
Comment apprendre la foi ? - Cours du Rav lemmel ; Lekh Lekha
Emouna Paracha
Tous les cours du Rav Lemmel sur www.levideos.fr cours du lundi 27 octobre 2014 Synagogue rue cadet
Transcription
Kind: captions Language: fr Alors j'espère que tout le monde va bien. Comme on dit un bon hiver. Donc le thème qu'on va aborder ensemble ce soir, c'est comment peut-on construire la foi, c'est ça ? Ou quelque chose comme ça ? Apprendre la foi. Bon, apprendre, construire. Alors, tout d'abord, on va on va reprendre un petit peu donc euh euh si ce texte si euh c'est le sujet que j'avais envie envie d'aborder cette semaine, c'est que bien sûr on aborde dans la Torah donc l'histoire fameuse de Abraham qui s'appelle d'abord Abraham avant de s'appeler Abraham. Et Abraham est généralement décrit comme étant celui qui a qui a inventé la foi. Alors, c'est faux, hein. C'est radicalement faux. il a même pas inventé le monothéisme. Ça a démarré bien avant lui. Et puis tous les idolâtres avaient aussi la foi. C'est-à-dire on a on fait cette erreur de penser que la foi, ben c'est croire dans un Dieu unique. Non, avoir de la foi, c'est croire en quelque chose. Euh quelqu'un qui vous dit que Dieu n'existe pas, il croit aussi. Il va devoir nous le prouver quoi. Je je crois que Dieu n'existe pas. Donc la foi, c'est pas quelque chose. Donc il faut déjà mettre ça de côté. J'ai la foi. Les gens disent j'ai la foi. Mais en quoi ? Ah, ça c'est déjà la première chose. Alors bien sûr, on va ce soir parler de cette notion de foi en Dieu, mais on va ouvrir sur quelque chose, je pense, de beaucoup plus large. Tout d'abord, lorsque l'on parle maintenant donc de monothéisme, cette notion là est bien antérieure à Abraham. La particularité d'Abraham n'a pas été d'inventer le monothéisme, mais ça a été de le propager. Abraham est celui qui a pris le risque de s'opposer à une pensée qui n'était pas celle que le système avait à son époque. C'est en cela où il a cette particularité. Abraham a pas eu peur de se battre et de prendre des risques pour propager une idée et on va essayer de comprendre pourquoi. Et seconde chose, c'est que Abraham a eu toute une démarche qualifier aujourd'hui d'intellectuel qui lui a amené à réaliser qu'on ne pouvait pas imaginer l'univers sans créateur. Mais Noar, Noé que l'on a vu précédemment, lui aussi au fond, il a une parole divine qui s'adresse à lui. Il y a une notion de foi, il y a une notion de relation à un Dieu unique. Alors le Ramb Maimoni nous décrit le l'itinéraire d'Abraham et nous dit que Abraham et bien tout le monde connaît cet enseignement regarde le monde, essaie de comprendre comment ça fonctionne et puis il réalise qu'à un moment il y a ce qu'on appellerait aujourd'hui une force unificatrice. Il y a quelque chose qui est à l'origine de tout et ce qui l'intéresse donc c'est de comprendre ce qui se situe à l'origine et de ne pas se tourner vers les différentes forces qui se situent dans le monde. OK ? Cette notion de foi, elle va s'appeler alors Emouna, c'est un terme que l'on traduit généralement par avoir de la foi, mais Mouna provient d'une racine qui est la racine de amen. Terme que vous connaissez peut-être un petit peu plus. Amen. Alors, ça veut dire quoi Amen ? Et bien, amen, c'est la crostige de trois mots. Alef, quel dieu, elle, même, mé roi, néan fidèle. C'est-à-dire que le terme hébraïque qui désigne la foi prend sa racine dans un mot qui est la crostiche de trois autres mots qui est elle dieu mé roi néan fidèle et n maître de dire que en effet elle c'est l'acceptation du dieu créateur on va dire c'est bon ça y est j'ai la foi. M roi, il n'y a pas de roi sans sujet. Donc relation de soumission, donc acceptation un moment d'une parole qui m'impose un certain nombre de choses. Et Néman fidèle, c'est-à-dire celui en qui je continue à croire même si la fin de l'histoire n'est pas encore présente, même si le Messie n'est pas encore là. Donc déjà, on voit d'ici que lorsque l'on parle de foi dans la Torah, on ne parle pas nécessairement juste que de croyance en Dieu. La croyance en Dieu est un des points qui constitue la foi. Mais la notion de Emouna de foi est constituée de trois choses. Croire dans un Dieu créateur, être dans l'acceptation de la relation que nous avons avec lui et vivre dans un monde dans lequel les choses ne se passent pas nécessairement comme on l'aurait imaginé. C'est au fond tout l'enjeu de la du juif, c'est-à-dire croire qu'il y a quelqu'un qui était à l'origine de tout. OK. Et alors ? Next. Launa, elle s'arrête pas là. launa et donc ça veut dire qu'à un moment tu acceptes de créer une relation qui est celle de roi à sujet tu es sujet il est donc roi. Mais plus que cela, tu te confrontes dans l'histoire à des problématiques qui sont que les choses ne se passent pas comme on l'aurait imaginé. Traduit de manière rapide, le Messie n'est toujours pas là. que au fond les choses telles qu'on devrait les voir telles qu'on voudrait qu'elles soit ne sont pas toujours présentes. Le problème du mal, le problème de la souffrance, le problème de du destin du peuple juif, le problème de la choa le problème de tout ce que vous voulez. Donc le Messie n'est toujours pas là, ben tu continues à croire. S'il manque un des trois, on ne parle pas de foi. On peut parler de croyance en Dieu, mais la notion deuna telle que la Torah l'a définie, elle passe à travers ces trois choses. Alors la question, elle est de savoir est-ce que ça peut se construire ? Mais en amon, c'est pourquoi au fond avoir la foi ? Et quelque part, c'est comme ça qu'en tout cas le dit le Volb, c'est très compliqué au fond d'avoir la Non pas de mettre en place mais la vie d'un main à mine de quelqu'un qui est croyant est beaucoup plus compliqué que celui celle de quelqu'un qui n'est pas croyant. Parce que la vie de quelqu'un qui n'est pas croyant c'est la vie dans laquelle éventuellement c'est la faute tu as pas de chance. C'est la vie du monde des probabilités. C'est la vie dans laquelle que voulez-vous ? Ça fait partie de la vie. La vie d'humain amine, c'est la vie de celui qui sait qu'il y a quelqu'un qui est à l'origine, qu'il a une responsabilité et que les choses ont du sens. Donc c'est une interrogation sur les événements qui se passent dans sa vie. C'est plus compliqué. Les gens disent "Ah mais si vous avez la foi, mais attendez, si j'ai la foi, c'est plus dur parce qu'il faut que je comprenne le sens." Alors que dans l'autre cas, c'est juste la foi tu as pas de chance. C'est un problème de probabilité. Je suis mal né sous une mauvaise étoile et puis bon, on essaiera de faire mieux au prochain tour quoi. Au fond, c'est c'est vrai que ça peut être un peu angoissant, mais bon, que voulez-vous que j'y fasse ? C'est le destin. Le mamine, il est confronté au problème du sens. Donc avant de savoir comment ça se construit, faut être prêt à comprendre c'est quoi la dimension impliquante de la foi. Parce que la foi juive, ça a une implication. Ça ça commence par elle. Et c'est intéressant de voir que le terme d'ailleurs qui désigne le divin ici, c'est elle. Et non pas Adonaï, non pas Ellohim. Parce que le mot elle, c'est deux lettres. Et avec les deux lettres du mot elle, vous faites un autre mot, il y en a pas 36. C'est l'eau. L'eau, c'est la négation. C'est-à-dire, tu as une alternative A ou B. Il y a un créateur, il n'y en a pas. C'est pas Ouais, je non, c'est oui ou non. Il y a un créateur, il y a une origine ou pas. Et après, tu vas être obligé de mettre la problématique de la malroute, de la royauté. Et comme vous rappelez, on l'avait vu ensemble dans un cours, j'ai presque envie de vous faire une interro pour certains. On avait vu que le mot melch, le roi, c'est trois lettres. Vous vous rappelez ? Et ces trois lettres, la première c'est même moit la seconde c'est l'amètre, c'est lève, c'est le cœur, l'univers des émotions. Et après kaf, la troisème let du mot meloi c'est cavette. Cavette, c'est le foie, c'est-à-dire le lieu dans lequel le sang est concentré. Le sang étant le symbole donc de la dimension vitale charnelle. Être confronté au roi, c'est confronté à un système qui nous dit que la vie, ça se construit d'abord autour d'une pensée qui agit sur les émotions qu'elles même dirige le corps et non pas dans l'autre sens. Parce que si vous faites les choses dans l'autre sens, vous avez le caf de l'action du corps, le lamette des émotions et puis après seulement la pensée. Ça vous fait caf la mod même, ça vous fait le mot clou qui veut dire l'inexistant. Il y a rien. Donc c'est pas simple. Et après, il y a la confrontation à ce qu'on appellerait peut-être pas des questions existentielles, mais sur le la difficulté de Dieu. Mais pourquoi ? que le pourquoi de l'universaz et même c'est farad d'ailleurs aussi mais peut-être plus l'universaz parce qu'il a vécu plus dans sa chair de la choa. C'est le pourquoi de la souffrance c'est le pourquoi des gens qui a priori sont totalement anti éthique et anti ce que vous voulez qui semblent avoir la réussite. C'est le pourquoi de mais si je me comportais peut-être un peu plus bas de gamme et ben aujourd'hui au moins j'aurais un mari alors qu'en étant quelqu'un de bien ben ça marche pas. Que sais-je ? Les vraies questions quoi. Et Dieu là-dedans. Néman. Celui qui est fidèle, c'est-à-dire celui qui qui amènera un jour quelque chose. C'est facile à dire, c'est plus complexe à vivre. Donc non seulement c'est difficile à construire, mais au-delà de ça, c'est en amont vivre avec launa, c'est vivre au fond avec cet univers dans lequel je suis responsable de mon existence. Et si vous le voulez maintenant, on va faire une exploration par des textes qu'on vient de lire et on va essayer de comprendre quel est le point sur lequel les choses les choses vont se jouer. On va aller un peu plus loin. L'humanité est créée et puis à un moment elle est détruite. C'est quoi ? C'est l'épisode que l'on vient de voir la semaine dernière. C'est le déluge. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourtant Noar parle à l'humanité de Dieu. Il leur dit qu'à un moment leur perversion risque d'amener une destruction et à travers ça, on va comprendre justement comment ça va se construire la Ils disent d'accord mais c'est bon, tout va bien. Et puis à un moment et bien c'est la destruction. Pourquoi est-ce queils n'écoute pas Noar ? Pourtant, ils ne sont pas étrangers au terme Dieu pour une raison très simple. C'est la même problématique que Sodome et Gomor. Sodome et Gomor, c'est une société aussi totalement pervertie sur le même principe que la société du déluge. Et comment est défini Sodame et Gomor par le texte ? Pour ceux qui s'en rappellent, la Torah nous décrit Sodom et Gomor que Ganachem comme le jardin de Dieu. Curieux, curieuse appellation d'une société totalement pervertie. La Torah n'a rien trouvé de mieux que de dire que Sodam et Goma ressemblaient à un jardin divin que Ganashem dit le verset. C'est génial. C'était le jardin de Dieu. Oh, tu exagères. Dit que c'était très beau, qu'il y avait de beaux vergers, qu' avait une belle Mais le jardin de Dieu, une des explications, c'est la suivante, c'est que c'était une société prospère. C'était une société sans problème. C'était une société qui voyait dans sa réussite la validation de leur système par Dieu. C'est-à-dire, c'était un système qui considérait qu'à partir du moment où tu n'étais pas ce que Dieu voulait, nécessairement, il y avait des conséquences immédiates. Donc le fait de ne pas voir quelque chose qui était du domaine de la catastrophe les rassurer sur la validité de leur système. Ça c'était la génération du déluge, ça c'était la génération de S mais comment c'est notre génération. Vous voyez bien que ça fonctionne. Pourtant c'est totalement perverti. Donc ça veut dire que c'est bien. En tout cas que c'est pas mal. C'est ce qu'on appelle un espèce de liberté. Quand la dimension impliquante d'une action n'est pas immédiate, c'est là on reste libre. Parce que si la dimension impliquante d'un acte, elle est immédiate, alors on n'est pas libre. Parce que l'implication, elle nous renvoie à une nécessité de changer. C'est l'univers de la nature. La transgression des règles nous oblige à être à l'écoute des règles. Parce que quand on transgresse les règles dans la nature, immédiatement il y a un résultat. Comme ce résultat n'est pas supportable, donc on va suivre les règles. C'est pas l'expression d'un choix. Donc nous ne sommes pas libres. La vraie liberté, c'est qu'à un moment justement je me retrouve dans une possibilité de transgression à l'image de Sodom et Gomor et que malgré tout les choses fonctionne donc j'ai cette liberté de croire ou de ne pas croire. Et donc ils disent Ganashem c'est le jardin de Dieu. Que Dieu est d'accord. La preuve c'est que le jardin est là. C'est beau, ça marche. Les deux se sont pervertis complètement. Ils se sont pervertis sur quoi et où était l'enjeu au fond. Et j'ai envie de toucher avec vous ce soir quelque chose de je vais pas dire d'un peu plus fin que d'habitude parce que je sais pas si d'habitude ça l'est mais on va essayer de rentrer un peu plus en profondeur. Noar c'est celui qui justement va s'extraire de ce système. Alors si vous le voulez, on va prendre ensemble un texte du Talmud et on va le lire. J'espère qu'il est là. Il est là pour une fois. C'est un texte qu'on avait vu une fois mais on va ouvrir sur une perspective totalement différente. [Applaudissements] Il est où ? Il est là. Le texte nous dit comme ça alors après vous allez dire aucun rapport avec la choue c'est tout de suite. Donc on parle d'un cas comme ça. On dit si quelqu'un donnait à une personne de l'argent mais qu'il a pas encore pris l'objet qu'il veut acheter il peut décider qu'il ne veut plus faire la transaction. Après vous voyez pas le rapport hein, rassurez-vous. On y arrive dans 15 secondes. Cet objet là, toi tu veux l'acheter, tu me donnes l'argent mais tu as pas encore pris mes lunettes. Si un moment tu dis non, je veux plus, bien que tu m'es donné l'argent, tu peux décider de repartir en arrière. Pourquoi ? Je vais pas vous expliquer maintenant. Ça c'est le développement du texte plus tard parce que ça s'appelle pas encore une transaction. Le fait d'avoir donné l'argent ne finalise pas la transaction. C'est l'acte de s'approprier l'objet qui finalise la transaction. La mich elle continue, elle dit elle nous dit on dit les maîtres ont dit celui qui s'est fait payer de la génération du maboule du déluge au midoralaga et de la génération de la séparation de la rupture la génération de Nimrode la génération de celui qui a voulu brûler Abraham oùid celui se fera payer Biboro de quelqu'un qui ne tient pas sa parole. De quoi s'agit-il ? Et là, on va ouvrir et on va revenir par la suite sur notre sujet. Donc, je vous demande maintenant, on va s'ouvrir vers une parenthèse plus large. Dans Ramabou, le texte nous dit celui qui a sanctionné la génération du déluge et sanctionné la génération de la rupture avec Dieu, symbolisé par Nimrode, le roi qui veut brûler Abraham. lui se tournera vers celui qui n'est pas capable de tenir sa parole. Qu'est-ce qui s'est passé ? Le texte de la Torah nous dit que l'humanité s'est pervertie au moment du maboule, du déluge. C'est quoi cette perversion ? Al la première lecture du texte la perversion au niveau des mœurs. Mais allons plus loin. Noé va sortir de ce déluge. Il va rentrer dans quoi ? Dans une tava. Il va rentrer dans une arche. En hébreu, le mot Teiva veut dire plusieurs choses. Teiva ça veut dire un mot. Tava, ça veut dire une boîte. L'arche de Noé, la Torah nous donne de manière assez étrange ses dimensions. Elle fait 300 coudés de long sur 50 de large sur 30 de haut. 300 correspond à la lettre Chine. 50 correspond à la lettre noun. 30 correspond à la lettre lamed. Puisque pour celles et ceux qui ne savent pas encore, chaque lettre de la Torah une valeur numérique. Ces trois lettres ensemble. Donc shin lamedoun faut un mot qui est le mot lchon qui veut dire le langage. Ainsi en scène Rabzarifano un des maîtres de la kabala qui a vécu en Italie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tout simplement la perversion de l'humanité qui un moment n'a pas voulu tenir compte de ce que voulait dire la présence d'un Dieu créateur. C'est-à-dire qu'il n'a pas voulu intégrer la dimension impliquante de la foi telle qu'on vient de la définir. Cette perversion là, elle commence lorsque l'on ne fait plus attention à ce que veut dire le lâchon. Le langage, ça veut dire quoi ? Et Noé rentre dans une boîte qui est là pour garder quelque chose qui s'appelle le langage. Le langage, c'est le propre de l'homme. La Torah nous dit que lorsque Dieu a créé l'humain, il y a marqué va par Adam le nefray que Dieu a mis dans ses narines. Roiim un souffle de vie et l'homme fut l'homme si c'est pas le masculin, c'est l'homme dans le sens de l'humain. Le nefeschra un être vivant et dit sur place le targou monos, c'est-à-dire la traduction araméenne du texte que Nefray une âme de vie, ça veut dire quelqu'un qui est doté d'un souffle de parole. C'est-à-dire que la parole, c'est ce qu'on appelle, c'est la spécificité de l'être. Pourquoi ? Parce que la parole, elle est créatrice. Parce que la parole, elle fait émerger quelque chose. Parce que la parole, elle est fécondente. Ça veut dire que la parole nous renvoie quelque chose de fondamental. c'est que la parole nous renvoie la fonction de chaque chose parce qu'elle définit une chose dans ce qu'elle doit être. La perversion, c'est quand une chose ne remplit plus sa fonction. C'est quand il l'utilise pour quelque chose. La notion de hashra, c'est-à-dire le moment on est mashr, masite c'est dévoyé. C'est le moment où on utilise plus une chose pour la raison pour laquelle elle doit être là. Même si on l'utilise, mais elle n'est pas utilisée pour la chose pour laquelle elle devrait être. La perversion de la génération du déluge, c'est d'utiliser le corps pour une finalité qui était juste le corps et non pas par rapport à ce qu'il pouvait transporter. C'est-à-dire que quelque part, c'est la perversion du langage. Pourquoi ? Parce que le mot en définissant les choses nous renvoie à ce qu'ils doivent être. Pervertir le mot, c'est décider que nous pouvons décider maintenant ce que peuvent être les choses. Et ça, c'est ce qui s'est passé au moment du déluge, c'est-à-dire qu'à un moment, l'homme ne se pose plus la question de la fonction qui doit être la sienne. Or, le mot définissant les choses nous renvoie la fonction qu'ils doivent avoir. décider de ne plus donner aux choses la fonction qu'ils doivent avoir, c'est quelque part remettre en cause le projet divin, accepter qu'il est là, mais ne pas vouloir un moment se soumettre au projet qu'il a posé pour l'humanité parce que je décide moi pourquoi les choses doivent être utilisées. Je me donne cette liberté. À ce moment-là, à ce moment-là, Noah, il rentre dans l'arche, c'est-à-dire il rentre dans l'arche dans les dimensions correspondent au lchon, au langage. Il rentre dans le mot, il rentre en effet dans une boîte. Et quand vous avez une boîte, c'est que vous devez mettre quelque chose à l'intérieur. Ça veut dire que la chose, elle a de l'importance. Noir, il redonne de l'importance au mot. Noir, il fait en telle sorte que justement la chose et chaque élément de la vie puisse remplir à nouveau sa Et c'est très intéressant. Ça c'est la génération du déluge. On a de l'autre côté Abraham qui propage la foi. Abraham vous savez qu' va être confronté justement à ce fameux Nimrode dont on parle justement d'oralaga dit le texteamerinar. Ce fut à l'époque du roi Amrafel disent nos maîtres Amrafel c'est qui ? C'est Nimrod. Nimrod pourquoi on l'appelle Amrafel chez Amar Poul ? C'est celui qui a dit Abraham tombe dans la fournaise. Pourquoi il met Abraham dans la fournaise ? Et quand est-ce qu'il lui dit d'y aller ? Et non maître de dire qu'il lui dit d'y aller à 52 ans. Qu'est-ce qu'on a besoin de nous le préciser ? L'agma nous enseigne par ailleurs la chose suivante. La gma nous dit qu'il y a 6000 années dans l'histoire, les deux premières 1 années sont ce qu'on appelle shnot tou, c'est-à-dire les années de bouleversement. Les 2000 d'après sont celles dans lesquelles la Torah émerge. Et la Torah c'est quoi ? C'est le langage par excellence. Pourquoi ? Parce que Moïse n'est beg que jusqu'au moment où il donne la Torah. Au moment où il dit la Torah, Moïse n'est plus beg. Parce que Moïse étant vrai, les seuls mots qui sont vrais, ce sont ceux de la Torah. C'est pour ça que dans le langage de la Torah, vous n'avez jamais le mot saf qu'evadaille le doute et la certitude. Parce que la Torah étant vrai, même dire quelque chose qu'elle est sûre envisage qu'elle pourrait ne pas l'être. Mosché qui est la vérité par excellence ne peut véritablement prononcer un mot que quand ce sont les mots de la Torah. La Torah, elle émerge dans l'histoire, c'est-à-dire elle définit les choses dans leur essence à partir de la 2000e année. Abraham est né dans la 1948e année de la création de l'univers. Quand il a 52 ans, on pénètre dans les 2000 années de Torah. À ce moment-là, Nimrode vient et dit "Abraham, tu vas et je te détruis." Pourquoi ? parce que justement il ne veut pas de cette foi qui va avoir une dimension impliquante. Et l'implication de cette foi, elle est dans le fait que l'homme se pose la question du sens du mot, de ce qu'il définissent de ce qu' de ce que doit être l'être et décider de le devenir. Dit le midrache, Abraham a une pierre précieuse sur la poitrine et cette pierre précieuse change les gens. Et dire à Benob, c'est quoi cette pierre précieuse ? la parole d'Abraham parce que cette parole étant totalement vraie parce qu'Abraham essayant de faire en telle sorte qu'il n'y ait pas de distorsion entre le mot qu'il dit et ce que ça va vouloir dire dans sa vie à lui alors le mot qu'il prononce peut être écouté. Ça veut dire que la foi au fond, elle se construit dans le rapport que l'on va voir au langage. C'est-à-dire que on a vu cette ces trois dimensions. Croyons dans un Dieu unique, c'est pas très compliqué de croire qu'il y a un créateur. C'est d'une simplicité enfantine. Regardez, aujourd'hui, il y a pas une théorie qui est capable de nous expliquer les choses. Même celle qui vous explique que voilà ce qui s'est passé, elle part de postulat. Donc tu dois croire, mon frère. Tu dois croire que on a dit que au début il y avait sûrement de l'hydrogène, de l'azote et du carbone et que à ce moment-là, il y a eu ça. Il y a à ce moment-là on certaines certains acides aminés qui sont mis en place et qui donc on fait même s'il en manque d'autres. Et les autres qui sont pas là et qu'on aurait besoin, on sait pas. Ou alors la théorie des sauts évolutifs génial. J'adore cette théorie qui est une théorie, Stephen Jood l'a développé. Elle est superbe. Puisque l'œil n'a pas de raison d'évoluer, puisque même quand la masse de chair qui constitue l'œil commence à bouger, on ne voit toujours pas. Donc il y a pas de raison que ça continue à évoluer puisque le principe de l'évolution c'est que tu veux t'adapter à quelque chose de nouveau. Mais quand tu es pas plus adapté, pas de raison que tu continues à évoluer. Vous êtes d'accord ? C'est ça la base. Il y a de la chair, il faut voir donc ça commence à bouger mais ça voit toujours pas pourquoi ça bouge. En théorie, il y a eu un saut évolutif. Pap, why not ? C'est la foi. Tu crois ? Tu as le droit de croire. C'est pas ça le problème. Le problème c'est la dimension impliquante. La dimension impliquante, elle va nous amener à ne pas être machite, à ne pas pervertir. C'est-à-dire, elle va nous amener un moment à nous rappeler que nous sommes des êtres qui créons, qui avons une responsabilité. Pourquoi Nimrod, il veut tuer Abraham ? Parce que Abraham, il est celui qui a renvoyé l'idée du langage à l'humanité. Il est celui qui après qui dit et qu'est-ce que ça veut dire dans le monde du réel ? La circoncision. La circoncision ça se dit comment brite Mila ? Mila, c'est une parole. La circoncision c'est quoi ? C'est le principe de responsabilité par rapport à quelque chose qui est comme une parole, c'est-à-dire fécondant, quelque chose qui est créateur, quelque chose qui amène quelque chose. C'est ça qu'Abraham il amène. Et cette dimension de la foi, elle est insupportable. Construire sa foi, c'est être prêt à redonner au langage la force et la dimension impliquante de ce qu'il représente dans notre vie. C'est pour ça que la gmorel nous dit que Dieu dit celui qui n'est pas capable de donner du poids à sa parole, il est dans l'univers de Sodome et Gomor par dans l'univers du déluge et dans l'univers de Dorapalagar. Quelqu'un qui a amine c'est quelqu'un qui sait que le mot il a de la valeur. C'est quelqu'un qui sait qu'un engagement c'est un engagement. C'est quelqu'un qui a conscience qu'il est en train de construire quelque chose à travers les mots qu'il est en train de dire. C'est quelqu'un qui sait que parce qu'il est un être fécondant aussi bien dans sa parole qu'à travers la britmila, c'est-à-dire la reproduction, il a une responsabilité et c'est comme ça que l'histoire elle se met en place. Alors, j'ai peut-être été un peu vite, peut-être amené pas mal de notions à la fois, c'est le cas de le dire. Il y a beaucoup de choses que je vous ai pas dit, mais j'avais juste envie d'ouvrir déjà et de montrer que ce ne sont pas des choses banales, qu'à un moment ça serait trop simple de dire voilà construire sa foi accepte qu'il y a un créateur et que voilà. Non, montrer au fond où sont les enjeux, qu'est-ce qui qu'est-ce qui s'est mis en place. Et quand arrive la Torah justement, c'est là où se pose la question de la disparition d'Abraham qui va propager la foi. Parce qu'à la limite à Abraham qui dit à tout le monde, croyez dans un Dieu unique, chacun son truc, chacun son chemin, comme disait l'autre. À la limite, why not ? Si ça vous fait plaisir un nouveau Dieu au pantthéon des dieux, pourquoi pas ? Mais Abraham brusquement, il est il a 52 ans. On rentre dans l'univers Torah. On rentre dans l'univers dans lequel le mot va commencer à avoir tout son poids dans lequel le mot est impactant, dans lequel le mot parce qu'il est vrai a une résonance chez celui qui a cette tension vers le vrai. On rentre dans un monde dans lequel on est en train de montrer aux gens que il y a une dimension impliquante des choses. Alors que dans la relation au divin des autres systèmes, Dieu n'est là que pour que l'on fasse appel à lui pour qu'il remplisse nos propres désirs. Il n'est là que pour valider notre histoire et pour répondre oui à nos demandes et non pas pour nous mettre face à un principe de responsabilité. Ça ça devient beaucoup plus inquiétant parce que l'humain au fond peut à un moment se retrouver avec quelque chose qui va faire écho et Nimrod il en veut pas. Nimrod ça l'intéresse pas. Donc Nimrod il dit vas-y poule le kifèche, tu descends dans le kiffanche parce que c'est c'est là où maintenant tu deviens dangereux. C'est là où maintenant ça devient ennuyeux parce que bientôt tu vas m'amener la britmila et ça n'y coupe pas. C'est le cas de le dire. La britmila elle arrive britaliim. Il y a deux alliances au niveau du corps dans le texte. C'est intéressant. Il y a l'alliance au niveau d'abrit et brit crutalisata une alliance au niveau des lèvres. même principe de lieux qui génèrent de lieux comme je vous l'ai dit qui sont fécondants de lieux qui amènent quelque chose de totalement nouveau et ça ça crée un principe de donc ça crée un système d'exigence maintenant comment est-ce qu'on fait aujourd'hui pour ne pas avoir peur de la dimension impliquante de la foi ? parce que je pense que c'est peut-être ça l'enjeu. Comment est-ce qu'on se débarrasse de notre peur de la dimension impliquante ? Très sincèrement, je sais pas parce que la peur c'est irraisonné et c'est peut-être justement parce que c'est irraisonné que ça peut se régler parce qu'après il s'agit juste il s'agit juste d'avoir du courage. On est dans un monde dans lequel on est dans des projections de ce que seront les choses. On essaie de s'y imaginer ce qui sera lorsque c'est la plupart du temps la raison pour laquelle les gens sont toujours déçus dans leur vie parce que les réalité ne sauront jamais ce qu'elles ont ce qu'ils ont imaginé. C'est ce qui nous permet d'aller vers des choses qui souvent vont nous décevoir. C'est la force d'un univers qui ne veut plus mettre de mots mais qui veut juste mettre des images. Parce que va mettre en mot une pub pour Coca mon frère, ça va pas aller loin. Va essayer de faire émerger tout ce que tu fais émerger à travers l'image. Pas grand-chose. C'est pour ça que la Torah nous interdit la représentation parce qu'elle sait très bien qu'avec les images, on peut créer d'autres divinités. La T dit, "Tu dis les choses et quand tu les dis, elles sont ce qu'elles sont." Et souvent, ben tu vas les ramener une réalité très ultra concrète. Donc le problème c'est quoi ? peut-être de savoir que c'est souvent les représentations de ce que sont les choses qui nous font peur et dans ce cas-là ne pas chercher à se les imaginer mais ne pas avoir peur de les vivre. C'est-à-dire à un moment montrer que nous ne sommes pas dans l'univers de du déluge. On n'est pas dans l'univers d'Am Raphaël. C'est très intéressant parce que Raphaël donc c'est Nimrot, c'est la génération de Dorapalaga. C'est celui qui veut faire disparaître Abraham dans le feu. D'accord ? C'est quoi le feu ? C'est quoi la particularité du feu ? Le feu au fond, c'est quelque chose de génial. Si on réfléchit, à une condition, c'est si on sait être à la bonne distance, c'est-à-dire si on sait regarder les choses telles qu'elles sont. Quand vous êtes trop près, ça brûle. Quand on est trop loin, ça ne réchauffe pas. Quand il y a pas de médiateur, alors les choses carbonisent. Ça va être à la bonne distance. C'est-à-dire que Nimrod, qu'est-ce qu'il veut faire ? Il veut prendre Abraham, il veut le mettre dans le feu, c'est-à-dire, il veut faire en telle sorte, j'ai envie de dire que Nimrod, il est celui qui a envie de rendre Abraham un extrémiste pour le faire disparaître. Alors que le contraire justement, c'est d'être à la bonne distance. Il est celui qui veut faire en telle sorte que le mot d'Abraham soit compris de manière surdimensionnée. Il est celui qui veut qu'on le comprenne de manière surdimensionnée pour qu'il n'ait pas d'impact. Brûler, c'est ça, c'est faire en telle sorte que les choses ne soient plus à la bonne distance, qu'il y ait un déséquilibre, la justesse du mot. Savoir quel est son sens réel, que quand la Torah me dire quelque chose, comprendre véritablement le sens de ce que ça veut dire. Ne pas pervertir les choses, c'est-à-dire savoir quelle est la fonction de chaque chose dans ce monde. Quelle est sa fonction et qui me définit la fonction des choses ? C'est le mot de la Torah. Le mot de la Torah me redéfinit les choses dans ce qu'elles sont dans leur essence. Et à ce moment-là me disent comment je dois me situer par rapport à ces choses. Voilà quelques points de départ. J'ai aucune idée. Ah non mais j'ai le temps. Ça va, je croyais que j'avais mal la montre. Il est que 10h- 10. D'accord. Ah donc on a le temps. Super. Attends attends attends. Merci bien. J'ai plein de choses à vous dire encore. Donc voilà. Donc très très bien. Non, j'ai mal vu. J'ai je me disais c'est mar le temps vraiment passé très vite. Donc ça ça va être le point de départ. Donc on a vu cette notion de peur lorsque on va voir maintenant qu'est-ce qui fait que aujourd'hui cette notion de foi, elle est elle n'est pas impliquante. C'est-à-dire qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui on est capable de dire dans le motuna juste la première lettre ? Tout plein de gens vont dit moi je crois en Dieu. Ils sont éventuellement d'accord sur la dernière lettre. Je crois dans le Messie. Parce que la limite ça rassure, d'accord lemain qui chante le même c'estàdire ce la lettre centrale de la malroute de la royauté ou là ça on n'est pas sûr queon a envie d'y aller alors si ce cette lettre pense si cette lettre pardonnez-moi n'est pas là mais quelque part il y a pas deuna possible on va prendre la première lettre c'est le alef tout le monde est d'accord pas problème, on croit en Dieu. On prend la seconde, c'est le mot même même royauté, dimension impliquante. Qu'est-ce que ça représente ? Le mot son sens. Donc ne pas pervertir vivre les choses tel qu'Achem me le demande. Ne pas gâcher les choses. Et on s'arrête là pour l'instant. Ça nous donne quoi comme mot ? Ça nous donne le mot m. M c'est la mer. On va traiter ça sur deux axes différents. Le premier axe très rapide parce que la majeure partie d'entre vous n'est pas pour l'instant encore parent mais vous le serez toutes et tous. C'est quoi ? C'est que la foi elle se transmet à travers la mer. Ça veut dire quoi ? Que le regard que l'enfant porte sur la mer va être déterminant dans la relation qu'il aura à Dieu. Parce que la mère, c'est celle en qui il a confiance par excellence. Parce que sa mère ne le lâche jamais. Donc la relation que sa mère aura aux choses va déterminer la relation que lui-même aura ces choses-là parce que je peux lui faire confiance. C'est-à-dire que la foi que je peux avoir, elle va être déterminée par la foi que j'ai en celui qui me dit les choses. Et cette fois, je l'ai parce que j'en ai fait l'expérience. Parce que votre mère officiellement, on l'espère en tout cas, ne vous a jamais lâché. Parce que quand vous êtes précipité dans ses bras nourrissons, et bien un moment elle vous a rattrapé. Après les mères ont font leur crise, c'est un deuxième problème. Mais quand on est petit, on ose espérer qu'à ce moment-là, au moins quand on est petit, bébé nourrisson, elle on peut compter sur elle quoi. C'est pas conditionnel. Ça c'est au passage au passage juste là c'est pour les filles. Et la confiance que l'enfant aura dans le père sera fonction du regard que porte la mère sur le père. Mais pour que le père puisse avoir ce regard de la mer, il faut qu'il soit admirable. C'est-à-dire que les choses c'est pas comme ça. Ça se construit. Le poids de la parole du Père sera déterminé par le regard que la mère portera sur lui. Et la mère ne pourra porter un regard sur lui que dans la mesure où le père saura ce qu'il doit être. C'est-à-dire quelqu'un qui cherche, même s'il ne peut pas l'être toujours à être admirable. On le devient pas, on a envie de le devenir. On l'est pas tout de suite et même plus tard mais on le veut. Ça veut dire que le job il a faire de partout. Maintenant, on va revenir sur un autre point. La notion donc deuna, c'est-à-dire la deuxième dimension, celle qui est la plus difficile, celle du mal du mère du roi, c'est-à-dire de cette relation à la soumission, celle dans lequel on a la lettre même qui est le même de mais le même de Mila du mot du mot qui veut dire la circoncision. Donc comme on l'a vu tout à l'heure, c'est-à-dire de ces deux choses que Abraham fait émerger, le langage comme on l'a vu, d'accord ? Ça me plaît du raisonnement. Comment est-ce qu'on l'installe ? C'est quoi la caractéristique d'une mère La caractéristique d'une mère, c'est d'abord d'attendre un enfant. Et porter un enfant, c'est savoir assumer un présent parfois pas simple parce qu'on sait qu'il y aura un futur. Parce que porter un enfant, c'est pas une maladie, mais on peut plus faire le 100 m en 12 secondes. être prêt à assumer quelque chose qui vous met de côté un petit peu ce que vous voudriez faire ou être parce que vous avez conscience que vous transportez un futur. Là, c'est ce qu'une mère est capable de faire. La notion de même de la maloute, c'est savoir que la difficulté que je vis à l'instant dans la soumission à la parole divine, elle annonce quelque Parce que si j'étais contre ce principe, alors celle qui m'a mis au monde ne m'aurait jamais porté si elle avait elle aussi le même principe. Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui parce que demain, vous proposez à des femmes d'un système qui font qu'ell on même plus besoin de porter l'enfant pour la voir. Au moment on est en train de congeler des ovcites chez Apple et chez Google, et ben dans 20 ans, c'est ce qu'on dira. Oui, la gestation pour autrui sera pas juste un problème de difficulté à porter son propre enfant, mais ça sera aussi peut-être un système qui me permet d'avoir ce que je veux sans être obligé de renoncer à quoi que ce soit, l'entithesse de la foi. C'est-à-dire que la notion de malout, elle passe à travers ce même qui est le même de la mer. Le même qui a comme valeur numérique 40 et 40, c'est quoi ? C'est les 40 CA du mic V. Le mig qui est le lieu dans lequel une femme se trompe avant de pouvoir retrouver son époux. Mig qui vient de la racine Tuava qui veut dire l'espérance, c'est-à-dire le renouvellement. quelque chose qui m'annonce un devenir, une possibilité de créer qu'un futur. C'est-à-dire que si on veut introduire cette dimension qui est au centre de launa, qui est la relation à la maloute, c'est-à-dire la soumission à la royauté, il faut en effet comprendre d'où l'on vient. Parce que si je suis là, c'est que quelqu'un était prêt à vivre l'expérience de quelque chose qui est une forme de renoncement pour annoncer un devenir. Et ce devenir qui est au passage le sens même de notre existence parce que si vous n'avez pas de futur alors à quoi sert le présent ? Et c'est pour cela que le prophète dit pour ça que Dieu dit que celui qui ne peut pas malheureusement annoncer le futur au niveau de son corps parce que il n'a pas à l'intérieur de son corps la possibilité de porter un enfant Dieu lui dit tu n'es pas un arbre stérile parce que tu auras yem tu auras une main et un nom c'est intéressantem c'est là où c'est dit le verset Yad Vem, c'est quoi ? Shem, c'est un nom. Yad, c'est une main. Yad, Vachem, Dieu leur dit, je vous donnerai la possibilité de quoi ? D'avoir un futur. Comment ? À travers le fait que vous aurez une main et un nom. C'est quoi une main ? Une main, je vous l'ai souvent expliqué dans le cours. La main se dit y les lettres de Yad, ça fait un autre mot qui est le mot da. Da ça veut dire suffire. C'est-à-dire on se limite. Yat, c'est la main. C'est ce qui vous permet d'aller au-delà de vous-même. Et chem, c'est ce qui va former votre identité, l'identité de celui qui va dans le dépassement. C'est que même celui qui malheureusement, et c'est une terrible souffrance sûrement, ne peut pas porter ce futur son présent. Il a du sens dans la mesure où il voit dans sa vie quelque chose qui est quoi ? L'univers du dépassement. Je vais au-delà de ma propre vie. J'essaie d'aller au-delà de quelque chose. Et ça c'est au fond l'élément autour duquel va se tourner le même qui est au centre, le même de la tiga, le même de l'espoir, le même de l'espérance, le même de la mère, le même de celui qui est capable de ne pas s'arrêter à la difficulté de ce que représente l'investissement présent parce qu'il a conscience qu'il est en train de mettre en place un devenir. Les mitvotes, c'est ça. C'est pour ça que mitva ça commence par un même. La mitva c'est ça. C'est ce lien qu'on crée avec Akadu. C'est le lieu du lien qui est la partie centrale de launa. Parce que launa, si c'est juste une vue de l'esprit, ça n'a pas de sens. C'est quelque chose qui doit se concrétiser. Je vous l'avais expliqué une fois dans un cours, vous rappelez sûrement que le mot mitva dieu parce que le nom de Dieu c'est youkke va. Le you le he, le va et le hé. Mitva. Les deux dernières lettres du mot mitsa, c'est le vav et le hé. Mais les deux premières lettres, quand vous permutez les lettres de l'alphabet et que vous faites prendre la place la première par la dernière et réciproquement, la lettre même est de sade. Si vous faites des permutations entre les lettres, la 1 avec la 22, la 2 avec la 21, la 3 avec la 20. D'accord ? Vous avez compris comment on fait ? C'est comme si on remplacez la lettre A par la lettre Z. Quand vous prenez la lettre même etadé, vous allez vous avez la lettre y et la lettre H, c'est-à-dire les deux premières lettres du nom de Dieu. C'est là où se crée le lien. C'est là où se crée le lien. Mais la personne va dire "Mais c'est dur et je ne vois pas ce futur." Tu as raison. C'est là où est l'enjeu. Tout l'enjeu de launa, il est là. Tout l'enjeu de launa, il est là. Dans justement ce que représente la mère, vous vous rendez compte les filles ce que ça veut dire. C'estàd que quelque part vous êtes celles qui qui véhiculent ça dans le clraël. C'est pas pour rien. Et je conclure là-dessus après on passera aux questions. Pour pouvoir aboutir à ça, il faut une chose. Une qualité qui n'est pas présente chez tout le monde mais que l'on peut installer dans sa vie, c'est la notion de volonté. avoir envie d'accéder à quelque chose et le ratson les lettres du motson ont la même valeur numérique que le mot makor et le mot makor veut dire à la fois l'origine et signifie aussi le lieu dans lequel l'enfant est porté par la mère pendant 9 mois dans le langage la gmara. C'est-à-dire que quelque part toute cette histoire, elle est liée. C'est-à-dire que la mère qui est symbole ici de celui de celle qui est capable de ne pas faire attention à la difficulté du présent parce qu'il est en train de créer un devenir, ça ce n'est valable que si on a cette notion de ratson, de volonté. La notion de ratson, c'est le mec. Le mec, c'est ce qui est à l'origine de tout. Ce qui est à l'origine de tout. S'il y a pas de ratson dire ah mais on n pas de volonté j'ai pas de volonté l'on le mot ratson vient de la racine rout et rout comme le fait remarquer à volb ça veut dire courir tu as de la volonté regarde vers où tu cours et tu sauras ce que tu veux véritablement mais tu as de la volonté parce que tu sais que tu cours mais vers où tu cours si on veut savoir ce que l'on veut voyons-nous vers où nous sommes en train de courir, c'est-à-dire vers où nous mobilisons nos énergies, quelles sont les choses qui font qu'on est capable de faire abstraction des difficultés éventuell parce qu'on a envie d'y accéder. Alors le radson, tu l'as. C'est juste un problème d'orientation. Juste un problème d'orientation. Ah le résultat n'est pas là. C'est là où en effet on a le problème de la peur parce qu'on est dans le fantasme de ce que les choses doivent amener. Mais ce qu'elles amènent en premier lieu, c'est la construction que tu opères chez toi à travers ce mouvement que tu étais en train de mettre en Ça c'est l'expression réelle de launa. on a peut-être aujourd'hui essayé ensemble un peu de dépasser la facilité de je crois en Dieu et vive Israël et j'aime les rabins et je fais des dons à la synagogue. Faites-le, ça fait pas de problème. Aimez les rabins, ça vous fait plaisir de faire des dons à la synagogue, ça leur fera sûrement plaisir aussi. Mais faut pas oublier quand même que l'histoire, elle est un peu plus un moment dans une autre dimension. On est dans une génération bémet même où au niveau de la Torah, on veut jouer un peu petit joueur. Ce que j'ai voulu vous partager avec vous ce soir, c'est un enseignement que j'ai reçu d'un de mes maîtres, que j'ai retravaillé, que j'ai développé, qu' ce que je vous ai dit, c'est pas ce que j'ai entendu parce que je pense que j'ai pas tout compris de ce qu'il m'a dit et une grande partie de ce que je vous ai dit, c'est pas quelque chose que j'ai entendu, c'est quelque chose que j'ai eu la chance d'apprendre par ailleurs. Juste pour ouvrir, on a abordé beaucoup de choses. Le lachon, le langage, Noar, la Tar, la largeur de la TA. Enfin, vous avez vu que la Torah c'est une construction, c'est pas quelque chose de banal. Ce qu'il faut maintenant, c'est se donner les moyens d'y accéder. Dans la mesure où vous êtes là, c'est que quelque part, vous en avez le désir. J'ose espérer en tout cas que c'est la raison de votre venue. Et pas d'autres. Sinon, on se ment à soi-même et on ment aux autres. Alors, dans ce cas, il vaut mieux pas voir de glace quand on rentre chez soi à la maison parce que je sais pas comment on fait pour se regarder. Et puis à partir de ça, se dire qu'est-ce que ça veut dire de manière concrète dans ma vie au quotidien. Voilà un petit peu ce que j'avais envie de partager avec vous. Et maintenant, on passe aux questions. À vous les questions. Allez-y. Allez-y. Question. Nesère que vous avez pas de question. Oui, vous avez dit que c'était sûrement plus difficile en qu'une personne qui ne croit pas son ser facile de se dire. Je aussi que la personne qui croit a la facilité de dire qu'il y a quelque chose qui la dépasse et qui peut avoir enfin c'est une dimension rassurante de dire qu'on croit en quelque chose qui nous dépasse. Enfin le coup d'avoir une fois ça peut pas avoir un côté rassurant a répondu à ta question Salomon c'est un verset et ce verset la traduction est la suivante l'imbécilité de l'homme de sa lève d' fait prendre des chemins de tordu mais après c'est sur Dieu qui remet les choses a dit s'il l'a dit c'est que quelque part c'est ce qu'on a tous envie de dire C'est notre imbécilité. C'est-à-dire c'est le fait que à un moment on dit "De toute façon, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?" Comme dirait l'autre, c'est mina shamaim, c'est pas min shamaim, c'est mine toi. C'est-à-dire que le danger, par contre, c'est vrai que ce que tu dis à un moment s'ouvre vers un autre verset. Le passou qui dit comme ça, je veux pas vous le citer exactement dans les mots, je m'en rappelle plus exactement le pass qui nous dit qu'im que la sagesse n'est pas au sage et que la puissance n'est pas au fort et que la richesse n'est pas au riche. Mais c'est pas vrai. Ça veut dire quoi ? C'est dire que à un moment, tu peux avoir toutes tes possibilités mais il y a de toute façon quelque chose sur lequel tu ne peux pas intervenir. Seulement ce qui est important, c'est de savoir est-ce que toi tu as fait ta part du travail. Et c'est exactement ce que le passou nous dit. Quand le clra rentre et il demande à que ça marche, il dit la chose suivante c'est un passou dans oui dans il dit je pas la fin du pass j'ai fait ce que tu m'as demandé de faire suite du pass porte un regard bienveillant des cieux ou barè et béni, c'est-à-dire et fait maintenant en telle sorte que ce que l'on a fait comme effort aille en se développant parce que vous savez que pour la Torah la bénédiction c'est le coefficient multiplicateur. Fais en telle sorte qu'en effet ce que l'on a fait nous on a fait ce que tu nous as demandé de faireifa et ce regard bienveillant est fait en telle sorte que les choses maintenant aboutissent à quelque chose. J'ai envie de dire c'est tout le paradoxe. Ça sera un autre sujet de ce que l'on appelle emouna biton etadout. Emouna c'est la foi. Biton c'est la confiance. C'est les efforts. La confiance et pas se dire tout ira bien. La confiance c'est se dire ce qui se passe c'est comme ça que ça doit Et c'est le travail que je dois faire pour que les choses existent. Comment me battre pour quelque chose ? et continuer à penser que en vérité à un moment les choses ne dépendent pas de moi. C'est tout l'enjeu. Ça, on en discutera dans un autre cours. Il a que la Torah me demande d'avoir les moyens de penser que je suis indépendant et malgré tout de réaliser que je ne le suis pas. C'est sympa. C'est ça le job. On verra si vous voulez dans un autre cours comment on le fait. Donc donc tu on est entre les deux. Il y a cette notion deadam cité qui dit ouais de toute façon c'est min cham c'est mine-toi parce que d'abord parfois tu as été dans des univers tu avais rien à faire là-bas. Alors qu'est-ce tu veux que j'y fasse ? Mais en même temps, le fait qu'on dit à un moment je sais très bien qu'il y a il y a un élément qui est là qui ne m'appartient pas. Et c'est pour ça qu'on fait là. C'est pour ça qu'on prie. On prie pour que la pluie tombe au bon moment. Elle va tomber mais qu'elle tombe au bon moment et au bons endroits. On prieou pour avoir le bon regard au bon moment et ne pas voir ce que l'on a pas besoin de voir et ne pas perdre son temps. Et dans des univers qui n'ont rien à faire pour nous et qui vont rien nous apporter. C'est ça la braha. Et quand ça s'est pas passé, le bitaron, c'est se dire "J'ai confiance que cette histoire, elle peut être porteuse de quelque chose à partir du moment où j'ai envie qu'elle soit porteuse de quelque chose. Dans la mesure où je ne veux pas utiliser une histoire pour construire une révolte, mais au contraire pour utiliser celle-ci pour pouvoir créer quelque chose, alors la vie elle est différente." C'est facile à dire. C'est tellement compliqué à vivre. C'est clair. Parfois pas si compliqué que ça, mais parfois compliqué parce que il y a d'abord ce que j'appellerai à maman bobo. Parce que parfois il y a des histoires qui nous escartent et pour trouver les énergies pour donner du sens, c'est pas simple quand nos énergies sont d'abord utilisées à sécher nos larmes. Je crois que chacun d'entre nous dans la vie, il doit prier tous les jours à Kadjou de ne pas être à l'origine de la nécessité qu'un autre utilise ses énergie pour sécher ses larmes. Je crois qu'il faut prier tous les jours pour ne pas être à l'origine de ça que l'autre au lieu de construire a dû utiliser ses énergies pour sécher ses larmes dont nous sommes nous à l'origine. Parfois on fait pas exprès mais on a le droit d'être un peu responsable. On a le droit de penser. Ça c'est euh je dirais le message pas très subliminal que je vous passe, que je me passe hein, que je nous passe. Voilà, ça c'est sûr. Et après voilà, c'est des choses qui sont voilà dans un cours c'est simple mais dans la réalité mais en même temps Ratson il y a la notion du radson notion de la volonté on peut pas et puis a ce qu'on appelle siatadishmaya c'est c'est comme un moment il y a le switch à un moment il faut aller jusqu'au bout et puis à un moment il y a un switch mais il faut être sûr qu'on va et qu'on donne toutes ces énergies pour y arriver et c'est pour ça que il dit il adam l'imbécilité de l'homme lui fait prendre des chemins qui sont bas pour lui. se bat pour des choses mais ça n'a pas de Et la plus belle des choses qui puisse lui arriver, c'est d'être en mode échec. Comme ça, après il se réoriente. La pire des choses qui puisse arriver à quelqu'un, c'est que Dieu lui donne de la réussite quand il est en mode à terme non réussite. C'est la pire des choses. C'est tu dis "Vas-y, reste mon frère, reste dans l'histoire" et après tu te réveilles, tu as 80 ans. Pe compliqué. Ça c'est la pire des choses. Donc voilà, c'est un petit peu de cette manière-là dont en tout cas je je répondrai à tard. Je suis un peu un peu bruit de décoffrage dans ma manière de dire les choses. Donc je vous fais confiance pour les entendre et les envelopper mais et pas sortir de là dans un état de rastratisation avancée parce qu'au contraire c'est génial. rappelez-vous, j'ai un grand il y a un grand principe dans le dans l'univers du moussar, c'est que chaque fois qu'on est confronté à quelque chose qui dit waouh, en même temps, on doit se dire wou. Pourquoi ? Parce que si on a conscience d'une chose, c'est que nécessairement on a un monde des possibles qui s'ouvre donc on est dans une avancée. Avec ce grand principe que dit la michna, ne pas le limal chavar, on ne prie jamais sur le passé jamais. Chavar, on ne prie jamais sur le passé. J'ai rencontré ce shabbat, j'ai eu le privilège de rencontrer quelqu'un assez incroyable qui s'appelle R Grossman qui disait qui qui a même fait une chanson sur ça. Il dit que ce qui a été été, ce qui est important c'est de savoir qu'est-ce qu'on veut redémarrer. C'est ça qui est important. Ce qui l'intéresse, c'est de savoir mais dis-moi, à partir du moment où tu as pris conscience des choses, qu'est-ce que tu as décidé d'être ? Ce que tu as été tuas été c'est ton histoire, tes rencontres, tes galères, tes machins, tes trucs, tes parents, tes frères, tes sœurs, le faux copain, la fausse copine. Super. D'accord. Là aujourd'hui là qui là tu veux redémarrer tu peux redémarrer. Ah mais j'ai déjà 30 25 60 c'est pas grave. D'abord sa pas pour combien de temps tu es programmé. J'ai 60 ans mais peut-être tu es programmé jusqu'à 110 ans bon pied bonœil. Il y a 210 à 120 un peu moins bon pied bonœil mais pas mal quand même. Tuimagines encore tu as un méga programme. Moi j'ai rencontré je vais vous faire part d'une expérience que j'ai vécue qui était incroyable. J'étais jeudi soir un mariage quelqu'un dont je suis très proche en Italie. Il y a un moment il y a le grand-père qui est arrivé qui a commencé à danser avec le petit-fils. Alors il y a deux choses qu'il faut souligner. Le petitfils son père est un monsieur qui est immensément riche, immensément riche et qui donne des sommes colossales d'argent pour la Torah et qui étudie la Torah tous les jours et qui met les tous les jours et qui se bat pour la Torah tous les jours. Et son fils aussi et ses autres fils aussi, ils ont été dans les chivotes, ils étudient, ils sont pas tombés dans le truc. Première chose, le petit fils danse avec le grand-père et le grand-père au milieu de la danse, il remonte la manche et monte quelque chose que moi je n'ai pas des numéros et il danse c'est-à-dire qu'à un moment il peut dire mais il y a plus de futur, il y a un futur. Il y a un futur. Il y a un futur. Il a 90 ans le monsieur. Bon pied, bon œil. Clair il y a un futur. Ah mais il y a eu des galères. Oui. Et au combien quel galère ? Il y a un futur, il y en a un disro que tu as pu détruire, crois que tu peux aussi construire. Tu as détruit, tu as eu des énergies pour ça. Alors tu peux construire avec les mêmes énergies. C'était les mêmes. C'est juste un problème d'orientation. Juste orienter différemment. C'est c'est un choix. Ça veut pas dire pour autant que demain matin on se lève et que le soleil brille et que tout est réglé et que nos angoisses et que nos difficultés tout ça clair mais c'est une stratégie, c'est une démarche dans lequelle on a besoin de l'autre, dans lequel on a besoin d'être entouré, dans lequel on a besoin de se renforcer, c'est sûr. Mais mais c'est dans le monde des possibles. Autre question ? Oui, on a parlé, vous avez parlé de ce ce qui fait la foi, on la décomposant en trois piliers et euh peut-être comment on la pratique au travers du langage, donner l'importance au nous, comment on la transmet. Mais la la question euh à voir à moins que j'ai loupé un peu la réponse, c'est comment ça prend la fois au quotidien ? Comment comment apprendre enfin est-ce que ça s'apprend ? Alors, j'ai je répondu j'ai répondu mais c'est vrai que ce soir, je reconnais que j'ai amené beaucoup beaucoup de choses, enfin, je pense un certain nombre de choses. Donc là-dessus, je suis passé très vite. Donc, je vais y aller un peu plus lentement sur la première partie sur parce que je pense que le problème Icari essentiel, c'est sur la première partie. Le point de départ, c'est elle qu'il y a deux créateurs. Tu regardes et tu constates ne serait-ce que ça. C'est-à-dire que ça limite la partie la plus simple et la soumission c'est ce qu'on essaie de développer. C'est que la notion le rapport à la soumission c'est vrai que c'est ce que j'ai expliqué avec la notion de m de la mère. C'est-à-dire que à un moment accepter de se soumettre, c'est accepter la dimension impliquante. Parce que une fois sans dimension impliquante, c'est quoi ? Ben, c'est tout simplement voilà, c'est ce ne sont que des mots. Ce qui fait que cette foi-là et c'est pour cela que beaucoup de gens n'ont pas envie d'avoir une foi juive. Ils peuvent être juifs, il dit non non, moi je crois en Dieu mais pas comme la Torah me demande. Pour moi, je crois en Dieu, je crois dans le Messie mais j'arrête ça là. C'estd pourquoi ? Mais parce que je ne veux pas de cette dimension impliquante parce qu'elle me pose problème. La difficulté c'est que dans le Memouna, il y a le même il est là. Tu peux être dans le refus de cette dimension mais ça ne veut pas dire pour autant qu'elle n'existe pas. Maintenant qu'est-ce qui m'empêche ? Qu'est-ce qui me fait peur ? Et c'est là où en effet j'ai parlé de peur, de vouloir traduire les choses parce que vous savez c'est une idée qu'on avait une fois partagé ensemble il y a longtemps dans un cours. Il y a un texte du Talmud, je essayie de vous le lire. Le texte Agma, il est très intéressant. C'est un texte dans la Gmara Shabbat qui est très connu. La Gma dans Shabbat, elle dit à un moment un truc très intéressant. Enfin, elle dit plein de choses intéressantes d'ailleurs avec moi. Elle dit comme ça. Rassurez-vous hein, je connais pas le tamil mais bon, il y a des textes que je connais donc comme je me rappelle. Alors il y a marqué la chose suivante que Darch Rabi Sim Rabi Sim a dit is le nichma quand le peuple d'Israël a eu cette génialité au moment de la révélation de la Torah de dire d'abord nous allons faire avant de dire nous allons entendre c'està-dire nous allons essayer de comprendre quand ils cette génialité on leur a mis des superbes couronnes superbes la continue dire que quand le peuple d'Israël a d'abord dit nous allons faire venir nous allons comprendre il y a une voix divine est sortie la haine elle a dit elle leur a dit à eux qui a dévoilé à mes enfants au peuple juif ce secret merveilleux que seuls les anges connaissent. Pardonnez-moi. Secret merveilleux dire on fera et puis si on comprend on comprend. C'est quoi ce secret merveilleux ? plusieurs explications. Celles que je veux partager par rapport à ta question la suivante, c'est que tu peux prouver à personne que tu crois à ce que tu dis tant que tu es pas capable de le vivre. Comprendre une pensée, c'est la vivre. C'est ce qu'on appelle se placer dans l'épaisseur de la connaissance en philosophie. Mais valider une pensée, c'est à travers un passage à l'acte. Le cl Israël, il a dit : "Nous ne pourrons être sûr que nous croyons à ce que nous disons, que dans la mesure on sera capable de transformer les choses dans l'acte." Et ça, tu sais dans quel univers tu vas le découvrir ou tu vas peut-être découver, je connais pas ta vie. C'est dans l'univers d'une relation amoureuse parce que tu tu es pas capable de prouver à l'autre que tu l'aimes. Et prouver l'autre qu'on l'aime, c'est être capable de le respecter, de s'engager, d'accord ? et de ne pas commencer à tester avant de s'engager, alors tu as aucune certitude que les mots que tu dis sont vrais. Parce que ce qui me prouve que des mots sont vrais, c'est quand je suis capable de les traduire dans le monde de l'action. C'est même pas pour les autres, c'est pour moi-même. Je sais que je crois parce que je suis capable de traduire ces mots dans une dans le monde du réel. Voilà. Donc mais après il y a techniquement parlant, c'est pas toujours simple. Il y a les autres, il y a les peurs, il y a de tout ce qu'on veut quoi. D'accord. Ça ça c'est problème technique. Tu peux te permettre trois questions si tu veux. On a encore quelques minutes. Oui. Si cette deuxième partie c'est la soumission, la première étant assez évidente, elle on constate, on voit. La deuxième c'est la soumission. On quelque part on se soumet pas à HM, on se soumet au commandement dans le concret au quotidien. dans les dans les commandements d'chem. Est-ce qu' est si est-ce qu'il y a pas un danger à à avoir une sorte de dichotomie dans l'esprit, une séparation entre HM et c'est commandant complètement, j'entends parfaitement. C'est le problème d'une Torah qui deviendrait idole, c'est-à-dire de c'est d'oublier ce que Dieu me demande. C'està-dire c'est le Tu sais par quoi ça se caractérise ? Par le fait que dans la synagogue à vous savez qu'on doit dire la kdoucha. Doucha, c'est dans la répétition donc de la cheminestré d'une de la prière, on dit un moment tous ensemble une prière et on dit cadoche, cadoche, cadoche. Donc il faut être dans la synagogue pour ça. Tu es dans l'entrée de la synagogue, tu entends qu'ils vont le dire. Tu commences à cavaler, tu as quelqu'un qui est sur le côté, tu le bouscules. Tu dois dire la knoucha. Là, tu viens de montrer qu'en vérité tu te préoccupes pas de ce que tu veux te demande d'être, mais tu te préoccupes de l'acte. Parce qu'Akad, il te dit que depuis quand tu bouscules quelqu'un pour me dire bravo Dieu ? que tu es saint, ce qui révèle Mais tu as raison, c'est tout le danger de la de la dimension idolâtre que l'on peut donner au mit c'est un moment comment qu'est-ce qu' me demande de faire maintenant ? Et quand tu vas très très loin, tuas une marade terrible. Je vais vous la citer si je me rappelle où c'est. Quand tu vas plus loin, alors c'est encore plus compliqué. Hop là, où est-ce qu'elle est ? Non, celle-là, elle est pas là. Hop là, c'est nazir. Alors, je vais vous la dire la elle nous dit. Alors attention ne sortez pas tant que j'ai pas expliqué cette phrase que certains au moment j'ai dire le début c'est génial il s'en vont comme ça grande d'une transgression que l'on fait l'ich pour Dieu plutôt qu'un commandement que l'on fait pas pour Dieu mais juste parce que il faut le faire. D'où est-ce qu'on apprend ça d'un épisode très bizarre ? Il et Sisra. Sisra est le chef des armées. Yelle est là. Il a elle sait que Sisra peut amener la destruction. Il a elle se met à la porte de sa tente. Elle fait rentrer si sera dans sa tente et elle fait ce qu'il faut pour qu'il y reste. Et dit pas une fois, pas deux fois jusqu'au moment où en effet il dort épuisé. Et à ce moment-là, elle prend un pieu de la tente, elle lui plante dans la gorge et elle lui coupe la tête. nous rapporte ce que nous dit sois béni parmi les femmes c'està-dire que un moment une transgression est faite pour ça c'est pas nous je rassure tout de suite ça ne nous concerne pas mais ça veut dire que le concept il existe et va plus proche va plus proche Quelqu'un qui est malade homme qui pour tu transgresses shabbat pour lui. Tu transgresses qui pour lui tu transgresses qui pourquoi ? Parce qu'il a marqué tu vivras par la Torah et tu mourras pas par elle. Ça c'est pas l'acte. C'est pour ça qu'il y a marqué que le 9 du mois de ticherie qui est la veille de kip pourour on a la m de manger. Pourquoi on l'a mis de soi d'anger ? C'est sûr qu'on veut manger on jeûne demain. Non. La elle dit pour te dire que celui qui mange la veille, c'est comme s'il avait jeûé le d le lendemain. Il doit jeûer le lendemain, je rassure tout de suite. Pour dire que ce qui est important, c'est qu'est-ce qu'em te demande. C'està-dire ce qui est important c'est qu'est-ce qu' attend de moi. C'est pas la chose que je fais. J'ai jeûé. Non, tu as fait la même en mangeant mon frère. Ce qui est important c'est qu'est-ce qu''est-ce qu' me demande ? Qu'est-ce qu' me dit ? Malheureusement, on se pose pas toujours la question en tête et c'est peut-être vers ça qu'on doit tendre. Dernière question s'il y en a. Oui. Question technique purement lorsque vous avez donner l'étymologie de mé juste l'explication je pas bien. Alors Mé la royauté c'est quoi ? C'est vivre dans un monde dans lequel le point de départ de nos mouvements c'est au niveau du mo de l'esprit. Le second élément qui est présent dans nos mouvements ce sont des émotions. C'est-à-dire ce qu'on appellerait l'intelligence émotionnelle. Donc ne pas être juste un pur esprit, mais un humain avec une sensibilité et après que les choses soient dans le monde du concret avec le cavette. Cavette, c'est le foi, le sang et toutes ces choses-là. Si nos mouvements commencent d'abord par nos désirs ou alors dans un second temps par nos émotions et c'est seulement après qu'éventuellement on veut les valider par l'intelligence et généralement on les valide plus à ce moment-là, c'est les mêmes lettres mais dans l'autre sens et les mêmes lettres dans l'autre sens, ça fait le mot clou, c'est-à-dire l'inexistant. D'accord ? C'était ça que j'ai vu. Très bien. Je vous remercie pour votre écoute.



