
Conférence du Rav Lemmel "Korah' De la démagogie à l'hérésie "
Paracha Moussar
16 juin 2014 par le Rav Claude Lemmel
Transcription
Kind: captions Language: fr Ellie se trouve en notre fils se trouvant encore outreatlantique. Il m'a donc demandé de d'essayer de le remplacer dans ses exposés habituels du lundi. Si on regarde un petit peu, j'ai donné comme titre à cet exposé de la démagogie à l'érésie. Alors, je me suis dit, tout le monde va se demander un petit peu qu'est-ce que j'ai voulu dire derrière ces mots assez curieux qui ne correspondent pas, en vérité aux indications habituelles que l'on trouve dans la Torah. Mais si on regarde de près un petit peu les textes dans lesquels nous nous trouvons déjà depuis 4 semaines et on cher on approfondit un petit peu le problème, on va s'apercevoir effectivement qu'il y a eu un certain nombre de de démarches qui nous sont racontées ici sous forme historique mais qui prennent effectivement leurs sources dans ce qu'on pourrait appeler la démagogie. La démagogie, ça signifie que finalement on peut arriver à ses fins par des arguments fallacieux la plupart du temps en allant dans le sens des réclamations de la foule et sans se préoccuper en réalité de la véracité des faits et la réalité qui peuvent en décou en découler. Donc, il y a un projet derrière qui constite qui qui a pour but finalement de capter un certain nombre de courants, de les exploiter et ensuite d'aller vers le but que l'on s'est fixé sans tenir compte ni de l'objectivité des choses ni de la réalité des faits. Et c'est un petit peu comme ça. Et là, à travers les récits en apparence des récits de nature historique, la Torah nous fait effectivement comprendre et à travers les siècles quelles ont été les motivations profondes des acteurs de cette histoire. Ça signifie quoi ? Ça signifie que quand on regarde la Torah, lorsqu'on regarde c'estes les récits des des aventures et des mésaventures, des révoltes, des réclamations en tout genre qui jalonnent notamment une grande partie du livre dit de Bidbar du nom des livres, finalement la Torah ne nous a pas transmis un compte-rendu historique. nous a dit voilà, il y a eu des pérégrinations, il y a eu des incidents, il y a eu des révoltes, voilà comment les choses se sont résolu et on emporte ça si vous voulez comme sorte de description historique. Alors que le but de la Torah depuis le début, depuis le moment où la Torah a été écrite et a été donnée au cl Israël, au peuple d'Israël, et bien chacun des événements qui sont rapportés ne sont pas simplement racontés et rapportés, mais ils ont une visée plus profonde qui est une visée morale et éthique et une visée de sens qui fait que la Torah reste tout à fait éternelle et transhistorique et que ce qui s'est passé à un moment donné de notre histoire et qui nous est relaté par la Torah et bien a effectivement des significations qui sont valables pour chacun d'entre nous sur le plan communautaire, sur le plan général, sur le plan politique quand il y en a et sur le plan personnel. Voilà les voilà le problème qui qui va essayer de développer un petit peu aujourd'hui. Par exemple, la Torah nous dit à un moment donné que le peuple d'Israël a reçu la Torah au Montsinaï et qu'il s'est parfaitement organisé comme étant le représentant du créateur et de l'organisation du monde selon la volonté du créateur. Il y avait un sanctuaire. Le peuple d'Israël s'est divisé en tribus. Chaque tribu avait sa bannière. Chaque tribu connaissait sa place, chaque tribu connaissait son rôle et tout cela était complètement centré sur ce qui est l'origine de la révélation divine et qui est le modèle de ce qui est attendu par le créateur, c'est-à-dire le sanctuaire. C'estàdire que le peuple juif s'est installé dans le projet divin. Projet divin dès le Sinaï. Les enfants d'Israël sont demandés mais on a été libéré d'Égypte et on va nous donner une Torah sans laquelle le l'univers et le cosmos ne peuvent pas exister. Comme le dit le verset. Quelle est notre partition ? Quel est notre rôle ? Quel est le but ? Qu'est-ce qu'on de quoi s'agit-il ? Et le pe le créateur leur a fait une réponse qui apparaît à première lecture curieuse. Il a dit vous serez pour moi une dynastie de servants. serviteur étant peut-être un mot qui peut paraître péjoratif qui a double sens de servant et une population un peuple constitué de toutes sortes de gens depuis depuis disons celui qui balérait les rues. il est pas inférieur mais socialement il est là jusque au plus haut niveau de l'intellect de l'intellectuel ou de la richesse. Tous ensemble vous former un goil cado une nation sainte c'est-à-dire que vous allez porter en tant que nation bien en tant que nation en tant que peuple le ce que le créateur va dire plus tard soyez saint parce que je suis saint bon je vais pas expliquer maintenant quel problème de la sainteté qui a été évoqué ici. une problématique mais un fait et certain c'est que le peuple d'Israël devient adapte Israël. Il n'est pas simplement une populace, il est un peuple témoin et qui va par ses actions, par sa compréhension du sens de son histoire, sa face de sa conduite va être effectivement une nation qui va montrer que sa royauté est d'être servant Dieu. C'est-à-dire que le fait d'être au service de Dieu fait que on a atteint la royauté, le niveau de la royauté. Pour ça qu'il a été, ils ont été appelés une dynastie de servants d'une part et que ensuite il va montrer qu'à l'échelle de tous les constituants de la nation et du peuple et bien il va être le reflet d'un créateur qui s'est proclamé comme on le verra plus tard dans les prophètes comme étant trois fois saint. Voilà, ça c'est le projet. Alors il y a il y a de quoi parler là-dessus mais c'est pas ce que je vais envisager ce soir. De quelle sainteté parle-ton et cetera ? On le on on a quelques indications puisque le créateur finalement a révélé quelque part que le peuple d'Israël allait assumer la sainteté géographique par la présence du du sanctuaire, la sainteté du temps par le shabbat et les fêtes, la sainteté de la personne dans ses expressions corporelles à travers toutes les lois qui régissent l'alimentation et les les les relations masculines. féminin et cetera. Donc il y a déjà là quelque chose qu'on peut déjà saisir et montrer que il y a une capacité d'être de ne pas être esclave du temps, de ne pas être esclave de l'espace, de ne pas être esclave de sépulsion. Il y a tout un tas de choses qui peuvent se jouer au niveau individuel et ça c'est le projet. Ceci va se faire à l'échelle communautaire. Et cette échelle communautaire, le créateur va donner la capacité au peuple d'Israël de s'organiser dans le temps et dans l'espace comme une sorte de réflexion et un reflet de l'organisation des mondes supérieurs. Ce sont des idées extrêmement complexes, je le reconnais. Mais c'était ça et ça le peuple d'Israël était prêt après le Sina différentes aventures. organisation spatiemporelle du peuple d'Israël était effectivement une organisation qui était le le reflet effectivement des mondes supérieurs et permettait ensuite en tit de témoignage de faire en telle sorte que l'humanité toute entière et la nature avec pourrait dire ressentir faire valoir qu'ils ont été créés par Dieu par le créateur paradou et qu'à ce titre làà ils allaient assumer un certain nombre de conduites lié à l'éthique et à la morale et faire aboutir le projet divin à la fin des temps. Globalement, c'était ça. Et donc, le peuple d'Israël était totalement prêt pour cela. Il y a toute la description des des premières parachates le montre. Il a on lui a appris à éliminer les miasmes de certaines inconduites majeures et une fois qu'on lui a appris à nettoyer le terrain, si je puis m'exprimer ainsi, à faire une ascepsie rigoureuse comme l'on dirait, et bien il va recevoir en prime la braha des coanim, la berkatim et là il va pouvoir effectivement avancer et recevoir la lumière de la face divine qui s'exprime notamment dans le don de la Torah. Bon, ceci étant dit, qu'est-ce qui se passe ? Et tout d'un coup, c'est là où l'appar l'apparence historique des versets nous interpelle. Tout d'un coup, le verset biblique dit vaissou, ils se sont déplacés en quittant le Mont Sinaï et sont allés dans telle ou telle direction. C'est presque un un pléonasme parce que lorsqu'on sait qu'ils se sont mis en marche et qu'ils ont été dans telle ou telle direction, quand quelqu'un sait qu'il va partir, il va aller vers disons par exemple vers la gare du nord, on a absolument pas besoin de lui dire il a il a quitté son domicile rue du Saint-Plomb pour aller à la gare du Nord de dire il suffit dit il va vers la gare du Nord inutile de préciser que d'où il est parti et pourquoi il est parti de là si ce n'est si ce Faut nous donner une indication. Et là, l'indication est particulièrement précieuse. J'insiste parce que ça paraît totalement. C'est une description vaissou mear Sinaï de trois mots et qui est pourtant porteuse véritablement de quelque chose qui va totalement exploser. Nos sages disent qu'est-ce que ça veut dire ? Bah is Arsinaï. Ça veut dire que ils ont pris leur distance avec le Mont Sinaï que tout d'un coup tout ce qu'ils avaient reçu au Sinaï qui se retrouvait à l'intérieur du camp Israël par la présence du sanctuaire. Tous les commentateurs montrent comment chaque détail de la description de la présence du sanctuaire et de l'organisation du peuple d'Israël et ses déplacements étaient pour ainsi dire comme s'ils avaient pris le Mont Sina. il l'avait levé, l'avait amené avec eux. C'est tout à fait extraordinaire. Il y avait tout ce qu'ils avaient vu, connu, compris et reçu au Sinaï se trouvait présent maintenant dans l'organisation du camp et dans la marche de l'histoire. Et là, la Torah nous dit, ils sont partis du ils sont partis du Sinaï. Ça veut dire comme explique évidemment la tradition orale qui nous permet de comprendre l'intériorité des versets, ça veut dire que quelque part, ils ont pris leur distance. avec le Sinaï, qu'est-ce que ça veut dire qu'ils ont pris leur distance ? Est-ce qu'il y a eu ici une notion de refus ? Dit oui, c'est bien beau tout ça, mais c'est bien beau la Torah, les MVO, tout ça, mais il y a d'autres obligations. Il faut quand même se nourrir l'esprit avec la coupe du monde. Il faut quand même se nourrir l'esprit et pleurer parce que les intermittents du spectacle nous empêchent d'aller à Vignon. Il y a quand même comme ça tout un tas de choses qui qui existent et que il faut savoir quand même un petit peu en profiter et donc on prend un petit peu ses distances avec cet ensemble qui s'appelle la morale, l'éthique euh du Sinaï et prenons distance. Est-ce que c'est ça que ça voulait dire ? Et bien paradoxalement pas tout à fait comme ça. Nos explique en réalité que le peuple d'Israël a dit "Nous avons reçu 6138 votes. Ça fait quand même un paquet. Il faut reconnaître, c'est quand même quelque chose d'important." Et maintenant, ils se sont dit, puisque le Sinaï, pour ainsi dire, est avec nous et que nous allons avancer avec toute la perspective du Sinaï avec nous, il se peut encore que le créateur va nous imposer, va nous ouvrir d'autres horizons de commandement et nous demander encore d'autres choses. Et nous considérons quelque part que trop, c'est trop ou ça pourrait devenir trop, c'est trop. De quoi ont-ils eu peur ? Quand on leur a dit il faut pas manger tel animal, il va en avoir encore un de plus interdit des choses pareil. Est-ce que ça se situait véritablement à ce niveau ? c'est qu'à cet instant précis, et c'est ça le point important, le peuple d'Israël et malheureusement c'est notre cas, nous aussi très souvent n'a pas réussi à intégrer complètement la valeur de ce que c'est que de recevoir des commandements divins. Il y a un problème qui est évoqué dans par en sage où justement parmi les aliments qu'on ne consomme pas, on nous demande de faire très attention de ne pas prendre des poissons ou de créatures marines ou fluviales qui se sauf si elles ont des écailles et des nageoires. Donc avec ça, on reconnaît qu'on peut prendre du brochet, de la carpe, tout ce que vous voulez, de l'alimande mais qu'on ne prend pas par exemple d'anguis ou de requins. Donc ça je pose la question, tout ce qui est du genre de la de de de l'espèce poissonneuse, il toutes ont des nageoires, ça n'existe pas. Crusta n'en font pas partie. ne s'appelle pas des poissons. Par conséquent, dit-il, à quoi ça sert de nous avoir dit que toute créateur qui a pas de de de nageoire et d'écailles, il suffisait de nous dire tout poisson qui n'a pas d'écailles, c'est fini parce que ça existe pas un poisson qui n'a pas de nageoire, ça existe pas. Pourquoi faut-il encore regarder qu'il y a une joire ? C'est sûr que si c'est un poisson, il a une joire. Donc la seule chose qui nous intéresse, c'est de savoir si elles écailles, si on en a pas, à quoi ça rime. Et là, l'exégèse biblique nous montre que est en jeu un verset que ceux qui vont à la synagogue et qui prient connaissent bien et qui est et qui est dit souvent même quand on connaît pas trop mais qu'on dit quand on veut dire kad pour un disparu. Le créateur dans son amour pour le peuple d'Israël a voulu encore mettre un petit supplément pour nous donner du mérite que nous avons encore malgré tout un mot de plus dans la Torah sur lequel nous devons réfléchir les nageoires en l'occurrence peu importe petite chose. Mais le fait que ce mot était inutile et qu'il a été mis comme étant l'identifiant du poisson qu'on peut manger ou pas, alors qu'il n'est pas nécessaire et qu'on s'attache à comprendre ce mot et sa place et ce que ça veut dire, le créateur de ce fait aé un mérite. Ça, le peuple d'Israël et nous-mêmes n'ont pas toujours bien compris ou ne comprendons pas toujours bien. C'est-à-dire que quelque part les mitvotes qui nous sont donnés ne sont pas quelque chose qui est fait pour nous empêcher de vivre, qui n'est pas fait pour nous mettre un carcan qui nous empêche de nous développer, que c'est ce sont des frontières et des barrières qui nous empêchent de profiter de la vie tel que nous pourrions le considérer nous-mêmes. le créateur à cause des patriarches Abraham, Isaac, Yakob pour d'autres raisons et bien hashemfet demande il y a de la part du créateur si on a le droit de parler avec un mot pareil une espèce de désirance de faire en telle sorte que le peuple d'Israël reçoive le mérite pour se grandir, pour se développer, pour élever spiritualité de recevoir encore quelque chose de plus qui n'était peut-être pas nécessaire dès le départ. C'est-à-dire que tout ce que la Torah nous donne, tout ce qui est issu de la parole d'Hem et des développements qui vont se faire de génération en génération sont autant de sources d'intérêt et de développement et d'élévation spirituelle qui sont qui proviennent de l'amour du créateur. Et ça déjà le peuple d'Israël, il a manqué le coche. Il s'est dit on a une Torah, ça suffit comme ça, on va se débrouiller, on va apprendre ce qu'on a et on va se débrouiller. Mais être dans la crainte qu' a peut-être encore quelque part qui va venir du créateur et qui va s'ajouter dit ça c'est trop. Quelque part ça nous ça va être trop, on pourra pas le supporter, ça va nous mettre des barrières, ça va nous priver. Il y a donc une vision déjà presque presque très logique historique et sociologique de la présence de la présence des mitvotes. Bien, on nous a donné un cadre un cadre de loi, un cadre de royauté, un cadre un cadre de de de lois alimentaire, un cadre qui nous permet de ne pas nous conduire comme des animaux, un cadre qui le cas échéant nous permet également de de considérer qu'on va maîtriser un certain nombre d'élans pour pas parler de de pulsion, c'est déjà c'est déjà pas mal. Donc nous avons une constitution qui nous permet d'être une nation à certain niveau au milieu des autres autres nations avec en fait effectivement le fait que ce que les autres nations pratiquent comme façon de regarder l'univers, leur devoirs sociologiques, politique et autres, ce sont des choses dans lesquelles effectivement peut-être nous allons pouvoir piocher tout autour pour les intégrer à l'intérieur de notre système. C'est une sorte d'humanisme général et qui qui refuse certaines formes qu'on pourrait appeler de rejet de l'autre. Nous allons être nous avons nos lois mais nous allons être tolérants et ouverts. Je sais pas si on se rend compte comment cette vision là nous a mené à la civilisation d'aujourd'hui qui est complètement dévoyée, qui est complètement à l'envers, qui ne sait plus du tout où elle voit, où elle va. On voit bien tous les mouvements politiques qui agit de ce pays et d'autres où des violences invraisemblables au nom d'une certaine démagogie qui s'appelle la liberté et la démagogie massacre, tu torture, viole tout ce qu'on veut. C'està-dire on est en plein dans un marasme où les choses n'ont plus aucun sens. Ça c'est le problème. Et on s'aperçoit qu'à terme au fur et à mesure un certain nombre de ces idées petit à petit se sont introduit à l'intérieur même de l'identité d'Israël avec des notions de tolérance qui sont malvenues, il faut le dire, et qui finalement ouvrent la la porte pas tellement à l'entrée de ceux qui sont à l'extérieur mais à la sortie de ceux qui sont déjà à l'intérieur. Ça c'est le problème. C'est-à-dire que la perspective d'avoir peut-être encore une mitva, c'est une charge, c'est une loi de plus dont on n pas besoin. Nous allons être une nation très élevée, mais nous sommes comme les autres et on va s'arranger pour le reste de ce qu'on peut avoir besoin. Certaines lois, certaines façons de regarder le le mariage, certaines façons de regarder la relation autruie, la naissance, l'avortement, la mort, l'euthanasie, tout ça. On va chercher ça où ? de on a il faut pas que quelque part on vienne encore nous charger en interprétant notamment la Torah de un certain nombre de choses qui nous mettent à mal parce que parce que il y a des mouvements généraux de valeurs qui se sont installées dans le monde. on les appelle des valeurs des valeurs négatives et on va sans se rendre compte ne pas vouloir assumer son identité personnelle et on va rentrer dans ces mouvements et petit à petit essayer de les intégrer et on va totalement déformer de ce fait le message de la Torah. Ça c'est le problème aujourd'hui que le judaïsme rencontre. C'est euh la tolérance, l'ecuménisme, l'ouverture, l'acceptation de tout parce que on peut plus se permettre de ne pas accepter parce que sinon on est xonophobe, sinon on est raciste, euh sinon on estatiste, pourquoi pas ? Ça peut exister qu'on pense des choses pareilles et que par conséquent, il s'agit de faire une espèce de d'amalgame général de tout ce qui se passe en dehors et d'essayer d'en faire un saligondi avec la Torah. Et ça a commencé avec le problème de la démagogie, il est le suivant. Le proverbe d'ailleurs le dit, vox populix. La voix du peuple est nécessairement la voix de Dieu. C'est-à-dire que c'est le créat que c'est dans la mesure où il y a des dynamiques populaires qui exigent pour des raisons qu'on ne va maintenant pas analyser que tel ou tel principe soit aboli ou que tel ou tel principe devient un principe de valeur. À ce moment-là, nous sommes sûrs que nous que nous sommes dans le chemin voulu peu importe comment nous sommes dans le chemin voulu par Dieu. C'est-à-dire que c'est ce sont les mouvements, les dynamiques populaires intellectuelles de toutes sortes, sociologi toutes sortes qui finalement vont dire la loi et une fois que eux auront dit la loi, la population devra le peuple, les nations vont s'y soumettre. Mais il n'y a pas il y a refus d'une loi transcendante qui est venue du créateur qui non le peuple se conduit selon la loi et ce n'est pas le peuple qui fait la loi. Ces problématiques, on les a très bien rencontré aujourd'hui dans notre société où des choses que la population encore il y a 100 ans considérait comme totalement immoral et intolérable sont devenus seulement non seulement acceptables mais sous peine d'être soi-même condamné doivent être acceptés de plein cœur. Je veux pas donner de détail salasse mais enfin chacun a compris de quoi je parlais. Et ça ça a commencé dans notre histoire à propos de vaissou. C'estàd que la Torah on a peut prendre ses distances, on peut essayer de regarder comment ça se passe. On peut le caser échéant. Si la Torah au cours des siècles nous révèle des choses nouvelles, ce qui peut se passer, ce qui peut arriver, ça non. Tel qu'elle a été donnée là, il n'y a pas d'évolution possible. La Torah ne pourra pas répondre à toutes les questions du siècle où on se trouve. Ça c'était le problème et le résultat de tout cela c'est que évidemment c'est installé une vision dans laquelle la volonté du peuple devient la population devient prend un aspect démagogique et va effectivement nous amener aux tragédies qui sont mentionnées ici. Très intéressant de voir comment a fonctionné cette première démagogie. Si je puis m'exprimer ainsi. Tout d'un coup, le peuple dit, ils sortent il y a 14 mois de l'chwitz de l'Égypte, de l'esclavage d'Égypte, de l'chwitz ou des camps des du Cambodgien au tempant des kumerous. C'est à peu près le même genre et peut-être des fois empire. Ils sortent de là et tout d'un coup ils se disent dans un fantasme totalement inventé. On se rappelle nos combien nous mangions telle ou telle nourriture gracieusement. C'était merveilleux. Alfou Alabassar que nous étions assemblés tous autour de la marmite de viande. Non non. Oui, c'est c'est le euh ça doit être l'automatisme de shabbat, la marmite de viande. Ah, c'était bon, c'était beau. Je comprends pas. Rachi, les commentateurs, mais qu'est-ce que c'est que cet idioci là ? Il fallait qu'il fasse qu' qu'il fabrique des briques et on leur donnait même pas la paille pour les faire. Il fallait qu'il fasse une tonne de brique par jour. Et ben il fallait encore qu'il cherchent le matériau, qu'il fasse tout le travail. C'était épouvantable. et dit on leur donnait gracieusement à manger. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui s'est où où se situe ce fantasme ? gracieusement Rashi et les autres commentateurs parce qu'il faut toujours savoir lire la Torah avec le commentateur nous dit on était bien parce que on ne se sentait pas obligé par les mitvot voyez-vous ils ont déjà parti du harsinail on veut pas avoir trop de mitvot et maintenant on se dit déjà celle qu'on a c'est un peu trop on voit le chemin et c'est tout à fait démagogique. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ça correspond nullement à la véracité, à la vérité historique. N'importe quel historien qui viendrait mais ces gens-l sont complètement fous. Qu'est-ce qu'ils raconte ? On a vu l'esclavage dans lequel ils étaient, l'horreur dans laquelle ils vivaient et que nous mangeons tous les jours encore. Enfin, pessard, les herbes amères pour le rappeler l'amertude de l'esclavigé. Il dit, on se rappelle ah on voudrait bien avoir cette viande, on nen peut plus. Il y a là un signal qui nous montre que déjà il y a une progression qui est faite et que quelque part il y a des gens qui ont dit "Ah mais vous savez quand même c'était c'est vrai qu'on travaillait dur mais on nous cassait pas les pieds tous les matins à mettre notre fil ouf pas enfin façon de parler on voit comment les choses comment les choses commencent déjà ça c'est la première étape. Après la Torah va effectivement nous montrer quelque chose d'un peu plus d'un peu plus ennuyeux que cette première démarche qui va d'ailleurs très mal s terminer. Ils vont absolument voulu se remplir le ventre avec cette viande alors qu'ils disent. Ils ont dit on a plus rien à manger. On a plus rien à manger sauf la mane. Alors c'est à croire qu'on est en pleine folie. La man qu'est-ce que c'était la mane ? C'était une nourriture qui selon les désirat de chacun prenait la forme et le goût que l'on avait envie. Qu'est-ce que je te fais à manger ? Dit Myiam à Abraham un beifte frit. Très bien. On prenait la man et on aval ça avait le goût du biftech frit. Qu'est-ce que tu veux pour comme dessert la glace à la fraise ? Enfin, vous comprenez que c'est caricatural. Ça veut dire que quelque part les désir rat même gustatifs qui sont au-delà de manger quelque chose parce que on veut avoir l'estomac plein de la force, il y avait tout ce que la nourriture peut apporter comme satisfaction globale à l'individu. Tout ça a été dans la mane sans effort, sans travail, sans rien. Il fallait simplement sortir, la ramasser. J'ai dit on en peut plus, on en peut plus. On a plus que ça à manger. On voudrait du vrai pain et de la vraie viande parce que déjà ça c'est quelque chose qu'on aime pas. Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Il s'est passé que le peuple d'Israël a bien compris ce que la Torah va nous révéler beaucoup plus tard dans un autre verset où Dieu dit "Vous savez tout ce que j'ai fait là dans le désert avec la main, je vous ai éprouvé. J'ai fait une épreuve pour savoir comment quel était votre rapport avec le monde matériel, avec ses nécessités, avec ses obligations, avec ses pertes et profit en tout genre. Je voulais voir. Je vous ai tout donné pour que vous n'ayez aucun souci matériel. C'était la ruine des de des marchands de chaussures et marchands de vêtements parce que les vêtements ne suisait pas au grand lissait avec les enfants. Il y avait vraiment tout ce qu'il faut. C'était une espèce de monde idéal dans lequel tous les besoins naturels étaient satisfaits, les nécessités naturelles pardon étaient satisfaits. Et alors qu'est-ce qu'on faisait toute la journée à part ça ? On se consacrait à l'élévation de la de la personne, à l'étude de la Torah, à la pratique des mitvot et au perfectionnement de l'âme. C'était ça le travail. Et ça le peuple d'Israël a commencé déjà à ne plus pouvoir véritablement le supporter. Et le créateur va le dire plus tard. Il va dire "Vous savez ce que j'ai fait là ? C'est que vous comprenez une chose pour toute votre histoire, c'estàdire pour nous aussi. Aujourd'hui, l'homme ne vit pas que du pain qu'il mange. Adam l'homme ne vit que ce qui sort, qui provient, qui est émis par la parole divine. C'està-dire que c'est tout à fait autre chose dans chaque chose que nous mangeons, dans chaque chose que nous faisons, dans chaque argent que nous touchons quand nous ne sommes pas au chômage, malheureusement faut dire comme ça. Et bien, ce n'est pas simplement quelque chose qui s'inscrit dans l'organisation matérielle du monde et la difficulté économique. Quand ça marche, quand nous en profitons, nous sommes rassasiés par la bénédiction de Dieu, nous prenons la conscience de la présence de la volonté de la parole, la volonté créatrice, la parole du créateur à l'intérieur de chaque acte que nous faisons. Ça c'est le problème. C'est-à-dire, il n'y a pas une dichotomie entre ce qui serait une vie spirituelle dont nous décidons ce qu'elle doit être ne nous donne pas plus de mise vote et une vie matérielle dans la que nous insérons dans les données habituelles de l'explication économique dont on a vu à quel point elle fait faillite. Ça c'est un autre combien la Torah est actuelle. Donc, on est arrivé à à ce à ce point-là que tout d'un coup, le peuple d'Israël était en grande difficulté face à un don qui permettait d'imaginer une vie dans le dans laquelle la matérialité, les obligations matérielles et bien n'avaient qu'un poids extrêmement mineur et de telle sorte que toute la personne humaine était pouvait était et avait comme comme but de s'élever dans le témoignage de la présence de Dieu dans ce monde. Chacun à son niveau et chacun dans sa profession et chacun dans les capacités, les potentialités qui était la sienne. D'ailleurs, la Torah le dit bien, ils étaient tous autour du sanctuaire mais chaque tribu avait une place précise qui n'était pas la place de l'autre et chaque tribu avait sa bannière qui lui indiquait quel était son but, quel était son rôle et que c'est ce rôle qu'elle devait assumer et que c'était ça sa place. C'est dans cette voyez déjà dans cette perspective là que petit à petit le a pris un petit peu cet aspect distant avec la Torah et nous a bel et bien enseigné que là parce que c'est ça l'intérêt du problème pour nous, c'est que il faut jamais il faut tenter de ne pas oublier qu'est-ce que nous faisons ici et quel est notre but qui est toujours aujourd'hui en 2014 par exemple d'être ad Israël ce peuple témoin dont le rôle est dans la civilisation actuel et dans la situation actuelle de dire je suis le témoin d'une présence peut-être voilée, ça c'est vrai, c'est un peu difficile mais d'une voilé d'une présence voilée du du de la sainteté de Dieu, de la sainteté du peuple d'Israël qui est son reflet. Ça c'est la première partie si vous voulez de cette de ce de ce glissement qui s'est fait. Et au moment où le peuple d'Israël a déjà pris un petit peu cette distance, la catastrophe va encore être plus forte. Tout d'un coup, comme le révèlent les versets, tout le peuple s'est précipité, nous dit Moché, dit la T vers Moché. tout le peuple comme ça quand on analyse les mots dans la Torah et vous êtes venu tous vers moi l'analyse des mots des termes de leur origine montre qu'ils se sont précipités comme une espèce de manifestation non organisée tout le monde c'est ce qu'on appellerait un rassemblement spontané devant le ministère de Moïse. Tout le monde s'est mis dans tous les sens sans aucun respect des priorités des chefs, des sous-chefs, de ceux qui dirigent alors que la société était parfaitement avec des hiérarchies bien en place et où chacun connaissait son rôle. Et il n'y avait pas de problème avec la hiérarchie qui elle était inspirée évidemment par la morale divine et ne devait être tout sauf une hiérarchie dictatoriale des petits chefs et des grands chefs. Ça c'est une nouveauté aussi. Qu'est-ce que c'était que que que finalement s'assumait comme chef quelque part ? Quelle que soit la façon dont on est le chef ou le capitaine, ce soit dans la justice, dans toute autre chose, ce n'est pas le problème. Et à ce moment-là, on nous dit toute la population s'est jetée littéralement sur Moïse. C'est-à-dire qu'il y a eu ici une action populaire totalement démagogique, irraisonnée, non organisé et qui apparemment n'avait aucun sens. Ils étaient au moment d'entrée dans la terre sainte, il y a eu une espèce de mouvement de foule généralisé dont on se demande comment il a où il a pris naissance et comment il est venu et qui tout d'un coup a dit on peut pas continuer comme ça. Il faut on va trouver des leaders syndicaux qu'on va nommer nous des leaders tout cours et il vont aller explorer ce pays qui qui est devant nous. On veut on veut l'explorer, on veut savoir comment ça marche. Ici, nous avons une bascule beaucoup plus violente encore que ce qui s'est passé avant. C'est-à-dire que tout d'un coup, le verset biblique dans le psaume 106 nous dit la chose suivante : "Ils n'ont plus eu du tout la foi. L'eau est minou, ils ont perdu la foi." Qu'est-ce qu'ils ont perdu la foi ? Ça ça posa un problème. Ils ont dit il y a plus de Dieu, il y a plus rien, jamais de la vie. Ils ont jamais dit ça. Qu'est-ce que ça veut dire qu'ils ont perdu la foi ? Faut comprendre. Ils ont perdu la foi. C'est-à-dire la foi implique ce que le professeur André Néer a appelé transcendance et immanence. La transcendance, c'est le fait qu'on a la capacité d'imaginer d'une certaine façon que le créateur est au-dessus de toute compréhension intelligible de la part des hommes avec leur logique. Je veux pas rentrer maintenant dans une discussion philosophique, mais dans le fond, le créateur est dans son essence totalement inconnaissable vraiment. Après, il y a l'immanence. L'imman c'est que ce créateur qui pourrait être resté au-delà du cosmos qu'il a créé jusque jusqu'au Big Bang ou avant peu importe et et transcendant on l'accepte on on l'accepte mais qu'il y ait une qu'il soit immanent c'est-à-dire qu'il descend dans l'histoire des hommes, qu'il descend dans l'histoire du peuple d'Israël qu'il descend dans notre histoire personnelle et qu'il s'intéresse à chacun de nous ce que nous faisons, comment nous le faisons. Si la connaissance de toutes nos actions et que rien ne se fait sans l'acquiessement et la décision de sa volonté suprême. Ça le peuple cit fini. Cette notion qui est fondatrice de la foi juive. C'est là que ça s'est joué. Dieu leur a dit "V vous avez vu ce que j'ai fait ? J'ai j'ai coupé la mer aux eneux. J'ai fait les diplay, j'ai pris le Sinaï et vous avez tout vu. Vous êtes mort et ressuscité pour ainsi dire. Vous avez perdu un petit peu la notion de la vie. Vous avez retrouvé qu'est-ce que j'ai pas fait et pourquoi je l'ai fait ? Je vais vous amener dans ce qui est le pays qu'on traduit en français. Bon, pas d'important ruisseland de lait de miel. C'estàdire une terre qui est la représentation parfaite de l'unité de Dieu entre la terre qui est le monde disons matériel d' issu l'homme, faut pas oublier qu'il est sorti de la terre hein, c'est pas une plante verte l'homme la terre et la relation qu'il y a dans une nation qui dans cette terre a réussi à sacraliser la terre et en faire l'instrument de dévotion de service à la proclamation du créateur. Il leur a dit ça, il en est pas capable ce bon dieu, excusez-moi. Après tout ce qu'il a fait, dit les diplays, les miracles, il pas qu' a pas peut pas faire ça. On a bien vu que tout ce qu'il a dit qu'il allait faire, il allait le faire. Il a annoncé à Moïse, voilà ce que je vais faire au premier né, voilà ce qui va se passer. Et comprends pas. Ils ont tout vu, tous les miracles, le Sinaï, tout. Ils ont entendu la parole de Dieu àem. Je suis l'Éternel ton Dieu. Ils l'ont entendu. Ils l'ont tellement bien entendu qu'ils ont dit à Moïse : "Mocher Rabenou, je t'en supplie, toi va parler parce que nous avons entendu la parole de Dieu, mais nous sommes quand même que des hommes quelque part plus ou moins ordinaires." Il ne était pas, c'est des grands hommes mais nous allons mourir d'entendre la parole de Dieu. Mais l'ont bien et bien entendu. Tout d'un coup, ils disent, on va aller voir ce qui se passe dans ce pays. On va regarder de quoi il s'agit. Et surtout, et c'est là la démagogie, on va y envoyer non pas des observateurs genre onu qui sont censés être des observateurs neutres, on va envoyer les gens que nous voulons nous. Voilà le problème. Nous, on a peur. Nous, on a perdu la émoun. On se demande qu'est-ce qu'il en est. Est-ce que vraiment ce pays c'est ceci, c'est cela, comment ça marche ? Alors, on va aller voir mais c'est des gens à nous, c'est-à-dire ceux qui se sont inscrits dans ce mouvement démagogique pseudo spontané et qui finalement met en doute la promesse et la parole divine et qui a déjà écorné sérieusement un coin de la foi. Et là, le créateur effectivement a dit stop. Il a dit ça je laisserai pas faire. Je vais envoyer des gens qui ont la capacité d'être neutre et objectif puisque vous le demandez et bien je vais accéder à votre désir. Et c'est là que se situe ce fameux épisode où tout d'un coup permet à Moïse, à Moché, d'envoyer les 12 explorateurs qui vont visiter le pays. Et là, et ces 12 explorateurs étaient des princes d'Israël, les grands chefs, les gens qui étaient au-dessus du lot. Et ça, j'insiste pourquoi ? Parce que figurons-nous qu'au moment où le le sanctuaire a été inauguré, ces 12 princes ont eu une idée dit il faudrait qu'on participe de façon active à l'inauguration de ce sanctuaire. Et ils ont tous imaginé un sacrifice, une offrande qui n'était pas prévue dans la Torah. Et ils étaient tellement hauts, tellement grands que chacun sans consulter l'autre a offert strictement la même offrande que son voisin. Et la Torah nous fait la description de 12 offrandes strictens, exactement les mêmes pour bien dire que chacun avait une idée à lui. Cette idée était tellement grande qu'elle était acceptée par Dieu et qu'ils étaient tellement grands que chacun avec une idée différente est arrivé à la même conclusion. Et Dieu a dit, on accepte cette offrande exceptionnelle qui se représentera qu'une fois dans toute l'histoire du peuple d'Israël. C'est nous dire qui étaient ces gens-là. Et ils partent avec une mission bien définie qui consiste malgré tout à rassurer le peuple et à leur dire "Mais non, le bon Dieu ce qu'il a dit c'est vrai." Et qu'est-ce qu'on voit ? On voit qu'ils reviennent et que tout ce qu'ils ont vu de positif, tout ce qu'ils ont vu de positif ou que nous considérerions comme positif des fruits magnifiques, des grappes de raisin où il fallait h personnes pour les porter et cetera et cetera, ils ont tout pris, ils ont tout mis à l'envers et ils en ont fait un tableau désastreux, négatif et en disant même Dieu, vous entendez ? C'est en allusion. Mais l'exégèse monre même Dieu ne pourra pas ce peuple composé de géants, de puissants, de villes fortifié, imprenable. Ça vaut pas la peine. Nous pouvons euh nous ne pouvons pas imaginer que nous allons obtenir la conquête de ce pays. Et le peuple d'Israël s'est complètement révolté en les entendant, s'est endeuillé. On est arrivé jusqu'à faire une antifada puisqu'ils ont tous pris des pierres et les ont jeté sur Mosché et Aaron. Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi vous avez-vous conduit ici pour nous amener dans le désert et mourir et que les vautours vont vont vont prendre nos corps ? C'est quoi ça ? Je sais pas si on se rend compte. Ce crime-là aura pour conséquence dans toute l'histoire juive la destruction du temple de Jérusalem et l'exil dans lequel nous sommes aujourd'hui. C'est-à-dire qu'il a été le crime d'abord parce qu'ils ont dénigré la terre d'Israël. Ah, on va être sioniste. On va dire non ça pu être pas vrai. Ils ont dénigré. Dieu a dit, "C'est une terre parfaite, merveilleuse, abondante, riche, tout ce qu'il faut." Ils ont dit, c'est pas vrai. Nous, on a vu le contraire. C'estàdire qu'ils ont pris la parole de Dieu, ils l'ont carrément mise à l'envers. Ils ont nié non seulement c'est ce que Dieu a dit, ça c'est pas fait, mais c'est le contraire. C'est une terre qui dévore littéralement ses habitants. Je sais pas si vous si on se rend compte que ce rapport d'exploration négatif a été un renversement complet où effectivement il n'y avait plus comme au départ un coin de launa qui a été un petit peu écorné. On n'est parvenu par une démarche démagogique à une hérésie complète. qui effectivement vise à mettre en cause la véracité de la parole de Dieu, la véracité de sa promesse et l'honnêteté de ce qu'il a dit. Vous vous rendez compte ? Est-ce que nous rendons compte ce qui s'est passé là ? Et avec ça, on s'est tous effondré en pleur. La dit, on est des pauvres malheureux. Nous sommes trahis par Dieu. Il nous a menti. C'est pas vrai, on est foutu, c'est terminé. N'en parlons plus. Tu as dit, "Vous avez pleuré, vous n'aviez aucune raison de pleurer. Vous avez introduit à l'intérieur du peuple d'Israël le malheur des pleurs dont le sommet sera la destruction du temple, le neuf av et comme le verset le dit, le fait que malheureusement jusqu'à la venue du Messie, si nous ne corrigeons pas cette façon de regarder les choses, et bien la terre va nous échapper et quelque part, nous serons en galoute, nous serons dans l'exil permanent." Donc c'était quelque chose qui est absolument terrifiant. Vous savez ça nécessite mot à mot la l'explication des versets pourquoi et comment. Mais ça ça a été le problème. Alors nos sages demandent mais comment ces princes d'Israël avec le niveau qui était le leur qui ont entendu la promesse divine qui ont vu la vérité tout vu, comment ils ont pu faire une chose pareille et basculer dans la négation absolue et et complète de de toute la parole divine ? Comment c'est possible ? Qu'est-ce qui est arrivé ? Et là, il faut analyser et c'est pas une analyse sociologique qu'il faut faire ici, c'est une analyse morale et éthique. Nos sages disent que eux, ils avaient fait un calcul. Ils sont dit "Tant que nous sommes dans le désert, je résume, nous sommes des princes. Quand nous allons rentrer dans cette terre promise, nous allons nous allons revenir dans un système de normalité et peut-être à ce moment-là, nous perdrons la gloire de nos postes. Nous ne serons plus les conseillers du premier du premier ministre ou du président de la République. On va nous demander de faire nos cartons. Et donc dire mais et mais Dieu sait ce qu'il fait. Et là est venu s'installer quelque chose de catastrophique, la recherche des honneurs, de la place, de la suffisance qu'on a, de ce qu'on est, qui s'appelle l'orgueil et qui immédiatement aveugle complètement le sens le sens de l'observation, le véritable sens critique qui permet la neutralité du jugement. Donc la Torah nous a donné une leçon très profonde ici qu'à travers cet épisode catastrophique pendant toute notre exil nous poursuit une idée que faisons que celle que la recherche de nos intérêts personnels de notre place de notre orgueil et bien celle-ci a la capacité de nous rendre totalement aveugle par rapport à la réalité et au contraire nous fait voir les choses dans le sens général, si vous voulez de la démagogie de ce qui du monde qui nous entoure. Et c'est la raison pour laquelle cette fameuse parachat de catastrophe se termine par un par un chapitre que tout le monde connaît qui est le chapitre des tiits où on nous dit vous vous ferez des titiotes. Ça veut dire non pas des ficelles ou des franges, quelque chose que vous allez regarder et en le regardant vous rappellerez des commandements fa tout un tout un travail qui se fait et à ce moment-là la Torah nous dit l'ot tourou n'explorez pas parce que tour c'est pas touriste, c'est les 12 explorateurs va Tourou c'est les mêmes mots l'otou l'otou n'explorez pas le monde [Musique] en fonction des impulsivité de votre cœur et de votre regard que en les suivant vous allez vous dévoyer. Dévoyer dire sortir de la route. Nos sages dans dans l'exégè disent qu'est-ce que qu'est-ce que c'est ce pas se laisser égarer dans la dans l'exploration du monde par le cœur ? Ah bon ? Par le cœur. Par le cœur. Bon, c'est-à-dire dit-il zo minout, c'est l'hérésie. En suivant vos yeux, ce sont l'ensemble des désirs les plus bas, les plus violents que nous rencontrons. Il y a deux choses auxquelles nous devons faire attention et dont les 12 explorateurs ont été le modèle malheureux, si je puis m'exprimer ainsi, c'est que quelque part lorsque le cœur agit avec sa seule impulsion et qu'il cela exclut toute forme de réflexion, et bien à ce moment-là effectivement on tombe fatalement dans les résignes, c'est-à-dire qu'on rejette launa, on rejette l'obéissance des misvotes, on s'arrange avec la Torah de faire à peu près comme on comme on l'imagine, comme on pense et cetera et finalement le cœur nous emporte, la raison ne nous domine plus et c'est les yeux qui font le travail, c'est-à-dire je regarde l'univers et je veux avoir ce que les autres ont que je n'ai pas ou bien je veux effectivement m'approprier ou penser que je trouverai ma finalité, mes plaisirs dans tout ce qui sont les chemins dévoyés de la civilisation contemporaine. C'est cela qui s'est passé à cet instant. Et quand cette recherche des honneurs apparaît, c'est la catastrophe ultime puisqu'on m'a donné, j'ai encore 4 minutes. C'est la catastrophe ultime. C'est celle qu'on a vu avec la parachat suivante qui est celle de ce shabbat qui est la parachat le Corar. Corar était le le le président de la cour suprême du peuple d'Israël. C'està-dire il est le chef du Saint-Edrine mais sa cour suprême c'est des rigolos à côté du Saint-Edrine, excusez-moi. L'homme le plus riche de tout le peuple d'Israël et qui simplement parce qu'il a vu qu'un neveu avait une certaine préséance par après lui a argumenté contre Moïse et leur a dit "Mais c'est pas normal. Moi maintenant celui-là a été nommé 1 2. Moi je suis le 3. On l' fait passer le 4 avant le 3. C'est pas normal. et et automatiquement par cette recherche de sa gloire personnelle, il va en arriver à contester totalement que Mosché a transmis la Torah, que Aaron était le grand prêtre qui a été nommé par le créateur et il va faire une action de pure démagogie pour entraîner le peuple dans une révolution de folie. Je vais vous dire les l'action démagogique qu'il a fait. Il aé il était allé leur a dit, je vais vous raconter une histoire. Il y avait une pauvre femme qui avait deux filles à marier. Alors cette cette pauvre femme, elle avait un petit terrain à dire "Ah oui, mais je peux pas le cultiver parce que la Torah nous dit il faut pas mettre ensemble un un bœuf et un anne à la charrue." Une fois qu'elle avait cultivé dit "Attention, tu peux pas semer kilaim, c'est-à-dire mélanger les graines de blé avec la vigne comme cit la tor et et voilà a dit "A bon alors maintenant je vais faire autre chose. Je vais je vais prendre des du bétail." Ah oui mais quand tu vas prendre du bétail, tu peux pas prendre n'importe quel bétail. Et quand tu vas tondre tes moutons, il va falloir que tu en donnes une partie. En première partie, tu vas faire des offrandes au Cohen. Et quand tu vas récolter ta récolte, il faudra que tu laisses un coin des champs aux pauvres. tu faudras que tu laisses une gerbe oubliée pour qu'il y a les pauvres qui viennent ramasser et le 7e à la 7e année, tu vas pas travailler. Et il a montré en bloquant toutes les miso de façon totalement démagogique que finalement la Torah c'était la ruine de la personne, de l'économie et tout. Et les gens disent "Ah mais c'est vrai, on avait pas pensé à ça." Ils ont applaudi, elle a réussi à les entraîner par une action démagogique, uniquement démagogique, en utilisant des arguments et les et les transformant exactement comme on fait les explorateurs. Et à ce moment-là, il a dit "Dieu n'existe pas." Enfin, ils l'ont pas dit à Dieu, ils ont dit "Moïse, tu es un exemple de népotisme. Tu t'es nommé toi-même, tu as nommé ton frère et tu as c'est toi qui a tout fait." Rien ne vient de la parole de Dieu. La preuve, dit-il, il dit de quel droit vous êtes devenu le chef ? Il a dit mais vous savez hein Kouam Koshim, tout le peuple est saint, on était tous au Sinaï. Donc puisqu'on était tous au Sinaï, on et ben on est tous pareils. Il y a pas de gens qui peuvent être les chefs, il y a pas des gens qui peuvent être les prêtres. Il y a pas de raison. On est tous pareils et n'importe qui peut faire n'importe quoi. C'est-à-dire que l'ordre du monde, l'organisation du peuple d'Israël, les hiérarchies où chacun est à sa place et assume son rôle sont autant de choses qui n'existent plus. C'est la pagaille la plus complète. On rentre dans le modèle démagogique de l'anarchie. Et là, le créateur a fait une chose à la demande de Moïse qui n'a jamais fait, qui ne refera jamais. Il va créer quelque chose pour bien montrer qu'il est le créateur et c'est lui qui dirige et la terre va être va engloutir Corar et tous ses biens définitivement. Et la Torah nous enseigne et c'est là où je vais en venir finalement l'é que cor faites attention ne devenez pas comme Corar et tous les gens qui l'ont suivi. Parce que quand on arrive dans cet état de démagogie telle qu'il l'a fait et bien on en arrive à l'hérésie la plus complète. On a chassé dieu de l'histoire, on a chassé dieu de l'histoire du peuple d'Israël. Et finalement, nous serons comme n'importe quel zouou, comme n'importe quel américain, n'importe quel esquimo. On marchera suivant l'endroit où on se trouve et la spécificité du peuple d'Israël et la Torah qui nous a été donnée, les lois qui ont été données et qu'ils ont permis de travero 3700 ans depuis le Sinaï alors que tout le monde a essayé de nous descendre jusqu'au bout. Atteste à quel point Corar a raté son coup, si je puis m'exprimer ainsi, qu'il n'a rien compris. Et la Torah nous dit de comprendre bien ce qu'il n'a pas compris. Fussions-nous les plus grands, les plus riches, les plus puissants, les plus intelligents. Car Coran était ce a été ce modèle. Dès que nous sommes animés par un sentiment de de cave, de recherche des des honneurs, c'est-à-dire que nous nous plaçons avant Dieu. Car l'honneur à vous la chemot vaos, c'est à Dieu que se donne la puissance et l'honneur. À partir d'un instant où je cherche ces honneurs, ma place, m'affirmer et cetera et cetera, je me suis mis, j'ai mis Dieu au lieu de mettre devant moi, je l'ai mis derrière moi. Et ça c'est la problématique que nous évoque un petit peu tous ces tous ces textes de cette histoire fort remuante du cl Israël et dont il nous apporte dont elle nous enseigne finalement que l'essentiel du rapport à Dieu c'est l'éthique personnelle. La façon dont nous travaillons nos caractères la façon nous travaillons, développons nos qualités. Nous cherchons où sont nos défauts et on va s'éloigner de de tout ce qui est mensonge, malfaisance vis-à-vis du prochain, recherche des honneurs et on va rechercher au contraire le perfectionnement moral pour acquérir la transparence spirituelle nécessaire pour comprendre le message de la Torah et être comme les Juifs qui sont sortis juste après le Sinaï. Chacun à sa place, chacun avec sa bannière, chacun avec son rôle, avec une vision collective qui est entièrement focalisé sur ce qui est le sang, la centralité de tout, c'est le sanctuaire et aujourd'hui c'est la Torah. Mais j'ai oui par Ah oui, j'ai un problème. Je vais me rapprocher parce que malgré mes appareils, je n'entends pas bien. Oui. Ah moi j'ai un petit souci parce que bon si vous avez avec un petit souci, vous êtes bien heureuse. C'eston parler. Disons que moi ça fait quand même mal de temps que je suis en Israël. Ouai. Et euh aujourd'hui, bon tant que bon, je pense que les gens montent en Israël en Ah oui, ça il est en train de nous y conduire de gré de force. Oui, mais bon, je encore Mais alors les gens hésitent hein, c'est sûr. Mais moi ma question est comme ça. Voilà. Moi ce que je vois à Jérusalem et même partout en Israël, c'est que finalement c'est le Hervral qui est au pouvoir actuellement et qui fait tout pour détruire tous les juifs de bonne foi. Et bon, moi j'ai vu ça de mes propositions. Oui. Oui, on sait bien. Mais alors quand on dit ça, est-ce que est-ce qu'on est qu'on veut dénoncer certaines personnes qui sont au gouvernement qui prennent des mesures et et qui font des lois anti euh on va dire euh antimoral, antisocial, antireligion, anticip est-ce que c'est une ava ou est-ce que c'est une mva que moi justement quand on me dit oui, tu dois tu peux pas dénoncer comme ça, ça ne se fait pas dire des noms par exemple à notre politique qui s'appelle ça. Oui. importe, on a tous compris de quoi vous parliez. Est-ce que est-ce que moi j'ai le droit de dire de dénoncer de faire un petit peu de la politique hein finalement bien pas religieuse mais est-ce que moi j'ai entendu les questions voulez mais là vous avez vous avez évoqué un problème beaucoup plus difficile. Nous vivons effectivement dans cette galoute où effectivement le prophète nous a annoncé que l'ennemi le plus puissant qui cherche à battre Israël, c'est un prophète, c'est l'ennemi qui est issu lui-même du peuple d'Israël. Alors, c'est un problème. Donc, il faut défendre les valeurs de la Torah et cetera et il ne faut attaquer que dans la mesure où on peut penser que ça sert à quelque chose et que ça permet aux gens de prendre d'avoir de la récip une certaine récipuisscence. C'est vrai. Mais ça, Israël a fait un choix, excusez-moi, démagogique en disant "Nous serons une nation comme les autres, nous allons faire une constitution comme les autres nations, et cetera et cetera." Ce qui fait que aujourd'hui les lois de la Torah dangu se greffer sur quelque chose qu'une partie du peuple, il faut pas oublier que le sionisme a une origine quand même tout à fait laïque et de gauche et c'est un autre problème et que maintenant évidemment on paye le fait qu'il y a de la démocratie et que quelqu'un a promis des des trucs soci sociaux extraordinaires et cetera que tout le monde l'a suivi, qu'il a montré son vrai visage pour essayer d'amuser la galerie en abattant le monde de la Torah et qui maintenant est tombé à 10 % des sondages. Mais ça c'est le problème effectivement que j'évoque, celui de la démogie et le fait que il faut arriver à faire en telle sorte que petit à petit les lois de la Torah transcendent y compris nos choix politiques actuels. Alors qu'est-ce qu'on a le droit de dire ? Qu'est-ce qu'on a pas le droit de dire ? qu'on a le droit de dire c'est très compliqué parce que même quand on attaque en politique le chem shamaïim il faut encore une sacrée dose de haine au fond de soi pour attaquer. Donc il faut faire très attention dénoncer quelque chose et attaquer quelqu'un en étant au-dessus des fonctionnements haineux que chacun peut avoir au fond de lui-même. C'est une histoire très compliquée et il faut y regarder deux ou trois fois avant de le faire parce qu'on a toujours l'impression que moi j'ai je combat pour la liberté, je combat pour si combat pour ça et que dans le cœur le dit clairement c'est une mitva de parler contre les rechaim c'estàd cette chaise là elle a profané shabbat cette chaise là elle a fumé shabbat je pas n'importe quoi il va extrêmement compliqué Pourquoi ? Parce queil faut que tu sois sûr que tu l'as fait pour la gloire de Dieu et pas parce que ça t'a permis de décharger ton agressivité en disant "J'ai déchargé mon agrévité. J'avais un bon j'avais un bon prétexte parce que tout le monde va applaudir. Oui, cette chaise elle elle il faut la il faut faut la casser." Mais au fond de moi-même, j'ai été agressif parce que ma femme m'a pas fait les pommes frites que je voulais, parce que mon fils m'a pas payé, parce que ma tante m'a pas donné le cadeau que je voulais. Ah, j'ai dit je suis un sadic, j'agresse pas. Mais au fond, moi-même, il y a tout un fond d'agressivité que les analyses connaissent bien et je l'ai sorti en pensant que je fais une mise 20. Donc avant que d'attaquer, avant de dénoncer, il faut d'abord faire un nettoyage interne. Oui. Autre question ? Ah bah apparemment, j'ai répondu à toutes vos questions ou bien il y en avait pas. Je sais pas quoi dire. Je vous souhaite passer un bon mois de de Tamous et d'aves. Voilà.



