt à la dimension difficile de mon passé et d'être quelque part un petit peu amer dans cette forme d'amertume. Et on me dit voilà alors c'est quoi la solution ? Qu'est-ce qu'on propose ? Et bien on propose de sortir dans un univers radicalement nouveau qui est l'univers de la Matsa qui est un univers qui n'a rien à voir avec les univers du passé. traduction. Le passé a toujours une prise dès lors que l'on vit plus ou moins dans le même univers. Dès le moment, on est dans une forme de rupture totale avec le système du passé, alors la prise qu'il a sur nous n'est plus du tout la même. La Matsa, c'est un système radicalement nouveau parce que les modèles de l'époque comme nos modèles aujourd'hui montrer qu'il y a d'un côté l'univers de la réalité physique, du monde que je construis et en même temps il y a l'univers du spirituel, de la pensée, de la psychologie, de tout ce que vous voulez. Et puis là, la Torah dit non, non, un homme doit lier les deux de manière totalement intime. C'est un univers totalement nouveau. Quand je pénètre un univers totalement nouveau, je suis en rupture avec les univers du passé parce que je n'ai plus de points d'attache. Et donc, à partir de là, ce qu'ils veulent me faire véhiculer et bien passe de plus en plus difficilement. Je viens un peu rapidement là-dessus, mais il y a je pense en tout cas ici un concept qui est fondateur parce que qu'on le veuille ou pas, les Égyptiens nous ont balancé cette merooute. Qu'on le veuille ou pas dans l'histoire, on fait en telle sorte que l'on continue à garder dans notre inconscient le souvenir de toutes ces souffrances, de toutes ces choses-là. Et tant que je reste dans un système qui me lie à ce passé parce que c'est dans le même principe, parce qu'on est toujours dans les mêmes règles, alors il y a quelque chose qui est un point de jonction. Le cl Israël il sort avec la matsa. C'estàdire le regard qu'il porte sur la matérialité n'a plus aucun rapport avec les univers qu'il traversent. C'est un petit peu ce que l'on dit. On ne bénit pas parce que l'on mange, mais on mange parce que l'on veut faire une bénédiction. Donc c'est le rapport par exemple matériel a plus est totalement différent. Je ne vois plus du tout de la même manière. Donc quelque part, je suis dans un autre univers et donc la jonction avec mon passé devient beaucoup plus difficile. Faites l'expérience. Qu'est-ce qui a permis de créer allez pour prendre les termes à la mode des résiliences ? surtout dans le monde de la Torah, c'est qu'à un moment, ben il y a tel une telle rupture entre les univers qui ont été à l'origine de la souffrance et ce qu'ils sont eux aujourd'hui, qu'il n'y a rien qui est là pour les rattacher parce que le sens de ce qu'ils vivent au quotidien, le sens du rapport qu'ils ont au monde n'a aucun un rapport avec les univers qui ont été à l'origine de leur souffrance. Donc les points de contact sont quasi inexistants. Donc c'est pour ça qu'au fond ben ça veut pas se transporter. Mais c'est ça qu'ils veulent faire. Et donc le soir du CDER, on met ça en face. On y voilà. D'un côté, il y a le maror là. Je suis dans un univers, je dois transmettre. Mais mais je transmettre quoi ? Je transmettre cette souffrance, je transmettre tout ça parce que je non, je sais que c'est ça qu'ils veulent mais moi j'ai la ma face et la matelle est là pour me dire comment je fais pour que justement les choses s'arrêtent, comment je fais pour qu'elle ne soit pas transportée, qu'elle ne fasse pas partie de notre inconscient collectif. Vous voyez là un petit peu déjà le premier enjeu. Donc rien que juste arrêter sur ces deux notion là, vous voyez un petit peu vers où ça peut nous ouvrir. Je vais aller un peu plus loin. On a vu donc tout celui qui n'a pas dit le soir de Pessar ces trois mots n'est pas quit de son obligation. Pessar Matsaor alors pessar c'est on a dit c'est c'est ce qui se passe en dernier puisque c'est le sacrifice de l'agneau pascal. Pourquoi on le cite en premier ? Pessar, c'est quoi ? C'est le moment dans lequel le peuple juif est capable de signifier au système dans lequel il a vécu qu'il ne se reconnaît en rien dans son modèle. puisque nous savons que l'agneau est la divinité égyptienne et prendre l'agneau et bien montrer que bien pour nous c'est un agneau et ça reste qu'un agneau et c'est rien d'autre. C'est ça au fond que le peuple juif doit faire. Pourquoi est-ce qu'on le cite en premier ? C'est pour bien montrer que depuis le début de l'asservissement, cette notion là, elle est quand même présente en filigrane, c'est-à-dire qu'on ne peut pas à un moment agir de cette manière si cette notion n'a pas été transportée, même de la manière la plus ténue qu'il soit. Et donc le soir du Céder, on nous dit voilà la première chose que tu dois dire c'est pessar. Pessard, c'est quoi ? C'est le moment où de manière concrète le peuple juif a su dire "Nous ne nous reconnaissons absolument pas et d'aucune manière dans votre système. L'agneau qui est votre divinité pour nous ne veut rien dire." Mais qu'est-ce qui fait qu'ils peuvent le dire aujourd'hui ? Qu'est-ce qui leur donne cette force ? C'est parce que tout simplement filigrane pendant toute la période de l'exil, cette notion là est présente. Même si elle n'arrive pas à s'exprimer avec autant de force, mais elle est là. Et d'ailleurs, vous le voyez, c'est très intéressant dans nos sociétés, s'il y a des notions qui disparaissent totalement qu'on n'est plus capable de programmer, c'est qu'en filigrane, elles ne sont plus transportés. tant qu'elles sont encore transportées, tant que certains concepts font encore partie un petit peu de forme de respiration de quelque chose, il y a une odeur du concept qui se balade. Alors un jour on peut à nouveau l'installer mais mais s'il y a plus rien, à aucun moment on pourra le remettre en place. Le soir du Céder, on nous dit c'est vrai que le corban de pessar, c'est ce qu'on voit à la fin, mais il a toujours été là. C'est-à-dire cette possibilité, cette liberté de dire à un moment et de proclamer aux Égyptiens, "Nous ne nous reconnaissons d'aucune manière dans votre système" et resté. Elle était là, elle a été transportée même si elle était quasiment invisible. Seconde chose que l'on doit dire maintenant, c'est que matsa, la matsa c'était quoi ? C'est ce pain la foi de misère et de liberté. Parce que la matsa, c'est aussi ce qu'on mange en Égypte. C'est pas juste que l'on mange à la sortie d'Égypte. Alors, la seconde chose qu'on qu'on doit savoir, c'est que ce qui était un moment symbole d'asservissement peut un moment se transformer radicalement. C'est-à-dire que ce qui a été un moment pour nous, l'image de l'enfermement peut devenir au contraire le symbole de la liberté. C'est le moment dans lequel on se rend compte que la souffrance a été la porte vers quelque chose de radicalement différent. Ça c'est seconde chose maror. 3è chose c'est qu'on se rappelle en troisièmement que l'enjeu il est là comme on l'a dit tout à l'heure. Donc le soir du céder on va dire nous savons que pour pouvoir aboutir à quelque chose il faut que les notions qui nous font aboutir été transmises même de la manière la plus fine qui soit. Nous savons et nous avons appris que quelque chose qui peut être le symbole de l'asservissement et de la souffrance peut un moment devenir exactement le contraire. Et nous nous rappelons qu'au fond, tout l'enjeu de notre histoire, c'est de ne pas chercher à transporter ce maror et de faire en telle sorte qu'il devienne notre carte d'identité, mais exactement faire exactement le contraire. C'est le le juif qui se définit par le oy oil. C'est c'est au fond la c'est la victoire de celui qui en est à l'origine, quoi. Voilà, ça c'est déjà quelques notions peut-être à penser tranquillement dans notre tête avant de d'aborder le la soirée du Céder. Alors dans la soirée du céder, il se passe un certain nombre de choses. Il y a donc le rituel des quatre coupes. C'est quatre coupes de vintivaltive galarti. Ces quatre coupes sont là pour parler pour évoquer les quatre langages que la Torah utilise pour nous parler de la libération du peuple d'Israël. On va s'arrêter dessus. Voti, je vous sorti, je vous sortirai, pardonnez-moi. Vitalti, je vous sauverai. Ve galti et je vous libérerai. Ve la quartier, je vous prendrai en tant que peuple. Alors, c'est quoi au fond ces ces quatre ces quatre termes pour lesquels pour chacun on doit brandir une coupe ? C'est-à-dire que chacun d'entre eux représente une valeur en tant que telle. Vetti sortir voit ce terme de la Torah par exemple à propos de Jacob lorsqu'il a marqué va Yakob Yob est sorti dire que c'est quelque chose d'extrêmement physique c'est au fond quitter l'univers qui a un impact par rapport un impact négatif par rapport à nous ça c'est déjà la première chose. Le point de départ de la sortie d'Égypte, c'est pas d'arrêter de souffrir, c'est d'abord de créer une forme de distance géographique pour pouvoir poser un autre regard sur l'univers dans lequel nous ne pouvons plus nous retrouver maintenant. Ici, la Torah nous montre que la première étape de la libération, c'est de créer une forme de distance. Créer une distance, c'est se mettre en observation du système avec lequel nous étions un moment en osmose. Parce que rappelez-vous que le système égyptien n'a pas été toujours un système qui a fait souffrir le peuple d'Israël. Il n'a pas été toujours le système qu'il est concentrationnaire tel qu'on peut l'imaginer. À un moment, il est agréable, à un moment, il est sympathique, à un moment, il nous laisse libre entre guillemets, n pas sans arrêt sous la souffrance. Et donc première étape, c'est d'arriver justement Ysia. Ysia, c'est je sors du lieu, c'est-à-dire je me mets en distance et je vois véritablement qu'est cet univers dans lequel j'ai été. Je le vois dans sa globalité et donc je prends un petit peu la mesure de du fait que c'est tout un système après salti. Seconde chose c'est la HSAL. Hadala hatsala matsil c'est le matil c'est le sauveteur c'est c'est celui qui plonge pour sauver la personne qui est en train de se noyer elle est où laala c'est queadbou dit maintenant si je n'interviens pas ce n'est pas parce que vous avez un regard plus clair sur le système dans lequel vous avez été que pour autant vous aurez la force de vouloir vous en extraire la conscience que l'on a de la dimension toxique d'un univers n'est pas nécessairement quelque chose choses de suffisamment fort pour nous aider à vouloir en sortir. Et donc seconde chose, dit voilà ce que j'ai fait c'est que un moment je vous ai aidé à pouvoir vous arracher à quelque chose dont vous saviez pertinemment en quoi vous ne pouvez pas vous y retrouver mais vis-à-vis duquel il était pas simple un moment de s'extraire de part ce qu'il vous donnait quand même au quotidien de positif parce que je vous rappelle que l'univers égyptien dès le moment où il y a arrêt des dès le moment où il y a les diplay il y a arrêt de la dimension concentrationnaire Donc au fond, c'est un système qui n'est pas si de mat en fait Mat. Le matil un matil c'est le sauveteur, le le le sauveteur, le gars qui voilà le bonhomme, il est dans l'eau, il vient, il le sauve. S'il est pas là, l'autre meurt. Donc on a vu que la première étape c'est quoi ? C'est se mettre en distance. Observe. Mais on est toujours quand même, on a pas décidé maintenant de s'extraire, de s'enfuir. On est là, on est dans une distance mais on est encore en relation. vient, il est matile. C'est-à-dire il dit maintenant il faut que je sois à l'image de ce softteur qui est là et qui vous dit si tu reste à proximité même si tu as une vision différente des choses parce que tu les vois dans de manière plus globale c'est pas possible et après seulement la vealti après seulement véritablement tu rentres dans l'étable de la guoula. Guou là, c'est là véritablement la libération au sens euh plus général. C'est lorsque le clal Israël décide que enfin pas quand il décide, c'est quand fait en telle sorte que le clisraël ne peut plus imaginer au fond être dans cet univers. Je suis libéré de l'autre. C'est-à-dire ça y est, entre lui et moi, il y a plus rien de possible. Donc d'abord cet état de conscience. Deuxièmement, il faut me dire mais stop, tu es plus là, c'est plus possible, c'est tu t'en vas, tu as plus rien à voir. Et après, il y a cette go là, cet état de conscience et dans un 4è temps cette le fait qu'ou nous prenne. C'est intéressant de voir pourquoi est-ce que Dieu ne nous prend pas en tant que peuple d'abord pour ne pas que on soit dans ce que j'appellerai une forme de système de modèle comparatif. C'est-à-dire que si Akadou nous propose en premier lieu l'expérience de la relation que l'on va voir avec lui, elle est tellement puissante qu'elle nous donnera la force de prendre de la distance par rapport à l'univers dans lequel nous étions. Mais comme l'intensité de cette expérience dans la relation avec HM ne sera pas toujours du même type, le jour où cette relation n'est plus aussi intense, on risque d'avoir envie de repartir et de revenir vers notre ancienne histoire. Donc pourquoi Dieu dès dès le moment il sort leur donne pas tout de suite la Torah ? La Torah c'est génial, c'est la révélation. Ça y est. Non, il faut d'abord qu' tout un processus dans lequel nous-même on s'arrache, nous aide à nous arracher et on réalise que font ça l'Égypte nous c'est terminé. Et maintenant c'est quoi la suite de notre histoire ? C'est le lien que l'on cré avec. Ça ne doit pas être le lien avec Dieu qui doit être à l'origine de la rupture. Jamais. Parce que l'expérience de la nouveauté nous donne toujours les énergies pour pouvoir prendre de la distance parce que tout simplement il y a une forme d'intensité dans la nouveauté. La découverte est quelque chose qui qui remplit profondément parce que tous nos sens sont ouverts à quelque chose que l'on a peut-être pas encore vécu ou perçu. Mais une fois que ça y est que ça fait partie de notre quotidien, alors cette intensité n'étant plus là, comment est-ce qu'on fait par rapport à ce qui la plupart du temps sera le souvenir des éléments positifs ? Rappelez-vous quand même que le peuple juif quand il sera dans le désert, il y a une petite fraction qui va dire, on se rappelle quand même qu'en Égypte c'était pas mal. Et pourtant, ils ont eu tout le processus. Tiens, avec tout ce processus, il y en a encore quelques-uns qui disent "Ouais, mais l'Égypte au fond c'était bien. L'Égypte, le Nil, c'est Felou, le ker sont c'est bien quoi. Et et tout le reste, c'est lorsque justement ben ça y est, ils sont rentrés dans le quotidien de la relation." Et c'est ça donc que l'on va faire le soir du CD, c'est on va prendre quatre coupes de vin les unes derrière les autres et on va pas les boire les unes derrière les autres. qu' va y avoir du temps qui se passe pour bien montrer que c'est des choses qui s'intègrent au fur et à mesure parce qu'on aurait très bien pu dire ben tu bois quatre coupes et à la tienne et à la tienne et à la tienne et à la tienne la première veut ve salti ve galti veut la carti hop on s'enfile quatre coupes de vin et après on fait la lecture. Or elles sont réparties. Cette répartition justement est là entre autres pour nous montrer que ce sont des processus qui prennent du temps. Or, comme nous avons l'obligation de nous voir nous aussi sortis d'Égypte, alors le sort du Céderi, on va commencer à repenser, se dire "Mais où est-ce qu'on en est nous par rapport aux univers dans lequel nous sommes ?" D'abord, est-ce que l'univers dans lequel nous vivons n'est pas un système qui un moment serait à l'image de l'Égypte ? C'est-à-dire quelque chose qui nous limite ? Est-ce qu'on est prêt à à juste prendre de la distance et se mettre en état d'observation ? Juste ça, c'est-à-dire est-ce que on vit au quotidien dans un univers chacun d'entre nous ? Est-ce que je suis prêt à un moment à me dire voilà, je me mets en distance et j'observe j'observe cet univers dans lequel je me trouve. Et si à un moment je découvre peut-être sa dimension éventuellement toxique, à ce moment-là, je me donne les moyens de de m'arracher directement à celui-ci et puis après les autres étapes comme on vient de les voir. Vous constaterez que lorsque quelqu'un n'est pas arrivé à la conviction que là où il était, il ne peut plus être, alors c'est pas parce que là où il se trouve aujourd'hui, il se trouve mieux que pour que pour autant il ne reviendra pas dans son histoire passée. C'est pour ça que la sortie d'Égypte s'exprime à travers aussi un texte dans lequel Dieu dit Dieu dit je me rappelle de du bienfait de que tu m'as fait dans ta jeunesse dit-il en parlant au peuple d'Israël l'amour de nos fiançailles lorsqu'il lorsque tu es parti avec moi, derrière moi, même pas avec moi dans le désert un endroit dans lequel rien ne poussait. Dieu compare justement le choix que le peuple juif fait de sortir parce qu'il y a quand même toute une partie qui ne va pas sortir à l'amour du fiancé d'une fiancée qui suit son fiancé. Pourquoi est-ce qu'on prend cette image ? Même si elle est très sympathique et romantique comme vous voulez c'est parce que il dit bien là où il l'amène c'est un endroit dans lequel c'est le midbar c'est le désert il y a rien qui pousse tout est à inventé. Donc il n'y va pas parce qu'il sait ce qu'il va y trouver, mais il y va parce que déjà il sait que là où il était, il ne sera plus. C'est le choix de ne plus être là où on est qui va être le point de départ de tous les mouvements qui vont nous faire aboutir. Si je ne sais pas pourquoi je ne veux plus être là où je suis, alors je ne peux pas aller dans un nouvel univers parce que c'est une idée qu'on a vu souvent ensemble. Je serai sans arrêt dans un système de modèle comparatif. Je serai dans l'espoir que l'univers dans lequel je me trouve soit plus positif que celui que j'ai quitté. Et donc au bout d'un moment, je serai sans arrêt en train de me dire mais c'est peut-être mieux ici, c'était peut-être mieux là et je serai dans une forme de comparaison permanente. Et ça c'est pas sortir d'Égypte. Sortir des, c'est donc un choix d'arrachement d'arrachement clair quoi. On s'arrache à quelque chose. On va reprendre à nouveau donc de trois concepts dans la Gada. Donc on voit qu'il y a ces quatre il y a ces quatre coupes de vin. Et c'est intéressant parce que ces quatre coupes on on les boit. Mais la première bénédiction que l'on fait, on fait la bénédiction dans laquelle on parle du souvenir de la sortie d'Égypte. C'est-à-dire que on se rappelle qu'on est sorti d'Égypte et à partir de là, on commence à voir les quatre coupes. Donc pour bien montrer que c'est on n'est pas juste ici dans une dimension à la tienne à la tienne mon frère, on boit on boit un bon petit coup parce qu'on c'est sympa, on est entre nous. C'est que c'est tout ça l'enjeu c'est zim la sortie le souvenir de la sortie d'Égypte. Le soir du CDER, on va voir donc un rituel qui est le CDER. CDER, ça vient de la racine. Céder qui veut dire un ordre et en effet tout est organisé. Le soir du CDER, il y a pas tellement de place pour l'improvisation. Il y a des textes très précis que l'on va dire. Pourquoi est-ce que au fond euh il y a des il y a des textes qui sont bien cadrés ? Si vous prenez le temps de vous préparer, vous allez le prendre et de lire toute la gadote avec commentaires et traduction, c'est génial parce qu'il y a des il y a des centaines et c'est des centaines de commentaires qui nous font prendre conscience pourquoi au fond on a organisé cette soirée avec tel texte, avant tel texte et cetera. Je juste repartir sur le concept fondateur que l'on trouve dans le traité dans un texte de Talmud qui nous dit que le soir du CDER, c'est matril bishw. On commence d'abord par la dimension négative de notre histoire et on termine par le cheval, c'est-à-dire par la reconnaissance vis-à-vis du créateur de l'univers. Et c'est vrai que on se rappelle à Vadimou, nous étions esclaves voir on va dire plus tard Mitrilovadazar Votenous. Au tout début de leur histoire et bien nos ancêtres eux aussi étaient des idolâtres et puis par la suite et bien l'histoire amène Abraham et puis amène ce processus qui nous amène jusqu'au moment du don de la Torah. Pourquoi est-ce que une discussion d'ailleurs entre les maes du Talmude sur plusieurs euh à plusieurs enfin plusieurs maîres du Talmud discutent mais ils sont tous d'accord que l'organisation de la ragada c'estàd de ce qu'on va raconter à nos enfants, c'est Matrilim Bignoutim Bichoir. Tu commences d'abord par être dans le rappel d'un passé qui n'est pas glorieux. Pourquoi est-ce qu'il faut le faire ? Parce que lorsque l'on se retrouve dans ce moment de transmission, ce que nos enfants doivent entendre et ce que nous-mêmes devons entendre, c'est que chacun d'entre nous a dans son existence quelque chose qui s'appelle gna, c'est-à-dire quelque chose dont il n'est peut-être pas nécessairement très très fier. C'est c'est comme ça et matil on commence par ça que tu ne peux pas un moment mettre de côté le fait que dans ton histoire donc ici au niveau collectif le peuple d'Israël qui avant Abraham on est quand même les descendants de Terrar c'estàdire il y a de la vazara il y a l'idolâtrie, il y a des choses qui sont pas belles et puis après il y a il y a une autre histoire tu peux pas faire l'économie de ton passé tu peux pas dire non tout a été blanc bleu depuis le début c'est pas vrai mais c'est pas grave que celui qui est libre, c'est celui qui accepte que son par que son passé, pardonnez-moi, fait partie intégrante de de sa vie. On s'en rappelle chaque année, on le sait et comme on a vuem pas dans la dimension du maror c'està-dire nous ne sommes que ça big on se rappelle ce qu'on était capable de faire qu'on était capable justement de nous extraire on était capable de sortir de ça. Donc c'est au fond une leçon incroyable pour nous-même. On reprend conscience de ça. on s'est pas enfermé et puis on propose à nos enfants de fonctionner sur le même principe. Vous imaginez bien que si on propose à nos enfants de fonctionner sur le même principe, ça exige une certaine forme de pédagogie dans la relation qu'on va voir avec eux au quotidien. Et souvent malheureusement fait le contraire, c'estàdire, on le rappelle leur passé et toute leur vie, il y a que leur passé qui est présent. Ce qui est présent permanent c'est ça dit non mais toi aussi tuas un gnail toi aussi tu es une histoire de sa bich qui est intéressant c'est c'est de savoir qu'il y a une suite. Ça a l'air d'être tout simple mais justement c'est là pour nous pour nous obliger à repenser comment on fait pour que la relation au judaïsme il y a la Torah se transmette réellement parce que qu'est-ce qui fait que les choses se sont parfois transmises de manière tellement difficile même si les gens connaissent et font les choses mais que l'identité juive dans dans ce qu'elle a de plus fort n'est pas présent c'est parce qu'on a oublié justement qu'est-ce qu'on devait dire, on s'est juste content de le dire mais on a oublié de vouloir comprendre qu'est-ce qu'on était en train de dire et qu'est-ce que ça devait créer dans la relation au niveau de la transmission. au passage un petit commentaire, on on va faire donc le kidouche, on va se laver les mains pour éveiller l'attention des enfants et puis après on va tremper dans toujours les herbes dans ou alors suivant les coutumes dans de l'eau salée. Alors là, on voit l'importance de la gestuelle qui est là pour amener l'enfant à créer une question. Et c'est intéressant de voir que les maîtres du Talmud nous disent que toute la soirée de Pessar, c'est pour que l'enfant soit là, pose des questions. Il y a quelque chose très intéressant. On dit que la dit la loi juve dit, on donne aux enfants des noix, des noisettes, enfin toutes sortes de choses qui peuvent manger avec lequel ils peuvent jouer pour qu'ils puissent rester éveillés jusqu'au moment où on va manger la matsa. Alors moi j'ai une question toute bête. Pourquoi ? Parce qu'ils doivent manger la matsa. Alors tu leur fais dire manana, tu leur donnes à manger la matsa et puis après ils vont dormir. C'est curieux c'està dire en deux mots on nous dit pourquoi pour qu'ils arrivent au moment où on va la manger. Donne-leur alors pourquoi d'après vous qu'est-ce qu'on a besoin d'attendre ? tout tourne autour de la transmission. Et la transmission c'est un moment dans la Torah, il y a des règles et on va pas s'affranchir des règles parce que c'est plus simple. Il faut qu'il mangeent la mata, il faut qu'ils en mangent. On va la faire manger tout de suite. Non non, on mange la matsa qu'on a fini de dire la gada. C'est comme ça. Il y a un ordre, il y a des règles, on les respecte. Les gens aujourd'hui disent "Non, l'essentiel c'est que voilà, allez, on va leur faire manger un petit morceau de médecin, un petit truc." Voilà, c'est c'est l'ambiance, ils ont vécu l'ambiance du truc et on passe à autre chose. Elle te dit non, tu commences à dire la gada, tu l' dit comme tu dois la dire et ça prend du temps pour la dire et il faut la commenter, il faut l'expliquer. Ah les enfants, ils doivent manger, fais les jouer. Mais eux ils doivent voir qu'on n'est pas dans un système dans lequel on transforme les choses parce que ça nous arrange même au nom de la bonne cause. Je vais faire un raccourci qui va vous sembler complètement fou. C'est c'est pas pour éviter les mariages mixes qu'on va créer des soirées d'encente quoi. C'est un petit peu ça. C'est c'est le même concept. L'intention est belle. Il faut qu'il mange la matsa. Bon alors la matsa, on la mange. Une fois qu'on a dit la gada, c'est pas grave, on donne à manger la matsa et puis après on on lira la gada. Ah mais alors comment tu fais ? Mais tu trouves une solution. Tu trouves une solution. Et c'est quoi la solution ? Tu le fais patienter comment ? Dans le jeu, dans l'amusement. Ils doivent être là, ils doivent jouer, ils doivent rigoler. Pourquoi ? Parce que quand on aura fini de tout dire comme on doit le faire, à ce moment-là viendra le moment dans lequel on mange la matsa. Voyez un petit peu ça c'est juste une analyse très rapide un problème de basique parce que sinon les gens ils vont dire bon notre problème à nous c'est qu'on regarde les textes de ou autres de loi bon on les on les lit mais mais on doit avoir une forme de critique de mais mais qu'est-ce qu'ils nous disent nous savons que ce qu'il nous disent est vrai donc qu'est-ce que ça veut dire voilà ça c'est une des lectures de ce texte et donc on va donc faire pour éveiller La question de l'enfant que les enfants doivent être là, ils sont au centre. Ils sont au centre qu'on leur montre qu'au fond c'est pour nous ce qui est fondamental c'est que justement il y a ce il a ce dialogue. Ils disent "Mais mais je comprends pas qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi ?" C'est qu'il soit dans l'attente soit dans une attente, qu'est-ce qui va se passer encore ? Qu'est-ce qu'ils vont nous faire ? Qu'est-ce qu' vont nous sortir ? C'est quoi les nouveautés de la soirée ? Yat, on prend la matsa du milieu et on la coupe en deux. Alors, trois matsotes, trois matsotes qui correspondent aux trois dimensions du peuple juif. Cohen les vies Israël qui sont là les trois et on prend celle du milieu et on la coupe en deux avec cette partie que l'on garde, partie la plus importante que l'on met de côté, que l'on cache et l'autre partie que l'on euh va consommer par la suite. Alors, vous savez que il y a habitude dans toutes les familles juives que les enfants récupèrent ce morceau de matsaché que l'on appelle à ficomane pour aller le cacher quelque part et puis après négocier avec les parents que si on veut si vous voulez qu'on vous restitue ce morceau de ça qu'on va devoir manger à la fin du repas, ben il faut des faut des cadeaux, faut autre chose. C'est c'est le grand jeu. C'est un grand truc. Ah oui, les gosses attendent ce moment dans lequel papa va pas faire trop attention, on lui pique le truc. On part le cacher et après à 2 3h du matin, vous le cherchez partout, vous le trouvez pas bien sûr, même si vous le trouve, faites semblant pas le trouver et puis là on négocie avec les enfants. Euh qu'est-ce qui les cadeaux qui les cadeaux qui veulent ? Pourquoi ? Pourquoi vous alors là il y a ce qu'on appelle ici minac d'Israël, la coutume du clisra mina c'est les coutumes que le clis Israël a mis en place, c'est pas banal. C'est quoi au fond cette afficomane que les enfants vont mettre de côté ? La matsa donc symbolise maintenant le soir du céder, la dimension de Goula, la dimension de libération du peuple juif. Ça y est, on est libre. Néanmoins, on coupe cela en deux pour bien montrer qu'on a conscience que l'essentiel même de la liberté n'est pas encore là, que l'essentiel n'est pas là, que voilà, il manque encore quelque chose. Et comment est-ce qu'on arrivera à cette liberté ? Qu'est-ce qui fait qu'on va arriver à l'avenue du mas ? Quels sont les éléments, les processus qu'on doit mettre en place à l'intérieur du cl d'Israël ? justement ce qui est en train de se jouer là entre l'enfant et le parent. Qu'est-ce que l'enfant il fait ? L'enfant il est là et il a le pouvoir d'obtenir quelque chose de la part du parent de par le fait qu'il sait que il y a des choses qui sont fondamentales. Mais attendez 2 secondes. C'est quoi la filomane ? C'est un morceau de matsa basique. C'est un morceau de matsa basique. C'est tu l'as caché, on le trouve pas. C'est pas grave, on en a plein des matotes. Je te reprends un morceau, je te fais la ficomane. Je te le mange à la fin du repas. C'est c'est Il est où le problème ? Il faut remanger un autre morceau. Or, c'est celui-là qu'on veut, rien d'autre. Ça va, t'énerves pas mon frère. Personne on verra pas les différences. C'est les mêmes matsotes, elles ont été fabriquées dans la même usine. Tout est la même chose. Pourquoi tu veux celle-là ? L'enfant le soir du Céder, il fait l'expérience. Puis il y a des choses qui sont fondamentales pour lesquelles on est prêt à investir, pour lesquelles on est prêt à faire des efforts. À 3h du matin, je vais le chercher ce morceau d'afficoman. Pourquoi ? Parce qu'akad m'a dit que c'est ce morceau-là que je dois manger. Et donc qu'est-ce qu'on transmet le soir du céder ? On transmet la valeur et l'importance que nous donnons au mitvot, même si à un moment elles ont un caractère irrationnel. Et l'enfant il le voit quand l'enfant il voit que je suis en train de me fatiguer à chercher cette ficomane. Quand l'enfant voit que en tant que père ou en tant que maman on est prêt, en tant que parent, on est là, on dit "Bon ben alors alors c'est quoi pour la voir ? C'est c'est 20 g de mat sac qu'on va récupérer." Et qui dit "Ben je veux ça ?" et on dit "Ben c'est bon, top là ça marche." C'est incroyable. C'est pas juste un jeu. C'est que l'enfant vient de réaliser que voilà ben si ça ça s'appelle la ficomane, alors c'est une valeur. Pourquoi ? Parce qu'à un moment on a une action par rapport à ça. On a donné à ça une dimension particulière et donc c'est une valeur. On n'interchange pas. Nous sommes dans un monde dans lequel on interchange tout. OK au fond une chose ou une autre c'est la même chose quoi. Un peu de choses près toi dit non la fille commande c'est la fille commomane et tu veux pas remplacer par autre chose et ça c'est important pour moi et je suis prêt à m'investir. Arriver à la c'est faire en telle sorte que ces notions là soient présentes à l'intérieur de nos enfants. Qu'ils arrivent à le percevoir et à le vivre profondément. Et c'est intéressant parce que à travers cela, on comprend maintenant ce qui a marqué dans le verset. Il y a marqué que il y a marqué dans la Torah que on doit raconter la sortie d'Égypte à notre enfant et à nos petits enfants. La question elle est basique. Si je raconte à mon enfant et à mon petit enfant, mon enfant lui-même il racontera à qui ? Parce que moi j'ai raconté déjà mon petit enfant, à l'enfant de mon enfant. Donc mon enfant, lui aussi a la même obligation, mais lui il raconte à son enfant, il raconte rien puisque moi j'ai déjà raconté puisque c'est mon petit enfant, c'est compris ? D'accord ? Les petits enfants, pas les petits hein. Le fils, le petitfils, le fils, la petite fille. D'accord ? Donc le père doit raconter à son enfant et quand son enfant devient père, le grand-père doit raconter à son petit enfant. D'accord ? C'est ce que la Torah te dit. Maintenant, mon propre enfant lui-même, la Torah lui a donné l'obligation de transmettre à son enfant. Mais son enfant, c'est mon petit enfant. Moi, je l'ai déjà transmis. Alors, qu'est-ce qu'il va lui transmettre ? Vous comprenez ? Là, il y a un verset un peu bizarre. Comment on règle le problème ? Maral et d'autres règl le problème en 15 secondes. Ils disent "Mais c'est très simple." Aucun moment la Torah dit que tu dois raconter toi-même avec ta bouche à ton petit enfant, mais tu dois raconter à ton petit enfant comment vient la bouche de ton propre enfant. C'est-à-dire que tu dois faire en telle sorte que pour ton enfant c'est suffisamment de sens pour qu'il ait qu'un désir le transmettre à son propre fils, à sa propre fille. Qu'est-ce qui va faire qu'il aura envie de le transmettre ? C'est de la manière dont il l'a vu, dont il t'a vu toi le transmettre, c'est-à-dire de la manière dont il t'a vu le vivre. Si toi il te l'a vu vivre de manière vraie et authentique, il n'aura qu'un désir de le se transmettre à son tour. Donc au moment où il raconte lui-même à son propre enfant, c'est ta parole en vérité qui lui a permis d'avoir sa parole à lui. Son désir de transmettre, il provient de ton propre désir à toi. Et donc tu es en train de raconter déjà à ton petitfils. Vous imaginez que le soir du Céd, on nous dit voilà ce qu'on est en train de jouer là maintenant c'est la pérennité de l'histoire. La manière dont on va vivre les choses, la manière dont on va les ressentir, la manière dont les enfants vont le percevoir, c'est ça qui va déterminer leur propre désir pour. Vous comprenez bien que si les conversations à Tap c'est de savoir combien a coûté la mat cette année et si elle est un peu trop dure ou trop molle ou elle a un goût qui nous plaît pas, c'est ce qui se transmettra quoi. Vous savez, vous avez des familles juives dans lesquelles familles Hashkenas, je suis issu de cet univers dans lequel qu'on dit aux gens pessar, ils disent knider, c'est c'est les mats baul les bou les les les boulettes de matsa que l'on met dans la soupe au poulet. Il parle même pas ni de vin, ni de matsa, ni de maror parce que parce que ça ça avait du sens quoi. Parce que ça on en parlait. Là, ils ont vu vibrer là, ils ont vu les yeux étincelés. C'est le msuki deskenas, quoi. Alors là, brusquement, ça y est, autour de ça, c'est intéressant. J'ai des gens, ils sont capables de de pendre des dizaines d'heures, mais l'enfant, il va s'en rendre compte. L'enfant, il va voir au fond qu'est-ce qui qu'est-ce qui nous a agité le plus, qu'est-ce qui nous a rempli le plus. Bah, il transmettra hein ça. Et et c'est normal. On on a raconté à notre enfant quoi une recette de cuisine. C'est pas mal parce que peut-être avec le système de la Madeleine de Prou, ça le renverra parfois au moment où il voudra s'éloigner totalement à se rappeler qu'il a quand même une histoire et peut-être se reconnecter à celle-ci. Ça c'est donc ce qu'on va essayer de faire le soir du CDER. Après il y a donc le magide, il y a tout ce qu'on dit. Alors là maintenant, il est déjà 10h5. Bon, on a commencé un peu en retard mais là on peut y rester toute la nuit et encore on n pas terminé. Ma guide, c'est commencer à réfléchir sur l'analyse de tous ces textes. Qu'est-ce qu'ils nous disent ? Qu'est-ce qu'ils nous racontent ? Nous étions esclaves au pharaon en Égypte. Dieu nous a sorti. Si nous avons pas sorti, nous serions toujours esclaves au pharaon en Égypte. Je vous donner un truc tout bête plus tard. C'est un texte que tout le monde connaît, le fameux texte de Dayou. Daenous, c'est ça nous aurait suffi. Alors tout le monde connaît dans toutes les communautés, on a des champ différents sur ce daz-nous, daz-nous, daz-nous, ça nous aurait suffi. Et puis ça fait partie des textes qu'on aime bien. On n'est pas trop loin du repas aussi au moment où on le dit. Alors daillez-nous. Si vous analysez le texte, a priori il veut rien dire. Si Dieu nous avait sorti d'Égypte et nous avait pas donné la Torah, d'us aurait suffi. donné la Torah, il nous aurait pas amené en Israël, ça nous aurait suffi. Non, c'est pas vrai. Si Dieu nous a juste sorti d'Égypte qu'on serait trouvé comme des abrutis dans le Sinaï sans rien, on aurait été un peu ennuyé. Da nous, ça nous aurait suffi. Descroc, c'est pas vrai. Dezenous, c'est pas vrai. Or, on dit je vous rappelle que le principe fondamental dans l'analyse d'un texte de la Torah, c'est de poser les questions les plus impertinentes qui soient, mais savoir que de toute façon, il va y avoir une réponse et que lesim en vérité les réponses, elles sont déjà dans notre question, elles sont là, elles sont présentes. Notre travail à nous çait de d'arriver à découvrir véritablement. Souvent nos questions donc ça veut rien dire. Non mais je sais que ça veut dire comme si demain je vous dis voilà la personne la plus intelligente du monde a écrit ce texte. Vous dit mais ce texte veut rien dire. Oui mais c'est le gars le plus intelligent du monde qu' l' écrit. Donc ça veut dire quelque chose. Donc ça veut dire quelque chose. Ah mais c'est ridicule. Or le gars qui l'écrit il est pas ridicule. Donc il va bien falloir que tu découvres. C'est comme dans quand quelqu'un fait quelque chose, on dit ce qu'il fait c'est bête. Non mais il est pas bête. Donc il y a peut-être autre chose à comprendre. Alors une des lectures, il y en a plein d'autres mais elle est très concrète par rapport à nous. Da nous ça nous aurait suffi. Pourquoi ? Pour exprimer notre connaissance. Traduction sortir d'Égypte. C'est capable de dire merci sur chacun des détails de notre histoire, c'est-à-dire être capable de créer un peuple dans lequel l'individu sera dans cette possibilité de dire à l'autre sur chaque élément qui lui apporte merci. Donc vous voyez un petit peu que on n'est pas juste dans le moment on fait un récit d'une histoire. À travers l'analyse des textes, on nous renvoie aussi à une réflexion sur ce que doit être le peuple juif dans sa constitution psychique, spirituelle et autres. À travers le da et nous, on est en train de nous dire voilà, on s'apprête à sortir du céder. Voilà, même si on avait que ça, nous pour dire quoi ? pour dire merci parce que qu'on le veuille ou pas, c'est déjà énorme. Et on dit et maintenant on a eu ça, ça et ça et ça. C'est-à-dire ne regarde pas l'histoire juste à travers un résultat final mais regarde chacun des éléments de l'histoire comme étant quelque chose qui t'a apporté quelque chose. Et ça, vous pouvez le transposer après au niveau de votre vie. On va s'arrêter si vous le voulez encore sur un autre texte. Lorsque on va donc le le soir de de Pessard prendre la coupe de vin et on est toujours pas loin du moment où on va manger. On va dire chez Hamda la voté Nouvelan et c'est elle qui a maintenu tout le monde connaît he c'est devenu une chanson ultra célèbre veà c'est devenu bestellaire donc veichda et c'est elle qui a tenu pour nos ancêtres et pour nous car ce n'est pas juste à la génération en Égypte qu'on a voulu nous détruire mais à chaque génération veut nous détruire et Dieu nous sauve et elle quoi elle la promesse divine. Super. Juste pour vous montrer comment on peut être encore dans d'autres lectures. Prenez le mot vehi. Vehi c'est quatre lettres et elle quoi la promesse de Dieu. Mais hi c'est quatre lettres. C'est quoi les quatre lettres ? Le va. Vale valeur numérique 6. He 5 y 10 alf 1 ça évoque rien pour vous. 6 les 6 traités du Talmu, de la loi orale he 5 livres de la Torah y les 10 paroles les 10 commandements alf le 1 de Dieu veamda juste ce mot-là qui veut dire et elle la promesse mais seconde lecture qu'est-ce qui nous a maintenu dans l'histoire il à la fois la relation au talmut c'est quoi le talmut c'est le principe de la relation entre les maîtres et les élèves. C'est-à-dire l'idée qu'il y ait une transmission, qu'il y a une relation entre les maîtres et les élèves. Deuxièmement, que nous avons eu au cœur de notre histoire, un point de référence qui ne bouge pas, c'est laamich, c'est-à-dire la Torah révélée. Mais en même temps, on on se rappelle que ce qui est fondamental, c'est leur relation que nous devons avoir au maître. You, c'est quoi ? les 10 paroles. C'est-à-dire ce qui nous a maintenu aussi, c'est la capacité de savoir aussi bien être à l'écoute de la parole de Dieu dans le rapport que nous devons avoir avec lui que dans le rapport qu'on doit avoir avec les autres. Puisque les 10 paroles, c'est justement les paroles qui à la fois concernent 10 commandement, on appelle ça en français les 10 paroles qui c concernent notre relation à Dieu et c qui concernent notre relation à l'autre et alf la foi en Dieu. Pour montrer que ce sont les quatre éléments ensemble qui permettent la perpétuité du peuple d'Israël. Si on en enlève un, ça peut pas marcher. Et c'est intéressant de voir queon peut dire "J'accore, je j'accepte la Torah, j'accepte la relation au commandement, je crois en Dieu mais la relation au maître pour moi n'a pas sa place." Dans ce cas-là, il manque quelque chose. Si les quatre éléments sont là, si les quatre éléments par de moi sont là, alors en effet, c'est ça qui permet d'être maamide, de maintenir le peuple d'Israël pendant toute la durée de l'histoire. Voilà un petit peu quelques points de réflexion sur cette agada. Et juste pour le fun, euh vous montrer que même les champs que l'on fait à la fin sont pas banales. C'est pas juste des ambiances de champ. Je vais vous prendre le plus célèbregadia. Hadgadia le chavreu le le cabri. Le cabri hein hadgadia hadgadia que mon père avait acheté pour de zoz et après est venu le chat et est venu le chien est venu le bâton. Vous connaissez l'histoire. Alors, on va reprendre ça. Parmi les explications multiples et variées sur ce texte, je vous en donner une qui est la suivante. Hadgadia. Khadgadia, on parle ici en effet de deux chevreux. Il s'agit il s'agit en effet des deux chevaux qu'avaient offert qu'avaient pris Jacob qui avait pris Yaob pour offrir en faire un plat pour son père Isaac qui va donc le bénir. Et à travers cela, Yakob va être à l'origine donc de la postérité du peuple d'Israël. Qu'est-ce qui vient lorsque ça y est Yakob donne naissance à ses 12 fils ? Attachunra vient le chat. Le chat dans la symbolique de la kabala, je veux pas vous expliquer maintenant pourquoi, représente la jalousie. Quelle est la première échec au niveau du peuple juif ? C'est la jalousie les frères de Joseph et Joseph. Quelle est la suite ? Joseph se retrouve en Égypte, les frères descendent en Égypte, on se retrouve en Égypte et qui arrive là-bas ? Kalba. Kalba c'est donc le chien. Arrive le pharaon. C'est-à-dire la suite de ça, malheureusement, c'est le début de l'exil d'Égypte. Qu'arrive-t-il après ? Le bâton, c'est le bâton de Mé qui donc nous sort d'Égypte et qui nous amène donc jusqu'au Sinaï, on reçoit la Torah. Qu'est-ce qui va faire disparaître après l'impact que va avoir eu ce bâton-là ? Vient le feu. Le feu, c'est quoi ? Le feu du Yserara, c'est-à-dire ce qui va faire disparaître du peuple d'Israël l'impact de la Torah qu'il a reçu, c'est le Yeterara. C'est-à-dire toutes ces tendances qui nous pousse aller vers le mal, qui nous pousse à gâcher nos potentiels, qui nous pousse à ne pas construire dans les bonnes directions. Qu'est-ce qui peut à ce moment-là s'opposer à cela ? Maya. Maya, c'est l'eau. C'est pas juste l'abeille. Maya, c'est l'eau en aramé. Et c'est l'eau de la Torah. C'est-à-dire ce qui permet à l'individu de se confronter au yara, c'est l'étude. L'étude est l'élément qui nous permet en effet de nous confronter au yara. Pourquoi ? Parce que d'abord elle nous remplit la tête et quand quand vous avez la tête remplie de quelque chose alors vous tournez pas vers d'autres choses. Et deuxièmement, l'expérience de l'étude crée chez nous le plaisir spirituel qui nous permet de prendre de la distance par rapport à la recherche des plaisirs matériels qui au fond la plupart du temps dans le domaine de de l'éphémère et de l'instantané. Qu'est-ce qui se passe après ? Et bien cette Torah vient le bœuf le bœuf ici symbolise d'om le monde occidental qui veut récupérer en vérité la sagesse de la Torah à son compte nous sommes le nouvel Israël et vous connaissez la suite. Qu'est-ce qui vient à ce moment-là ta cho c'est quoi ? sacrificateur rituel, il symbolise les maîtres du peuple juif qui montrent bien que le peuple d'Israël a une dimension particulière et unique sur la scène de l'histoire et que ceux qui ont voulu récupérer un moment la Torah à leur compte et bien ont sont passés complètement à côté de la plaque. Alors bien sûr ça remet en cause c'est-à-dire quand les maîtres du cl Israël montrent bien la dimension particulière et spécifique et unique du peuple juif à travers sa Torah et bien ils deviennent des gênneurs. il pose problème et donc vient à ce moment la malhaamavette, l'ange de la mort c'est-à-dire on veut les détruire, on veut les tuer. Tuer un maître, c'est tout simplement faire en telle sorte que sa parole n'est plus d'impact, c'est-à-dire détruire son image. C'est le moment dans lequel en effet et bien tous ceux qui véculeront la Torah au lieu d'être des références vers lesquelles on sera intéressé de se tourner pour leur demander leur avis seront considère rangés au rang des accessoires de ceux qui n'ont rien compris à l'histoire du monde et vis-à-vis desquels nous n'avons à demander aucun conseil d'aucune manière quel qu'il soit et encore moins leur avis sur tous les sujets de société. Ça ça va être en effet ce que l'on vit aujourd'hui et après vient Kados. C'est-à-dire qu'à la fin d'histoire, ce n'est que l'intervention divine qui permettra à nouveau à ce que ceux qui sont censés véhiculer cet enseignement de la Torah puisse retrouver leur place et puissent véritablement remplir leur rôle et la fonction qui est la leure. Ça c'est une des 40 explications différentes que l'on peut avoir juste sur ce texte-là de Khad Gadya de Khadgadia. Il y en a d'autres qui sont d'après les maîtres de la kabale. C'est passionnant. Donc quand on arrive le soir du scénaire, on se rend bien compte que c'est pas juste un moment banal, c'est quelque chose dans lequel il y a du sens. Et quel que soit nos coutumes familiales, on peut pas tout bouleverser mais on peut introduire a touch of c'est-à-dire même pour ceux qui ont l'habitude malheureusement et je dis bien malheureusement parce que ils le font parce qu'ils n'ont jamais vu autre chose. Je pense que s'ils avaient vu autre chose, ils feraient autrement. On juste pris l'habitude de on lit le truc rapidement et après on passe à la Matsa. Il y a toujours le repas. Pendant le repas, on n'est pas obligé de parler des dernières élections en Israël. ou alors des derniers développements de la crise à Chypre, mais on a beaucoup d'autres choses desquelles on peut parler entre autres de tous ces sujets dont le texte vient que le texte évoque, la transmission, la liberté, l'asservissement, la capacité de prendre de la distance. Voilà, c'est autant de sujets qui peuvent être abordés pendant le repas, même si dans la lecture on a été rapidement. Je rappelle et je le fais toujours avant Pessard que le soir du CDER, nous avons donc euh un certain nombre de mitsfotes de commandements à accomplir homme, femme, enfant. Et ces commandements sont de boire ces quatre coupes de vin ou ces quatre coupes de jus de raisin. Il y a une quantité minimale à boire, c'est au moins en boire 9 cll chaque fois qu'on boit un verre. Il y a une quantité minimale de matsa que l'on doit consommer. La matsa que l'on doit consommer, c'est une matsa qui a été faite pour la soirée du céder. Donc c'est ni les galettes de la genèse ou à l'orèise ou ce que vous voulez, ça ne peut être que de la matsa que l'on appelle schmoura. Schmoura, ce sont soit celles ces matsotes qui sont faites à la main que l'on retrouve partout ou alors pour ceux qui les supportent pas, ça existe aussi fait à la machine. Lorsque l'on accomplit la mitsaus, c'est celle-là qu'on doit manger. Après, on peut manger ce qu'on veut mais au moment on accompli. Pourquoi ? parce que c'est une matsa qui a été faite pour accomplir la mitva et donc c'est et c'est comme ça que le le texte de la T dit ou schmart matsot vous garderez les matsotes c'est c'est celle-là et rien d'autre maintenant il y a après le maror l'obligation de consommer du maror le maror suivant les traditions c'est des endives c'est de la salade. Faites attention la salade verte si elle vient pas d'Israël il faut bien la vérifier pour qu'il y ait pas des petites bestéoles qui se baladent et donc dans ce cas-là mieux vaut prendre des endives. Les hquenas ont l'habitude de prendre du réfort mais pas du réfort rouge parce que c'est pas du c'est du réfort mélangé avec des betteraves et euh le betterave c'est quand je dis des bêtises mais euh mais c'est des il faut prendre des racines de réffort, il y en a pas beaucoup donc dans ce cas-là autant prendre des endives même si on n pas pris même si on n pas cette habitude. Et après donc mélanger cela donc dans ce fameux raroset. Voilà, ça c'est les obligations plus manger la ficomane. Ça c'est des obligations qu'on a le soir euh le soir de Pessard. Et c'est intéressant de nouveau, toujours la même idée. On doit manger des quantités. Ça pas exagérer. Je mange un petit morceau de matsas, ça me suffit. Souvenir souvenir, j'ai fait ce qu'il faut. On te dit non, tu dois manger au moins 10 19 g de matsa, voire 30 voire 50 suivant les opinions. Ça va monsieur le rabin ? J'ai mangé un petit morceau, je l'ai bien mangé. Je suis très heureux. Je suis pas obligé de manger la quantité minimale. On te dit non, ça ça s'appelle pas manger. La toelle te dit il faut que tu manges. Et que le soir du céder, on nous renvoie de nouveau. Au principe, la Torah va te donner les définitions des choses. Quand la Torah te dit manger, manger c'est une définition. C'est pas toi qui construit les définitions, c'est la Torah qui te construit les définitions. C'est si on commence à réfléchir à ça, ça des implications très très intéressantes. Est-ce qu'à un moment je donne la liberté à la Torah qui est donc le texte révélé de me donner les définitions des choses ou alors c'est moi qui décide de les définir ? Vous saz, si c'est moi qui décide de les définir, alors je suis dans une confrontation en permanence puisque l'autre a aussi ses définitions. Ah non mais moi je trouve que être un mari sympa, c'est ça. Ah moi je trouve qu'être juif c'est ça. Ah moi je trouve que vas-y définis. Chacun peut définir et redéfinir. Moi je considère que donner à manger, c'est juste mettre une petite tomate dans la manger. La voilà tu veux ce soit il faut manger. Je te donne la définition. Et donc rapport qu'on va voir avec la Torah qui est la suite de la sortie d'Égypte, c'est se confronter à quelque chose qui va nous donner les définitions des choses. C'est ça qui va être très intéressant. Donc ça c'est ce qu'on va faire. Alors bien sûr, on va éliminer le hametz, on va vendre le hametz qu'on n pas pu éliminer. bien comprendre que je voudrais jouer les prolongations mais vous avez sûrement aussi beaucoup de choses à faire que toute l'histoire du ham c'est justement d'arriver à s'extraire de tout ce qui est l'univers du paraître qui nous empêche au fond de nous confronter à nous-même. Le hamet vous le savez, vous l'avez entendu sûrement dans d'autres cours, c'est donc la pâte qui gonfle, c'est-à-dire l'univers de l'illusion, l'univers dans lequel on apparaît d'une certaine manière alors qu'à l'intérieur nous sommes profondément et totalement vides. Et donc, on se rend compte que pour être libre, il faut s'extraire au fond de ce système dans lequel on apparaît face aux autres. Il faut s'extraire d'un système dans lequel on a cette possibilité de donner l'illusion de nous-même à ceux que l'on croise. Et c'est comme ça véritablement qu'on arrive à la gua, à la libération du clisraël et donc à notre propre libération à nous. Voilà. Avez-vous des questions ? Allez-y. Oui. En fait, je pense que je dis qu'on inverse les Oui. Alors, tu veux que tu veux savoir quelle était la réponse ? Alors, j'ai très rapidement j'ai expliqué que pesar au fond, c'est quoi ? c'est la capacité de dire voilà on s'extrait on de du système égyptien de l'idolâtrie et que ça au fond c'est ça le point de départ c'est que ça si on a réussi à le faire à la fin j' réussi à dire mais au fond votre divinité c'est du n'importe quoi c'est je m'y retrouve pas c'est que c'est quelque chose qui a été transporté en filigrane et que c'était ça au fond qui a toujours été présent et après matsa c'est savoir qu'en effet ce qui était le symbole de l'oppression peut devenir quelque chose qui est l'univers de la liberté c'est-à-dire qu'on On peut tout transformer et après le maror se rappeler quand même du désir qu'il y a eu de nous faire du mal mais bien comprendre que justement le danger c'est de ne pas vouloir transporter sans arrêt et de faire que notre identité ne passe qu'à travers ça. Le point de départ, c'est pessard. C'estàd c'est que depuis le début de la sortie, depuis le début de l'asservissement, il y a quelque chose qui a été transmis, cette possibilité de dire "Je ne me reconnais pas dans ton système." Parce que si à la fin ils arrivent à le faire, c'est que c'était transporté même si ça pas réussi à être vécu, mais au moins ça été transporté. Autre question ? Oui. Faire de la fille comomane. Qu'est-ce qu'on doit faire de la fille comomane ? On le mange à la fin du repas. La fille comomane, on le mange à la fin du repas. Il y a marqué que une fois qu'on l'a consommé et bien on peut plus rien manger. Pourquoi ? Parce qu'on veut garder ce goût en bouche. On dit qu'il faut garder le goût en bouche. C'est quoi ? C'est le goût de la matsa. C'est-à-dire que on sort du céder et on garde en bouche le goût de ce qui nous renvoie et à la fois à l'histoire de l'asservissement et en même temps de cette notion de liberté. C'est ça c'est avec ça qu'on doit se quitter la table du CDER. Est-ce que toutes les personnes doivent tout le monde doit manger et de nouveau une quantité ? Alors, dans le morceau qu'on a cassé, il y en a pas assez. Donc on en donne un petit peu à chacun et on rajoute. Il y a 1 heure. Alors il y a 1 heure limite normalement jusqu'à la jusqu'à la minuit, c'està-dire plus ou moins jusqu'à 1h du matin. Mais bon si on mange après, c'est bon aussi d'après beaucoup d'opinions. Oui. En quoi est-ce que c'est c'est un en quoi est-ce que c'est considéré comme un un symbole de service c'est ça pas donc en fait ça sortie c'est vrai mais la matsa c'était aussi la nourriture qui nous donnait à manger en Égypte alors maintenant tu vas demander pourquoi il nous a donné à manger la matsau développer puisque tu poses la question je vais répondre donc la mats c'était aussi ce qui nous donnait à manger il nous donnait à manger pourquoi parce que la matsas c'est c'est quelque chose qui se cuit très vite. La matsa est matsa pourquoi ? Parce qu'on lui laisse pas le temps de gonfler. La liberté c'est la maîtrise du temps. Et eux justement nous disaient "Bah tu vois cette maîtrise du temps, elle t'appartient pas. Elle nous appartient à nous." C'est en ça qu'on était servi. C'est parce qu'à un moment le système nous a dit "Tu maîtrises pas ton temps." C'est le problème qu'on a aujourd'hui. On te dit "Mais je te laisse pas le temps de faire ce que tu veux." Un maître disait que un juif qui n'a pas au moins une demi-heure qui lui appartient lui pour lui tous les jours n'est pas un être libre. C'est c'est pas un homme. En Égypte, on nous donnait cette matsa qui est le symbole de la liberté parce que justement c'est l'univers de la maîtrise du temps. Parce que si le temps s'écoule alors là elle devient ramè. Donc être libre, c'est savoir dans la maîtrise du temps. Et là-bas, il nous l'a donné à manger. Il disait "Ben, vous voyez hein, c'est nous qui dirigeons votre temps." C'est une des raisons pour laquelle en effet elle était aussi plein de pain d'asservissement parce que le temps ne nous appartenait pas, on en avait plus la maîtrise. Pas d'autres questions ? Très bien.



